AMEN - E-l Mélech Né’émane - So, Mote it be...

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Mes amitiés et une pensée à tous ceux de Coeli De , pauvres ou dans la détresse, qu'ils soient sur terre, sur mer ou dans les fers, en leur souhaitant soulagement dans leurs souffrances et prompt retour dans leur foyer, si tel est leur désir.

A.jpgla lecture de la Genèse, on peut se demander si la Création n’est pas le récit d’événements extérieurs. Le souffle du Temps semble, en effet, porter le Créateur hors de la sphère immobile de sa simple conscience d’être. L’Eternel ne peut se contenter d’exister. Il doit, pour admettre sa propre réalité, se construire des limites et la Lumière semble être cette limite ( Gen 1 ; 2 et 3 ). Elle se présente sous deux formes

La première est que le nom du Créateur est El-ohim et que ce patronyme est un « pluriel ». C’est cette pluralité qui sera dispersée dans l’univers créé. Elle détermine la permanence de la Création. En effet, toutes les choses, tous les êtres de l’univers son composés des mêmes atomes, des mêmes électrons, protons, neutrons que ceux qui se dispersèrent à l’origine des Temps et qui forment la substance de l’Univers que nous connaissons. Ces éléments infiniment petits ne se modifient pas, ne meurent pas, ils s’organisent simplement de différentes manières. Ils se dilatent, se dispersent, se regroupent et composent toujours la même Création depuis le Commencement. Les lettres qui constituent le Nom d’El-ohim sont enclavées par Aleph et Mem, le début et le milieu de toutes choses, deux des trois consonnes dites « Mères » de l’Alphabet hébreux et qui symbolisent le « souffle » et l’ « Eau ». On appelle « lettres mères », Aleph, Mem et Shin, car elles représentent à la fois les trois plans perceptibles de l'espace et les trois éléments constitutifs de la matière, « mem », l'eau, « shin » le feu et « aleph », l'air, c’est ce dernier qui permet l’équilibre entre le feu et l’eau. C’est entre ces deux éléments que viendra prendre place la Lumière, comme un mortier assurant le Lien, encadrant l’ « éparpillement » afin que le Monde soit stable et que son développement ne soit pas anarchique. Avant de séparer les Eaux, l’Eternel définit la Lumière comme l’élément étalon de la mesure, un outil solide avec lequel on pourra bâtir en confiance le Temple de l’univers.
Aleph et Mem, les deux extrémités d’El-ohim sont les colonnes du Temple qui porteront plus tard d’autres noms et qui « établissent dans la Force », elles soutiennent les pierres de l’édifice, image de la continuité du Temps et de son éternité.
 
 

« El », dans le mouvement qu’il insuffle à la Création, est toujours présent. Il reste le dénominateur commun, il prend la forme du centre car il a abandonné son aspect pluriel, il s’est transformé, diminué, rétracté pour devenir Unique. Il sera figuré par « Un ». Il s’associe à la Lumière car la création s’opère en pleine Lumière. C’est cette identité Dieu-Lumière qui permet d’identifier à la fois l’origine et le Commencement et c’est pourquoi le premier jour de la Création n’est pas nommé « le premier jour », mais « Jour Un » « Yom E’had » ( Gen. 1 ; 5 ), afin de rappeler qui est le créateur. La nuance est subtile, la plupart des traductions présentent la première forme et s’attardent donc sur la Création alors que le texte désigne le Créateur. Néanmoins, les anciennes versions, telles la Septante ( hemera mia ) et la Vulgate ( dies unus ), conservent cette nuance. Cette traduction a son importance car, comme on vient de le voir, le pluriel devient « Un », El-ohim devient « El » en partageant son corps, en s’offrant à la chose créée.

Bien évidemment, « Un » n’est pas, en langage « symbolique », le simple nombre qui précède « Deux ». Il s’agit bien plutôt du germe, de l’idée, de l’ « esprit » d’où sortira « Deux ». Il y a une différence formelle entre « Un » et les autres nombres. On peut toujours l’ajouter à ce qu’il a créé, mais on ne peut jamais le soustraire, on ne peut pas ôter « Un ». Bien sûr, on peut enlever une unité à ce qui existe, poser la formule deux moins un, mais ce ne seront jamais que des éléments. Il s’agit toujours d’une opération extérieures, un recul, une manière de se soustraire… On ne peut ôter le souffle. El-ohim est « Aleph » et E’had l’est aussi. On ne peut le soustraire, on ne peut le voir, on ne peut le désigner. « Un » n'est pas un « premier » quelque chose comme s’il s’agissait simplement d’un élément de la séquence. Il est la séquence, il est un principe, il est ce qui relie « Aleph » et « Beth », c’est à dire l’énergie qui permettra à El-ohim de se diviser, de fait, par le « Yom E’had », l’énergie du Créateur se transforme en Lumière et c’est sa seconde forme, celle du Temps qui permettra que la première Parole créatrice de Dieu soit à l’origine de tout le restant de la Création. Toutes choses que Dieu fait sont remplies avec Sa lumière. La lumière de Dieu est là à briller au cœur du monde et montre la voie du cycle de « Aleph-Beth », l’alphabet naît du « Un » définit en « Principe ». Par ce mouvement, la Lumière devient la matérialisation du souffle sonore. L’esprit « dit » et cela « est » ( Gen 1 ;3 ), comme il est écrit dans le Sepher Yetzirah « Le Maître Unique, Dieu roi fidèle, domine … pour l'éternité des éternités à jamais ».

