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apprenti-entre.jpgAvis aux aides complaisantes....Je recherche une version complète du rituel de style "Lauderdale"


To whom it may concerned, I am looking for a complete ritual "Lauderdale" style... Thank you very much if you can find me one...

 

Truthlurker

oOo

"J'ai toujours près de moi - Six fidèles amis - C'est à eux que je dois - Tout ce que j'ai appris - Leurs noms sont Quand, Où, Quoi, - Comment, Pourquoi et Qui."
Rudyard Kipling - The serving men
   

"- Quel est le but de l’étude? apprenez le moi.

- Eh bien c’est de savoir ce qu’autrement nous ne saurions pas.

- Vous voulez dire ces choses cachées et interdites à l’intelligence commune?"

W. Shakespeare, Loves’s labour lost"

 

mahhabone.jpg

Enfin disponible ! MAHHABONE 1777 -La Porte de la Grande Loge ouverte afin de révéler les secrets de la franc-maçonnerie des Ancients et des Moderns... On connait trois éditions différentes de l’ouvrage intitulé Mahhabone et dont une traduction est proposée ici dans un français compréhensible. Ce document fait partie de la longue liste des divulgations et pamphlets maçonniques relatifs à ce qui deviendra la franc-maçonnerie spéculative que nous connaissons aujourd’hui et qui seront diffusés entre 1723 et 1801.

Les trois éditions connues de ce texte ont été publiées entre 1765 et 1780 sous le titre de Mahhabone or, the Grand Lodge Door open’d wherein is discovered the whole secrets of Freemasonry, both Ancient and Modern. Ces différentes éditions semblent indiquer que l’ouvrage ait bénéficié, en son temps, d’une certaine notoriété même s’il n’a pas conservé, de nos jours, l'aura et le succès de ceux de Samuel Pritchard qui sont, il est vrai, plus complets dans les développements et annexes des rituels (signes, mots, comportements, etc…).

Une plongée au cœur des pratiques de la franc-maçonnerie de Londres à l’époque du conflit qui opposa les Ancients et les Moderns. Les premiers, revendiquaient leur origine et leur appartenance à l’ancienne maçonnerie des constructeurs d’York dont la pratique donnera naissance au Rite Écossais Ancien et Accepté et à la forme anglo-saxonne de la franc-maçonnerie de style Émulation. Quant aux Moderns, ils sont les Pères fondateurs de la Première Grande Loge de Londres en 1717 et les parents directs des formes continentales, dites modernes ou françaises de la maçonnerie. Plus que la traduction d’un ouvrage peu connu du 18ème siècle, il s’agit surtout ici d’un outil de travail, un document d’étude, proposé à tous ceux qui s’intéressent aux rituels de la franc-maçonnerie, qui souhaiteraient approfondir le sens de leurs pratiques régulières ou se pencher sur la diversité de la maçonnerie.



Vous le savez bien puisque vous êtes nombreux à visiter, sur ce blog, la page qui en porte le titre,

« L'ACACIA M'EST CONNU ».

C'est ce que dit le Maître maçon. De la même manière, il affirme avoir Visité l'Intérieur de la Terre.  Dans la Loge, il est celui qui plante le rameau d'Acacia, le fanal qui lui a montré le chemin durant ses voyages. Cette petite lumière fleurie, annonciatrice de l'avenir, est celle qui permet de retrouver son chemin au cœur des ténèbres d'un monde virtuel dont le souvenir reste dans les rituels. Avec elle, le Maître poursuit son but, quelles que soient les embûches. Le rameau aux fleurs d'or affirme son niveau de conscience car l'Acacia est un très ancien et très puissant symbole initiatique. Il affirme aussi que la Mort est l'ultime et inséparable objet de la Vie et non une damnation.Plus que tout autre emblème maçonnique, l'Acacia, couronne épineuse du Christ, est le signe de la connaissance des Maîtres. Il est  le messager de la victoire spirituelle et l'esprit de la manifestation des cycles de mort et de renaissance. Depuis la plus haute antiquité, l'Acacia et le Maître ne font qu'un. Ce rameau d'or sur une motte verte est ce qu'il nous reste des anciens Dieux au coeur de nos rituels... 


