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Truthlurker recherches et symboles

Truthlurker recherches et symboles

Symbolisme et rituels... Ce que vous voulez savoir sur la franc-maçonnerie sans oser le demander.

Publié le par Lurker
Publié dans : #Initiations
 
De questions en réponses, d’autres questions se posent encore ; ici, au cœur de la Terre. Au ventre de la Déesse qui nous réchauffe et qui nous porte, nous qui portons le monde.
 
A combien de Sagesses passées, combien de traditions mortes d’Occident en Orient, du Septentrion au Midi, devons nous l'inexorable certitude que l'homme est le fruit de la Terre, qu'il en ait été conçu ?
" …avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.
( Ecc. 12:7 )
Que cette terre d’argile et de souffrance soit notre substance.
Que les formes d’un Verbe nous aient façonnés et cuits à partir de cette boue qui nous porte et nous nourrit… Peu importe que les écrits soient scientifiques ou non, l’instinct, celui que Jung nomme archétype, a, quelques fois, plus d’importances dans ce qu’il nous donne à percevoir que notre réalité imaginaire largement plus absconse. La poussière, le souffle minéral qui nous habite et qui nous forme, l’essence même de la Terre, cette palpitation à laquelle nous retournons tous, celle qui nous recouvrira comme elle recouvre le sol sous nos pas, comme elle unifie les passions, comme elle aplanie les différences. Cette poussière qui est la substantifique moelle n’a aucune valeur, aucune couleur, ni forme, ni son… elle EST… Mère et Reine de la Nuit, archange du sommeil et créatrice du coma… NOUN… NYX… Hôlle…
C’est tout…
Flash…
Fine pellicule omniprésente qui étend ses bras de protection à l’ensemble des mondes, l’ensemble des hommes… enfermé ici, je la sens autour de moi, comme le souffle d’un silence subtil.
Au fil des ages qui n’ont pas de Temps, Elle se solidifie, elle devient Terre ; d’esprit, elle devient matière, de souffle, elle devient vie ; d’idée, elle devient conscience… Ni conscience ni cette vie éphémère dont on sait la vanité et l’agitation, dont on sait qu’elle ne fait que croître et multiplier… mais bien cette vie permanente qui porte en elle la Vie, qui garde jalousement en son sein l’idée même de l’existence du fruit… La graine de la Vie profonde, ADN multiple et sourire du Moi virtuel… Matrice palpitante… humide, elle attend d’être pénétrée pour livrer ses secrètes douceurs… car elle détient la Secret…
C’est dans cette cave que le germe percera l’écorce ; c’est ici que les transmutations les plus étranges permettront à la cellule la plus humble de devenir quelque corps complexe.
C’est en cette cave obscure que l’Alpha rencontrera l’Omega…
Quelle que soit l’approche que l’on puisse en faire, la Terre est toujours nourricière, c’est, de toute façon par elle que vivra la vie…. Qu’elle prenne forme d’un végétal dont l’homme se nourrit et nourrit ses troupeaux et le Dieu Mâle la combattra en acceptant les offrandes de celui qui tue les troupeaux, il rejettera celles de celui qui offre la nourriture qui les forme et les fait grandir… jusqu’à ce que le sang de la brume retourne à la rosée… Celui qui sait d’où il vient sera de nouveau bannit… Elle prendra forme de naphte ou d’uranium pour calmer nos appétits de confort et ceux de nos ambitions… Elle tient en ses bras, sur son ventre, l’enfant du don précieux qui lui, ne se nourrit que d’une chose… but ultime de ce qu’elle offre… cadeau infini, prodige de générosité : la Mort…
Depuis combien de temps l’homme retourne-t-il à la Terre ?
Depuis combien de temps l’homme retourne-t-il à la Mort ?
Depuis combien de temps se protège-t-il de sa Mère en se donnant la Mort ?
Depuis combien de temps se protège-t-il de la Mort dans les jupes de sa Mère ?
Qu’elles soient cavernes naturelles, proches des entrailles de la genèse, ou Tours orgueilleuses conçues pour défier le ciel, aussi creuses que nos vanités… Elles nous permettent de rapprocher la solitude de nos craintes… et nous tenterons combien de jours encore de fuir le besoin que la Terre a de nos Vies… ?
 
