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Truthlurker recherches et symboles

Truthlurker recherches et symboles

Symbolisme et rituels... Ce que vous voulez savoir sur la franc-maçonnerie sans oser le demander.

Publié le par Lurker
Publié dans : #Initiations

 

Efirstxplication de la planche tracée au premier degré

 

 

Les us et coutumes des Francs-Maçons ont toujours eu une grande affinité avec ceux des anciens Égyptiens. Leurs philosophes, ne voulant pas exposer leurs mystères aux yeux du vulgaire, dissimulèrent leurs systèmes d'éducation et de gouvernement sous des signes et des caractères hiéroglyphiques, communiqués seulement à leurs grands prêtres ou mages qui s'engageaient, par une obligation solennelle, à les tenir secrets.

 

Le système de Pythagore était fondé sur un principe analogue, comme d'autres systèmes d'époque plus récente. La Franc-maçonnerie, cependant, n'est pas la plus ancienne, mais la plus honorable institution qui ait jamais existé, car il n'est aucun des caractères ou emblèmes qui figurent ici qui ne servent à inculquer les principes de Fraternité et de Solidarité à ceux qui les professent sincèrement.

 

La forme de la Loge est un parallélépipède s'étendant, en longueur de l'Est à l'Ouest, en largeur entre le Nord et le Sud et en hauteur, depuis la surface de la terre jusqu'à son centre, et même aussi haut que les cieux.

 

Une Loge de Maçons est ainsi décrite dans toutes les directions de l'espace pour montrer l'universalité de la science et nous enseigner que la solidarité d'un Maçon ne doit connaître d'autres limites que celles de la Prudence.

 

Les Loges doivent être orientées d'Est en Ouest. A cela trois raisons maçonniques :

 

La première est que le Soleil se lève à l'Est et se couche à l'Ouest. La seconde est que la science naquit en Orient et, de là, répandit sa bienheureuse influence en Occident. La troisième, dernière et importante raison qu'il serait trop long de vous expliquer maintenant, vous sera donnée au cours des « Instructions Émulation » auxquelles vous aurez, je l'espère, souvent l'occasion d'assister.

 

Les Loges sont soutenues par trois grandes colonnes qui se nomment : Sagesse, Force et Beauté[1].

 

La Sagesse qui dirige, la Force qui soutient, la Beauté qui orne. La Sagesse qui nous guide dans toutes nos entreprises, la Force qui nous soutient dans toutes nos difficultés et la Beauté qui orne notre conscience. L'Univers est notre Temple. La Sagesse, la Force et la Beauté le soutiennent comme des piliers.

 

Les  Loges sont soutenues par trois grandes colonnes qui représentent Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr et Hiram Abbi. Salomon, Roi d'Israël, pour la Sagesse qu'il montra en construisant, achevant le Temple de Jérusalem.

 

Hiram, Roi de Tyr, pour la Force qu'il déploya en lui apportant son concours en hommes et en matériaux, Hiram Abbi pour sa maîtrise qui permit d'embellir et d'orner le Temple par son travail magistral.

 

Mais, comme il n'y a pas, en architecture, d'Ordres connus sous les noms de Sagesse, Force et Beauté, les noms utilisés sont : l'Ionique, le Dorique et le Corinthien.

 

Une Loge de Francs-Maçons est couverte d'un baldaquin de différentes couleurs, comme la voûte des Cieux. Le moyen par lequel les Francs-Maçons espèrent y parvenir consiste en l'aide d'une échelle, appelée "Échelle de Jacob". Elle est composée de nombreux échelons ou degrés qui représentent de nombreuses vertus morales.

 

L'intérieur d'une Loge de Francs-Maçons comporte des ornements, des lumières et des joyaux. Les ornements de la Loge sont : le Pavé Mosaïque, l'Étoile Flamboyante et la Bordure Dentelée. Le Pavé Mosaïque est le beau dallage de la Loge, l'Étoile Flamboyante est la Gloire en son Centre et la Bordure Dentelée ou tessellée est ce qui l'entoure.

 

Le Pavé Mosaïque peut être justement considéré comme le dallage d'une Loge de Francs-Maçons en raison de sa diversité et de sa régularité. Ceci fait ressortir la diversité des êtres et des objets, dans la création, aussi bien ceux qui sont animés que ceux qui ne le sont pas.

