oOo

 
"J'ai toujours près de moi - Six fidèles amis - C'est à eux que je dois - Tout ce que j'ai appris - Leurs noms sont Quand, Où, Quoi, - Comment, Pourquoi et Qui."
Rudyard Kipling - The serving men
 

"- Quel est le but de l’étude? apprenez le moi.

- Eh bien c’est de savoir ce qu’autrement nous ne saurions pas.

- Vous voulez dire ces choses cachées et interdites à l’intelligence commune?

W. Shakespeare, Loves’s labour lost"

En librairie et sur la Toile :


Vous le savez bien puisque vous êtes nombreux à visiter, sur ce blog, la page qui en porte le titre,

« L'ACACIA M'EST CONNU ».

C'est ce que dit le Maître maçon. De la même manière, il affirme avoir Visité l'Intérieur de la Terre.  Dans la Loge, il est celui qui plante le rameau d'Acacia, le fanal qui lui a montré le chemin durant ses voyages. Cette petite lumière fleurie, annonciatrice de l'avenir, est celle qui permet de retrouver son chemin au cœur des ténèbres d'un monde virtuel dont le souvenir reste dans les rituels. Avec elle, le Maître poursuit son but, quelles que soient les embûches. Le rameau aux fleurs d'or affirme son niveau de conscience car l'Acacia est un très ancien et très puissant symbole initiatique. Il affirme aussi que la Mort est l'ultime et inséparable objet de la Vie et non une damnation.Plus que tout autre emblème maçonnique, l'Acacia, couronne épineuse du Christ, est le signe de la connaissance des Maîtres. Il est  le messager de la victoire spirituelle et l'esprit de la manifestation des cycles de mort et de renaissance. Depuis la plus haute antiquité, l'Acacia et le Maître ne font qu'un. Ce rameau d'or sur une motte verte est ce qu'il nous reste des anciens Dieux au coeur de nos rituels... 


Toujours disponible
 

"LE SILENCE DES APPRENTIS"

A chaque grade de la franc-maçonnerie correspond une étape du chemin initiatique qui doit conduire l'Homme à se parfaire. Pour l'Apprenti, le nouvel initié, ce moment du parcours est particulièrement difficile car il va être confronté à une obligation de Silence" ( 4ème de couverture ).

Aux éditions "MAISON DE VIE", bien connues d'autres part pour la série des "symboles de la franc-maçonnerie" .L'auteur nous propose un voyage au cœur du "Silence des Apprentis". Le Silence, qui ne saurait être confondu avec le secret ou le mutisme, est un phénomène récurent de la démarche initiatique qui ne se présente pas comme une simple et unique interdiction de parler, mais bien comme un outils indispensable à tous les grades. Ce Silence est la Pierre de faîte, le fondement du franc-maçon futur. Il est important qu'il soit plus chargé de sens que tout autre symbole. Le silence des Apprenti n'est pas une exigence quelconque, ce n'est même pas une exigence formelle de tous les rites. Il est important d'en expliquer la nature plus que d'en imposer une pratique sans réflexion préalable. Le Silence est ici l'objet de l'étude et non une obligation étrangère à celle-ci.

Soyons clair, cette obligation somme toute récente au regard de l’Histoire et assez spécifique à la maçonnerie continentale ( cette obligation n'existe pas au Rite Emulation ) est une découverte pour le néophyte et, on le sait bien, aucune découverte ne peut reposer sur la contrainte sauf à risquer de transformer en objets anecdotiques les symboles et les outils du futur Maître. En effet, si le premier contact repose sur l'interdit, comment la confiance peut-elle s'instaurer ?

Le Silence de l'Apprenti est le cinquième voyage invisible de la cérémonie d'initiation tout autant que le viatique des Maîtres …

 

 

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Tombeau d'Hiram

Mardi 22 mai 2007 2 22 /05 /2007 13:49
Note.
Cet article ne concerne pas les signes du rite Emulation.


l y a trois signes de Maître Maçon: le Signe ordinaire, le Signe d'horreur et le Signe de détresse ou de secours. C’est sur le signe ordinaire, ou « signe d’ordre » que porteront les lignes qui suivent. On ne s’appesantira pas sur le fantasme du geste protecteur car on s’aperçoit très vite qu’une telle symbolique tournerait au ridicule.

