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"J'ai toujours près de moi - Six fidèles amis - C'est à eux que je dois - Tout ce que j'ai appris - Leurs noms sont Quand, Où, Quoi, - Comment, Pourquoi et Qui."
Rudyard Kipling - The serving men
   

"- Quel est le but de l’étude? apprenez le moi.

- Eh bien c’est de savoir ce qu’autrement nous ne saurions pas.

- Vous voulez dire ces choses cachées et interdites à l’intelligence commune?"

W. Shakespeare, Loves’s labour lost"

 

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Enfin disponible ! MAHHABONE 1777 -La Porte de la Grande Loge ouverte afin de révéler les secrets de la franc-maçonnerie des Ancients et des Moderns... On connait trois éditions différentes de l’ouvrage intitulé Mahhabone et dont une traduction est proposée ici dans un français compréhensible. Ce document fait partie de la longue liste des divulgations et pamphlets maçonniques relatifs à ce qui deviendra la franc-maçonnerie spéculative que nous connaissons aujourd’hui et qui seront diffusés entre 1723 et 1801.

Les trois éditions connues de ce texte ont été publiées entre 1765 et 1780 sous le titre de Mahhabone or, the Grand Lodge Door open’d wherein is discovered the whole secrets of Freemasonry, both Ancient and Modern. Ces différentes éditions semblent indiquer que l’ouvrage ait bénéficié, en son temps, d’une certaine notoriété même s’il n’a pas conservé, de nos jours, l'aura et le succès de ceux de Samuel Pritchard qui sont, il est vrai, plus complets dans les développements et annexes des rituels (signes, mots, comportements, etc…).

Une plongée au cœur des pratiques de la franc-maçonnerie de Londres à l’époque du conflit qui opposa les Ancients et les Moderns. Les premiers, revendiquaient leur origine et leur appartenance à l’ancienne maçonnerie des constructeurs d’York dont la pratique donnera naissance au Rite Écossais Ancien et Accepté et à la forme anglo-saxonne de la franc-maçonnerie de style Émulation. Quant aux Moderns, ils sont les Pères fondateurs de la Première Grande Loge de Londres en 1717 et les parents directs des formes continentales, dites modernes ou françaises de la maçonnerie. Plus que la traduction d’un ouvrage peu connu du 18ème siècle, il s’agit surtout ici d’un outil de travail, un document d’étude, proposé à tous ceux qui s’intéressent aux rituels de la franc-maçonnerie, qui souhaiteraient approfondir le sens de leurs pratiques régulières ou se pencher sur la diversité de la maçonnerie.



Vous le savez bien puisque vous êtes nombreux à visiter, sur ce blog, la page qui en porte le titre,

« L'ACACIA M'EST CONNU ».

C'est ce que dit le Maître maçon. De la même manière, il affirme avoir Visité l'Intérieur de la Terre.  Dans la Loge, il est celui qui plante le rameau d'Acacia, le fanal qui lui a montré le chemin durant ses voyages. Cette petite lumière fleurie, annonciatrice de l'avenir, est celle qui permet de retrouver son chemin au cœur des ténèbres d'un monde virtuel dont le souvenir reste dans les rituels. Avec elle, le Maître poursuit son but, quelles que soient les embûches. Le rameau aux fleurs d'or affirme son niveau de conscience car l'Acacia est un très ancien et très puissant symbole initiatique. Il affirme aussi que la Mort est l'ultime et inséparable objet de la Vie et non une damnation.Plus que tout autre emblème maçonnique, l'Acacia, couronne épineuse du Christ, est le signe de la connaissance des Maîtres. Il est  le messager de la victoire spirituelle et l'esprit de la manifestation des cycles de mort et de renaissance. Depuis la plus haute antiquité, l'Acacia et le Maître ne font qu'un. Ce rameau d'or sur une motte verte est ce qu'il nous reste des anciens Dieux au coeur de nos rituels... 


Toujours disponible

 

"LE SILENCE DES APPRENTIS"

A chaque grade de la franc-maçonnerie correspond une étape du chemin initiatique qui doit conduire l'Homme à se parfaire. Pour l'Apprenti, le nouvel initié, ce moment du parcours est particulièrement difficile car il va être confronté à une obligation de Silence" ( 4ème de couverture ).

