Partager l'article ! La Pierre d'Eleusis: « Pourquoi celui qu'on cherche et qu'on pleure s'appelle-t-il ici Osiris, plus loin Adonis, pl ...

"- Quel est le but de l’étude? apprenez le moi.
- Eh bien c’est de savoir ce qu’autrement nous ne saurions pas.
- Vous voulez dire ces choses cachées et interdites à l’intelligence commune?"
Enfin disponible ! MAHHABONE 1777 -La Porte de la Grande Loge ouverte afin de révéler les secrets de la franc-maçonnerie des Ancients et des Moderns... On connait trois éditions différentes de l’ouvrage intitulé Mahhabone et dont une traduction est proposée ici dans un français compréhensible. Ce document fait partie de la longue liste des divulgations et pamphlets maçonniques relatifs à ce qui deviendra la franc-maçonnerie spéculative que nous connaissons aujourd’hui et qui seront diffusés entre 1723 et 1801.
Les trois éditions connues de ce texte ont été publiées entre 1765 et 1780 sous le titre de Mahhabone or, the Grand Lodge Door open’d wherein is discovered the whole secrets of Freemasonry, both Ancient and Modern. Ces différentes éditions semblent indiquer que l’ouvrage ait bénéficié, en son temps, d’une certaine notoriété même s’il n’a pas conservé, de nos jours, l'aura et le succès de ceux de Samuel Pritchard qui sont, il est vrai, plus complets dans les développements et annexes des rituels (signes, mots, comportements, etc…).
Une plongée au cœur des pratiques de la franc-maçonnerie de Londres à l’époque du conflit qui opposa les Ancients et les Moderns. Les premiers, revendiquaient leur origine et leur appartenance à l’ancienne maçonnerie des constructeurs d’York dont la pratique donnera naissance au Rite Écossais Ancien et Accepté et à la forme anglo-saxonne de la franc-maçonnerie de style Émulation. Quant aux Moderns, ils sont les Pères fondateurs de la Première Grande Loge de Londres en 1717 et les parents directs des formes continentales, dites modernes ou françaises de la maçonnerie. Plus que la traduction d’un ouvrage peu connu du 18ème siècle, il s’agit surtout ici d’un outil de travail, un document d’étude, proposé à tous ceux qui s’intéressent aux rituels de la franc-maçonnerie, qui souhaiteraient approfondir le sens de leurs pratiques régulières ou se pencher sur la diversité de la maçonnerie.
Vous le savez bien puisque vous êtes nombreux à visiter, sur ce blog, la page qui en porte le titre,
« L'ACACIA M'EST CONNU ».
C'est ce que dit le Maître maçon. De la même manière, il affirme avoir Visité l'Intérieur de la Terre. Dans la Loge, il est celui qui plante le rameau d'Acacia, le fanal qui lui a montré le chemin durant ses voyages. Cette petite lumière fleurie, annonciatrice de l'avenir, est celle qui permet de retrouver son chemin au cœur des ténèbres d'un monde virtuel dont le souvenir reste dans les rituels. Avec elle, le Maître poursuit son but, quelles que soient les embûches. Le rameau aux fleurs d'or affirme son niveau de conscience car l'Acacia est un très ancien et très puissant symbole initiatique. Il affirme aussi que la Mort est l'ultime et inséparable objet de la Vie et non une damnation.Plus que tout autre emblème maçonnique, l'Acacia, couronne épineuse du Christ, est le signe de la connaissance des Maîtres. Il est le messager de la victoire spirituelle et l'esprit de la manifestation des cycles de mort et de renaissance. Depuis la plus haute antiquité, l'Acacia et le Maître ne font qu'un. Ce rameau d'or sur une motte verte est ce qu'il nous reste des anciens Dieux au coeur de nos rituels...
"LE SILENCE DES APPRENTIS"
A chaque grade de la franc-maçonnerie correspond une étape du chemin initiatique qui doit
conduire l'Homme à se parfaire. Pour l'Apprenti, le nouvel initié, ce moment du parcours est particulièrement difficile car il va être confronté à une obligation de Silence" ( 4ème de couverture
).