 
Par tous les moyens, nous refuserons l’inévitable en repoussant les termes du visuel, en les aseptisant, en rendant à la Mort sa propre mort… en fermant les yeux sur notre réalité comme si les mots possédaient une part de matérialité… Mais, les yeux fermés s’ouvrent sur nos esprits, chambre de mort… chambre des morts… chambre des mots… chambre d’échos… chambre tapissée des miroirs de nos frayeurs les plus intenses… celles de nous y voir… Personne ne se voit dans le cabinet de réflexions… il n’y a pas de miroirs pour réfléchir… autant de miroirs que de reflets de nous même, autant de miroirs que de tessons d’éclats… autant de miroir que de jours à se dire " tu ", que de jours à se dire " tue "… autant de miroir que de jours où nous nous sommes tus… Toutes psychés fragiles qui finissent enfin par se briser et dont les morceaux en mosaïque ne sont que les clameurs de notre vanité… La Mort joue et meurt alors que nous tentons d’habiller la nudité de nos cœurs avec les lambeaux de nos corps, les cotonnades d’une noblesse feinte qui pleur les soies d’illusions désertiques…
Nous enterrons la carcasse pourrie de l’espoir dans l’esprit de qui germe à nouveau… Alors, nos yeux s’ouvrent encore…
Quel genre de voyage est-ce là ?
Combien de temps dure-t-il ?
Trois jours pour revenir d’entre les morts ou quarante neuf jours pour un Bardö qui chancelle sous une nouvelle pelisse informe ?
Bien sûr ! Une nouvelle forme, puisque nous ne concevons la vie que par ses formes et, au dessus de tout, l’exemple qui nous est le plus proche : nous même… sublimation de la forme… synthèse de perfection… ça pense !
Vanité des vanités…
Quel avantage revient-il à l'homme de toute la peine qu'il se donne sous le soleil ? ( Ecc. 1:3 ) Nous nous habillons pour le Voyage, la Mort nous laissera impuissants à défendre nos biens.
Les asticots feront bientôt leur office égalitaire et fraternel.
D’éventuels pillards se chargeront des métaux, seule trace de nous autres, sinon, ils retourneront, aux aussi à la Terre dont ils sont issus… illusion… illusion " des illusions "… La terre est minérale et métallique…. Le maître forgeron est celui qui fouille ses entrailles… N’est-il pas étrange de constater que cette Terre est omniprésente ? Elle porte notre corps vivant et accueille les restes morts dans le seul but de faire renaître d’autres vivances sous d’autres apparences… appâts rances… Elle est ce que nous chérissons le plus, ce qui donne un sens à notre vie… nous voyons notre avenir horizontal… il n’est que vertical… six pieds… distance minimale de la surface pour être protégé des odeurs…par la spiritualité la plus forte, la plus haute, autant que par la plus mesquine futilité matérielle. Tout ce qui nous est précieux est issu e la Terre. Elle nous donne toutes ses formes ; quelque fois les unes cachées par d’autres…
La pierre brute que nous sommes, ne contient-elle pas, au fond de ses entrailles, la structure atomique dont la forme rappelle étrangement celle d’une pierre cubique ?
Alors, la taille de la pierre devient introspection et nous devenons Terre et porteurs de vie…. Dès cet instant, nous devons faire le vide en nous et choisir entre deux voies aussi complexes l’une que l’autre… Choisir entre notre désir de nous trouver sans effort, au centre du monde et l’immanquable mérite résultant de la difficulté d’y être…Le point de départ ? Je ne suis pas encore parvenu à faire un choix. montrer la chose ou la laisser se découvrir… Tout vient de là. C’est probablement pour cela que je suis assis au cœur de cette caverne. J’ai enfin décidé de me retirer de moi-même.
Choisir entre l’objet et le désir de l’objet… l’objet du désir n’est pas un objet… un autre, une autre… la Terre et l’humide… quel est l’objet sinon l’homme ?
La terre n’est-elle pas l’objet tant désiré ? A la fois le désir et l’objet du désir…
Le désir parce qu’elle contient tout en elle et qu’elle refuse que rien ne soit sans elle… Le désir, parce que tout ce qui est porteur de vie est porteur d’amour et… peu ou prou… il ne peut y avoir d’acte sans désir, même s’il peut être sans amour… Sans la Terre, l’homme n’existe pas, du moins, tel qu’il s’affirme… Même s’il tend à tourner ses regards vers le ciel, même s’il entre en symbiose avec ce qu’il affirme être Dieu… c’est toujours l’Homme qui affirme Dieu ou qui témoigne que Dieu s’est affirmé à Lui… même si cet homme s’enfuit vers les espaces infini de l’univers, même si la courbe ascendante de l’Histoire… Histoire faite de peurs et de sueur que l’on croit maîtriser ou écrire… dictée sans nous… et nous emmène plus loin que ce que l’on espère… ou craint…
Toujours les deux pieds dans la boue je pleurerai ma Mère …
Seul, dans ce caveau, cette pièce obscure dont les murs noirs et moites, nus, humides et chauds, ne portent que les reflets et les marques frôlées d’une caresse en douceur…
Le doigt pointé vers moi d’une sentence plus vieille que le monde puisqu’elle a présidé à sa création, semble me reprocher ma propre existence… Ce " gnotis eo ton " dit sous une autre forme… avec d’autres lettres semble être la frontière entre l’ombre et la lumière…
Un instant fugace du crépuscule où tout est possible….
 
