Shibboleth... Faut-il tuer l'étranger ?

  • Lurker
  • Paroles

Shibboleth

 "Ils lui disaient alors: Hé bien, dis Schibboleth. Et il disait Sibboleth, car il ne pouvait pas bien prononcer. Sur quoi les hommes de Galaad le saisissaient, et l'égorgeaient près des gués du Jourdain. Il périt en ce temps-là quarante-deux mille hommes d'Éphraïm."
Juges12:6
Jdg 12:6  interrogabant eum dic ergo sebboleth quod interpretatur spica qui respondebat tebboleth eadem littera spicam exprimere non valens statimque adprehensum iugulabant in ipso Iordanis transitu et ceciderunt in illo tempore de Ephraim quadraginta duo milia 

« Peu après, ceux qui se tenaient là s'approchèrent et dirent à Pierre : Sûrement, toi aussi, tu en es : et d'ailleurs ton langage te trahit. »

Mt 26, 73

Ruth

1 ; 17 « Là où tu mourras, je mourrai et là je serai ensevelie.  Que Yahvé me fasse ce mal et qu'il y ajoute encore cet autre, si ce n'est pas la mort qui nous sépare! »

« Il demanda : Quelle est la parole qu'il t'a dite ? Ne me cache rien! Que Dieu te fasse ce mal et qu'il ajoute encore cet autre si tu me caches un mot de ce qu'il t'a dit. » 1S 3 ; 17

« Tout le peuple vint inviter David à prendre de la nourriture alors qu'il faisait encore jour, mais David fit ce serment : " Que Dieu me fasse tel mal et qu'il y ajoute tel autre si je goûte à du pain ou à quoi que ce soit avant le coucher du soleil. » 2S 3 ;35

Etranger

 

N.B.  identité de la Loi pour le peuple d’Israël et pour l’étranger.

« Il n'y aura qu'une loi et qu'un droit pour vous et pour l'étranger qui réside chez vous. » Nb 15 ; 16

« tu ne grappilleras pas ta vigne et tu ne ramasseras pas les fruits tombés dans ton verger. Tu les abandonneras au pauvre et à l'étranger. Je suis Yahvé votre Dieu. » Lv 19 ;10

 

« D. : Dites-moi le M:. de P:.

R. : Schibboleth

D. : Que signifie-t-il ?

R. : Nombreux comme des épis de blé.

D. : Quel âge avez-vous ?

R. : Cinq ans. »

Une autre traduction intéressante est celle proposée par le rituel dit du « Duc de Chartres ( 1784 ) » qui nous précise que « Le mot de passe est Schibboleth qui signifie « épi de blé sans barbe » ou « épi de froment ».

. »

 

A ce point, nous nous trouvons devant trois lignes directrices qui pourraient donner une interprétation probable du terme « Schibboleth ».

 