 

L'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, rappelle le soleil qui éclaire la Terre et qui, par sa bienfaisante influence, dispense ses bienfaits à toute l'humanité.

 

La Bordure Denteléerappelle les planètes qui, dans leurs diverses révolutions forment une merveilleuse bordure autour de ce grand luminaire : le soleil, comme la dentelure mosaïque autour d'une Loge de Francs-Maçons.

 

Les bijoux de la Loge sont le Volume de la Loi, le Compas et l'Équerre.

 

Les Constitutions doivent régler et diriger les Travaux. C'est sur elles que les candidats à la Franc-maçonnerie prennent leur Obligation. De même, le Compas et l'Équerre, quand ils sont réunis, doivent régler la vie en Loge et les actions des Francs-Maçons.

 

Les joyaux de la Loge sont au nombre de six : 3 mobiles et 3 inamovibles.

 

Les joyaux mobiles sont l'Équerre, le Niveau et la Perpendiculaire.

 

Chez les Maçons opératifs, l'Équerre sert à vérifier et à ajuster les coins rectangulaires des constructions et aide à donner à la matière brute la forme voulue. Le Niveau sert à établir les surfaces planes et à vérifier les horizontales. La Perpendiculaire sert à vérifier et à dresser les montants quand on les fixe sur leurs bases. Chez les Maçons Francs et Acceptés, l'Équerre enseigne la morale, le Niveau l'égalité, et la Perpendiculaire l'équité et la droiture dans la vie et l’action.

 

 

Ils sont appelés joyaux mobiles, car ils sont portés par le Vénérable Maître et ses Surveillants et sont transmis, à leurs successeurs, lors de la cérémonie de l'installation.

 

On reconnaît le Vénérable Maître à ce qu'il porte l'Équerre, le Premier Surveillant le Niveau et le Second Surveillant la Perpendiculaire.

 

Les joyaux inamovibles sont : la Planche à tracer, la Pierre Brute et la Pierre Cubique.

 

La Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner. La Pierre brute sert à l'Apprenti pour travailler, marquer et apprendre à s'exercer. La Pierre cubique sert à l'ouvrier expérimenté pour y essayer et ajuster ses outils. Ils sont appelés joyaux inamovibles car ils restent immuablement apparents dans la Loge afin que les Frères et les Sœurs puissent en tirer des enseignements moraux.

 

De même que la Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner, afin de permettre aux Frères et aux Sœurs de réaliser l'œuvre maçonnique avec régularité et exactitude, de même le Volume de la Loi peut être considéré avec juste raison comme la Planche à tracer spirituelle de la Loge.

 

La Pierre brute est sans forme et telle qu'elle est extraite de la carrière mais grâce à l'habileté et l'ingéniosité de l'artisan, elle est dégrossie, taillée en la forme voulue, et rendue propre à prendre sa place dans un futur édifice. C'est le symbole de l'homme dans son enfance ou au premier stade de sa vie qui se trouve dans le même état que cette pierre. Mais grâce aux soins affectueux et vigilants de ses parents ou de ses maîtres, dispensateurs d'une éducation libérale et vertueuse, qui élèveront son esprit, il deviendra ainsi le digne membre d'une société harmonieusement ordonnée.

 

La Pierre cubique a une forme régulière ou quadrangulaire qui ne peut être contrôlée qu'au moyen de l'Équerre et du Compas. Elle symbolise l'homme au déclin de ses années, après une vie droite et bien employée en actes de Solidarité et de Vertu. Ainsi se rendra-t-il digne d'être approuvé par l'Équerre et le Compas de sa conscience, seul guide de ses convictions.

 

Dans toutes les Loges régulièrement constituées, il est un point, situé à l'intérieur d'un cercle, autour duquel aucun Frère, aucune Sœur, ne peut faillir. Ce cercle est limité entre le Nord et le Sud par deux grandes lignes parallèles, dont l'une symbolise Moïse et l'autre le Roi Salomon.

 

Sur la partie supérieure de ce cercle repose le Volume de la Loi soutenant l'échelle de Jacob, dont le sommet rejoint les Cieux.

En faisant le tour de ce cercle, on doit nécessairement toucher ces deux lignes parallèles ainsi que le Volume de la Loi, et quand un Frère, une Sœur, se tient dans ces limites, il ne peut faillir.

 

Le mot Lewis ou Louve signifie "Force" et est représenté ici par certaines pièces de métal encastrées dans une Pierre cubique ou un assemblage en queue d'aronde formant crampon.