Aux éditions "MAISON DE VIE", bien connues d'autres part pour la série des "symboles de la franc-maçonnerie" .L'auteur nous propose un voyage au cœur du "Silence des Apprentis". Le Silence, qui ne saurait être confondu avec le secret ou le mutisme, est un phénomène récurent de la démarche initiatique qui ne se présente pas comme une simple et unique interdiction de parler, mais bien comme un outils indispensable à tous les grades. Ce Silence est la Pierre de faîte, le fondement du franc-maçon futur. Il est important qu'il soit plus chargé de sens que tout autre symbole. Le silence des Apprenti n'est pas une exigence quelconque, ce n'est même pas une exigence formelle de tous les rites. Il est important d'en expliquer la nature plus que d'en imposer une pratique sans réflexion préalable. Le Silence est ici l'objet de l'étude et non une obligation étrangère à celle-ci.

Soyons clair, cette obligation somme toute récente au regard de l’Histoire et assez spécifique à la maçonnerie continentale ( cette obligation n'existe pas au Rite Emulation ) est une découverte pour le néophyte et, on le sait bien, aucune découverte ne peut reposer sur la contrainte sauf à risquer de transformer en objets anecdotiques les symboles et les outils du futur Maître. En effet, si le premier contact repose sur l'interdit, comment la confiance peut-elle s'instaurer ?

Le Silence de l'Apprenti est le cinquième voyage invisible de la cérémonie d'initiation tout autant que le viatique des Maîtres …

 

 


apprenti-entre.jpgAvis aux aides complaisantes....Je recherche une version complète du rituel de style "Lauderdale"


To whom it may concerned, I am looking for a complete ritual "Lauderdale" style... Thank you very much if you can find me one...

 

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Miscellanées

Vendredi 18 mai 2012 5 18 /05 /Mai /2012 17:56

Dans les années 1740, on trouve à Paris un grade dit Écossais de Paris ou Écossais de Clermont. C'est d'ailleurs dans un document parisien daté du 11 décembre 1743 que la Grande Loge de France, qui deviendra Grand orient, condamne ce qui apparaît comme une nouveauté dans le paysage maçonnique. C'est dans cette note que l'on rencontre, pour la première fois l'adjectif « écossais » pour désigner une pratique maçonnique particulière dont la particulier est de n'être pas constituée des grade d'apprenti, compagnon et maître. Ce qui suit est le rituel de l'un de ces grades, celui d'Ecossais Parisien.

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La loge doit être tendue couleur de feu et éclairée par sept lustres rouges, trois au midi, trois au nord et un à l'orient; les trois placés au midi et au nord sont de trois, cinq et sept lumières. Et celui de l'orient en contiendra quinze, ce qui représente les quinze Maîtres qui furent choisis pour la recherche de notre Père Hiram, mon ou vif; les autres lustres représentent l'escalier fait en forme de vis pour monter à la Chambre du Troisième, qui se monte par trois, cinq et sept. Tous les Frères qui composent la loge doivent être habillés de noir, décorés d'un grand cordon rouge où pend un Triangle sur lequel est un Compas; ils auront leurs tabliers bordés de rouge.

Ouverture de la Loge

Le Très Respectable, qui représente le roi Salomon, se nomme Très Excellent; il frappe trois, cinq et sept coups; les Surveillants, qui se nomment Adonhiram, qui est le nom de celui qui remplaça Hiram après sa mort, répondent aussi par trois, cinq et sept coups; cela fini, tous les Ecossais portent la main droite au front, qui signifie le signe d'entrée et le Très Excellent dit : « Mes Frères, aidez-moi à ouvrir la Loge »; il l'ouvre par la première question 1.