Le Maître Unique... Dieu, Roi Fidèle...

De l’éclatement d’ El-ohim est resté l’impossibilité de prononcer son Nom. En effet, comment prononcer ce qui est instable par nature. L’Eternel l’a lui-même confié à Moïse ; « je serai ce que je deviendrai », on sait, par cela, que l’Eternel est en perpétuel mouvement et que c’est ce mouvement qui lui permet de construire le Monde, c’est ce mouvement qui détermine l’impossibilité d’un début et d’une fin. Le Livre, dans son ensemble, n’est que la répétition à l’infini des éléments qui le composent. Il n’y a ni point ni virgule, ni séparation entre les mots et chaque lettre se regroupe pour former d’autres signes, d’autres formes, d’autres sens. Seuls le Commencement ( Aleph ) et la fin ( Tav ) présentent une certaine permanence autour de leur axe ( Mem ). EMET ( Aleph-Mem-Tav ) est la Vérité ( plus tard, plus loin, on dira « la Vérité et la Vie » ). Supprimons le souffle « Aleph » et vient la Mort ( Met ), mais si nous ignorons la fin, restent les bornes d’El-ohim, Aleph-Mem qui sont le support solide, l’armature du Monde. Consonnes Mères liées par l’idée de partage, elles doivent copuler pour que ce partage existe et qu’il ne soi tpas l’objet de doutes ou de suspicions… Noun, lettre simple, porteuse de cette idée sera, sous sa forme finale, comme une barrière, un trait en miroir dans lequel pourrons se poser les formes. C’est aussi la signification profonde de « Né’émane », de la fidélité qui les unit.

Amen contient l’idée du Maître de l’univers et de Sa dimension infinie et de son liens imprescriptible de fidélité à sa propre création ?

 La racine de AMEN est la même que le mot « Emounah » qui veut dire « Foi », « Confiance », en latin, « Credo ». C’est aussi, on vient de le voir, le partage avec la « Vérité » des deux premières lettres des mots qui les désignent, Amen et Emeth, sont de même nature. Cela signifie qu’il y a, dans la confiance, dans la foi, une reconnaissance de la Vérité pour ce qu’elles sont de sources identiques. Lorsqu’il est répondu « Amen », selon le type de bénédiction, il y a acquiescement, acceptation, reconnaissance du Vrai et confiance dans ses conséquences. Il y a aussi une certaine forme de témoignage de ce qui est exprimé dans la bénédiction entendue. En somme, en disant Amen, je dis : « C’est vrai », mais aussi, « je m’y engage », car le Livre enseigne que l’action n’est pas tant dépendante de la Foi mais qu’elle en est plutôt à l’origine et, on l’aura compris, prononcer « Amen » est un déclencheur de reconnaissance. Amen, au delà de l’affirmation de ce qui est vrai, fiable, et de la confiance qu’il est possible d’accorder à quelqu’un, est aussi la doxologie de la Parole.

 Les lettres du mot Amen, - Aleph, Mème et Noune sont les premières lettres des mots : « E-l, Mélech, Né’émane », qui signifie : Dieu, Roi, Digne de confiance (ces trois mots remplacent parfois le mot Amen). Cette traduction souvent employée montre permet, une fois encore, de faire le lien entre Saint Jean et l’Ancien Testament. Non plus, cette fois, par la relation qu’il peut y avoir entre le premier mot de la Genèse et celui de son évangile, mais, cette fois, par l’affirmation du Christ comme étant le arbremort.jpg« Dieu, Roi Fidèle » des chrétiens dans sa lettre à l’Eglise de Laodicée, mais aussi en bouclant le cycle de la révélation par l’identification du mot Amen avec la désignation du Christ comme « Alpha et Oméga » :
  

« Apo 3:14 Écris à l'ange de l'Église de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: »

 


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Bonne continuation à vous. Amicalement .

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