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Truthlurker recherches et symboles

Truthlurker recherches et symboles

Symbolisme et rituels... Ce que vous voulez savoir sur la franc-maçonnerie sans oser le demander.

Publié le par Lurker
Publié dans : #truthlurker
L'
ouvrage majeur du mouvement Rose+Croix a été publié à Strasbourg en 1616 de manière anonyme sous le titre :
"LES NOCES CHYMIQUES DE CHRISTIAN ROSENCREUTZ - ANNEE 1459".
On a, cependant, de nombreuses raisons de penser que Johan Valentin Andreae en fut l'auteur. C'est, du moins ce qu'il prétendit plus tard en ajoutant qu'il ne s'agissait que d'un "ludibrium", une plaisanterie. Plaisanterie qui, on le sait, fit long feu... mais, en était-ce bien une ? Son excuse valait de peu dans une période assez trouble où l'influence du clergé menait plus souvent au bûcher qu'aux lauriers...
Afin d'essayer de comprendre quels purent être les influences entre le mouvement Rose+Croix  et la Franc-Maçonnerie spéculative, il me semble intéressant d'essayer de jeter un oeil sur le manifeste qui apparait comme véritablement empreint des mythes fondateurs de ce dernier ordre. On remarquera que le développement général de l'oeuvre contient, en grande partie, le support symbolique de ce qui deviendra le système maçonnique tel qu'il se présente à nous aujourd'hui.
Mais, voyons les grandes lignes résumées de l'oeuvre.
"LES NOCES CHYMIQUES DE CHRISTIAN ROSENCREUTZ - ANNEE 1459"
 
L'Action débute le soir du Jeudi Saint et se termine le Mercredi après Pâques.
PREMIER JOUR.
La première journée débute la veille de pâques, alors que CR médite après sa prière du soir, un vent violent s'élève autour de sa demeure creusée dans la montagne.
Une femme très belle, vêtue d'une robe bleue constellée d'étoiles, ayant de grandes et belles ailes couvertes d'yeux lui remet une lettre l'invitant à assister aux noces royales.
Il n'est qu'un invité parmi d'autres.
Les invités doivent sortir d'une tour où ils sont prisonniers au moyen d'une corde qui ne leur est jetée que sept fois.
Tous ceux qui ont pu sortir de leur condition de prisonniers reçoivent une pièce d'or, médaille commémorative et viatique où se trouve gravée l'image d'un soleil levant, l'envers étant frappé de trois lettre D.L.S..
CR se prépare pour le voyage, revêt une robe de lin blanc, ceing un ruban de couleur rouge sang de manière à ce qu'il passe au dessus de ses épaules et forme une croix. Il fixe 4 roses rouges sur son chapeau comme signe de reconnaissance.
Il revêt ses habits de noce - robe de lin blanc, ceint un ruban rouge sang en le faisant passer par dessus ses épaules pour former une croix de Saint André. Fixe 4 roses rouges à son chapeau. Il prend des provisions de route : pain, sel et eau sur les conseils d'un sage.
Avant de quitter sa cellule il se met à prier pour assurer Dieu qu'il gardera le secret sur tout ce qu'il pourra lui être accordé et de ne pas en faire usage pour son profit personnel.
Il sort de la cellule après avoir prononcé les voeux.
 
DEUXIEME JOUR
CR pénètre dans la forêt. 4 chemins s'offrent à lui pour gagner le château.
1ère voie est brève mais dangereuse,
2ème voie est longue et facile à condition de ne pas s'en détourner et de se servir d'une boussole,
3ème voie est la voie royale, agrémentée de spectacles royaux, 1 homme sur mille l'a empruntée jusqu'alors,
4ème voie mène au trépas et ne convient qu'aux corps incorruptibles.
Trois voies s'offrent donc à lui, il ne peut se décider et suit le chemin indiqué par un corbeau poursuivant une colombe. Il ne peut revenir en arrière.
RC parvient au portail du château et remet son invitation au gardien. Il se fait reconnaître comme frère de la Rose Croix Rouge. Il remet sa gourde d'eau au premier gardien, celui ci lui donne un insigne d'or portant les lettres S.C. et une lettre destinée au second gardien.
RC parvient à la seconde porte flanquée de 2 statues, l'une joyeuse, l'autre triste.
Au dessus de la porte, une plaque sur laquelle est écrit:
Date et dabitur vobis ( Donnez et on vous donnera)
Un lion féroce est enchaîné au portail, il se dresse dès qu'il aperçoit RC et réveille le second gardien couché sur une dalle de marbre.
Le gardien demande à RC de ne succomber ni à l'inquiétude ni à la peur.
RC tend la lettre, le gardien la lit puis s'incline profondément en disant : " Bienvenu en Dieu sois-tu, toi l'homme que je voulais voir depuis longtemps !"
Le gardien présente à RC un insigne qu'il échange contre le sel. L'insigne porte deux lettre : S.M..
RC se retourne pour examiner le portail. Il est très beau, le plus beau du monde. La statue (colonne) joyeuse porte le mot "Congratulator" ( je félicite) . L'autre, triste, le visage voilé, porte "Condoleo" ( je compatis).
RC déchiffre aussi un certain nombre de formules et figures aux sens cachés qu'il ne livre pas et promet de le faire plus tard si Dieu le lui permet.
RC doit de nouveau donner son nom en franchissant le portail. On inscrit son nom sur un livre destiné à être remis au prince fiancé.
Alors, on lui remet le premier véritable insigne réservé aux invités - taille inférieure aux autres mais plus lourd et porte les lettre S.P.N.
On lui donne aussi une paire de souliers neufs car le château est entièrement pavé de marbre clair.
Des barbiers pratiquent une tonsure au sommet de la tête puis c'est le banquet permettant aux invités de se restaurer.
Roulement de tambours, fanfare de trombones, trompettes et timbales... la porte s'ouvre d'elle même la sonnerie des trompettes devient insupportable. La salle se remplit de plusieurs milliers de petites lumières qui se meuvent seules en bon ordre. Elles précèdent deux pages porteurs de flambeaux allumés et illuminant l'entrée d'une très belle dame sur un trône triomphal en or. Elle semble être la même que celle qu'il a déjà rencontré. La Dame est étincelante, blanche comme neige, on ne peut la regarder très longtemps tellement son éclat est puissant. Les deux pages portent des vêtements analogues, mais moins resplendissants.
Dès que la Dame fut descendue de son trône, toutes les lumières s'inclinent et les invités se lèvent sans changer de place.
La présidente annonce que la Balance des ARTISTES permettra de déterminer ceux qui sont dignes de participer aux noces. 9 compagnons, dont RC décident d'abandonner les épreuves... ils sont enchaînés.
 
