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"J'ai toujours près de moi - Six fidèles amis - C'est à eux que je dois - Tout ce que j'ai appris - Leurs noms sont Quand, Où, Quoi, - Comment, Pourquoi et Qui."
Rudyard Kipling - The serving men
 

"- Quel est le but de l’étude? apprenez le moi.

- Eh bien c’est de savoir ce qu’autrement nous ne saurions pas.

- Vous voulez dire ces choses cachées et interdites à l’intelligence commune?

W. Shakespeare, Loves’s labour lost"

En librairie et sur la Toile :


Vous le savez bien puisque vous êtes nombreux à visiter, sur ce blog, la page qui en porte le titre,

« L'ACACIA M'EST CONNU ».

C'est ce que dit le Maître maçon. De la même manière, il affirme avoir Visité l'Intérieur de la Terre.  Dans la Loge, il est celui qui plante le rameau d'Acacia, le fanal qui lui a montré le chemin durant ses voyages. Cette petite lumière fleurie, annonciatrice de l'avenir, est celle qui permet de retrouver son chemin au cœur des ténèbres d'un monde virtuel dont le souvenir reste dans les rituels. Avec elle, le Maître poursuit son but, quelles que soient les embûches. Le rameau aux fleurs d'or affirme son niveau de conscience car l'Acacia est un très ancien et très puissant symbole initiatique. Il affirme aussi que la Mort est l'ultime et inséparable objet de la Vie et non une damnation.Plus que tout autre emblème maçonnique, l'Acacia, couronne épineuse du Christ, est le signe de la connaissance des Maîtres. Il est  le messager de la victoire spirituelle et l'esprit de la manifestation des cycles de mort et de renaissance. Depuis la plus haute antiquité, l'Acacia et le Maître ne font qu'un. Ce rameau d'or sur une motte verte est ce qu'il nous reste des anciens Dieux au coeur de nos rituels... 


Toujours disponible
 

"LE SILENCE DES APPRENTIS"

A chaque grade de la franc-maçonnerie correspond une étape du chemin initiatique qui doit conduire l'Homme à se parfaire. Pour l'Apprenti, le nouvel initié, ce moment du parcours est particulièrement difficile car il va être confronté à une obligation de Silence" ( 4ème de couverture ).

Aux éditions "MAISON DE VIE", bien connues d'autres part pour la série des "symboles de la franc-maçonnerie" .L'auteur nous propose un voyage au cœur du "Silence des Apprentis". Le Silence, qui ne saurait être confondu avec le secret ou le mutisme, est un phénomène récurent de la démarche initiatique qui ne se présente pas comme une simple et unique interdiction de parler, mais bien comme un outils indispensable à tous les grades. Ce Silence est la Pierre de faîte, le fondement du franc-maçon futur. Il est important qu'il soit plus chargé de sens que tout autre symbole. Le silence des Apprenti n'est pas une exigence quelconque, ce n'est même pas une exigence formelle de tous les rites. Il est important d'en expliquer la nature plus que d'en imposer une pratique sans réflexion préalable. Le Silence est ici l'objet de l'étude et non une obligation étrangère à celle-ci.

Soyons clair, cette obligation somme toute récente au regard de l’Histoire et assez spécifique à la maçonnerie continentale ( cette obligation n'existe pas au Rite Emulation ) est une découverte pour le néophyte et, on le sait bien, aucune découverte ne peut reposer sur la contrainte sauf à risquer de transformer en objets anecdotiques les symboles et les outils du futur Maître. En effet, si le premier contact repose sur l'interdit, comment la confiance peut-elle s'instaurer ?

Le Silence de l'Apprenti est le cinquième voyage invisible de la cérémonie d'initiation tout autant que le viatique des Maîtres …

 

 

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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /2009 12:12
Le regreté Idries Shah nous a fait rêvé de nombreuses nuits avec ses contes Orientaux, qu'ils soient Soufis ou bien Perses,. Il y eut aussi les récits de l'incomparable Mullah Nasr'Eddin... au pays des aveugles, les borgnes sont assez mal vus...  Justement, en parcourant à l'aveuglette les pages des contes Derviches, publiés au "courrier du Livre" en 1979, voici que je tombe sur cette définition de la barbarie :

"Un barbare, c'est quelqu'un dont les perceptions manquent à ce point de sensibilité qu'il croit pouvoir appréhender par la pensée ou par le sentiment, quelque chose qui ne peut être perçu que par le développement de soi et une constante application à atteindre Dieu..."