La principale difficulté d’analyse provient manifestement du fait qu’à partir de ce grade, la symbolique n'est plus orientée vers la réalisation de signes et attouchement présentés comme supports dont la forme détermine la construction de schémas visuels, mais repose sur le principe de substitution.

L'appréhension de l'altérité comme élément fondamental d'équilibre. On passe de l'immanence du Verbe à sa possibilité de sa réalisation, voire, d’une Création par substitution.

Au Grade de Maître, l'énergie principielle devient énergie créatrice et pour cela, elle a besoin d'un vecteur stable

Si nous restons persuadé de la logique générale du symbolisme il reste cependant nécessaire de se poser, en permanence, la question fondamentale de l'utilité pédagogique du système. Que peut enseigner l’art du geste dans une structure essentiellement tournée vers la Cabale Chrétienne et l’Alchimie ? Peut-être faut-il se tourner vers une certaine forme appliquée de communication non verbale, un constat d’usage du silence qui permettrait d’orienter la réflexion vers la signification particulière du signe dans un thesaurus sémantique. Cette option de recherche se vérifie dès lors que l'on consulte les auteurs sur la symbolique au grade de Maître. En effet, il n’est que Jules Boucher pour décrire le geste et offrir au lecteur une version plausible de son interprétation, de même, il s’attarde à préciser certaines différences de pratique entre les Rites Français et Ecossais, à savoir que « Le Signe ordinaire consiste à placer sa main droite, pouce écarté, contre le flanc gauche à la hauteur du nombril. Au rite écossais, on pose la main à plat,. au rite français, on pose la main perpendiculairement, de telle sorte que l'extrémité du pouce appuie seule contre le flanc gauche. Ce signe correspond au troisième Chakra. Son nom: Manipûra, vient de ce qu'étant le centre des énergies du feu, il étincelle comme un joyau. » Le signe, continue-t-il, se fait, au rite français, en retirant la main et en la laissant retomber pour former l'équerre. Au rite écossais, il se combine avec le Signe d'horreur mais le geste reste dans la même dynamique combinatoire. On verra plus loin que cet enchaînement a essentiellement pour effet de chasser l'énergie loin du corps.

Jules BOUCHER in ( La Symbolique Maçonnique ) Editions Dervy Livres - Paris 1981 - page 327

Pour comprendre la réalisation du signe d'ordre, il est absolument nécessaire de quitter le chemin historique de la maçonnerie pour entrer dans sa part occulte même si, parfois, celle-ci explique celle-là. Cette forme ésotérique a été très fortement développée à la fin du XIXème siècle et au début du XXème, tant par les théosophes que par les occultistes comme Oswald Wirth ou René Guénon et largement développée chez les théosophes issus du Droit Humain comme Annie Besant ou Charles W. Leadbetter. On se souviendra aussi de la difficulté toujours actuelle à trouver une quelconque mention du grade de Maître avant 1723. Du moins, aucune mention sous la forme que nous lui connaissons actuellement, c’est à dire avec la description du mythe d’Hiram et, même si l'on peut considérer que les jésuites aient pu ramener de leurs implantations diverses en orient les principes fondamentaux permettant de comprendre le mouvement des énergies et les rapports de l'homme avec l'univers selon les traditions chinoises ou indiennes, aucun document sérieux n'indique que cet apport ait pu trouver sa place de manière cohérente dans le thesaurus maçonnique avant la fin du 19ème siècle.

Pour d’autres rites, tels, Emulation ou York, les cérémonies s'effectuent avec des déplacement en Loge sans rappel de signe particuliers. Si l’on accrédite l’ancienneté de ces Rites, où, du moins l’ancienneté de leurs source puisqu’Emulation n’a été codifié qu’au XIXème siècle, cela pourrait confirmer un apport tardif et du mythe, et du signe. D'autre part. il reste important de noter que, si un signe avait été effectué durant la dernière moitier du XVIIIème siècle au sein de la franc-maçonnerie qui s'installa sur le continent, il l’eut été selon la  mode des « moderns », c'est à dire selon les formes les plus pratiquées encore aujourd'hui sur le continent, soit : Français,, REAA ( ne jamais se laisser avoir par le nom donné au Rite, une rapide lecture du Rituel et des manuscrits Franken de 1772 ne laissent aucun doute ), y compris MM, dans la mesure où les rites anglais ne pratiquent pas le signe de cette manière. et qu'il a fallu attendre le Union Act et la création d'Emulation pour "découvrir" les pratiques des "ancients".