Aux éditions "MAISON DE VIE", bien connues d'autres part pour la série des "symboles de la franc-maçonnerie" .L'auteur nous propose un voyage au cœur du "Silence des Apprentis". Le Silence, qui ne saurait être confondu avec le secret ou le mutisme, est un phénomène récurent de la démarche initiatique qui ne se présente pas comme une simple et unique interdiction de parler, mais bien comme un outils indispensable à tous les grades. Ce Silence est la Pierre de faîte, le fondement du franc-maçon futur. Il est important qu'il soit plus chargé de sens que tout autre symbole. Le silence des Apprenti n'est pas une exigence quelconque, ce n'est même pas une exigence formelle de tous les rites. Il est important d'en expliquer la nature plus que d'en imposer une pratique sans réflexion préalable. Le Silence est ici l'objet de l'étude et non une obligation étrangère à celle-ci.
Soyons clair, cette obligation somme toute récente au regard de l’Histoire et assez spécifique à la maçonnerie continentale ( cette obligation n'existe pas au Rite Emulation ) est une découverte pour le néophyte et, on le sait bien, aucune découverte ne peut reposer sur la contrainte sauf à risquer de transformer en objets anecdotiques les symboles et les outils du futur Maître. En effet, si le premier contact repose sur l'interdit, comment la confiance peut-elle s'instaurer ?
Le Silence de l'Apprenti est le cinquième voyage invisible de la cérémonie d'initiation tout autant que le viatique des Maîtres …
Avis aux
aides complaisantes....Je recherche une version complète du rituel de style "Lauderdale"
To whom it may concerned, I am looking for a complete ritual "Lauderdale" style... Thank you very much if you can find me one...
« Pourquoi celui qu'on
cherche et qu'on pleure s'appelle-t-il ici
Osiris, plus loin Adonis,
plus loin Atys ? Et pourquoi une autre
clameur qui vient du fond de l'Asie cherche-t-elle aussi dans
les grottes mystérieuses les restes d'un dieu immolé ?
Une femme divinisée, mère, épouse ou amante, baigne de ses
larmes ce corps saignant et défiguré, victime d'un principe
hostile qui triomphe par sa mort mais qui sera vaincu un jour !
La victime céleste est représentée par le marbre ou la cire,
avec ses chairs ensanglantées, avec ses plaies vives, que les
fidèles viennent toucher et baiser pieusement. Mais le troisième
jour tout change : le corps a disparu, l'immortel s'est
révélé ; la joie succède aux pleurs ;
c'est la fête renouvelée de la jeunesse et du printemps ».
Gérard de Nerval – Isis
Toute vie est structurelle et tous les systèmes sociaux sont le reflet d’une certaine forme de perception humaine de cette structuralité. Plus la forme de vie est évoluée, plus elle a conscience d’agir au sein de son environnement, plus les structures sont complexes. Ainsi, quand l’intelligence, la pensée et la connaissance prennent possession de l’environnement pour en maitriser les contraintes jusqu’au point de donner l’impression que les dépendances se sont inversées, alors l’esprit prend le pas sur la crainte. La relation à l’inconnu peut devenir art et ce qui reste à découvrir peut prendre la forme rassurante de mythes et de rites. L’Art et la Religion sont des formes de maîtrise relationnelles entre le conscient et la structuralité qui domine nos pensées inconscientes. Les légendes du monde et leurs illustrations sont des formes de familiarisation de la réalité en vue de la rendre connue, proche, rassurante, aussi vieille que l'humanité. Les rituels que nous utilisons et les thèmes psychodramatiques qui en sont l’expression sont l’image des systèmes sociaux auxquels nous appartenons et de l’image qu’ils nous donnent de notre environnement et particulièrement de ses structures inconnues, et non l’inverse. La projection de cela dans les sociétés de sociabilité héritières d’anciennes formes de religions à mystères, qu’elles aient, ou non, été absorbées par la religion devenue dominante, comme c’est le cas pour la franc-maçonnerie a pour conséquence de laisser les questions posées et de constater qu’elles restent bien souvent sans réponse. Il en est ainsi de l’origine du Mythe d’Hiram tel qu’il se présente dans les cérémonies maçonniques. On peut l’associer au message messianique chrétien, mais il n’en reste pas moins que cette association demeure une conséquence et non un éclairage sur ses origines. La raison principale se trouve dans la nature même des rites maçonniques de maîtrise dont l’objet est de façonner les règles éthiques de la vie humaine et de ses relations avec la mort telle qu’elle est perçue par le groupe qui les pratique. La signification qu’on leur donne en général est d’aller chercher la Vérité dans les profondeurs et de la ramener à la surface par l’usage de différentes traditions édifiantes et régulatrices de l’ordre social à usage de l’ensemble du groupe. Les Constitutions des Francs-maçons diraient qu’elles encadrent les règles de « cette religion sur laquelle tous les hommes s’accordent ». Chaque rite pratiqué dans la constellation maçonnique a sa place et détermine son propre continuum espace-temps. Dans chacun d’eux, on retrouve néanmoins des caractéristiques communes à tous les récits qui l’ont précédé et qui mettent en scène un Dieu qui meurt, relevé de son tombeau.