Il est vrai que je travaille de midi (encore que je prenne parfois quelque rafraichissement) à minuit, humble (cela dépend des jours), courbé devant le Gadlu... mais tout de même, quelle perspective... Elle s'ouvre directement sur les propos récent de la philosophe Isabel Stengers, à savoir que la Barbarie commence quand ce qui était insupportable devient naturel... il semble, pour la première citation, que cette vision soit due à Ahmed-el-Bedavi, fondateur des Bedavii égyptiens et qui nous a quitté en 1276... Bedavi était, de son vivant, rejeté par les musulmans qui l'accusaient d'être trop compatissant evers les chrétiens qui, eux-mêmes, le rejetaient parce que Musulman... On croirait décrire les relation des Loges entre elles... Enfin, ne soyons pas trop pessimiste, le monde est à construire et la perfection n'est pas toujours au rendez-vous... il faudrait, cependant, que le mur ne s'écroule pas trop souvent... Mais ce n'est pas de barbarie que je voulais parler mais de bien d'autre chose... en fait, je souhaitais aborder les certitudes et leurs conséquences...

Voici le conte tel qu'il est donné par Idries Shah...

Il était une fois un homme qui contemplait l'opération de la nature. A force de concentration et d'attention, il finit par découvrir le moyen de faire du feu.

Cet homme s'appelait Nour. Il décida de voyager de com­munauté en communauté pour faire part aux gens de sa découverte.

Nour transmit le secret à de nombreux groupes. Certains tirèrent parti de cette connaissance. D'autres, pensant qu'il devait être dangereux, le chassèrent avant même d'avoir eu le temps de comprendre de quel prix cette découverte aurait pu être pour eux. Pour finir, une tribu devant laquelle il faisait une démonstration fut prise de panique : ces gens se jetèrent sur lui et le tuèrent, convaincus d'avoir affaire à un démon.

Les siècles passèrent. La première des cinq tribus qui avaient appris à faire le feu en avait réservé le secret à ses prêtres. Ils vivaient dans l'opulence et détenaient tout pou-voir tandis que le peuple gelait.

La seconde tribu finit par oublier l'art de faire le feu et idolâtra les instruments. La troisième adorait une représen­tation de Nour lui-même : n'était-ce pas lui qui les avait enseignés ? La quatrième tribu conserva l'histoire de la créa­tion du feu dans ses légendes ; certains y ajoutaient foi, d'autres les rejetaient. Seuls les membres de la cinquième communauté se servaient effectivement du feu, ce qui leur permettait de se chauffer, de faire cuire leurs aliments et de fabriquer toutes espèces d'objets utiles.

Un jour, un sage accompagné d'un petit nombre de ses disciples entreprit de traverser les territoires occupés par les

cinq tribus. Les élèves furent stupéfaits de découvrir une telle variété de rituels. Et de dire à leur maître : « Mais ces différents procédés ne se réfèrent-ils pas tous à l'art de faire le feu et à rien d'autre ? Nous devrions éduquer ces gens !

-      Eh bien, nous allons refaire notre voyage, proposa le maître. Lorsqu'il sera terminé, ceux qui auront survécu connaîtront les vrais problèmes et la manière correcte de les aborder. »


Quand ils arrivèrent sur le territoire de la première tribu, ils furent reçus avec hospitalité.

Les prêtres invitèrent les voyageurs à assister à leur cérémonie religieuse au cours de laquelle un feu allait être allumé. Quand ils en eurent fini et que la tribu eut manifesté son émoi devant l'événement, le maître demanda : « Quelqu'un désire-t-il prendre la parole ?

-      Pour la cause de la Vérité, je me sens contraint de dire quelque chose à ces gens, dit le premier disciple.

-      Si tu veux le faire, à tes risques et périls, je t'en donne la permission », dit le maître.

Le disciple s'avança et en présence du chef de la tribu et des prêtres, il déclara : « Je peux accomplir le miracle que vous prenez pour une manifestation spéciale de la divinité. Si je le fais, reconnaîtrez-vous que vous êtes dans l'erreur depuis bien longtemps ?

-      Saisissez-vous de cet homme ! » s'écrièrent les prê­tres. On l'emmena et on ne le revit jamais plus.

Puis les voyageurs entrèrent dans le territoire voisin où la seconde tribu idolâtrait les outils qui servaient à faire le feu. Une fois encore, un disciple se porta volontaire pour essayer de faire entendre raison à la communauté.