TROISIEME JOUR
La Présidente, vêtue de velours cramoisi, ceinture blanche et au front couronne de laurier, verte, accompagnée de deux cents guerriers habillés de rouge et blanc, récompense ceux qui ont pris conscience de leur misère.
Les imprudent sont pesés quand même à partir d'une balance d'or et de 7 poids. Les poids ne doivent pas égaler celui de chaque participant.
Les 9 craintifs sont finalement pesés RC triomphe et un page crie : "c'est lui!", l'autre dit "Qu'on lui rende donc la liberté". Il a aussi la faveur de délivrer l'un des prisonniers.
La Dame remarque la rose que RC a détaché de son chapeau, elle la lui demande, il la lui donne.
Ceux qui ont été gonflé d'impudence doivent être punis corps et âme, ceux qui ont surmonté les épreuves reçoivent l'ordre de la toison d'or durant un repas porté par des serviteurs invisibles.
Sonneries, trompettes, la Présidente, parée des signes de la Toison d'Or et du Lion juges les lecteurs et auteurs des livres faux et imaginaires.
Le jugement décide d'un catalogue des hérétique et d'un index expurgatorium. Certains de ceux qui ont échoués à l'expérience de la balance sont chassés.
RC visite le château, il admire le phoenix et la bibliothèque - lieux qu'il ne devrait pas visiter - il visite toutes les admirables salles disposées en demi-cercle " de manière à donner sur l'horloge précieuse qui se trouvait au centre, au sommet d'une belle tour, et à pouvoir s'orienter sur la position des planètes..." on voit à l'intérieur du "Globe" l'Architecture du Monde.
Au cours du banquet : questions et devinettes ; après le bénédicité, voici l'énigme :
"Après que nous fûmes promenés quelques instants dans la salle, la présidente nous demanda si nous souhaitions voir débuter les noces. L'un de nous dit : "oui, noble et vertueuse Dame".
Alors, tout en s'entretenant avec nous, elle demande en secret un page. Elle se montra si familière avec nous que j'osais lui demander son nom.
Elle répondit:
" Le chiffre de mon nom est cinquante - cinq, mais il ne comporte que huit lettres : la troisième est le tiers de la cinquième; si l'on additionne la troisième et la sixième, on obtient un chiffre dont la racine carrée dépasse d'une unité la troisième lettre, et qui est la moitié de la quatrième. La cinquième est identique à la septième, la dernière à la première et la dernière additionnée à la seconde égale la sixième, qui est égale au triple de la troisième plus quatre. Alors, quel est mon nom ?
Je ne m'en dédis point, bien que la réponse me parût bien confuse.
- Noble et vertueuse Dame, dis-je, ne pourrais-je connaître une lettre seulement ?
-Oui, dit-elle, cela est possible
- Alors dites moi la septième.
- C'est, dit-elle, le nombre des invités ici présents."
Je me contentais de cette réponse, et je trouvais sans peine son nom. Elle s'en montra joyeuse ajoutant que sous peu, d'autres révélations nous seraient faites."
 