Ces constats et questionnements ne retirent rien, bien entendu, à la cohésion du symbole, pas plus qu'à ses rapports avec une dynamique ritualisée permettant le mouvement des fluides. Mais cela montre assez bien la difficulté à retracer l’origine des processus rituels et même si l’on peut admettre son affiliation à une tradition humaine très ancienne ( Egypte ou Eleusis), il est fortement probable que les constructions actuelles n'ont été bâties à l'intérieur de la fraternité que très récemment et probablement construit à partir de la philosophie occulte de l’époque élisabéthaine et de l’illuminisme rhénan XVIIème siècle dont on sait qu'ils furent probablement aux fondement de la franc-maçonnerie spéculative. Mais, à cette époque, il y, a bien souvent, une nuance importante entre la recherche et la démonstration. De cela, on peut déduire que si l'on excepte l'illuminisme européen des années 1600 et l'extraordinaire mouvement qui vit naître à la fois la Réforme et les grandes utopies qui serviront de support aux Lumière du siècle suivant, il faudra attendre les occultistes comme Papus et Leadbeater pour théoriser nommément la maçonnerie symbolique et lui donner des cadres hors de la chrétienté du Rite Ecossais Rectifié afin de lui définir une réelle place au sein d’une forme d’ésotérique chrétien cohérente.

Mais, revenons à la description du signe des "moderns" dont Jules Boucher indique qu’il fait référence aux Chakras et particulièrement au troisième : "Manipura".

Que sont les Chakras ?

Le mot provient du sanscrit et signifie « roue ». En fait, cette roue ressemble plus à un « nœud » qu’à autre chose dans la mesure où il s’agit d’un carrefour reliant les différentes lignes de forces présentes dans le corps. L'énergie du corps se transmet depuis le bas vers le haut et se divise principalement en trois branches dès lors qu'elle est activée Ces trois courants de vie qui courent le long de la moelle épinière sont nommes: Idâ et Pingala par les hindous et ont pour correspondance analogique les colonnes B et J, le Solve et le Coagula, l'énergie yin et yang, le soleil et la lune, « ceci et cela ».

Le premier grade de la franc-maçonnerie, par son signe, et son symbolisme, stimule Idà, l'aspect féminin de l'énergie, permettant ainsi à l’adepte de maîtriser plus facilement ses passions et son émotion Pingalà ou aspect masculin se trouve renforcé dans le deuxième grade. Il a pour vocation principale d'ouvrir le chemin à l'influence de l'esprit venu d'en haut, de permettre au « pneuma » des alchimistes de « voyager », d’élaborer avant de construire.

Le troisième grade, quand à lui, actionne le support fixe de l'énergie, celuI qui correspond au tube central de l'épine dorsal que les hindous appellent Soussoumnâ et qui est bien souvent représenté par un caducée. C’est le tuteur autour duquel circulent les énergies doubles et qui permet d'ouvrir son esprit à l'énergie venue d'en haut. Rien de tout cela n’est vraiment surprenant, ni même en contradiction avec la circulation de la parole en Loge, pas plus qu'avec les moyens symboliques mis en œuvre afin de construire une égrégore.

Cf. « Le côté occulte de la franc-maçonnerie » de Charles Webster Leadbeater, ou bien « L'homme et ses corps » de Annie Besant

Ce qui reste plus sujet à questionnement est la précision avec laquelle les geste sont codifiées. Il n'est pas question ici de prolonger le signe du Maître, comme cela se pratique au Rite Ecossais Ancien et Accepté, par un signe d'horreur, mais bien de le considérer seul comme la continuité logique de celui du grade d'apprenti et de compagnon.

Quels sont les Centres atteints par l'exercice des signes? Le cinquième Chakra, correspondant à la partie du corps sur laquelle se pose la main droite au grade d’Apprenti, le quatrième Chakra, saisi par cette même main lors du signe au grade de Compagnon, et, enfin, le troisième Chakra, pointé, encoure par la main droite, au grade de Maître. Ces trois centres sont exactement ceux qui interviennent dans la construction de la personnalité.