Que cette divinité meure et soit relevé ne fait aucun doute et c’est une constante. Ce qui peut, cependant, être déterminant du message initiatique est la nature même de la divinité. En d’autres termes et pour revenir à la légende d’Hiram telle qu’elle nous est contée. S’agit-il de l’exécution d’un Maître Architecte dont on veut s’emparer des secrets ou bien de la mise à mort d’un Apprenti qui dépasserait le Maître. Dans un cas nous parlons des moyens de faire un martyr et dans l’autre d’interrompre une quête. Dans les deux cas, cependant, il s’agit d’une divinité majeure abattue en raison de ses relations avec les secrets du monde et dont le voyage dans l’au-delà sera le moyen de transmettre la Connaissance. Une image du « savoir absolu » portée par l’inconscient et reproduite comme élément agrégatif qui permettra à ceux qui intègrent ce mythe de comprendre le message et d’en matérialiser les secrets.
Ce « Dieu qui meurt » est, bien évidemment, dans une culture héritée du temps où les hommes devaient se confronter avec les éléments, l’amant de la Grande Déesse parce que le ventre de la Femme-Mère est aussi le centre de la Terre-Mère. Il est lié aux cycles et, particulièrement à ceux relatifs à la fécondité et la végétation, son existence et ses mythes sont rythmés par les mouvements de la Lune.
A l’évidence, son voyage au pays des morts, ses pérégrinations dans les profondeurs de la terre ont une signification éminemment sexuelle. Il faut concevoir la vie éternelle dans le ventre de la Mère. La mort et la relévation, la résurrection du Dieu n’est rien d’autre que l’affirmation des origines de la vie au cœur d’un lieu sombre par lequel tous les êtres sont passés. C’est dans cette matrice éternelle que les questions se posent aux âmes, à celles à venir comme à celles qui y sont retournées. Saint Augustin décrit ce séjour comme un lieu de patience : « Dans l'intervalle qui sépare la mort de la résurrection générale, les âmes résident dans un séjour mystérieux, séjour de repos ou de tourment, selon le sort qu'elles ont mérité lorsqu'elles étaient enfermées dans les liens du corps.1 », de la même manière, il souligne la réalité de la damnation par la privation de la vision de Dieu. Associé à la Lumière, l’Eternel enjoint à retourner vers elle, c'est-à-dire de sortir du gouffre. Mais, dans la mesure où la Mort ne saurait donner naissance à la Vie, la réincarnation ne saurait être autre chose qu’une image, qu’elle s’adresse à l’Architecte ou à tout un peuple, comme il sera rappelé durant les cérémonies de l’Arche Royal qui enseignent le retour de Babylone. Le mouvement de génération reste identique ; la claustration (forcée2ou volontaire) qui amène à la méditation, à la quête intérieure et, enfin, à la découverte qu’aucune évolution ne saurait être complète sans la vie. L’Eternel crée et l’Homme donne3.
1 Saint Augustin, « de la Foi, Espérance et Charité » - Ch.CIX, « du séjour des âmes avant la résurrection ».
2 Psa 137
3 Eze. Ch. 37