QUATRIEME JOUR
Les invités doivent être présentés au Roi et à la Reine, ils se lavent dans la fontaine et boivent une gorgée dans une coupe d'or.
"Frères, buvez et vivez"
Ils atteignent une salle gardée de 60 vierges par un escalier à vis de 365 marches. Chacun d'eux porte une couronne de laurier. Il voient le roi et la reine en majesté.
Dans une salle rectangulaire, sur trois trônes royaux, ils voient:
* un vieux roi à barbe grise dont l'épouse est d'une beauté et d'une jeunesse admirables;
* sur un autre, un roi noir dans la force de l'âge avec, à ses côté, une petite vielle aux traits fins;
* sur le trône central, surélevé, : deux adolescents couronnés de laurier.
On remarque aussi un livre relié de velours noir, doré sur tranche, avec, à ses côtés une petite lumière sur un chandelier en ivoire qui brûle sans cesse et qui servira à allumer les autres lumières; au dessus d'une horloge, un liquide couleur rouge sang s'écoule sans discontinuer d'une minuscule fontaine; d'une tête de mort sort un serpent blanc.
Ils assistent à une comédie en 7 actes qui fournit de nombreux thèmes de méditation.
Après le repas et après que chaque convive ait bu dans une petite coupe de cristal, on décapite le vieux roi; on recueille sa tête dans un drap noir et l'on recueille son sang dans une grande coupe d'or. On place son cadavre dans un cercueil.
Les 5 autres personnes royales subissent le même sort.
L'homme en noir, le bourreau, est décapité à son tour.
La présidente déclare que "cette mort deviendra une grande source de vie".
Les cercueils sont placés sur des navires, avec leurs six flammes, s'éloignent vers le large.
 
CINQUIEME JOUR
CR avec l'aide de son page pénètre dans une salle voûtée " ne recevant d'autre lumière que l'éclat rayonnant de quelques escarboucles d'une taille énorme."
Un tombeau triangulaire, supporte en son milieu, une vasque de cuivre poli; tout le reste n'est qu'or et pierres précieuses.
La vasque abrite un ange qui tient dans ses bras un arbre inconnu dont se détachent sans cesse des goûtes tombant dans la vasque.
Dès qu'un des fruits se détache, il se dissout aussitôt en une eau qui s'écoule dans trois vases d'or attenants.
Ce petit autel repose sur trois animaux : un aigle, un boeuf et un lion, se tenant eux mêmes sur un socle très précieux.
CR demande le sens de tout ceci à son page : "Ci gît Vénus, répond le page, la belle dame qui de maint homme de mérite ruina bonheur, honneur, salut et félicité."
Le page désigne une trappe en cuivre rouge : "si tu le désires, descendons!"
CR suit le page et ils descendent dans l'obscurité. Le page ouvre un petit écrin contenant une lampe perpétuelle qu'il utilise pour allumer une torche.
CR demande s'il a la permission. "Comme leurs majestés reposent, je n'ai rien à craindre."
CR aperçoit alors un lit à colonnes, luxueux, fermé d'admirables tentures. Il en écarte une et voit Vénus, couchée nue, il reste figé devant la beauté.
Il lui est interdit de la toucher et il se demande si elle est vraiment immobile.
On tire le rideau, mais l'image de Vénus reste gravé dans son esprit.
Au pied du lit, une inscription en hiéroglyphes:
Quand l'arbre aura tout à fait
Fini de fondre, je m'éveillerai,
Pour engendrer
Un Roi.
Il est dit: " la présence des petites flammes de pyrite, brûlant de chaque côté et que je n'avais pas remarquées : leur feu est si clair qu'il paraissait provenir de l'éclat d'une pierre plus que d'une flamme. La chaleur dégagée faisait, sans interruption, fondre l'arbre ; mais celui ci ne cessait de produire de nouveaux fruits."
Ecoute, dit le page, ce que j'ai entendu Atlas révéler au Roi : Quand l'arbre aura tout à fait fini de fondre, je m'éveillerai pour engendrer un Roi."
La présidente, vêtue de velours d'un noir de jais, assure la procession autour des 6 cercueils, gardés par 8 hommes masqués, menés jusqu'à un mausolée supporté par 7 colonnes ; chaque caveau formé par une pierre élevée, ronde et creuse ; l'ensemble surmonté par un étendard décoré à l'image du phoenix.
Les postulants sont invités à porter leur aide à la résurrection des personnes royales qui viennent d'être enterrées. Pour ce faire, ils montent dans des bateaux qui voguent en formant des polyèdres réguliers.
Pour recevoir la perle que vient leur porter une jeune Néreïde venant à leur rencontre sur la mer, les bateaux forment un pentagone ; puis la troupe des futurs initiés parvient à une île ayant la forme d'un "carré régulier", entourée d'un rempart avec 7 tours s'interpénétrant, chacune de 7 étages. Dans la tour centrale se situe le laboratoire qui leur permet de broyer les herbes et les pierres précieuses qui leur serviront à ressusciter les cadavres des suppliciés.
Après un repas léger, CR se promène seul et, à minuit, voit surgir 7 flammes qui se posent au sommet de la tout. Aussitôt le vent se lève et la mer s'agite. CR effrayé, va se coucher.
 
