Pistes...

Apo 19:13  et il était revêtu d'un vêtement teint de sang. Son nom est la Parole de Dieu.


* Dans le texte grec de la « Révélation », le mot αιμα, aima ( hah'ee-mah ) est employé pour désigner le sang. Ce terme, d’une origine douteuse figure à la fois le sang des animaux ou de l’homme et le jus de raisin. C’est un terme qui est couramment employé pour désigner le sang du Christ – Agneau, fils de l’Homme, qui partagea le vin. Il est aussi employé pour désigner un carnage et une analogie.

* Dès le premier chapitre de la Genèse, Dieu créa l’ « Homme », « A-Dam », à son image. A-Dam s’écrit, en hébreu, Aleph, Daleth, Mem. Aleph est un souffle, le mot Dam, signifie «Sang», cela veut-il dire que Dieu créa le « souffle du Sang » à son image ou bien que le sang est, en tant que tel, à l'image de Dieu ?

Cette partie du texte renvoie à quelque chose de tout à fait particulier, le  λόγος serait associé à la divinité par l'intermédiaire du sang. En effet, si le terme utilisé pour désigner le "sang" a aussi le sens d'analogie, il est possible de penser que l'idée prinicipale est de définir l'Homme comme étant à l'image du liquide qui coule dans ses veines. C'est bien souvent le sang qui parle, comme dans Gen 4;10 " La voix du sang de ton frère crie de la terre jusqu'à moi" tout aussi bien, il est associé à l'âme des êtres vivants ( Gen 9;4 : "vous ne mangerez point de chair avec son âme, avec son sang" ). Il est bien évident que le sang ne puisse être comestible puisqu'il est l'âme et l'image de l'Homme. Partager le sang comme dans la Cène, c'est partager son âme. Il s'agit alors, non seulement d'une matérialisation du Verbe, mais aussi d'indiquer le chemin vers la déification de l'être.

Quelque chose parle en nous et cela reproduit le souffle de ces autres formes d'êtres que sont les éléments de l'éthique personnelle, elles recouvrent peu à peu les contraintes du vieil homme resté Apprenti. Ces éléments forment la Parole et existent au delà de ce que nous sommes. Ils se comportent par altérités complémentaiores comme le ferait le pavé mosaïque, une fois dans un sens et une fois dans l'autre. C'est aussi le mode de fonctionnement d'un labyrinthe dont il faut développer l'ensemble du parcours avant d'arriver en son centre. Ici, la Parole donne le terme de l'oeuvre d'être tout autant que le raisonnement qui y mêne. Il s'agit à la fois de la doctrine et des éléments de la contourner. Le libre choix des actes reste à celui qui avance. Le sang ne peut être QUE Parole puisqu'il contient la matière nécessaire à la vie et celle nécessaire au fonctionnement de l'âme. La construction de l'âme s'effectue donc dans le silence puisque rien ne peut existé qui n'ait pas été créé. Le Silence pourrait donc s'identifier au Temps et le Verbe-Sang à la création puisque αιμα est l'origine de l'âme. C'est le sang qui fait se mouvoir le Verbe et juge de la qualité du souffle.

Apo 16:4  Le troisième versa sa coupe dans les fleuves et dans les sources d'eaux. Et ils devinrent du sang.


* On sait, depuis qu’Elisée versa du Sel dans les eaux ( 2Roi 2:21  Il alla vers la source des eaux, et il y jeta du sel, et dit: Ainsi parle l'Éternel: J'assainis ces eaux; il n'en proviendra plus ni mort, ni stérilité ), qu’elles ne peuvent plus être associées à la mort. Certains textes affirment même que le mot « stérilité » est en fait utilisé à la place de « avorter ». Il s'agit donc de ne pas précipiter les choses, ne pas déterminer ce qui doit être avant que cela ne soit. L'idée d'une Création selon cet ordre est particulièrement prophétique puisqu'avant que le Verbe ne soit, l'idée du Verbe existe.

L’Homme serait-il en permanente résurrection de son propre fluide ? Cela expliquerait qu'il faille ressuciter d'abord et mourir ensuite pour revivre... le monde actuel serait-il celui d'une seconde vie  et la Parole perdue celle qui donne l'expression de la Vie.

L'Apocalypse ouvre un nouveau Livre... puisque la Révélation clôture une étape, elle est donc l'image en négatif de la première...


 

 

 


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