 

Combiné avec d'autres engins mécaniques, tel un système de poulies, il permet au Maçon opératif d'élever, sans grande difficulté de lourdes charges à une certaine hauteur et de les fixer sur leurs bases.

 

Lewis ou Louveteau est aussi le nom donné au fils d'un Franc-Maçon. Son devoir, envers ses parents, est de supporter le fardeau des difficultés quotidiennes, dont il doit les décharger en raison de leur âge, de les aider dans les moments de besoin et de rendre, ainsi, la fin de leurs jours, heureuse et exempte de souci. En agissant ainsi, il aura le privilège d'être reçu Maçon avant toute autre personne, si digne soit-elle.

 

Aux coins de la Loge pendent quatre houppes ou glands qui doivent nous rappeler les quatre vertus cardinales c'est-à-dire la Tempérance, la Force, la Prudence et la Justice. La Tradition nous enseigne qu'elles furent de tout temps pratiquées par la grande majorité de nos anciens Frères et Sœurs.

 

Les traits caractéristiques qui distinguent un vrai Franc-Maçon doivent être la Vertu, l'Honneur et la Solidarité. Puissent ces vertus reposer à jamais dans le cœur de chacun d'entre nous.

 

 

 

fellowTracBoard Explication du tableau du second degré

 

 

Lorsque le Temple de Jérusalem fut achevé par le Roi Salomon, sa richesse et sa splendeur suscitèrent l'admiration des nations environnantes et sa renommée s'étendit jusque dans les contrées les plus éloignées du monde alors connu. Il n'y avait rien cependant dans ce magnifique édifice de plus remarquable ou qui attirait davantage l'attention que les deux grandes colonnes qui étaient placées devant et de chaque côté du Porche ou Entrée.

 

Celle de gauche s'appelait Boaz, ce qui signifie "Dans la Force", celle de droite Jakhin, ce qui signifie "Établir" et, lorsque ces deux noms sont associés, ils évoquent l'idée de « Stabilité ». La hauteur de ces colonnes était de dix-huit coudées chacune, leur circonférence de douze coudées, leur diamètre de quatre. Elles étaient creuses afin de recevoir les archives de la Maçonnerie, car c'était là qu'étaient déposés les rouleaux des Constitutions. La paroi du pourtour avait quatre pouces d'épaisseur, soit la largeur d'une main. Ces colonnes étaient d'airain et avaient été fondues dans le sol d'argile de la plaine du Jourdain, entre Sokhoth et Sarédatha. Le Roi Salomon avait ordonné qu'elles fussent fondues à cet endroit, ainsi que tous les vases sacrés du Temple. La fonte fut dirigée par Hiram Abif. Ces colonnes étaient ornées de deux chapiteaux hauts chacun de cinq coudées : ces chapiteaux étaient décorés de réseaux de lys et de pommes de grenade. Le réseau, par la disposition de ses mailles, symbolise l'union, les lys, par leur blancheur, la paix et les pommes de grenade par le nombre de leurs grains, l'abondance. Il y avait deux rangées de pommes de grenade sur chaque chapiteau, et cent par rangée. Ces colonnes ont été par la suite surmontées de deux sphères sur lesquelles étaient représentés le globe terrestre et la sphère céleste, ce qui figure l'universalité de la Maçonnerie. Elles furent considérées comme terminées lorsque les réseaux furent disposés sur les chapiteaux.

Ces colonnes avaient été élevées en commémoration pour les enfants d'Israël de cette miraculeuse colonne de feu et de nuée qui eut deux effets surnaturels. Le feu éclairait les Israélites fuyant la captivité d'Egypte et la nuée enveloppait d'obscurité Pharaon et ses hommes qui essayaient de les rejoindre. Le Roi Salomon avait ordonné qu'elles fussent placées devant l'Entrée du Temple car c'était l'endroit le plus approprié pour que les enfants d'Israël aient continuellement sous les yeux le souvenir de la délivrance de leurs ancêtres.