Le Manipura, centre solaire correspondant au signe de Maître, est, depuis très longtemps considéré par la tradition orientale, comme l'un des plus importants sans toutefois être l'un des centres majeurs.

L'énergie du chakra solaire est une force émotionnelle fortement influencée par les désirs et les sensations tactiles. Il correspond, en grande partie, aux réactions animales et il est directement relié au centre cardiaque, au thymus et au centre frontal. On constate donc qu'après avoir fait descendre l'énergie spirituelle à la rencontre de la source par les signes du premier et second grade, la préoccupation du Maître sera, maintenant, d'équilibrer, de maîtriser ses passions et de les rendre compatible à son environnement. Il sait qu'il demeure homme et que ses pulsions sont primordiales à son équilibre, reste maintenant à confirmer la mort du « Vieil Homme », conforter la substitution ce qu'il est devenu pour faire face à ce qu'il était.

La conjonction est parfaite avec la symbolique de substitution du verbe, de la Mort renaissance et du recul vers le centre de la terre face aux menaces des trois compagnons. La dualité longuement travaillée dans les deux premiers grades devient, par la création du support central, altérité et concrétisation ternaire.

On s'aperçoit alors, même si l’âge donné du Grade est 7, que l'étude du signe nous donne des éclaircissements importants sur le ternaire, comme si les deux trinités unifiées étaient le fondement même de la finitude de l’Homme.

Trois est le fruit de Deux ( comme le sont les vaisseaux d'énergie libérés) dans sa phase opératoire; les deux pôles se tournent l'un vers l'autre pour agir. Trois établit donc la médiation comme je l'ai dit plus haut, il est la force relationnelle qui unit le Père et la Mère et qui produit la génération. Trois représente la potentialité dans la mesure où tout nombre impair exprime une idée de concentration, de plénitude de l'énergie au sein d'une structure condensée à l'inverse des nombres pairs qui induisent une idée de division, de diffusion.

Entre le Ciel et la Terre il est un vide médian peuplé de l'ensemble du Monde; dans le ternaire Ciel-Terre-Homme, le troisième terme indique la notion de multitude et ce terme nous replace dans la situation des versets 27 à 29 du 8ème chapitre des Proverbes.

On appelle « intervalle » la différence de hauteur entre deux notes de musique. L’intervalle se calcule toujours « notes incluses ». On distingue les intervalles simples : unisson, seconde, tierce, quarte, quinte, sixte, septième et octave, des intervalles redoublés qui dépassent l’octave ( neuvième ).
Les intervalles sont classés en intervalles « justes », conformes à la résonance naturelle comme l’octave, la quinte, la quarte, et en intervalles majeurs ou mineurs conformes aux résonances harmoniques.

Les trois foyers…

Les trois foyers représentent, pour les occidentaux, les trois éléments principaux de la physiologie humaine et ce, pratiquement depuis l'origine de la médecine moderne.

Ce sont : la respiration - circulation, la digestion - assimilation et l'élimination, la reproduction. Dans ce cas, parler du triple foyer revient à parler de la physiologie dans son ensemble.

Si l’on tient compte de la différenciation des différentes traditions pour lesquelles l'homme a toujours été influencé par le haut, le ciel ( énergies externes) et par le bas, la terre ( énergies internes ), nous avons bien la confirmation que le chiffre 3 représente la base de l'idée d'existence: le ciel, l'homme, la terre.

Les gestes effectués en franc-maçonnerie l'indiquent clairement. Depuis son initiation, le franc-maçon est fils de la Terre, Gaya cette veuve qui engendra seule, Ouranos, le Ciel, et l'ensemble de l'énergie qu'il lui est possible de déployer vient de l'influence d'une circulation verticale de bas en haut.
Il est important que l'apprenti apprenne, par le silence, à bloquer cette énergie au niveau du larynx. De même, le Compagnon, dans sa quête, doit s'assurer du bon rayonnement solaire des deux pôles autour de leur axe par l’exécution d’un voyage spiralé souvent symbolisé par un labyrinthe. Le Maître contrôle le flux reproducteur et la diffusion des polarités. C'est pourquoi on peut généralement constater que les sens de lecture et de développement des forces dont il est question dans les représentations symbolique s'effectue du bas vers le haut et que cette lecture, lorsqu'elle est ramenée à l'homme, prend le chemin inverse.