Toujours disponible

 

"LE SILENCE DES APPRENTIS"

A chaque grade de la franc-maçonnerie correspond une étape du chemin initiatique qui doit conduire l'Homme à se parfaire. Pour l'Apprenti, le nouvel initié, ce moment du parcours est particulièrement difficile car il va être confronté à une obligation de Silence" ( 4ème de couverture ).

Aux éditions "MAISON DE VIE", bien connues d'autres part pour la série des "symboles de la franc-maçonnerie" .L'auteur nous propose un voyage au cœur du "Silence des Apprentis". Le Silence, qui ne saurait être confondu avec le secret ou le mutisme, est un phénomène récurent de la démarche initiatique qui ne se présente pas comme une simple et unique interdiction de parler, mais bien comme un outils indispensable à tous les grades. Ce Silence est la Pierre de faîte, le fondement du franc-maçon futur. Il est important qu'il soit plus chargé de sens que tout autre symbole. Le silence des Apprenti n'est pas une exigence quelconque, ce n'est même pas une exigence formelle de tous les rites. Il est important d'en expliquer la nature plus que d'en imposer une pratique sans réflexion préalable. Le Silence est ici l'objet de l'étude et non une obligation étrangère à celle-ci.

Soyons clair, cette obligation somme toute récente au regard de l’Histoire et assez spécifique à la maçonnerie continentale ( cette obligation n'existe pas au Rite Emulation ) est une découverte pour le néophyte et, on le sait bien, aucune découverte ne peut reposer sur la contrainte sauf à risquer de transformer en objets anecdotiques les symboles et les outils du futur Maître. En effet, si le premier contact repose sur l'interdit, comment la confiance peut-elle s'instaurer ?

Le Silence de l'Apprenti est le cinquième voyage invisible de la cérémonie d'initiation tout autant que le viatique des Maîtres …

 

 

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« Toute chose nouvelle qui naît après ne pas avoir existé,... possède, après être née, achevée et arrivée à son état définitif, une nature autre que celle qu'elle avait au moment où elle naissait et commençait à passer de la puissance à l'acte... On ne peut en aucune façon argumenter de la nature qu'a une chose, après être née, achevée et arrivée finalement à son état le plus parfait, sur l'état où se trouvait cette chose au moment où commençait son mouvement vers l'être. Et de même on ne peut pas non plus argumenter de l'état où elle commençait son mouvement vers l'être sur celui dans lequel elle se trouvait avant de commencer ce mouvement. Dès que tu te trompes là-dessus et que tu persistes à argumenter de la nature d'une chose arrivée à l'acte sur celle qu'elle avait étant en puissance, il te survient des doutes graves; des choses qui doivent être te paraissent absurdes, et des choses absurdes te semblent devoir être. »
Maimonide
Guide des égarés

 
Beith[1] est la seconde lettre de l'alphabet hébreu et la première à posséder une qualité sonore. « Beith » est aussi la lettre qui commence le pentateuque, la première lettre de la Bible. A ce titre « Beith » peut symboliser l'humilité, la relativisation de l'importance que l'on se donne. Car, « Beith » resta longtemps convaincue que ce fut Elle qui était à l'origine de Tout, qu'Elle était la première à exister et, de ce fait, qu'Elle avait la charge d'initier le monde.
Cette certitude, cet orgueil, sont dus à la vision consciente de la matérialité de la Création. Cette vision est créée et figée, elle n'évolue plus .
« Beith », de part son expression sonore représente déjà une vibration, la projection d'un souffle qui suit l'inspir, le développement d'un futur. Ce souffle, sonore avant tout, représente l'apparition du Temps. En effet, s'il est possible de considérer que l'acte premier de la Création puisse être décrit comme « l'instant créateur », cet instant précis deviedra un « présent » dès lors que son action génère un « devenir ».  
Afin de pouvoir mettre en oeuvre les éléments du Monde, l'Eternel devait disposer d'un outil fluctuant, une vibration, qui lui permettrait de rythmer son action créatrice. Avant même de créer les alternances, de séparer les eaux, jours des nuits. Avant même que le Verbe soit, la dualité du Silence et du Temps devaient être. 