Réception

Si la loge est assemblée pour une réception, le Maître des Cérémonies doit introduire le récipiendai­re; il frappe [par] trois, cinq et sept; les Surveillants demandent alors la permission au Très Excellent de voir qui frappe à la porte du Temple; ce qui leur étant accordé, le Premier Surveillant s'en va à la porte où il frappe trois, cinq et sept coups; ensuite, il ouvrira lentement un peu la porte et demandera à celui qui frappe ce qu'il demande; le Maître des Cérémonies doit répondre : « C'est un Maître Elu qui demande à être reçu Ecossais »; le Premier Surveillant ferme et va rendre compte au Très Excellent de ce qu'il a trouvé à la porte et la réponse qu'on lui a faite; le Très Excellent le charge de voir s'il a les qualités requises et, en ce cas, de l'introduire. Etant entré, le Premier Surveillant le conduit au bas de la loge tracée, qui est la partie occidentale; et là, il lui fait monter les sept degrés et le conduit au Tombeau d'Hiram par trois pas d'Apprenti; après quoi le Sur­veillant feint de lui donner le premier coup; ensuite, il le fait avancer jusqu'à l'arche par trois pas de Compagnon et lui donne le deuxième coup; de là, il le fait avance jusqu'au pied du trône du Très Excel­lent par trois pas de Maître, et on lui fait donner le mot de Maître ordinaire, après quoi on lui donne le troisième coup de maillet; ensuite, on le fait asseoir sur un fauteuil vis-à-vis du Très Excellent et au milieu de la loge; on le couvre d'un voile de taffetas blanc, bordé de noir, dans le milieu duquel est pein­te l'Etoile Flamboyante, ayant quelques taches rou­ges pour marquer le sang d'Hiram et dans le milieu sont peintes les lettres J.J.J. Etant ainsi couvert, le Très Excellent lui dit : « Mon cher Frère, vous représente

Hiram fors de sa fosse et placé dans le Saint des Saints par ordre de Salomon; c'est en mémoire de sa mon` et de sa pompe funèbre que nous vous plaçons de même afin que vous l'ayez toujours présent; après que l'on eut rendu les derniers devoirs à Hiram, Salomon choisit Adonhiram, fils de Helder, qui avait inspection sur les ouvriers qui travaillaient au Liban à la coupe du bois; ce fut sur lui qu'il se reposa pour remplacer Hiram, étant le seul qui put avoir cet avantage à cause de ses rares talents. Salomon par sa grandeur (comme était autrefois Hiram) le fit passer de la Chambre du Milieu à la Chambre du Troisième, et ce fut là qu'il lui a donné k même mot qu'il avait autrefois donné à Hiram, avec ordre de le donner à six Maîtres ex­perts, qui avaient aidé à retirer Hiram de sa fosse et le mot dont ils étaient convenus lorsqu'ils étaient à la recherche d'Hiram en cas qu'ils le rencontrassent, ainsi qu'il est arrivé, fut donné à trois mille six cents experts qui travaillaient dans la Chambre du Milieu; cette Chambre du Troisième était, mon cher Frère, celle où travaillait Hiram et le mi Salomon pour dresser les plans et les projets qui devaient servir à la construction du Temple, n'étant pas possible ni même vraisem­blable qu'ils eussent pu travailler ailleurs avec autant d'atten­tion qu'en exigeait un ouvrage si immense »

Le discours fini, on ôte le voile du récipiendaire; le Très Excellent, s'étant approché de lui, dit : Je vais vous relever, mon Tris Cher Frère, de la même manière fut retiré de la fosse; mais comme l'avant-bras était pourri, on fut obligé de le relever par k coude, par trois se­cousses » Après quoi, on le fait approcher aux pieds du Très Excellent où il prête son Obligation à Jehova en ces termes :

Serment

Je promets et m'engage solennellement devant le Grand Architecte de l'Univers et les excellents Frères de cette Loge, de tenir, garder et cacher le secret Maître.Ecossais, de ne »mais le révéler pas même à un Maçon, sous quelque pré­texte que ce puisse être; je promets de ne jamais l'écrire ni graver, sous peine d'être déshonoré Ainsi que Dieu me soit en aide !

Aide

Après quoi, le Très Excellent décore le récipien­daire du cordon de Maître Ecossais, en lui disant : « Cette couleur rouge est pour vous faire ressouvenir que notre Père Hiram prefira répandre son sang plutôt que de révéler le secret qui lui avait été confié. »

L'attouchement est en se prenant le coude sans se donner la main.