SIXIEME JOUR
On donne le choix à chaque convive entre échelle, corde et ailes afin de pouvoir accéder à un étage supérieur par une trappe.
"La salle où nous nous trouvons prenait toute la tour. Elle présentait 6 beaux oratoires légèrement surélevés, où l'on parvenait par 3 marches, nous y fûmes répartis, et il nous fût demandé de prier pour la vie du Roi et de la Reine. Durant tout le temps que dura la prière, la Présidente ne fit qu'entrer et sortir alternativement par la petite porte a."
Dès que notre devoir eût été accompli, 12 personnes - nos anciens musiciens- franchirent la petite porte, et amenèrent au centre de la salle un étrange objet aux formes allongées, où nos compagnons crurent reconnaître une fontaine. Mais je remarquais qu'il contenait les cadavres.
La partie inférieure de la boite formait un ovale suffisamment grand pour contenir sans effort 6 corps couchés les uns par dessus les autres. Puis ils sortirent pour aller prendre leurs instruments et jouer une plaisant harmonie musicale à l'entrée de notre Dame et de ses suivantes.
"La Présidente ouvre alors l'écrin qui abritait un objet circulaire entouré d'une épaisseur double de soie verte. Elle le met dans la petite chaudière supérieure, qu'elle recouvre d'un couvercle aux bords percés de trous; puis elle l'asperge des eaux préparées par nous la veille. La fontaine se mit à fonctionner et à refouler son contenu par 4 conduits, dans une petite chaudière.
Quant à la partie inférieure de la chaudière, elle était couverte de clous acérés auxquels les vierges accrochèrent leurs lampes ; ces dernières firent chauffer la chaudière, et l'eau se mit à bouillir.
Quand l'eau eut commencé à s'agiter, elle tomba goutte à goutte - par de petits trous ( en a) - sur les cadavres ; sa température était telle qu'elle les dissolva et les changea en liquide.
Mes compagnons ignoraient encore ce que pouvait être l'objet supérieur enveloppé, de forme circulaire : je compris que c'était la tête du maure, qui avait communiqué aux feu une température si élevée."
"Enfin, la fontaine finit par s'arrêter. La Dame fit alors apporter un globe d'or. La fontaine comportait, à sa base, un robinet ; il permit de transvaser dans le globe toute la matière dissoute par la chaleur tant élevée de l'écoulement : il y en avait plusieurs mesure de couleur très rouge. L'eau restante contenue encore dans la chaudière supérieure est vidée, puis la fontaine - notablement allégée - est emportée.
On ne sait pas si la chaudière est vidée.
L'eau contenue dans le globe pesait tellement qu'à 6 - le nombre des néophytes - ils ne peuvent la soulever bien que, d'après son volume cela n'aurait pas dû outrepasser la force d'un seul homme.
Quand, avec beaucoup de peine, ils eurent transporté le globe à l'extérieur, on les laissa seuls.
Après la collation, ils se remettent au travail. Le globe avait suffisamment refroidi. Ils furent obligés, malgré de pénibles efforts, de le détacher de sa chaîne et de la poser à terre.
Ils discutent de comment fendre le globe. Il leur est ordonné de le couper en deux moitiés égales. C'est une pointe de diamant qui leur parait le mieux approprié.
Quand ils eurent ouvert le globe, toute la matière rouge avait disparu ; à la place, un grand et bel oeuf blanc.
La Dame s'inquiète, pensant que la coquille est encore trop faible.
Ils se rassemblent autour de l'oeuf et la Dame le fait enlever avant de les quitter et de fermer la porte.
On ne sait pas ce que devient l'oeuf.
Après un quart d'heure de repos, une troisième trappe est ouverte : elle leur permet d'atteindre à l'aide de leurs accessoires, le quatrième étage ou niveau.
Dans cette salle se trouve un chaudron de cuivre rouge rempli de sable jaune, chauffé par un simple feu et où l'oeuf fut enfoui afin d'y achever de mûrir. Le chaudron est de forme carrée ; un côté porte ces 2 vers gravés en majuscules :
O. BLI,TQ. BIT. MI, CI.
KANT. F. VOLT. BIT. TO. GOLT.
Sur l'autre côté :
SANTIS. NIX. HASTA. ( Santé. Neige. Lance.)
Le troisième côté :
F.I.A.T.
Le dernier côté
QUOD : IGNIS, AER, AQUA, TERRA :
SANCTIS REGUM ET REGINARUM NOSTRUM
CINERIBUS, ERRIPERE NON
POTUERUNT. FIDELIS CHYMICORUM
TURBA IN HANC URNAM CONTULIT
(voici:
Le feu, l'eau, la Terre :
Aux saintes cendres de nos Rois et de nos Reines
Ils ne pourront l'arracher.
la tourbe fidèle des chymistes
Dans cette urne est contenue.)
1459 - Paracelse de Hohenheim, Docteur en médecine. JESUS EST TOUT POUR MOI.
Je laisse aux savants le soin de discuter sur ce que désigne cette inscription : le sable ou l'oeuf ; j'apporte néanmoins ma contribution en n'omettant rien.
L'oeuf devint ainsi à point, prêt à révéler ce qu'il contenait.
L'oiseau qu'il abritait se libéra bien vite exprimant toute sa joie bien qu'il fut tout saignant et difforme.
Ils le posent d'aborde sur le sable chaud sur ordre de la Dame.
Elle annonce de graves ennuis s'ils le nourrissent avant de lui préparer un lit sûr.
On leur apporte alors la nourriture qui n'est autre que le sang des décapités dilué dans une eau préparée. L'oiseau se met alors à grandir tellement qu'ils comprennent pourquoi la Dame les avait mis en garde.
Il mordait et griffait avec fureur.
Il est tout noir et sauvagement agité.
Ils le nourrissent d'un second met qu'ils pensent être le sang d'une seconde personne royale. Alors toutes les plumes noires tombent et sont remplacées par des plumes blanches.
L'oiseau se calme et se laisse approché... Ils restent méfiants.
Le troisième repas qu'on lui servit donne à son plumage les couleurs les plus belles.
L'oiseau est, dès lors, merveilleusement apprivoisé.
En accord avec la Dame, ils le libèrent..
L'expérience se continue dans les 6 chambres auxquelles il faut toujours accéder par une trappe.
Mais il faut atteindre la septième chambre. Par amusement la Dame, paraissant peinée, désigne CR et trois de ses compagnons comme 4 opérateurs paresseux et indolents : à ce titre eux seuls sont exclus de la 7ème chambre: mais l'affaire tourne de façon inattendue, puisqu'ils sont, en réalité, les élus : en fait : "un homme ne sait jamais le bien que Dieu lui veut."
Les 4 compagnons, à l'aide d'eau et de cendre passées par le feu réalisent 2 belles petites figurines, un garçon et une fillette à qui l'on verse dans la bouche le sang du phoenix précédemment créé ; les deux hommunculi grandissent à vue d'oeil en taille et en proportions.
L'événement à lieu sous le toit qui avait une forme vraiment étrange. Il était formé dans sa partie inférieure de 6 demi-sphères voûtées, celle du milieu d'une taille quelque peu supérieure et percée, à son sommet, d'un petit orifice circulaire, alors obturé, que nul n'avait remarqué.
A ce moment, les compagnons de CR fixent des yeux les hommunculi tandis que CR regarde ailleurs. Ainsi quand le rinceau ou couronne entourant le pavillon se fut enflammé, il voit s'ouvrir l'orifice du toit et une flamme claire s'y précipiter à toute vitesse pour s'incorporer au cadavre (?).
"Puis l'ouverture fut aussitôt refermée, la trompette mise de côté; mes compagnons ainsi trompés par cette jonglerie, car ils croyaient que la vie avait été redonnée à la figurine par le feu de la couronne.
En effet, dès que l'âme eut pénétré dans la figurine, celle-ci ouvrit et ferma les yeux, mais en ne remuant qu'à peine. A nouveau le vieillard apposa une seconde trompette contre la bouche, alluma la couronne, et l'âme descendit par la trompette.
L'opération fut répétée par trois fois : le couple royal ressuscité est animé des 6 âmes des rois décapités.
Le jeune Roi et la Jeune Reine, après avoir été habillés en blanc, reçoivent de beaux vêtements de couleurs vives.
 