 

Lors de la construction du Temple du Roi Salomon, un grand nombre de Maçons furent employés, Apprentis Entrés et Compagnons du Métier. Les Apprentis Entrés recevaient chaque semaine des rations de blé, de vin et d'huile, les Compagnons du Métier touchaient en espèces leur salaire qui leur était payé dans la Chambre du Milieu du Temple. Ils y accédaient par le Porche ou Entrée, du côté sud. Lorsque nos anciens Frères étaient parvenus dans le Porche, ils arrivaient au pied de l'escalier en forme de vis qui conduisait à la Chambre du Milieu. La montée leur était interdite par le Second Surveillant qui leur demandait la poignée de main de Passage et le mot de Passage donnant accès du Premier au deuxième grade. Vous êtes tous en possession de cette poignée de main de Passage et j'ose espérer que vous vous souvenez du mot de Passage, Schibboleth, signifiant Abondance et représenté ici par un épi de blé près d'une chute d'eau.

 

L'origine du mot Schibboleth remonte au temps où une armée d'Ephraïmites traversa le Jourdain pour attaquer Jephté, le célèbre général de Galaad. Le prétexte de cette visite inamicale était qu'il ne les avait pas appelés à partager les honneurs de la guerre contre les Ammonites, mais ils désiraient en réalité avoir leur part du riche butin que Jephté et son armée avaient amassé à la suite de cette guerre. Les Ephraïmites avaient toujours été considérés comme un peuple braillard et turbulent, mais ils en vinrent cette fois à la violence déclarée et après de nombreuses et graves injures envers les Galaadites en général, menacèrent de brûler leur chef victorieux et sa maison.

 

Jephté de son côté essaya tous les moyens de les apaiser par la douceur, mais comme cette attitude se révéla sans effet, il eut recours à des procédés plus énergiques. Il rassembla son armée, livra bataille aux Ephraïmites, les défit et les mit en déroute. Et afin de rendre sa victoire définitive et pour se garantir à l'avenir contre de tels procédés, il envoya des détachements de son armée garder les gués du Jourdain par lesquels il savait que les rebelles devaient nécessairement passer pour regagner leur pays. Il donna à ses hommes des ordres stricts pour que, si un fugitif se présentait et reconnaissait être Ephraïmite, il fût aussitôt massacré. Mais s'il rusait ou même niait, on devait l'obliger à prononcer un mot caractéristique, le mot Schibboleth. Les Ephraïmites, par suite d'un défaut d'élocution propre à leur dialecte, ne pouvaient le prononcer, mais disaient "Sibboleth".

 

Cette petite différence révélait leur pays d'origine et leur coûtait la vie. Et les Ecritures nous apprennent qu'il périt ce jour-là, sur le champ de bataille et sur les rives du Jourdain, quarante-deux mille Ephraïmites (Juges XII, 1-6). Et de même qu'à ce moment Schibboleth fut un moyen pour distinguer un ami d'un ennemi, le Roi Salomon par la suite le fit adopter comme mot de Passage dans les Loges de Compagnons du Métier afin d'interdire à toute personne non qualifiée de monter l'escalier en forme de vis qui conduisait à la Chambre du Milieu du Temple. Lorsque nos anciens Frères avaient donné cette preuve certaine au Second Surveillant, ce dernier leur disait : "Passez Schibboleth". Ils montaient alors l'escalier en forme de vis qui consistait en trois, cinq, sept marches ou plus.

 

Trois gouvernent la Loge, cinq la composent et sept ou plus la rendent parfaite. Les trois qui gouvernent la Loge sont le Maître et ses deux Surveillants, les cinq qui la soutiennent sont le Maître, deux Surveillants et deux Compagnons du Métier, les sept qui la rendent parfaite sont deux Apprentis Entrés ajoutés aux cinq précédents. Trois gouvernent la Loge parce qu'il n'y avait que trois Grands Maîtres qui présidaient à la construction du Premier Temple de Jérusalem : Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr, et Hiram Abif. Cinq composent la Loge par analogie avec les cinq ordres nobles d'Architecture : le Toscan, le Dorique, l'Ionique, le Corinthien et le Composite. Sept ou plus rendent la Loge parfaite parce qu'il fallut au Roi Salomon sept ans et plus pour construire et achever le Temple de Jérusalem. Ils représentent aussi les sept Sciences et Arts libéraux : la Grammaire, la Rhétorique, la Logique, l'Arithmétique, la Musique, l'Astronomie et la Géométrie.

 

Lorsque nos anciens Frères avaient atteint le sommet de l'escalier en forme de vis, ils arrivaient à la porte de la Chambre du Milieu qu'ils trouvaient ouverte mais dûment tuilée par le Premier Surveillant afin d'écarter tous ceux qui ne possédaient pas le grade de Compagnon du Métier. Le Premier Surveillant exigeait d'eux le signe, l'attouchement, et le mot d'un Compagnon du Métier.