Nous pensons toujours que notre tête est l'élément fondamental de notre existence alors qu'elle n'est que son point de libération. La notion des trois foyers représente donc un tout pour lequel l'homme reste le centre. Cela se retrouve parfaitement sur la ligne dessinée par les méridiens qui les gouvernent et dont l'axe contrôle l'abdomen. le cœur et la gorge. Cela offre bien l'image physique de l'assimilation énergétique ( feu par friction ), de l'assimilation physique ( feu solaire) et de la reproduction ( feu lunaire), ces trois feux sont désignés par l’astrologie comme le Bélier ( Amon - Père et source de toute chose ), le Lion ( Logos solaire, le fils, l’Apôtre, celui qui voyage au loin ) et le Sagittaire ( la flèche du Saint-Esprit, l’Amen  qui finit la boucle ).

L'hiver, le feu intérieur est en relation avec la gestation, la graine jusqu’à son éclosion printanière. Le feu moyen intermédiaire va croître jusqu’à son extériorisation solaire maximum, puis il s'estompera à partir du solstice d'été. Les trois feux vont alors s'exprimer selon les quatre éléments pour donner naissance au zodiaque tel que nous le connaissons.

Le premier Chakra visité est l'omphalos, le Centre, associé en tant que pôle au Centre du Monde, l'autre pôle étant le cœur. Ce dernier, représenté comme une fleur à douze pétales, est associé à l'Etre ; le compagnon fait celui dont la quête devient mouvante, comme celle des chevaliers de la table ronde dont on sait qu'ils étaient douze autour du Roi Arthur, fils du dragon.

Le nom du Père d'Arthur est Uter Pendragon. Pen-dragon signifie «tête de dragon», la « caput draconis » est la partie qui correspond à la naissance du cycle des lunaisons. La légende d'Arthur précise que son Père Uter a bâti « Caer Leon » ( La forteresse du Lion ) après avoir abattu une tour fortifiée au pied de laquelle sommeillaient deux dragons ( l’ascendant et le descendant lunaires ), l'un blanc et l'autre rouge. Les dragons blancs et rouges sont aussi la représentation symbolique des Yin et Yang.


Messager de son devenir, l'homme porte sur son corps la promesse de son universalité. Au cœur de son être est le « plexus solaire ». Cette affirmation de Lumière qui détermine le point de rayonnement l’être a traversé les âges et les traditions. Pour les hindouistes, la montée de la Kundalini jusqu’au centre permet d’ouvrir la roue de l’ombilic puis celle du cœur. Pour les francs-maçons dont les pratiques trouvent bien souvent leur justification chez les érudits du XVIIème siècle, les signes prennent alors tout leur sens.



Par Lurker - Publié dans : Tombeau d'Hiram
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Jeudi 27 mars 2008 4 27 /03 /2008 10:33
"La parole sacrée, est celle que je vous ai donnée à l'oreille en vous
relevant; on la donne en recevant et donnant l'accolade en trois
temps, une syllabe à chaque temps: elle signifie,
la chair quitte, les os."

Régulateur du Maçon. Heredon VL 5802

pilier-serpent-Saint-Victor.jpg « Moabon » est  bien connu des Maîtres Maçons du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Ce mot peut avoir plusieurs significations et l'une de celles qui lui sont attribuées est « le fils du Père ». Il n’est pas question d’en faire le tour ici, mais de souligner un petit élément qui peut être intéressant au chercheur qui étudie les Ecritures.

On sait que Moabon est donné en substitution du Mot perdu et que les instants durant lesquels il est prononcé sont particulièrement importants dans la cérémonie dans la mesure où il est admis que sa prononciation  est liée et conditionne la relévation.

Dans la Légende d’Hiram, on sait que celui ci vient de la tribu des Nephtalis, forgerons Moabites et qu’il est fils d’une Veuve. Voyons et décortiquons ces quelques informations et surtout, replaçons en quelques éléments dans le contexte vétéro-testamentaire dont on connaît l’importance dans nos rituels.