SEPTIEME JOUR
Les convives habillés avec des robes jaunes, ayant leurs toisons d'or, sont sacrés "Chevaliers de la Pierre d'Or" et jurent aux jeunes souverains de combattre sans cesse pour la pureté.
CR signe le livre :
"La science suprême est de ne rien savoir. Frère Christian Rose-Croix, Chevalier de la Pierre d'Or, 1459."
Les élus quittent l'île, reprennent la mer, leur flotte compte douze vaisseaux portant chacun un signe du zodiaque.
Le roi et la reine avec leurs 500 bateaux viennent au devant d'eux avec musique, trompettes...
Le vieux Maître et CR, portant chacun une bannière blanche comme la neige, marquée d'une croix rouge accompagnent le Roi et la Reine.
On fête CR mais le gardien d'une des portes dépose une supplique ; astrologue célèbre, il est devenu gardien pour avoir, autrefois, contemplé Vénus dans son sommeil; il ne peut être délivré que par le mortel qui commettrait la même imprudence.
Ce jour est arrivé.
Au cours du festin, CR, avoue sa faute au Roi qui, malgré toute son affection, doit le placer gardien du seuil. CR fort malheureux, doit se conformer à sa fonction et s'éloigner du Roi.
On ignore ce qui c'est passé dans la dernière chambre, mais CR n'est pas resté au portail, il est retourné à sa patrie, c'est à dire qu'il est retourné dans le monde physique.
 

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Initiations

« Dans quelle disposition avez-vous prêté votre serment ?

- Je n'étais ni assis, ni debout, ni marchant, ni courant, ni à cheval, ni suspendu, ni volant, ni nu, ni vêtu, ni chaussé, ni pied-nu.

- Pour quelle raison étiez-vous dans un tel état

En considération de ce qu'un Dieu et un homme composent le vrai Christ, de même un être sans ornements, mi-nu, mi-vêtu, mi-chaussé, mi pied-nu, mi-agenouillé, mi- debout, étant tout à demi, n'était rien complètement, ce qui indiquait un c?ur humble et soumis pour être un fidèle disciples de ce Juste Jésus. »

MANUSCRIT GRAHAM (1726)

Maîtriser le « Moi », c'est maîtriser l'« Ego » pour ce qu'ils sont la somme du passé et du futur sans tenir compte du présent.

