
"LE SILENCE DES APPRENTIS"
A chaque grade de la franc-maçonnerie correspond une étape du chemin initiatique qui doit conduire l'Homme à se parfaire. Pour l'Apprenti, le nouvel initié, ce moment du parcours
est particulièrement difficile car il va être confronté à une obligation de Silence" ( 4ème de couverture ).
Aux éditions "MAISON DE VIE", bien connues d'autres part pour la série des "symboles de la franc-maçonnerie" .L'auteur nous propose un voyage au cœur du "Silence des Apprentis". Le Silence, qui ne saurait être confondu avec le secret ou le mutisme, est un phénomène récurent de la démarche initiatique qui ne se présente pas comme une simple et unique interdiction de parler, mais bien comme un outils indispensable à tous les grades. Ce Silence est la Pierre de faîte, le fondement du franc-maçon futur. Il est important qu'il soit plus chargé de sens que tout autre symbole. Le silence des Apprenti n'est pas une exigence quelconque, ce n'est même pas une exigence formelle de tous les rites. Il est important d'en expliquer la nature plus que d'en imposer une pratique sans réflexion préalable. Le Silence est ici l'objet de l'étude et non une obligation étrangère à celle-ci.
Soyons clair, cette obligation somme toute récente au regard de l’Histoire et assez spécifique à la maçonnerie continentale ( cette obligation n'existe pas au Rite Emulation ) est une découverte pour le néophyte et, on le sait bien, aucune découverte ne peut reposer sur la contrainte sauf à risquer de transformer en objets anecdotiques les symboles et les outils du futur Maître. En effet, si le premier contact repose sur l'interdit, comment la confiance peut-elle s'instaurer ?
Le Silence de l'Apprenti est le cinquième voyage invisible de la cérémonie d'initiation tout autant que le viatique des Maîtres …
« A qui enseigne-t-il la leçon ? A qui explique-t-il la doctrine ? A des enfants à peine sevrés, à peine éloignés de la mamelle, quand il dit : çav laçav, çav laçav; qav laqav, qav laqav; ze'êr sham, ze'êr sham.
Oui, c'est par des lèvres bégayantes et dans une langue étrangère qu'il parlera à ce peuple. »
Isaïe 28 ; 9 – 10 – 11
« Et je prendrai le droit comme mesure et la justice comme niveau. Mais la grêle balaiera le refuge de mensonge et les eaux inonderont la cachette; »
Isaïe 28 ; 17

Le niveau et la perpendiculaire, emblèmes des Surveillants, des instruments de la géométrie davantage que des outils. S’appuyant l’un et l’autre sur le principe du fil à plomb, ils permettent de vérifier la conformité de la réalisation, de l’élévation, aux principes énoncés par le plan de l’œuvre. Le niveau sert à vérifier l’horizontalité, tandis que la perpendiculaire permet de vérifier non seulement la verticalité d’un mur mais aussi sa planéité. Avec l’équerre, emblème du Vénérable, ces deux instruments complémentaires tracent donc le schéma fondamental de la croix tridimensionnelle, de l’espace que définit toute architecture.
a perpendiculaire est le fil à plomb fixé au centre d'un arceau, et le niveau un fil à plomb fixé au sommet d'un triangle.
Le premier montre la verticale et le second donne l'horizontale.
Si les deux outils indiquent la verticale par le moyen du fil a plomb, le niveau donne l'horizontale indirectement : il faut, pour l'obtenir, que le fil a plomb croise la base du triangle comme une perpendiculaire, qu'il divise ainsi le triangle en deux triangles rectangles semblables. La verticale s'obtient immédiatement : il suffit d'observer le fil à plomb immobile. Puis l'horizontale en est déduite : il faut créer un angle droit en ajustant la base du triangle au fil à plomb. Nous manipulons le triangle pour croiser sa base ( le côté opposé à l'angle auquel est suspendu le fil à plomb ) avec la verticale.
La Gravité permet de fixer la verticale à partir de laquelle nous déterminons l'horizontale.
L'observation de ces outils suggère des métaphores éclairantes sur le mécanisme par lequel nous nous orientons sur un plan vertical en déterminant ses deux dimensions, hauteur et largeur.
Isa 34:11[1]
Le pélican et le hérisson la posséderont, La chouette et le corbeau l'habiteront. On y étendra le cordeau de la désolation ( Tohou ), Et le niveau de la destruction ( Bohou ). [1] Cf Talmud – A Cohen p 110 pour son analyse de ce verset 
"Two is a company,
three is a crowd"
" Fraternity is our hope,