 Ab ( Aleph – Beth ) signifie « Père » dans le sens de qui détient la source patrimoniale. C’est ce même mot qui devient « Abi » pour désigner 'Hiram. Moab est une forme prolongée de Abi par l’adjonction du préfixe « M’ » qui ajoute une conception qui signifie « issu du propre Père de sa Mère ». De fait, cela se rapporte bien à l’acte qui est à l’origine de cette naissance ; le rapport incestueux des filles de Loth d’où est né Moab. Il est bon, aussi, de noter que Loth, qui a fuit Sodome avant sa destruction est « exilé » dans une grotte et qu’il disparaît après l’acte incestueux. On ne parle plus de lui après Gen. 19. Ce qui laisse à penser qu’il aurait terminé sa vie dans cette grotte, oublié de tous et oublié de Dieu. Le texte biblique laisse entendre qu’il aurait terminé ses jours dans l’abandon, la fuite de Sodome n’aurait pas été salvatrice, son conflit avec Dieu s’est aggravé. La punition de l’Eternel n’est pas la Mort mais l’ignorance, l’abandon de l’âme. Cette ignorance de l'Eternel a un objet précis, la continuité de l'Histoire. Loth ne sert plus les desseins de l'Eternel, ce sera sa descendance qui portera le message divin malgré lui. Contrairement à son épouse, Loth n’est pas torturé par son passé au point de s’en sentir prisonnier, il ne s’est pas retourné pour faire face à une destinée écrite, comme s’il subissait, pour sa part, une plus grande culpabilité muée en individualisme. Il sera contraint d'assumer l'avenir. Sa mort, son abandon fait des enfants de ses filles des enfants sans Père, des fils de veuves en quelque sorte. La punition est d’ailleurs ambiguë car elle s’adresse à Moab, le fils de l’aînée qui devient le « fils de sa Mère issu du Père », c’est à dire l’enfant de l’inceste. Alors que l’autre fils Ben Ammi, « Le fils de Mon Peuple », père des Ammonites ne sera pas désigné de la même manière infamante, comme si l’acte d’inceste n’était condamnable que pour la fille aînée, comme si l’on considérait que le fait d’avoir imité sa sœur dédouanait la plus jeune fille de la faute.  C'est sur cette faute que s'appuie l'interdit formel pour les enfants d'Israël d'épouser des Moabites en expiation de l'époque durant laquelle ils habitèrent dans la vallée des Acacias et adoptèrent le culte de Baal-Peor ainsi que les pratiques impures auxquelles ils se livrèrent avec les filles du pays ( Nb 25 ; 1-3 ). Sur la colère de l'Eternel et ses conséquences, l’Ecriture semble quelque peu ambigüe. Il semble bien que nous soyons en présence d’au moins deux éléments qui permettent de penser à une certaine mansuétude de l’Eternel dans la mesure où, contrairement aux Interdits formulés, Ruth, Moabite, offre, de par son mariage avec Boaz, un élément de la lignée de David, donc, de Jésus. Et, second élément, celui de la tribu des Nephtalis, forgerons Moabites d’où est issu ‘Hiram « Abi ». La colère et l’abandon sont donc deux éléments de cette histoire, comme la vengeance sera l’un des éléments de l’histoire mythique des hauts grades…

Le pays de Moab est donc, pour la Genèse, d’une part, un pays né de l’inceste, mais aussi, par extension, celui où les femmes mauvaises dominent. Il y a ici un lien avec un autre symbole maçonnique très fort : l’Acacia. En effet, l'Ecriture s’attarde sur les débauches du peuple d'Israël au pays de Moab, dans la vallée de Cithim qui est le nom de l’Acacia. On notera au passage que ce mot, Cithim et d’orthographe hébraïque identique à Shittim, qui signifie aussi acacia. La mutation capitulaire de « SH » à « CE » n’est pas anodine puisqu’elle est identique à celle de Schibboleth. D’autre part, Shittim est un pluriel, celui de « shithah » qui veut dire approximativement « le feu du savoir caché ». relever ‘Hiram par les cinq point de la Maîtrise aurait donc pour signification « le feu marche avec moi ».
Mais, là n’est pas la question.

Si les descendants d’Hiram Abi viennent de la vallée du Shithim, alors, il est naturel que cet arbre soit celui qui ait fourni la branche posée sur sa tombe, et il n’est pas surprenant que celui qui est né à Moab soit aussi celui qui bâtit le Temple de l’Eternel pour les mêmes raisons que l’Eternel exige que le bois d’acacia qui servit à bâtir les hôtels du Veau d’Or dans le Sinaï et ceux de Baal des filles de Moab.