Le profane amené dans le Temple pour subir la cérémonie d'initiation doit être préparé a vivre le symbole avant de le comprendre. L'une des préparations à llaquelle s'attache particulièrement la Franc-Maçonnerie est celle qui consiste à placer le candidat dans cette situation que l'on nomme « ni nu ni vêtu ».

Mais pourquoi ?


Le Talmud indique que « l'on ne doit pas pénétrer dans le Temple avec son bâton, ni chaussé de souliers, ni vêtu de son vêtement extérieur, ni porteur d'argent. »[1]

Rappelons nous ce que disait Cagliostro quand il se présentait dans les Loges : « Ego sum qui sum », « je suis celui qui est ».

Se présenter comme Dieu n'est rien d'autre que de se situer au delà de la création... Chercher, en maçonnerie, autre chose qu?un équilibre personnel est voué à l'échec... croire l'avoir trouvé est aussi un échec. 

Cette tâche d'équilibre est déjà, à elle seule, particulièrement ardue. Mais, je reviendrai un jour peut-être, sur ce point. Pour le moment, rappelons nous l'apprenti(e), ni nu(e) ni vêtu(e), l'individu chargé de ses certitudes placé à la porte du Temple, aveugle et changeons les termes de la proposition ; « ni ce qu'il croit être », « ni ce qu'il est vraiment »[2]. L'être humain qui se présente à la porte du Temple n'est, en fait, que nudité.

 

De toutes les questions que peuvent se poser les nouveaux arrivant, la plus importante est probablement de s'interroger sur le pourquoi de telles cérémonies car rien ne prépare à l?expérience directe. Nous ne sommes pas éduquer pour nous ouvrir à l'expérience directe. La symbolique et les symbole, notre conscience individuelle et nos évolutions personnelles restent très théoriques ou de l?ordre de la croyance, même après avoir expérimenté les choses et les événements, nous les théorisons, nous y réfléchissons, nous relions chaque fait à ce que nous savons ou ce que nous croyons savoir ce qui, dans la plupart des cas ramène ce que nous apprenons à l?expérience antérieure, annulant, pas le fait, l'évolution possible. La démarche est rassurante mais elle n'est pas profitable. Il est très difficile d'admettre au premier abord qu'il n'y a pas de différenciation entre ce que nous sommes et l'univers. Il n'y a pas de distinction entre le soi individuel et la conscience libre de toute détermination, celle qui est définie par les termes : « un maçon libre dans une Loge libre ».

Le Soi constitue le fondement de l'univers tout autant que la conscience individuelle, travailler à l'« amélioration matérielle et morale de l'humanité » c'est travailler à une meilleures connaissance de soi-même. Ce que nous appelons Soi est en réalité un témoin extérieur à l'Ego, libre de toute inquiétude quant à la naissance et la mort. C'est d'abord de cette forme d'appréhension du monde que naît la certitude qu'une cérémonie unique n'est pas ce qui fait un initié, mais bien la compréhension de ce qui c'est passé durant cette cérémonie.

 

"Quand tu bois de l'eau, pense à sa source"

Proverbe chinois
 


L'étude et la compréhension des symboles repose sur beaucoup d'ambiguïtés. La première d'entre elles est de ce convaincre, si ce n'est pas déjà fait, que ces signes n'ont pas de véritable sens. Seul la dimension que l'on peut leur donner leur confère une signification. Il est inutile d'essayer de « sentir », de « s'ouvrir » à la Connaissance, car cette énergie n?existe qu'en chacun de nous, elle participe du Soi et le seul moyen de l'atteindre est le silence intérieur. Dans ce cas, les symboles ne sont rien de plus que des outils, des « tremplins » permettant de s'élever dans la réflexion tout autant que de construire le Temple, mais, cela n'est-il pas identique si l'on considère, comme Maeterlinck, que le Silence est le seul Temple puisqu?il est un lieu d'écoute et de vigilence. 

Il est important de comprendre que ce genre d’étude, pour être efficace, doit permettre de répondre à deux questions fondamentales :

  • qui tenait la plume aux origine de l’écriture ?

  • à quoi me servent les symboles ?

 

A la première question il est impensable de répondre « Dieu » car cette réponse ex abrupto signifie la fin de la recherche, le dénie de responsabilité et le constat d’une impossible évolution et cela, même si certains rituels maçonniques se complaisent à affirmer que la Grand Architecte est Dieu... Comment peut on prétendre qu'il n'est que cela ? L'Architecture n'est qu'un état défaillant de la divinité et l'absolu ne saurait se résoudre à entrer dans un cadre aussi étroit après le tsim tsoum.

Si ce qui est écrit l’a été par Dieu, il est inutile de chercher un sens, un message, car, par définition, Dieu ne peut être approché et l’affirmation péremptoire du dualisme donne à constater qu’il est impossible à l’Homme d’atteindre la sagesse qui préside à l’écriture. La réponse « Dieu » est, en fait, une injonction à la soumission, à accepter la « vérité » telle qu’elle est donnée. Cela est incompatible avec la recherche intérieure et la question reste posée quant à la crédibilité d'une recherche maçonnique hors ce contexte.