Lorsqu'ils avaient donné cette preuve certaine, il disait : "Passez Jakhin". Ils entraient alors dans la Chambre du Milieu du Temple pour y recevoir leur salaire, ce qu'ils faisaient sans scrupule ni méfiance. Sans scrupule car ils savaient bien qu'ils y avaient entièrement droit, et sans méfiance car en ce temps ils avaient une confiance absolue dans l'honnêteté de leurs employeurs.

 

Lorsque nos anciens Frères se trouvaient dans la Chambre du Milieu du Temple, leur attention était particulièrement attirée par le tétragramme représenté ici par la lettre G...... qui signifie Génération, Gravité, Gnose, Génie, Géométrie.

 

*

* *

 

Pour des raisons bien évidentes, je ne donnerai ici qu'une partie de l'explication du Tableau au Troisième degré, mais, pas de panique.... If you want toB 1, ask 1

 

 

tableau 3emeExplication partielle au Troisième Degré

 

 

Il fut ordonné que notre Maître serait enterré de nouveau, aussi près du Sanctum Sanctorum que la loi des Israélites l'autorisait ; là, dans un tombeau ayant à partir du Centre, trois pieds à l'Est et trois pieds à l'Ouest, trois pieds du Nord au Sud et cinq pieds ou plus de profondeur.

 

Il ne fut pas inhumé dans le Saint des Saints, car rien de grossier ni d'impur ne devait y pénétrer, pas même le Grand Prêtre, sauf une fois par an, et cela seulement après maintes ablutions et purifications, en vue du grand jour du pardon des errements, car, d'après la loi, toute chair était présumée impure.

Les douze fidèles Compagnons reçurent l'ordre d'assister aux funérailles, vêtus de tabliers et de gants blancs, comme emblèmes de leur innocence. Vous avez déjà appris que les outils avec lesquels notre Maître avait été assassiné, étaient la Règle à fil à plomb, le Niveau et le Maillet Pesant. (En anglais : Plumb Rule, Level and Heavy Maul)

 

Les ornements d'une Loge de Maître Maçon sont le Portique, la Lucarne et le Pavé Mosaïque. Le Portique était l'entrée du Saint des Saints, la Lucarne, l'ouverture qui l'éclairait, et le Pavé Mosaïque était destiné à être foulé par le Grand Prêtre.

 

Le Cercueil, la tête de mort et les os en sautoir, étant les emblèmes de la mort, font allusion au trépas prématuré de notre Maître Hiram Abif. Il fut assassiné trois mille ans après la création du monde.

 

 

 

bord


[1]    On notera que dans les anciennes charges les colonnes se nommaient Sagesse, Force et BONTÉ.

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Initiations

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  Tableaux de Loge du Masonic Hall de York, avec les références bibliques

 

On dit bien souvent que les Loges ouvrent leurs travaux sur l'Evangile de Jean. Ce n'est pas le cas dans toutes les formes de franc-maçonnerie. Par exemple, pour le système anglais issu des "ancients", le Volume de la Loi Sacrée, qui est posé sur le plateau du Maître de la Loge, la disposition des pages ouvertes suit l'évolution de la disposition de l'Equerre et du Compas.

A ce sujet, je rappelle au passage que les pointes sont toujours tournées vers le Maître de Loge, ainsi que le texte du Livre qui doit être lu par celui qui siège sur le trône de Salomon.

 

Les textes de référence pour chaque degré sont :


Premier Degré – Apprenti Entré

 

Psaume 133

Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu'il est agréable, qu'il est doux Pour des frères de demeurer ensemble!

C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements.

C'est comme la rosée de l'Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion; Car c'est là que l'Éternel envoie la bénédiction, La vie, pour l'éternité.

 

 

Second Degré – Compagnon du métier

 

Amos Chapitre VII

Amo 7:6  L'Éternel se repentit de cela. Cela non plus n'arrivera pas, dit le Seigneur, l'Éternel.

Il m'envoya cette vision. Voici, le Seigneur se tenait sur un mur tiré au cordeau, Et il avait un niveau dans la main.