  • La traduction du mot hébreu : « épi » ou « courant de l’eau », « cours du fleuve ». Certaines autres traductions nous ont été proposées par lesquelles il semblerait que l'onpuisse étendre cette traduction à Endurance, la Tolérance, pique-nique ou aussi le Repas commun.. Cela, en référence aux définitions offertes par le Larousse hébreu-francais de 2002. Quel que soit l'usage que je puis en faire moi même, il semble bon de rappeler que l'Hébreu Biblique est fort éloigné de la langue moderne utilisée en Israël. D'autre part, il apparait comme assez étonnant que la signification d'un mot dont l'objet premier est de désigner l'étranger à tuer puisse être présenté comme signifiant Tolérance et Repas en Commun, à moins , bien évidemment que ces deux derniers termes ne s'appliquent qu'à la communauté débarrassée de ses étrangers.
  • Le terme, en lui même, est d'ailleurs utilisé quatre fois dans la Bible et chaque fois dans des situations relatives à la Mort et au danger des flots déchainés. Dans les Psaumes (69), שׁבּלת    שׁבּל shibbôl,  shibbôleth, est le terme utilisé pour définir un courant d'eau puissant qui emporte. Par analogie avec les épis emportés par le vent, l'hébreux araméen prévoit que ce terme signifie aussi grain de blé ( emporté par le vent ), mais aussi "gué" au milieu d'un courant d'eau, les flots, de par leur nature fluide et insaisissable deviennent alors plus que jamais la représentation du temps qui emporte ; de la nature inéluctable du destin. De fait, au regard de la Bible, Ancien Testament et Apolcalyspse,
    Ps.69:3 "J'enfonce dans la boue, sans pouvoir me tenir; Je suis tombé dans un gouffre, et les flots (shibbôleth) m'inondent."
    Mais aussi au 15 ème verset : "Que les flots
    (shibbôleth) ne m'inondent plus, Que l'abîme ne m'engloutisse pas, Et que la fosse ne se ferme pas sur moi!"
    Dans le Livre de Job la notion relative à la Mort se fait encore plus précise, mais cela semble normal puisque le Compagnon Maçon doit traverser le fleuve afin de ce rendre au coeur du Temple, c'est un peu comme franchir le Styx pour atteindre l'autre rive :
    Job 24:24  "Ils se sont élevés; et en un instant ils ne sont plus, Ils tombent, ils meurent comme tous les hommes, Ils sont coupés comme la tête des épis (shibbôleth)."
    Cette notion analogique n'est pas sans rappeler les termes qui seront utilisés plus tard dans l'Apocalypse, à savoir :
      Apo. 12, 15 - "Et, de sa bouche, le serpent lança de l'eau comme un fleuve derrière la femme, afin de l'entraîner par le fleuve."
    A aucun moment il n'est question de Tolérance ou de repas en commun, la seule signification qui pourrait se trouver approchante serait celle de la racine שׁבל, Shöbel, qui se rapporte au train de vie d'une Princesse, terme parfois utilisé dans les apocryphes ou les commentaires pour qualifier la cour de la Reine de Saba.
    Il semble donc que la nouvelle traduction  proposée par le dictionnaire d'Hébreu moderne soit très largement hors de la signification réelle du mot... peut être une modernisation ? Toujours est-il qu'elle mêne inévitablement à l'erreur.
  • La signification donnée au mot par les catéchismes maçonniques des rites Continentaux ( REAA, RF, MM, RER...) : « nombreux comme les épis de blé » ou « épis de froment » ( blé sans barbe ) qui semble indiquer le lien permanent entre les rituels pratiqués et la construction de sociétés « agraires » donc sédentaires regroupées en villages et dont la survie dépend de la possession de la Terre et de la qualité du bâti protégeant les personnes et les biens. Est le plus souvent éloignée de son réel usage dans le Volume de la Loi Sacré. Il pourrait être intéressant de se pencher sur la raison de ce détournement sémentique, mais surtout sur la nécessité d'avoir conservé un terme pour lui donner un autre sens.