 
Même la résurrection…
 
" La Nature est un Temple où de vivants piliers
Laissent parfois sortir de confuses paroles
L’homme y passe, à travers des forêts de symboles
Qui l’observent avec des regards familiers. "
C. Baudelaire
 
Sait-on jamais si les symboles sont des créations humaines ou l’expression de l’instinct gravé dans ses gène… l’homme est peut être le fruit du symbole… Au centre de la Terre, dans ce cabinet noir, dans ce sinistre tombeau, enfoncé au cœur des ténèbres, je me demande enfin pourquoi ?
L’ange déchu des chrétiens porte le nom familier de " porteur de Lumière " ?
 
 
" Dans cette heureuse nuit
Je me tenais dans le secret, personne ne me voyait,
Et je n’apercevais rien
Pour me guider, que la Lumière
Qui brûlait dans mon cœur. "
Saint-Jean de la Croix
 
 
Quelle est donc cette Lumière qui brille dans le noir ? Elle éclaire de loin, des objets plus obscurs que la Nuit, je crois les reconnaître mais leur âme est tout autre… quels sont donc ces miroirs qui, lorsque mes yeux se ferment… ne renvoient plus d’image ou encore un reflets inondé d’ignorance ?
Médite et tu comprendras….
 

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Initiations

Le point de départ ? Je ne suis pas encore parvenu à faire un choix. montrer la chose ou la laisser se découvrir… Tout vient de là.

C’est probablement pour cela que je suis assis au cœur de cette caverne. J’ai enfin décidé de me retirer de moi-même.

Décrire le lieu… noir ou sombre… comme il nous plaît… en prenant bien soin d’écrire au singulier tout ce qui le concerne, car tout ce qui le concerne est singulier et j’y suis enfermé de mon plein gré… J’écris… laisser envahir les lignes par les idées de mon texte revient à laisser le lieu prendre de l’importance.

Nous avons tous vécu cela… Une première fois renouvelée, une nouvelle expérience donnée à chacun comme une première femme, comme un premier amant… Une expérience qui n’aura de fin que lorsque j’atteindrai les parvis du Temple.

Je me sens glisser, de l’Occident à l’Orient, suivant la musique vers le soleil naissant… de retour du pays des morts vers celui des vivant, sortir de terre pour aller vers l’Air, l’Eau et le Feu… Je sens ce Feu qui marche avec Moi, même ici, dans ce lieu immobile comme le caveau d’une vie.

Me laisserai porter par la musique du lieu.

Une clef isolée permet d’ouvrir la première porte, de visiter l’intérieur de la Terre. Je sens bien qu’une fois parcouru, ce monde n’offrira plus de surprises. Le premier choc sera passé et, à défaut de savoir réellement bien lire les signes, j’aurais, au moins, appris le jeu de l’oie.

La naissance est proche, mais cette fois, elle est pleinement consciente, elle se fera attendre comme une lumière hors de portée… je sens mes sens germer… je sens que ce qui ne peut pas être nommé va enfin pouvoir s’écrire, sans lettre, sans forme, mais présent..

Je sais aujourd’hui, que je suis la graine et non le fruit.