 

La seconde interrogation est en fait, la suite de la première. En effet, si l’on se convainc qu’il est possible de remettre en cause, de comprendre et de s’expliquer les termes des rituels, des textes sacrés et de tout autre tradition, il est naturel de se demander à quoi ils peuvent être utile aujourd’hui. C’est une question à laquelle il est difficile de répondre et cette difficulté amène certains à revendiquer la nécessité de « moderniser » les symboles. L’argument est évident : si l’on ne peut pas accorder les symboles à nos besoins aujourd’hui c’est tout simplement parce qu’ils sont obsolètes. Il est bien évident que cela ne vient à l’idée de personne de se dire « je n’ai rien compris ». D’abord parce que je suis Maître et ensuite, je me propose à moderniser le symbolisme donc, cela prouve que j’ai tout compris. J’ai bien peur qu’une telle démarche ne justifie pleinement l’idée qu’une cérémonie ne suffit pas à faire un initié.


A quoi peuvent me servir les symboles ?
 

C’est la question fondamentale. Comment puis-je traduire ma lecture symbolique au quotidien ? Une équerre est-elle une équerre ? Mais surtout, doit-on voir une équerre ou ce qu’elle représente ? De fait, le nouvel arrivant ne voit que la moitié des choses, comme nous l’avons dit plus haut en ce qui concerne le doigt et la Lune. Habitué à s’attacher au doigt, il lui faudra voir la Lune et comprendre qu’elle existe avant de se pencher sur la synthèse de l’acte de montrer. Il devra même oublier les schémas standardisés qui lui ont été enseignés dans le monde profane et particulièrement celui qui consiste à déterminer l’existant à partir de jugements de valeur. En effet, on s’apercevra bien vite que le jugement est la cause de toute dualité, la cause de toute méprise, que c’est par le jugement que l’on introduit l’incompréhension. Par exemple, le symbole du pavé mosaïque fait de cases blanches et noires, le meilleur moyen de n’y rien comprendre est de traduire par « opposition du Bien et du Mal ». Si cette explication est tout à fait visualisable dans le processus de pensée profane, il ne représente rien dans une démarche initiatique.

N’oublions jamais que la franc-maçonnerie a cette particularité de faire reposer un processus initiatique sur une structure totalement profane ; statuts, administration, gestion, associations.

 

Le risque est identique à celui décrit dans la Genèse :

Et l’Éternel Dieu fit à Adam et à sa femme des vêtements de peau, et les revêtit.

Et l’Éternel Dieu dit : Voici, l’homme est devenu comme l’un de nous, pour connaître le bien et le mal ; et maintenant, — afin qu’il n’avance pas sa main et ne prenne aussi de l’arbre de vie et n’en mange et ne vive à toujours … !”

Gen 3 – 21,22

Après avoir acquis le jugement et la connaissance, l’Homme se compare au Créateur. Cependant, sa Connaissance reste imparfaite. C’est sur cepoint de l’imperfection de l’Homme et de son orgueil qu’insitent les textes et notamment un apocryphe appelé “le testament d’Adam” lorsqu’ils font dire à l’éternel, s’adressant à sa créature : “je te ferai Dieu, mais pas maintenant, dans un grand nombre d’années”, comme s’il s’agissait d’inscrire la connaisance de soi dans la durée, de permettre à Adam d’accéder à l’Unité.


Dans ce cas, la colère de l’Eternel ne serait pas exclusivement due au fait de la consommation du fruit de l’Arbre mais au fait que l’Homme ne fasse pas la différence entre la Connaissance ( le fruit ) et la source de la Connaissance. Cette situation l’amène à se croire complet, conscient, doté de libre arbitre. L’Eternel sait qu’il n’en est rien puisque, englobant l’univers et l’ensemble de la Création, on le perçoit encore comme une multitude. Il reste Elohim, c’est à dire une entité plurielle[3]. L’exil du jardin repose sur le constat que l’Homme est “devenu comme l’un de nous”. Gn 3;21, cela décline parfaitement la nécessité, la contrainte à la possétion du “jugement” mais aussi ses limites.

Dans l’acte de création, l’Homme est créé par Elohim  à la fois pluriel et unique. Il ressort de Gen. 1 ; 26, 27, qu’à l’instant où Elohim créa l’Homme à sa semblance, il le créa multiple ; “Homme et Femme il les créa » - Gn 1;27-, et décida « qu’ils dominent sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux des cieux, et sur le bétail, et sur toute la terre, et sur tout [animal] rampant qui rampe sur la terre” - Gen. 1,26 -.


Cet homme double, mâle et femelle ne porte qu’un seul nom : Adam , le nom de son sang.


C’est beaucoup plus tard dans l’acte créateur que l’Homme  portera un autre nom que la Femme [4] et encore qu’il s’agisse plus d’une précision sémantique dans la quelle la langue joue sur la ressemblance de l’un avec l’autre, « Ish » pour l’Homme et « Isha » pour la Femme, la lettre Hé, la seule consonne doublée du Nom, présence double comme pour rappeler le pluriel en permanence ou pour rappeler le risque de la dualité. C’est la lettre qui fait la différence et sa valeur est 5. A ce moment les deux pièces seront séparées[5], mais, nous reviendrons sur ce point.