L'Éternel me dit: Que vois-tu, Amos ? Je répondis: Un niveau. Et le Seigneur dit: Je mettrai le niveau au milieu de mon peuple d'Israël, Je ne lui pardonnerai plus;

 

 


Troisième degré – Maître maçon

 

Ecclésiaste Chapitre XII

Ecc 12:1  (12:3) Mais souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s'approchent où tu diras: Je n'y prends point de plaisir;

avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages reviennent après la pluie,

temps où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s'arrêtent parce qu'elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis,

où les deux battants de la porte se ferment sur la rue quand s'abaisse le bruit de la meule, où l'on se lève au chant de l'oiseau, où s'affaiblissent toutes les filles du chant,

où l'on redoute ce qui est élevé, où l'on a des terreurs en chemin, où l'amandier fleurit, où la sauterelle devient pesante, et où la câpre n'a plus d'effet, car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues;

avant que le cordon d'argent se détache, que le vase d'or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne;

avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.

Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, tout est vanité.

Outre que l'Ecclésiaste fut un sage, il a encore enseigné la science au peuple, et il a examiné, sondé, mis en ordre un grand nombre de sentences.

L'Ecclésiaste s'est efforcé de trouver des paroles agréables; et ce qui a été écrit avec droiture, ce sont des paroles de vérité.

Les paroles des sages sont comme des aiguillons; et, rassemblées en un recueil, elles sont comme des clous plantés, données par un seul maître.

Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses; on ne finirait pas, si l'on voulait faire un Écoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme.

Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.

 

So mote it be.

 

 

 

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Miscellanées

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Lorsque nous utilisons ce terme, renvoie-t-il effectivement à l'usage des couleurs en franc-maçonnerie ? Le fait de qualifier les Loges de Maîtres maçons de Loges bleues est-il simpliement du à une coutume transmise par habitude ou pour des raisons symboliques ?


On sait, bien évidemment, l'importance de la voûte étoilée qui recouvre de bleu la nuit de nos tenues et l'espoir que nous y trouvons d'apercevoir le Paradis des cieux... et l'Universalité de notre Fraternité. Le bleu reste un symbole de fraternité et d'amour.


Voyons un peu le reste de son symbolisme par un léger tour d'horizon. Pour les anciens Hébreux, la robe, l'ephod du Grand Prêtre était bleu, le ruban de son pectoral de même, ainsi que le front de sa mitre.

Les bandes colorées du tallith, châle de prière juive, sont bleues et l'un des sept voiles du Temple est bleu. En Hébreu ancien, bleu se dit « Tekelet » qui signifie aussi « perfection ». C'est aussi le vocable utilisé pour les Loge... de perfection. Pour les anciens, être initié signifiait avoir accès à la perfection ainsi, quelle autre couleur que le bleu pour désigner l'initiation en franc-maçonnerie ?

 Pour les druides, le bleu était la couleur de la Vérité. Les Egyptiens l'utilisaient pour symboliser la Nature Edénique. C'est Jérémie qui témoignait, dans la Bible, du fait que les Babyloniens recouvraient les statues de leurs Dieux de bleu. Les chinois en usent aussi de la même manière et le bleu est la couleur de la peau de Vishnu pour indiquer qu'il est le dieu de la sagesse.

 

Pour les chrétiens du moyen âge, le bleu est l'emblème de l'immortalité.

 

Au 19ème degré de « Grand Pontife », le bleu désigne la fidélité et l'honneur alors qu'au grade de Grand Maître, pour toutes les Loges symboliques, le bleu, associé au jaune se réfère à l'apparition de l'Éternel sur le Mont Sinaï lorsqu'il se montra à Moïse au milieu des nuages d'azur et d'or.

 

Au 14ème degré du REAA, le bleu est la couleur de la tunique et du tablier des Princes du Tabernacle pour rappeler que « cette maison n'a pas été bâtie de main d'homme mais par les cieux éternels... » Le Bleu est symboles du Paradis.