Le premier signe est de porter la main droite sur le ventre et de la retirer tout le long du ventre, ce qui est relatif d'avoir le ventre coupé.

Le deuxième signe est de porter la main droite au front, en le touchant seulement du pouce, et les au­tres doigts étendus, en levant les yeux au ciel.

Le troisième signe, que nous appelons signe d'appel, est de porter les mains jointes, les doigts croisés, élevés sur la tête, mais, comme le signe est trop marqué, les Frères ne s'en servent qu'en Loge.

Il y a quatre mots pour se reconnaître dont deux sacrés et deux profanes; les deux sacrés sont Jehova, Joachim, qui signifient à vous seul Eternel. Le troisième est Giblin, qui signifie excellent Maître et c'est là le mot d'Ecossais, le quatrième Gabaon, qui est le nom de la Chambre du Troisième.

 

Catéchisme

D. Etes-vous Ecossais ?

R. Oui, je le suis, car je connais les trois lettres J.J.J. D. Qu'entendez-vous par ces trois lettres ?

R. Deux paroles hébraïques sacrées.

D. Comment êtes-vous entré dans le Temple ? R. Par sept degrés.

D. Que signifient-ils ?

R. Que la Maçonnerie a sept grades.

D. Quels sont-ils ?

R. Apprenti, Compagnon, Maître, Maître Parfait, Maître Elu, Maître Ecossais et Chevalier de l'Orient.

D. Comment avez-vous été fait Ecossais ?

R. Par trois, cinq et sept.

D. Que signifient ces nombres ?

R. Les quinze experts qui retrouvèrent le corps d'Hiram et le retirèrent de la fosse.

D. Donnez-moi l'explication de chacun de ces membres et que signifie le nombre trois ?

R. Que trois gouvernent la Chambre du Milieu. D. Pourquoi cela ?

R. La Maçonnerie est l'emblème de la nature, elle gouverne comme le Grand Architecte a gouverné la Grande Loge de l'Univers; et le nombre trois est l'indice de la triple propriété divine toute puissante en toute science.

D. Pourquoi cinq ?

R. A cause des cinq ordres d'architecture.

D. Pourquoi sept ?

R. Parce que sept ne substitue qu'a un seul.

D. Cela ne signifie-t-il pas autre chose ?

R. Que le premier, le second et troisième, la perfec­tion du monde fut accomplie; et la perfection de ces trois unités représente la triple essence : or, la Divinité prévenue de l'incarnation du Verbe, ajoutant donc cette unité représentée par le Fils aux deux autres, c'est-à-dire avec le Père et le Saint-Esprit, elle forme un nombre triangulaire qui, toutefois, ne doit pas être considéré que sous une seule vérité. Donc, si on ajoute le pre­mier nombre de ces trois jours de la perfection du monde, avec l'unité de Dieu considéré dans les trois égalités, vous avez trois jours, un seul Dieu considéré en trois personnes, ce qui, ajouté en une formule, vous avez le nombre septénaire qui est la signification de la Création du monde en général, ou ce que Dieu resta pour le créer.

D. Pourquoi le nombre de trois fois vingt-sept ?

R. Parce que ce nombre est la valeur kabbalistique des lettres qui composent nos mots sacrés selon l'alphabet des anges; pour expliquer cela, il faut savoir que les trois mots sacrés, que Dieu avait donné lui-même en parlant à Moïse, composent toutes les unités, ensemble sept lettres, et comme nous connaissons trois personnes en Dieu, toutes trois égales en puissance et ne fai­sant q'un seul en tout, il est vrai de dire que cha­cune de ces Puissances contiennent des lettres d'où elles tirent leur Principe. Donc trois fois vingt-sept fait la supputation angélique de quatre-vingt-un ans dont les kabbalistes donnent la clef.