Ayant reproduit sa propre image, Elohim semble s’étonné qu’il soit devenu comme Lui[6]. Cette image est celle du Maître qui, après avoir tiré l’Apprenti de la Terre, soit étonné qu’il lui ressemble et qu’il goûte du fruit de la « Connaissance », du moins, qu’il ait l’illusion de Connaître. En fait, c’est sur cette illusion que portent le doute et la condamnation car cette illusion amène à constater une corrution de la pensée qui s’écarterait de la simplicité[7] et qui aurait pour conséquence une plus grande affirmation de l’ego. L’Homme n’est pas initié par l’acte, mais bien par la compréhension de l’Acte et le premier degré de l’initiation est surtout composé d’instinct, de réactions primales qui vont trouvés leurs sources dans l’inquiétude de l’inconnu. Comment intégrer l’enseignement initiatique avec nos certitudes ? Le néophyte est inquiet de cela car l’éducation qu’il a reçue ne lui permet pas d’accepter « a priori » une forme d’apprentissage stratifiée et à ce point « imagée ».

Le Bien et le Mal sont les frontières de l’ego, ces notions réduisent la Vérité à l’accèssible, c’est pourquoi; il faut une peau ; il faut pouvoir identifier l’autre. Les limites de la Connaissance sont ainsi marquée par l’image de qui porte la peau ; l’Homme et la Femme ne sont plus simplement différents dans la forme du nom, mais ils sont différents dans la forme physique comme si ce qui était UN ne pouvait faire autrement que devenir deux dès lors que l’on fait une différence entre le doigt et la Lune. D’ores et déjà matérialisés, c’est cette matérialité propice au développement de l’ego, propice aussi au constat physique qui amène à s’imaginer que l’on peut “connaître”. Naître ensemble en quelque sorte.’ C’est, bien entendu, la matérialité, le vécu palpable, de l’initiation qui conduit l’apprenti à penser qu’il est initié et non le message qui ne lui a pas encore été transmis. L’Initiation est le fruit et les conclusions qu’il est possible de tirer de la cérémonie ne sont qu’illusions, éparpillements et éloignement de l’Eden.


Celui qui se porte juge est concrétisé comme tel et se compare à Dieu. En voulant s’accrocher trop à la matérialité du monde comme une référence ultime, le Franc-maçon oublie souvent que les enseignements maçonniques sont d’un autre ordre. Si l’on donne une valeur “positive” aux cases du pavé mosaïque, comme à tout symbole dont l’apparence est duelle, on obtient un tableau de référence dans lequel inévitablement apparaîtront l’Homme et la Femme. Nos sociétés misogynes présentent depuis des siècles la Femme associée au Passif, au Mal... etc... Sur quelle base peut-on s’appuyer pour affirmer que la « mère de tous les vivants[8] » puisse représenter le mal ?

Ainsi donc, si l’on s’attache à faire évoluer l’Homme au delà de ce qu’il croit être, et, plus, si l’on prend la peine de tenter d’améliorer sa perception de l’environnement social, on doit prendre la peine de se questionner sur les symboles. Ceux qui formaient la cérémonie d’initiation ( paroles, actes, mythes ) et ceux ( images, sons, mouvements ) qui restent présents dans la décoration du Temple.


 


[1] Indiqué par le F :. C.W. Leadbeater dans son ouvrage « Le côté occulte de la Franc-Maçonnerie » - Editions Adyar ? Paris 2001 p 137 et suiv. N.B. on se méfiera cependant de cet ouvrage pour ce qu?il développe parfois des explications qui laissent souvent entendre que l?auteur prend à la lettre certains actes symboliques.

[2] Le Dr Jacques VIGNE dans son ouvrage « La mystique du Silence » - Albin Michel, Paris 2003 - cite les propos d?une béguine, Hadewich d?Anvers qui, sur la notion de personne, c?est à dire de l?individu habité de consciences multiples, développe une conception du travail intérieur qui s?étend au delà de l?individu et incluant la Trinité : «  Dans la Trinité, nulle apparence de personne : les Trois dans l?Un sont nudité pure ».

[3] Nous reviendrons plus tard sur la pluralité de Dieu.

[4] Gen. 2, 23

[5] Le terme de « symbole » provient du grec « sumbolon » qui désigne deux morceaux brisés d’un même élément et qui, remis ensemble, forment un tout.

[6] « lorsque Dieu me tira de la terre avec Eve, ta mère, je marchais avec elle dans la gloire qu'elle avait contemplé, en sortant de l'Eon dont nous sommes issus. Elle me fit connaître une parole de Connaissance concernant Dieu l'Eternel, et c'est que nous ressemblons aux grands Anges éternels car nous sommes supérieurs au dieu qui nous a créés. » - Apocalypse d’Adam, Ch 1 V 1

[7] 2Co 11,3

[8] Gn 3 ; 20

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