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Miscellanées

" Le symbole enseigne avant tout la modération nécessaire à celui qui s'y confronte :il n'y comprend que ce qu'il est capable de réaliser dans une lente ascension au plus profond du sommet intérieur. "

Marie-Louise AUCHER1

 

 

2011-12-16 14.38.55-1L’étude et la compréhension des symboles reposent sur beaucoup d’ambiguïtés. La première d’entre elles est de se convaincre, si ce n’est pas déjà fait, que ces signes n’ont pas de véritable sens. Seule la dimension que l’on peut leur donner leur confère une signification. Il est inutile d’essayer de « sentir », de « s’ouvrir » à la Connaissance, car cette énergie n’existe qu’en chacun de nous, elle participe du Soi et le seul moyen de l’atteindre est le silence intérieur. Et, malgré son importance, la connaissance de Soi retient peu les esprits. Dans ce cas, les symboles ne sont rien de plus que des outils, des « tremplins » permettant de s’élever dans la réflexion. Encore faut-il les aider.

 Il est important de comprendre que ce genre d’étude, pour être efficace, doit permettre de répondre à deux questions fondamentales :

  • qui tenait la plume aux origines de l’écriture

  • à quoi me servent les symboles.

 

A la première question, il y en a qui répondent Dieu... soit, mais, comme le disait Cyrano : "c'est un peu court, jeune homme...". De plus, ce genre de réponse en cul de sac signifie la fin de la quête de Soi... en effet, pourquoi se fatiguer à découvrir les desseins de Dieu qui, par essence, est impénétrable. Il y a là toute sorte d'excuses allant du dénie de responsabilité au constat d’une impossible évolution. En effet, si ce qui est écrit l’a été par Dieu, il est inutile de chercher un sens, un message, car, par définition, Dieu ne peut être approché et l’affirmation péremptoire du dualisme donne à constater qu’il est impossible à l’Homme d’atteindre la sagesse qui préside à l’écriture et encore moins aux Ecritures ! La réponse « Dieu » est, en fait, une injonction à la soumission, à accepter la « vérité » telle qu’elle est donnée. Cela est incompatible avec la recherche intérieure.

La seconde interrogation est la suite de la première. En effet, si l’on se convainc qu’il est possible de remettre en cause, de comprendre et de s’expliquer les termes des rituels, des textes sacrés et de tout autre tradition, il est naturel de se demander à quoi ils peuvent être utile aujourd’hui. C’est une question à laquelle il est difficile de répondre et cette difficulté amène certains à revendiquer la nécessité de « moderniser » les symboles. L’argument est évident : si l’on ne peut pas accorder les symboles à nos besoins aujourd’hui c’est tout simplement parce qu’ils sont obsolètes. Il est bien évident que cela ne vient à l’idée de personne de se dire « je n’ai rien compris ». D’abord parce que je suis Maître Maître Maçon et que je comprends tout et, ensuite, je me propose à moderniser le symbolisme donc, cela prouve que j’ai tout compris. J’ai bien peur qu’une telle démarche ne justifie pleinement l’idée qu’une cérémonie ne suffit pas à faire un initié.

 

A quoi peuvent me servir les symboles ?

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Nec pigebit me sicubi haesito, querere
nec pugebit sicubi erro, discere


C’est la question fondamentale. Comment puis-je traduire ma lecture symbolique au quotidien ? Une équerre est-elle une équerre ? Un compas, un maillet ?

Les outils proposés au maçon et exprimés par les symboles d'évolution et de construction qu'ils représentent, constituent donc des instruments de construction par la conscientisation du monde. La ritualisation comme l’approche symbolique des différents outils s’appuient sur et font travailler un processus d’identification et de séparation du tohu-bohu. Par l’identification du Soi et de l’Autre. Se retrouve ici l’idée d’altérité, avec en filigrane l’Autre comme un Autre en conscience et aussi l’Autre comme le non animé. Utiliser les outils pour construire une réflexion sur un phénomène de société confronte à un autre mode d’existence de l’Ego, celui qui nous enferme dans le confort du « moi, je pense que». Cette démarche souligne combien la question des territoires de chacun et de l’Autre est au cœur de la démarche maçonnique.

« La construction du Temple se fit en pierre de carrières ; on n’entendit ni marteaux, ni pics, ni aucun outils de fer dans le temple pendant sa construction » (1 Roi 6 ;7.)

 

Si le temple construit n’est pas la Loge mais bien l'Homme, comme référence ultime et archétypale, alors c’est à l’extérieur que nous nous construisons avec les outils qui nous sont proposés. Chacun peut alors porter à l’extérieur ce qui a été acquis à l’intérieur ; mission qui constitue le premier des voyages entrepris par les Compagnons evoyés par le Roi Salomon à la recherche d'Hiram... à la recherche de l'image qu'il projette... à notre propre recherche...