D. Que signifie le mot kabbaliste ?

R. Ceux qui portaient anciennement ce nom étaient parmi les Hébreux ceux que nous appelons docteurs en religion.

D. Quel chemin avez-vous fait pour devenir Ecossais ?

R. J'ai passé de la Chambre du Milieu à celle du Troisième.

D. Comment appelez-vous cette Chambre ?

R. Gabaon.

D. Pourquoi ?

R. Parce que Gabaon était un lieu fort élevé dans la sainte Cité; c'était l'endroit où David et Salomon offraient des holocaustes au Seigneur, et c'était en conséquence de sa mémoire que Salomon donna ce nom au lieu le plus élevé du Temple.

D. Qu'avez-vous vu dans cette Chambre ?

R. Une grande lumière que la vue avait de la peine à soutenir.

D. D'où venait-elle ?

R. De l'Etoile Flamboyante.

D. Qu'avez-vous vu ?

R. Le vrai signe, le vrai attouchement et le mot ou Parole qui n'a jamais été perdue.

D, Combien y a-t-il de signes ?

R. Trois.

D. Donnez le premier

R. C'est de se couper le ventre avec la main.

D. Comment appelez-vous le deuxième ?

R. Le signe de caractère, qui est de porter la main droite au front, ce qui est propre à l'Écossais. D. Comment appelez-vous le troisième ?

R. Le signe d'appel qu'on ne doit jamais donner qu'en loge.

D. Combien avez-vous d'attouchements ?

R. Un par trois.

D. Combien de mots ?

R. Quatre, dont deux sacrés et deux profanes.

D. Quels sont les deux sacrés ?

R. Jehova, Jeachi

D. Que signifient-ils ?

R. A vous seul Eternel, qui renferme les attributs divins.

D. Quels sont les profanes ?

R. Guibelin, Gabaon.

D. Que signifie Guibelin ?

R. Excellent Maître; c'est le nom que portent les Ecossais. Et Gabaon [est] celui de la Chambre du Troisième.

D. Qui vous a confié toutes ces choses ?

R. Celui qui est représenté dans le Tableau.

D. Comment le nommez-vous ?

R. Le roi Salomon.

D. Dans quel temps vous l'a-t-il donné ?

R. Après la mort de notre Père Hiram.

D. A combien le donna-t-il ?

R. A sept.

D. Pourquoi à sept ?

R. Parce que sept furent constitués en un seul. D. Comment appelez-vous le Premier Expert ?

R. Adonhiram, fils d'Herda; il était commis sur les tribus qui travaillaient au Liban pour couper les bois qui devaient servir à la construction du Temple.

D. Que signifie l'Etoile Flamboyante au-dessus de la Chambre du Troisième ?

R. Les cinq rayons qui conduisirent les mages venus de l'orient au lieu où résidait la Divinité.

D. Pourquoi cinq rayons ?

R. Pour marquer les cinq ordres d'architecture des­quels les Francs-Maçons décorent le Temple dé­dié au Seigneur.

D. Que veut dire le cercle qui est au milieu ? R. Que Dieu n'a ni commencement ni fin.

D. Pourquoi votre Loge est-elle appelée loge de saint Jean-Baptiste ?

R. Parce que saint Jean est le premier qui a donné de justes Paroles pour la perfection de l'Edifice. D. Quel âge avez-vous ?

R. Trois fois vingt-sept ou quatre-vingt-un ans. D. Que signifie ce nombre ?

R. Le nombre mystique adoré des anges ou le cube kabbalistique.

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Par Lurker - Publié dans : Miscellanées
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Vendredi 18 juin 2010 5 18 /06 /Juin /2010 09:56
"Tu ne me chercherais pas si tu ne m'avais déjà trouvé."
Djallal Uddin Rûmî
"Q. What is a centre?
A. That point within a circle from which every part of the
circumference is equally distant
Q. Why in the centre?
A. Because that is a point from which a M.M. cannot err."
 