    Au Rite Emulation, la signification est on ne peut plus claire et le tableau de Loge au second degré renvoie, lui aussi à la forme correcte du mot.
    "les Compagnons du Métier touchaient en espèces leur salaire qui leur était payé dans la Chambre du Milieu du Temple. Ils y accédaient par le Porche ou Entrée, du côté sud. Lorsque nos anciens Frères étaient parvenus dans le Porche, ils arrivaient au pied de l'escalier en forme de vis qui conduisait à la Chambre du Milieu. La montée leur était interdite par le Second Surveillant qui leur demandait la poignée de main de Passage et le mot de Passage donnant accès du Premier au deuxième Degré. Vous êtes tous en possession de cette poignée de main de Passage et j'ose espérer que vous vous souvenez du mot de Passage, Schibboleth, signifiant « Abondance » et représenté ici par un épi de blé près d'une chute d'eau.
    L'origine du mot Schibboleth remonte au temps où une armée d'Ephraïmites traversa le Jourdain pour attaquer Jephté, le célèbre général de Galaad. Le prétexte de cette visite inamicale était qu'il ne les avait pas appelés à partager les honneurs de la guerre contre les Ammonites, mais ils désiraient en réalité avoir leur part du riche butin que Jephté et son armée avaient amassé à la suite de cette guerre. Les Ephraïmites avaient toujours été considérés comme un peuple braillard et turbulent, mais ils en vinrent cette fois à la violence déclarée et après de nombreuses et graves injures envers les Galaadites en général, menacèrent de brûler leur chef victorieux et sa maison.
    Jephté de son côté essaya tous les moyens de les apaiser par la douceur, mais comme cette attitude se révéla sans effet, il eut recours à des procédés plus énergiques. Il rassembla son armée, livra bataille aux Ephraïmites, les défit et les mit en déroute. Et afin de rendre sa victoire définitive et pour se garantir à l'avenir contre de tels procédés, il envoya des détachements de son armée garder les gués du Jourdain par lesquels il savait que les rebelles devaient nécessairement passer pour regagner leur pays. Il donna à ses hommes des ordres stricts pour que, si un fugitif se présentait et reconnaissait être Ephraïmite, il fût aussitôt massacré. Mais s'il rusait ou même niait, on devait l'obliger à prononcer un mot caractéristique, le mot Schibboleth. Les Ephraïmites, par suite d'un défaut d'élocution propre à leur dialecte, ne pouvaient le prononcer, mais disaient « Sibboleth ». Cette petite différence révélait leur pays d'origine et leur coûtait la vie. Et les Ecritures nous apprennent qu'il périt ce jour-là, sur le champ de bataille et sur les rives du Jourdain, quarante-deux mille Ephraïmites (Juges XII, 1-6). Et de même qu'à ce moment Schibboleth fut un moyen pour distinguer un ami d'un ennemi, le Roi Salomon par la suite le fit adopter comme mot de Passage dans les Loges de Compagnons du Métier afin d'interdire à toute personne non qualifiée de monter l'escalier en forme de vis qui conduisait à la Chambre du Milieu du Temple. Lorsque nos anciens Frères avaient donné cette preuve certaine au Second Surveillant, ce dernier leur disait : « Passez Schibboleth ». Ils montaient alors l'escalier en forme de vis qui consistait en trois, cinq, sept marches ou plus.
    "
  • L’utilisation de ce terme comme un mot de passe permettant d’identifier les étrangers autrement que par leur apparence, par leurs difficultés de prononciation, et cela en vue de les tuer. Nous sommes ici en présence d’une réalité sociale importante : l’étranger n’est pas nécessairement différent de nous au premier abord. Il faut savoir ce que cachent les masques car l’étranger est celui qui prend la nourriture, les femmes, occupe la place réservée aux membres du groupe, c'est surtout celui qui est porteur de différence et, par voie de conséquence, de contamination, de cette contimanation particulière qui est celle de la Mort. N'oublions pas que dans l'Antiquité la Mort était un voyage d'où l'on ne revenait pas, l'être conservait une existence et pouvait, dans certaines circonstances, être relevé ( Cf. Hiram, ramené du Pays de la Mort).

 

Néanmoins, une question revient en permanence, pourquoi avoir choisi un mot de passe dont l’usage n’apparaît que quatre fois dans le texte biblique qui reste, on le sait, la référence en matière de symbolisme maçonnique ? Mais, dans le cadre d’une fraternité affirmant sa vocation universaliste, pourquoi choisir un mot dont l’unique usage est de désigner l’étranger afin de le mettre à mort ?