Ayant reçu la permission du maître, il dit devant la tribu rassemblée : « Je sollicite la faveur de vous parler comme à des êtres raisonnables. Vous vénérez les moyens par les-quels quelque chose peut être fait, même pas la chose en soi. Vous retardez ainsi le moment de son utilisation. Je connais la réalité qui est le fondement de cette cérémonie. »

Les membres de cette tribu étaient plus raisonnables. Ils répondirent au disciple : « En tant que voyageur et étranger, tu es le bienvenu parmi nous. Mais, puisque tu n'es pas des nôtres et que tu ignores tout de nos coutumes et de notre histoire, tu ne peux comprendre ce que nous faisons. Tu te trompes. Peut-être même essaies-tu de nous enlever notre religion ou de la modifier. En conséquence, nous refusons de t'écouter. »

Les voyageurs poursuivirent leur chemin.

Lorsqu'ils arrivèrent sur les terres de la troisième tribu, ils trouvèrent devant chaque maison une idole qui représen­tait Nour, le faiseur de feu originel. Ce fut au tour du troi­sième disciple de s'adresser aux chefs de la tribu :


« Cette idole représente un homme qui lui-même repré­sente un pouvoir - et ce pouvoir peut être exercé.

-      Peut-être en est-il ainsi, répliquèrent les adorateurs de Nour, mais il n'est donné qu'à une minorité de pénétrer le vrai secret.

-      A la minorité qui le comprendra. Pas à ceux qui refu­sent de regarder certains faits en face, dit le troisième dis­ciple.

-      C'est là pure hérésie de la part d'un homme qui ne parle même pas correctement notre langue et qui plus est, n'est pas un prêtre de notre religion », murmurèrent les prêtres. Et il ne put aller plus loin.

Le groupe continua son voyage et arriva bientôt au pays de la quatrième tribu. Un quatrième disciple s'avança devant tout le peuple assemblé.

« L'histoire des faiseurs de feu est vraie et je sais com­ment faire du feu », dit-il simplement.

La confusion se répandit dans la tribu qui se divisa aussi-tôt en plusieurs factions. Certains dirent : « C'est peut-être vrai. Et si c'est le cas, nous voulons savoir comment faire le feu. » Mais, quand le maître et ses adeptes eurent interrogé ces gens, il s'avéra que la majorité d'entre eux étaient désireux d'utiliser ce savoir-faire à leur propre avan­tage et qu'ils ne comprenaient pas qu'il était destiné à favo­riser le progrès de l'humanité. Les légendes déformées avaient pénétré si profondément dans l'esprit de la plupart que ceux qui pensaient qu'elles pourraient bien représenter la vérité étaient souvent des déséquilibrés, qui n'auraient pas été capables de faire du feu même si on leur avait montré comment procéder.

Il se trouva une autre faction pour affirmer : « Il est évident que ces légendes ne reposent sur rien. Cet homme essaie tout bonnement de nous mystifier pour se faire ici une place au soleil ! »

« Nous préférons les légendes telles qu'elles sont, pro-clamait un autre groupe, car elles constituent le ciment même de notre cohésion. Si nous les abandonnons et que nous découvrons par la suite que cette nouvelle interprétation est sans valeur, qu'adviendra-t-il de notre communauté ? »

Et il y avait encore bien d'autres points de vue.

La petite troupe continua son voyage jusqu'à ce qu'elle atteigne le territoire de, la cinquième communauté. L'em­ploi du feu y était chose banale et ses membres avaient d'au­tres problèmes à affronter.

Le maître dit alors à ses disciples :

« Vous devez apprendre à enseigner car les hommes ne veulent pas de l'enseignement. Tout d'abord, il vous faudra leur apprendre à apprendre. Avant cela même, vous devrez leur apprendre qu'il y a encore quelque chose à apprendre. Ils imaginent qu'ils sont prêts à apprendre mais ils ne veu­lent apprendre que ce qu'ils s'imaginent devoir apprendre, et non ce qu'il leur faut apprendre en tout premier lieu. Quand vous aurez appris tout cela, alors serez-vous en mesure d'inventer les voies de votre enseignement. La con-naissance sans la capacité spéciale d'enseigner n'est pas la même chose que la connaissance plus la capacité. »


So mote it be...

 



Par Lurker - Publié dans : Contes
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Je serais particulièrement intéressé par tout ce qui touche à une particularité de la période Elysabéthaine et qui porte le nom de School of Night.... Si quelqu'un sait où il est possible de trouver :
 Bradbrook, Muriel C.,. The School of Night: A Study in the Literary Relationships of Sir Walter Raleigh, Cambridge: Cambridge University Press, 1936, même en e-book, il est possible de me contacter ici :

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