Le Temps commence par une inspiration, un mouvement de crispation né d'une fluctuation, d'une alternative dans le continuum. Comme l'enfant juste né emplit ses poumons avant son premier cri, le « Beith » accueil le « daguesh » ( le point qui est en son centre ) avant de le rejeter en explosion. Il est dit : «  Pourquoi Bet suit-elle immédiatement Aleph ? Parce qu'elle se trouve être au commencement de la création du monde.Et pourquoi comporte-t-elle une queue ? Pour montrer de quel lieu elle provient[1]. » C'est par son coin gauche supérieur en forme de queue dressée, que le « Beith » indique la direction du Nord, refuse de la puissance, désignant ainsi le point géographique de l'origine de Tout comme il est dit dans l'Exode : « je retirerai ensuite ma puissance protectrice et tu auras une vision de ce qui découle de Mon Existence. Toutefois, Ma propre essence ne peut-être vue[2] ».

La « créature » « Beith » ne connaît son origine qu'au travers de sa conscience instinctive. Elle ignore que le souffle qui lui donne naissance prend sa source dans l'inspiration qui la précède, elle n?en a aucune conscience car l'énergie au coeur de laquelle naîtra l'alternative, « Aleph », l'inspir est un moment silencieux en rupture de néant : le « rien » arrivé à son terme ! 

Précédant le commencement, le silence du « Aleph », n'était ni vu ni entendu, ni créé ni incréé, ni formé ni informe, il n'est que la naissance du Temps, ni déjà présent et pas encore passé ! Rien d'étonnant donc à ce que le « Beith » se soit pris pour la première vérité de l'univers, lui qui n'existe qu'entre le Présent et l'Avenir sans qu'il ne puisse y avoir eu de passé avant lui car c'est le Passé qui détermine la nature du Temps et la forme de la Création au fur et à mesure que les « présent » se succèdent et se dissolvent en lui.

L'intention du texte est manisfestement de donner un sens à la durée nécessaire  à la mise en ordre du Monde. L'ordre des choses est ici désigné ; le Principe Crée Dieu-x et le terme employé pour désigner Dieu est un nom pluriel. Il ne s'agit pas de signifier ou de créer plusieurs dieux mais plutôt d'indiquer que tout « est et sera », que cette succession d'évenements révèle la nature de Dieu Créateur et que le passé du verbe être n'aura d'existence qu'à partir du moment où la Création pourra être constatée. 



[1] Beith est formé de trois vav associés avec une ouverture sur la gauche : la direction du nord qui correspond au verset. Ceci explique que l'homme peut accéder à une compréhension de D-ieu par l'étude de sa création ( la Torah ), puisqu'il est impossible de le comprendre en Son essence par un simple processus intellectuel. Le premier mot de la génèse, Berechith, contient les trois lettres du mot Beith. Les trois autres lettres restantes forment le mot Resh ( tête ), et symbolisent l'espace d'où rayonne la pensée créatrice.

[1] Sepher ha-Bahir Mishnah 18

[2] Exode 33:23

Demander à Perceval d'exprimer sa compréhension du silence par une exclamation, c'est-à-dire, par des mots peut paraître ambigu à première vue. Le Chateau du Roi pêcheur n'est pas un lieu de bavardage mais de méditation. 

 
Cela peut signifier que pour vérifier que le Verbe-Silence a bien été approprié par celui qui reste à la fois l'acteur et le questionneur de son destin, l'évolution a besoin de mots. Comme si le temps n'avait pas l'aptitude à capter la richesse du Verbe-Silence de Perceval.

Mais le silence peut aussi être l'expression paradoxale de ce qu'il y a d'inhumain dans l'homme. C'est le silence de l'incommunicable qui caractérise l'aliénation mentale et c'est peut être pourquoi le sang sur la neige, si proche de l'image des âmes perdues demeure la dernière vision de l'oeuvre. Le silence de la violence fera  basculer celui qui s'y abandonne dans un monde où le langage ne peut plus avoir cours. 

 

"Le silence des espaces infinis m'effraie" disait Pascal.
Le silence de Perceval s'y perd car nul ne peut savoir ce qui s'y cache.