 

 

« Elle a dit : « Permets-moi de glaner et de ramasser ce qui tombe des

 gerbes derrière les moissonneurs. " Elle est donc venue et elle est restée;

 depuis le matin jusqu'à présent elle s'est à peine reposée. »

Rt 2 ; 7

 

Le premier verset du second chapitre du Livre de Ruth nous apporte un certain nombre d’enseignements d’une part sur les épis de blé, mais aussi sur leur contexte particulier. En effet, Ruth, veuve de l’un des fils d’Elimélek choisit de rester avec sa belle-mère Noémie, après la mort de son mari, et reste attachée à elle lorsque cette dernière retourne auprès de l’un des parents d’Elimélek : Booz. Cependant, le fait d’avoir épousé un homme du pays de Juda n’avait pas pour conséquence qu’elle fusse acceptée. Ruth restait avant tout une moabite, c’est à dire, une étrangère impure puisqu’un interdit frappait les filles des Moabites comme nées d’une lignée issue de l’inceste de la fille aînée de Loth avec son père et qui donna naissance à Mo’ab ou Mohabon, leur ancêtre.

L’arrivée des deux femmes à Bethlehem correspond au temps de la moisson de l’orge. Ruth demande l’autorisation de glaner les épis qui tomberaient du chariot comme la Loi le permettait puisque les épis tombés étaient considérés comme perdus. Le maillon le plus pauvre de la communauté pouvait en bénéficier, ici l’étranger vit grâce à la charité de la communauté qui, non seulement ne le met pas à mort, mais de surcroît le nourrit de ce qui ne la prive pas. C’est donc bien le rôle de l’étranger que de rassembler ce qui est épars puisqu’il ne participe pas aux travaux de la communauté. C’est alors que Booz, propriétaire du champ, remarque Ruth et lui accorde sa protection. On observera que dans un premier temps c’est le fait de glaner les épis tombés du chariot qui permettra à la Veuve de se faire remarquer.

Nous sommes ici en présence de deux symboles maçonniques forts ; tout d’abord l’importance de regrouper ce qui est rejeté, tombé, égaré, éparpillés autour du chariot. On se souviendra que la pierre brute rejetée est celle qui formera la clé de voûte. Ce sont ici les épis de blés qui seront ramassés en brassés, donc, nombreux. D’autre part, c’est sous la bienveillante protection du propriétaire du champ que cet acte de regrouper les épis va pouvoir se dérouler. Ici le propriétaire se nomme Booz. On notera que dans le texte hébreu, l’orthographe de ce nom est identique à celle qui est attachée à la colonne du Temple à la gauche de la porte : Boaz  et qui signifie « dans la force » ou « sous la protection ». Il est important, ici, de préciser que, quel que soit le Rite , la Colonne Boaz est toujours celle à l’ombre de laquelle siège le Premier Surveillant, c’est à dire le Maître en charge de l’enseignement des Compagnons.

Cette part du symbolisme maçonnique nous offre un développement intéressant relativement au second grade et particulièrement sur son obligation de voyager, c’est à dire de devenir un étranger. Le droit à la Parole dont il est investi à ce grade n’est pas, on le comprend bien, une obligation d’intervenir dans les travaux de sa propre Loge, mais bien le moyen de se faire reconnaître, de donner le mot de passe demandé selon les formes et la bonne prononciation. Reconnaître l’étranger est aussi un moyen de se connaître. Le Compagnon sera donc celui qui n’est plus une pierre brute dépendante du regard que l’on porte sur elle, mais bien celui qui se construit par la dette qu’il développe envers son entourage. Le fait d’être intégré dans une construction, d’avoir sa place au sein de l’architecture  ne représente rien d’autre que la possibilité d’admettre que le regard de l’étranger puisse être le ciment de la construction. Comme le souligne l’Histoire de Ruth, les racines, symbolisées par la référence à la Déesse Mère, souvent indiquée comme une veuve, de la tribu, du groupe, trouvent leur sources dans les éléments rejetés. Tous ces épis glanés par l’indigent, l’étranger que l’on tolère, symbolisent les éléments que chacun d’entre nous rejettent inconsciemment hors du champ de la réflexion parce qu’il est impossible d’être à la fois impliqué et témoin. L’étranger est le témoin qui glane les restes de la mémoire pour nous permettre de la reconstituer. Néanmoins, si nous comprenons pourquoi les « épis sont nombreux » et pourquoi la protection de la « Force » est nécessaire à consolider ce qui est « établi », il nous reste à nous demander pourquoi l’étranger doit-il mourir et si le « courant de la rivière » représente le cours du temps ou bien autre chose ?