point-circle Hérité de pratiques animistes, plus particulièrement des religions anciennes et des cultes du phallus, ce symbole que l’on trouve sur les tableaux de Loge du premier degré du Rite Emulation nous vient probablement de la plus haute antiquité. Le point dans un Cercle est un symbole de grande importance pour le franc-maçon dans la mesure où, nous précise le rituel, "il est un lieu dans toutes les Loges Régulières depuis lequel nul maçon ne saurait se perdre...". Il représente le lien entre nos rituels actuels et l’ancien symbolisme de l’Univers et de l’Orbe solaire. Tout les Apprentis d’ « Emulation » qui ont étudié leur rituel sont assez familiarisés avec le sens qui est habituellement attribué à cette représentation. On nous dit que le point représente l’individu humain et que le cercle désigne les limites de ses devoirs envers Dieu et les autres Hommes. Les deux lignes parallèles perpendiculaires qui représentent Moïse et Salamon, c'est à dire le dispensateur de la Loi et le bâtisseur de son Temple.  Une tradition plus  "modern" adoptée par certaines Loges (particulièrement les Loges US)  et préférée des praticiens du REAA  ou du RER, plus neo testamentaires, laisse à penser qu'il s'agit des deux Saint Jean pour ce qu'ils configurent, pour les uns, les solstices et pour les autres les deux piliers de la chrétienté...

Circle_Dot_Founders.gifIl est bien évident que ce symbole particulier est à placer auprès de celui du compas dont on a déjà parlé ici. Image du Monde, de la Création dans son ensemble tout aussi bien que celle du Dieu qui Crée… l’Unité qui fait complétude par le fait même qu’elle contient le Créateur et sa Création. Mais, de l’outil qui permet d’en délimiter les formes, à la représentation elle-même qui peut exister à main levée, combien d’images peuvent surprendre et dire le Monde.

Comme beaucoup de symboles maçonniques, celui-ci se présente comme une résurgence de pratiques et de traditions des plus primitives en relation avec la vénération du Soleil et de la Lune. Rappelant les signes les plus anciens relatifs aux cultes de la Déesse Mère transmis à l’occident chrétien à la suite des pratique moyen-orientales du Sabaïsme qui consistait en l’adoration des étoiles, ou, comme il est dit dans les écritures… « seba schamaïm, omnes militias coeli ». On sait, que c’est par ces termes que les hébreux désignaient les astres et les étoiles et que c’est de là que provient le nom de sabéen. L’union du Phallus et de la Cteis, ou le Lingam et le Yoni dans une même combinaison se présente comme un objet d’adoration particulière dont le point à l’intérieur d’un cercle se présentait depuis longtemps comme la plus habituelle représentation. Aussi bien, les étoiles et leur énergie projetée sur Terre étaient l’image la plus courante de la Création du Monde par la dévotion qu’elle suscitait quant à la divinisation des pouvoirs prolifiques de la Nature. On sait que les plus anciennes divinités sont celles qui représentent la Grande Déesse dont les hommes sont les enfants générés par un Dieu disparu.

Ce point au centre d’un cercle est donc bien une référence phallique. Cela n’est pas surprenant dans la mesure où les sources de ces cultes sont restés d’une grande influence dans le symbolisme maçonnique où l’on retrouve indifféremment le « lingam » ( sous la forme des colonnes ou du Maître, selon les traditions ), le « Soleil » et la «Lune».

D’autres avis portent sur une origine qui se voudrait plus pragmatique. A savoir que le point serait le point de rotation d’un graphisme circulaire qui représenterait l’Univers, contenant et contenu. L’Homme des premiers âges aurait alors utilisé un pivot planté dans la terre pour en dessiner la forme conceptuelle à l’aide d’une autre tige ou d’une liane. Une cheville dans le sol, un pivot, un arbre comme « axis mundi »… Aujourd’hui on n’a pas encore trouvé mieux que cette méthode aussi simple qu’efficace et il n’y a pas de doute sur le fait que la pointe du compas reliant son axe de rotation à l’autre pointe soit son héritière. Cependant, même dans ce cas, il est bien évident qu’il s’agit encore d’une représentation phallique implicitement présente car le cercle « contenant » figurant la Création ne saurait exister sans lui… Il s’agit toujours, à l’instar du symbolisme des colonnes J et B, d’énergies, « contenante » et « contenue », «enveloppante» et «enveloppée», dont les significations se sont transformées avec le temps et les cultures en « masculine » et « féminine ». De nombreuses déités de l’antiquité païenne peuvent de la sorte être associées à ces concepts générateurs, « actif » ou « mâle », « passif » ou « femelle ». Ainsi les Dieux anciens étaient représentés en couples… Jupiter et Junon, Vulcain et Vénus, Osiris et Isis. Mais les anciens sont allés encore plus loin. Ils affirmaient que l’énergie de la procréation était la même que celle qui avait présidée à la fondation du Monde et de la Nature. C’est ainsi, en soulignant que cette force pouvait exister en un seul individu, qu’ils désignaient les premiers habitants du monde comme hermaphrodites, voir des créatures doubles ( Cf. Le Banquet de Platon ).
Cet héritage conceptuel a perduré jusque dans les fondements de l’ancien testament car il est écrit « Dieu créa l'homme à son image, il le créa à l'image de Dieu, Homme et Femme il les créa. » (Gen 1:27 )