« Moabon » est, de ce fait, lié à l’Acacia par l’étymologie du nom et indiquerait, au moment où il est prononcé dans le rituel, c’est à dire à la relévation d’Hiram, une forte dominante de l'ambivalence propre aux conflits entre les forces contraires dont l'énergie est souvent mise à l'épreuve. Les forces contraires sont généralement vouées à la perte à l’exception des instants où elles sont imbriquées dans les desseins de l’Eternel. Ici, il est bien évident que symboliquement, Moab est protégé par sa condamnation et que cette protection a pour objet de le contraindre à offrir sa lignée au rédempteur. Tout autant que l'acacia lui-même protège la Loi, conservée dans l'arche, la Loi qui est la source du Message. L'acacia comme Moabon est donc, en quelque sorte, l’image du libre choix et de la connaissance, du libre-arbitre de l'homme, le « connais-toi toi-même » qu'il y a lieu de protéger.


Concernant les mots et particulièrement les substitutions, un de nos FF lecteur a attiré mon attention sur le mot GABAON qui est utilisé dans les rituels anglo-saxon de type York et Emulation durant la cérémonie d'ouverture de la Loge des Maitres Intallés. Sans entrer dans le détail, ce mot fait référence à la "place élevée" où fut scellée l'Alliance. Sur ce point "élevé" je renvoie les intéressés aux Rituels des Nautoniers de l'Arche Royal et à  l'Arche Royale et pour le reste, et bien je vais laisser la Parole à Albert Galatin MacKey, sortez vos dicos ( cela va faire plaisir à mes lecteur anglicistes ) :
Le lien est le suivant : Encyclopedia of freemasonry and its kindred sciences by Albert G. MacKey M.D.

GABAON
A significant word in the advanced Degrees. Oliver says (Landmarks i, 335), "in philosophical Masonry, heaven, or, more correctly speaking, the third heaven, is denominated Mount Gabaon, which is feigned to be accessible only by the seven degrees that compose the winding staircase. These are the degrees terminating in the Royal Arch." Gabaon is defined to signify a high place. It is the Septuagint and Vulgate form of lip::, Gibeon, which was the city in which the tabernacle was stationed during the reigns of David and Solomon. The word means a city built on a hill, and is referred to in Second Chronicles (i, 3). "So Solomon, and all the congregation with him, went to the high place that was at Gibeon; for there was the tabernacle of the congregation of God." In a ritual, middle of the eighteenth century, it is said that Gabanon is the name of a Master Mason. This word is a striking evidence of the changes which Hebrew words have undergone in their transmission to Masonic ceremonies, and of the almost impossibility of tracing them to their proper root. It would seem difficult to find a connection between Gabanon and any known Hebrew word. But if we refer to Guillemain's Ritual of Adonhiramite Masonry (page 95) we will find the following passage:
"How is a Master called?
Gabaon, which is the name of the place where the Israelites deposited the ark in the time of trouble.
What does this signify?
That the heart of a Mason ought to be pure enough to be a temple suitable for God."
There is abundant internal evidence that these two rituals came from a common source, and that Gabaon is a French distortion, as Gabanon is an English one, of some unknown word connected, however, with the Ark of the Covenant as the place where that article was deposited. Now, we learn from the Jewish records that the Philistines, who had captured the ark, deposited it "in the house of Abinadab that was in Gibeah;" and that David, subsequently recapturing it, carried it to Jerusalem, but left the tabernacle at Gibeon. The ritualist did not remember that the tabernacle at Gibeon was without the ark, but supposed that it was still in that sacred shrine. Hence Gabaon or Gabanon must have been corrupted from either Gibeah or Gibeon, because the ark was considered to be at some time in both places. But Gibeon had already been corrupted by the Septuagint and the Vulgate versions into Gabaon; and this undoubtedly is the word from which Gabanon is derived, through either the Septuagint or the Vulgate, or perhaps from Josephus, who calls it Gabao.



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Je serais particulièrement intéressé par tout ce qui touche à une particularité de la période Elysabéthaine et qui porte le nom de School of Night.... Si quelqu'un sait où il est possible de trouver :
 Bradbrook, Muriel C.,. The School of Night: A Study in the Literary Relationships of Sir Walter Raleigh, Cambridge: Cambridge University Press, 1936, même en e-book, il est possible de me contacter ici :

  Truthlurker


 


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