 


Shibboleth


e terme n’apparaît qu’une seule fois dans le texte biblique en Jg 12 ; 6 quand Jephté, Roi-Juge de Galaad, après avoir offert sa fille en sacrifice à l’Eternel, conformément à son vœu, termine la guerre victorieuse qu’il menait contre ses voisins Ammonites en les empêchant de regagner leur territoire par le franchissement d’un gué sur le Jourdain. (5)« Puis Galaad coupa à Éphraïm les gués du Jourdain, et quand les fuyards d'Éphraïm disaient : « Laissez-moi passer », les gens de Galaad demandaient : « Es-tu Ephraïmite ? » S'il répondait : « Non »(6) alors ils lui disaient : « Eh bien, dis Schibboleth ! » Il disait : « Sibbolet » car il n'arrivait pas à prononcer ainsi. Alors on le saisissait et on l'égorgeait près des gués du Jourdain. Il tomba en ce temps-là quarante-deux mille hommes d'Éphraïm. »

30 Et Jephthé voua un vœu à l’Éternel, et dit : Si tu livres en ma main les fils d’Ammon,

31 il arrivera que ce qui sortira des portes de ma maison à ma rencontre, lorsque je reviendrai en paix des fils d’Ammon, sera à l’Éternel, et je l’offrirai en holocauste.

32 Et Jephthé passa vers les fils d’Ammon pour combattre contre eux ; et l’Éternel les livra en sa main :

33 et il leur infligea une très grande défaite, depuis Aroër jusqu’à ce que tu viennes à Minnith, [leur prenant] vingt villes, et jusqu’à Abel-Keramim*; et les fils d’Ammon furent humiliés devant les fils d’Israël.

34 Et Jephthé vint à Mitspa, dans sa maison ; et voici, sa fille sortit à sa rencontre avec des tambourins et des danses* ; et elle était seule, unique : il n’avait, à part elle, ni fils ni fille.

35 Et il arriva, quand il la vit, qu’il déchira ses vêtements, et dit : Ah, ma fille ! tu m’as accablé, et tu es de ceux qui me troublent ! car j’ai ouvert [ma] bouche à l’Éternel, et ne puis revenir en arrière.

36 Et elle lui dit : Mon père, si tu as ouvert ta bouche à l’Éternel, fais-moi selon ce qui est sorti de ta bouche, après que l’Éternel t’a vengé de tes ennemis, les fils d’Ammon.

37 Et elle dit à son père : Que cette chose me soit faite : laisse-moi pendant deux mois,

t je m’en irai, et je descendrai sur les montagnes, et je pleurerai ma virginité, moi et mes compagnes.

38 Et il lui dit : Va. Et il la renvoya pour deux mois. Et elle s’en alla, elle et ses compagnes, et pleura sa virginité sur les montagnes.

39 Et il arriva, au bout de deux mois, qu’elle revint vers son père ; et il accomplit à son égard le voeu qu’il avait voué. Et elle n’avait point connu d’homme.

40 Et ce fut une coutume en Israël, que d’année en année les filles d’Israël allaient célébrer la fille de Jephthé, le Galaadite, quatre jours par année.

Jgs 11 ; 30-40

 



 

 

 

 


 

L’histoire du vœu de Jephté a pour fin d’expliquer une fête annuelle que l’on célébrait en Galaad, v. 40, et dont la vraie signification est inconnue.