La Genèse, on le voit, est encore une fois présente dans cette représentation symbolique du Monde, mais il ne s’agit pas uniquement de la Création de l’Homme. En effet, celui-ci fut placé dans le jardin d’Eden, lieu où furent définitivement organisés les éléments vivants de la Création. Nommer les animaux et les plantes, séparer les sexes, déterminer les formes du monde et les lieux de vie, mais aussi en organiser les règles dont la première de toute… ne pas se nourrir de la Connaissance, des fruits de l’Arbre au centre du Jardin. Or, de cet arbre en son centre et de ce couple souvent représenté « à l’ordre » comme sur ce pilier de la maison des Consuls à Saint Antonin Noble Val dans le Tarn et Garonne.

ducberry.jpg On constatera que les limites du Jardin sont bien souvent circulaires et qu’elles prennent leur centre justement au cœur de l’Arbre, comme si la représentation de l’Eden devait aussi être celle de Dieu… ou de l’Homme… puisque leurs images sont de même nature. L’exemple le plus frappant est cette peinture du XVème siècle illustrant les "très riches heures du Duc de Berry" et conservée au Château de Chantilly près de Paris.


Cela n'entre, bien entendu, pas en contradiction avec le fait que cette représentation du point à l’intérieur du cercle se retrouve chez les tribus les plus primitives et chez les anciens chinois de l’époque chamaniste qui auraient conservé la tradition de former un cercle protecteur à partir un arbre central qui servait d’axe autour duquel on libérait une clairière permettant d’installer le campement. Cette forme se retrouvera dans l’architecture des tours fortifiées, des places fortes et des villages tout aussi bien que des premières églises byzantines dont l’aspect cruciforme est inscrit dans un cercle lui-même contenu dans un carré et l’arbre restera associé à l’axe du Monde. Pour les chinois, en particulier, cette construction est restée à la base de l’organisation des Temples et des portes d’entrée, de même leurs cénotaphes prendront la forme d’un cercle.

Mais revenons aux sources de la signification religieuse du symbole. Albert G. MacKey dans son ouvrage « The Symbolism of Freemasonry » insiste sur son grand intérêt et son importance et nous convie à le rapprocher de l’orbe du Monde et de son axe et c’est en cela que les tangentes des lignes parallèles perpendiculaires offrent les points solsticiaux du cycle. Néanmoins, il revient, à juste raison sur sa signification phallique première et ses liens avec les Grands Mystères. Pour les Egyptiens dont on dit souvent qu’ils sont à l’origine de nos symboles maçonniques, le Phallus était le symbole de la fécondité exprimée par le principe mâle générateur. Les mystères secrets liés à cette énergie et à ses conséquences profondes étaient transmis lors des initiations. Ce sont ces secrets intrinsèquement liés au culte d’Osiris dont héritèrent les mystères d’Eleusis. Le point était la source profonde de toutes choses caché au cœur de la Création et le placer dans un cercle revenait à en indiquer la source sacrée. Dans ce contexte, le cercle sans le point n’a aucune signification et sans le cercle, le point n’en a pas plus. C’est la raison pour laquelle les cultes monothéistes qui conservèrent ce signe en conservèrent aussi le sens depuis Akhenaton qui en fit le symbole de son Dieu.


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