Pour comprendre les symboles, l’esprit doit sortir des vérités acquises, prendre du recul.

C’est seulement à partir de ce recul que la Lumière prendra forme. Le terme employé nous en donne la teneur Symbolus "signe de reconnaissance", du grec sumbolon, qui désigne un morceau d'objet partagé entre deux personnes pour servir entre elles de signe de reconnaissance. « Mes Frères et mes sœurs me reconnaissent pour tel Vénérable Maître » dit-on dans les rites continentaux... seulement après m'être assuré que mon interlocuteur soit mon égal sous-entend-on aux rites anglo-saxons. Les décors d’une Loge, les signes, les attouchements, les mots, les rituels, l’ensemble du thésaurus prend alors la forme d’une toile impressionniste.


Tous ces signes forment un vocabulaire, une fonction communicante adaptée à l’homme et à son environnement. L’Homme crée l’écriture pour véhiculer sa pensée. La Nature, la Création… voire, l’Eternel, créent les symboles pour communiquer avec l’Homme mais ces signes sont aussi inscrits en lui depuis l'origine, dans la mesure où la Nature préexistait.

Nous ne faisons que la découvrir, la définir, en prendre conscience. Si le monde dans lequel nous vivons était différent, nous ne serions peut être pas là pour le décrire. Moderniser les symboles c’est moderniser la Création. En a-t-elle besoin, et surtout, en sommes nous capable… Un texte gnostique appelé « le testament d’Adam » décrit une conversation avec YHWH au cours de laquelle celui-ci dit à Adam : « Je te ferai Dieu, mais pas maintenant, dans un grand nombre d’années ».

Mais, les outils que nous symbolisons sont-ils suffisant à la création du monde ? Les signes sont dans les formes du monde, les sciences sont inscrites dans notre environnement comme une mosaïque multiple2. Plus on s’approche et moins le dessin général se comprend, plus on fixe l’attention sur un point particulier et plus son sens échappe à l’entendement.

 

Dès lors que le tableau prend forme, avec l’éloignement on distingue l’immense écart entre l’ego et le Soi.

C’est en quelque sorte un tableau du Silence qui amène, à la suite de Nicolas Grimaldi, à penser que "souhaiter vivre dans l'absolu, c'est comme vouloir habiter l'horizon. L'horizon, on y va, mais on n'y parvient jamais". User des outils qui se trouvent à nos pieds permet de mieux avancer... n'est-il pas ?

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1 Paris 1908 - Aix-en-Provence 1994

Cantatrice - fondatrice de la Psychophonie . 
Marie-Louise Aucher découvrit empiriquement les rapports entre les sons, le corps et l'esprit de l'homme, fondant ainsi une nouvelle discipline thérapeutique, la Psychophonie, à cheval sur le corporel et le psychologique.

2 R.A. Schwaller de Lubicz décrit les symboles dans « Le miracle égyptien » ( collection Champs – Flammarion ), de la manière suivante. « Elément d'une mémoire collective, qui parle à ceux qui partagent la même conception spirituelle, qui permet d'éveiller une idée, le symbole permet de percer l'essence des choses, de retrouver des jalons sur la voie initiatique. Chacun peut y puiser selon sa conception du moment, selon son propre degré de réalisation spirituelle. Cette forme de raisonnement reste incomprise pour beaucoup car le symbole est le véhicule de la pensée traditionnelle, la survivance d'une science sacrée. La signification incluse derrière le symbole contient à la fois le passé et l'avenir en gestation. Il est ainsi plusieurs possibilités de définitions suivant le degré de connaissance de qui l'interprète. Le symbole est le lien entre l'homme et le divin, il n'est qu'un commencement, la route reste à faire. Il faut du temps pour l'intégrer car c'est un signe énigmatique, d'expression mystérieuse, véhicule d'un langage universel, il n'impose rien mais suggère. Le chemin de chacun reste rigoureusement personnel. … Il est difficile d'en parler, car il est la profondeur même, son sens reste incommunicable car sa signification se situe à la racine même de l'universel, il ne peut que suggérer, c'est à dire " mettre sur le chemin de l'éveil ". Ses sens sont multiples et apparaissent sous divers aspects, cependant finalement ils n'ont qu'une seule interprétation, profonde et éternelle. » Bien que particulièrement dualiste, cette formulation reste parfaitement claire sur le point particulier d’une définition du symbole comme outil de communication.

 

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