Il ne faut pas en atténuer le sens : Jephté immole sa fille, v. 39, pour ne pas manquer au vœu qu’il a fait, v. 31. Les sacrifices humains seront toujours réprouvés en Israël, cf. déjà Gn 22 ( on notera cependant qu’ici il n’est pas question de remplacer la fille de Jephté par un agneau ou un autre animal ), mais le narrateur rapporte l’histoire sans exprimer aucun blâme, et l’accès paraît même être mis sur la fidélité au vœu prononcé.

Livre des Juges

 

« …d'année en année les filles d'Israël s'en vont se lamenter quatre jours par an sur la fille de Jephté le Galaadite. » ( Jg 11 ; 40 )

"Ruah » « Ruac’h » le souffle qui nourrit

 »  qui veut dire « se rassasier », s’« enivrer », les deux termes nous le savons se rapportent au « Souffle » créateur. L’un pour sa puissance créatrice, l’autre pour sa capacité à combler l’âme pour ce qu’il désigne, selon une autre forme l’air en en mouvement, le souffle du vent, la force vitale et les pensées, les sentiments ou les passions où elle s’exprime.

Il semble donc que les filles d’Israël aient eu pour coutume de pratiquer un rituel dédier au « Maître des Chants  » et qui avait pour effet de les plonger dans une sorte de transe quatre jours par ans.

Rite Français Moderne, catéchisme au grade de Compagnon, in « Dictionnaire maçonnique », de Charles-François-Nicolas Quentin

«La vraie Massonnerie des hommes et des femmes ou cours complet de l'adoption des femmes en trois grades suivie d'un corps de massonnerie des hommes». Le manuscrit original appartient au musée de la Grande Loge de France et a été édité par les Éditions du Prieuré © 1997.

Rite Ecossais Ancien et Accepté actuellement pratiqué.

« L’Amie »

« Mon Dieu est Roi »

Ruth 1, 4

Ne 13, 23

Mo’ab signifierait « issu du Père ». On notera ici un élément dont nous aurons à reparler plus loin. La fille cadette de Loth, après avoir eu des relations avec son père, donna naissance à un fils qu’elle nomma Ben-Ammi et qui est l’ancêtre des Bené-Ammon, fils d’Amon, les Ammonites.

A l’exception toutefois du Rite Emulation dans lequel les colonnes ne sont pas dans l’encadrement de la porte du Temple, mais de chaque côté du fauteuil du Vénérable.

Jakin = j’établirai

L’étudiant retrouvera ce souffle ( Ruah -) au commencement du monde. C’est ce que nous confirme le second verset de la genèse :

« Or la terre était vide et vague, les ténèbres couvraient l'abîme, un vent de Dieu tournoyait sur les eaux. »

La réduction numérique de Ruah est 4, carré de 2, nombre chtonien dont la signification est renforcée par le fait qu’il est nécessaire, pour indiquer sa position sur terre, de justifier de coordonnées déterminées par 2 axes et 4 points cardinaux. De même, pour positionner un point par rapport à soi, 4 directions sont indispensables (devant, derrière, gauche, droite). Quatre, double dualité, symbolise la stabilité, la solidité, il associé à la Terre, à l’incarnation des êtres dans la matière, il symbolise la totalité du créé, du révélé.

Sa représentation graphique peut être la croix ou l’équerre mais c’est bien souvent le carré qui est préféré, représentation de l’une des face du cube qui définissait la Terre pour Platon.

Cf G.I. Gurdjieff - "Rencontres avec des hommes remarquables"



Nicolas 06/06/2015 04:33

Excellent!
NJ.·.

Marie-Jeanne 04/10/2013 19:10

Cet article d'une grande qualité, m'a été d'un grand secours pour ma planche de passage au 3ème degré. merci MJ:.

Personnaly © 2014 -  Hébergé par Overblog