Il dit : "Prenez-moi une écuelle neuve. Mettez-y du sel". Ils la prennent auprès de lui.
2Roi, 2 :20
Le texte biblique continue de la manière suivante ;
Il sort à la sortie des eaux, y jette du sel et dit :
« Ainsi dit Adonaï : J’ai guéri les eaux.
De la, il ne sera plus de mort ni de dés enfantement. »
 

Je peux supposer être maître de ce que je crée, mais cela suppose que mon équilibre n’est pas entièrement le fait de ma personne.

Toutes les options ramènent au gouffre. Peurs ou ambitions, frayeurs ou élans mystiques, mes pensées, mes actions repoussent ma caverne vers le ciel, rapprochant ainsi l’illusion de la matière à l’image de l’illusion.

Alignant de plain-pied le profond et le très haut, je réaliserai toujours assez tôt que toute mes grandeurs déterminent la dimension de mes bassesses, c’est ainsi que je recréerai mes peurs, de crainte de les oublier.

Comment puis-je savoir que je suis né s’il n’y a pas de renaissance ?

L’enfantement sera reproduit dans la douleur et les peines du corps à accepter la vie seront remplacées par la souffrance de l’instinct répugnant à laisser place à la conscience.

Les questions s’entrechoquent. Le simple fait de penser me permet-il de prétendre que je suis ?

Dans le cas contraire, comment puis-je être ?

Dans l’affirmative, qu’est-ce qui me permet de croire que je pense ?

JE SUIS !

Un doute … cela suffit-il ?

Dans les sables du temps la Terre a créé l’Homme et l’Homme l’idée de l’Homme. Si je suis humain c’est d’abord parce que je le sais et dans ce lieu obscure le problème est présent et insinue le doute.

Comment traiter la chose ? Faut-il montrer la chose ou la laisser se découvrir ?

Quel parti prendre de ce qu’elle nous montre ou bien de ce qu’elle est, de ce qu’Il nous montre ou bien de ce qu’Il est ?

Question de représentation, question de symbole… mais chaque symbole n’est qu’un levier de l’esprit… encore faut-il savoir ce qu’il est destiné à soulever. C’est le type même du levier qui permet de soulever le monde. J’en suis le point d’appui. Trop explicite il deviendra allégorie. De réel il se transforme en simulacre et se vide de sa fonction première. Il est comme un outre dans le désert… trop d’eau la crève… Pas assez et l’on ne peut traverser sans mourir…

Ma pensée est progressive donc évolutive ce qui la rend progressiste. Ma pensée est aussi liée à ce que l’on a bien voulu en faire, traditionnelle, en quelque sorte, donc, dépositaire de son passé, d’institutions sociale et religieuses.

Dans la pièce obscure, je me réfugie, me recroqueville tel un fœtus, refuge de la Tradition ? Le symbole pour lui même et la pensée pour illusion …

Matérialisme…

Réalisme social…

Le piège enfin ! Les douces somnolences de l’état d’être, m’y complaire…

Autre piège ! Le questionnement constant d’une position à prendre !

Le serpent se mord la queue.

Mon corps est en sommeil et mon âme s’égare. Il s’agit bien de l’antichambre de l’enfer. Le vieux Dante est là, il sourit. Il est, lui aussi, assis sur un tabouret, près de moi, dans cet espace trop étroit aux murs noirs. Il attend son tour, drapé dans ses visions. Les pavés de bonnes intentions s’enfoncent  dans l’argile.

La Pierre retourne à la Terre… Le minéral…. Les métaux précieux de mon orgueil retournent eux aussi à ce qu’ils sont : refondus au plomb.

Une faible lueur.

Le regard fixe, largement teinté de vif-argent, un coq est aussi présent, triste volaille qui veille au grain, un œil femelle fixé sur moi.

L’œil est dans la tombe. Il attend l’aube pour livrer son message de lumière. Les mots sur les murs sont autant de briques et les lettres qui les forment autant de signes distincts. Un mot signifie seulement ce que les lettres qui le forment veulent bien lui accorder de signifiance.  Ces mots sur les murs sont autant de briques creuses, chaque trou est empli de mes craintes.

Le Livre des Morts Tibétain me revient en mémoire.
« Si le mourant est capable, par soi-même, de reconnaître les symptômes de la Mort, il a dû se servir de cette connaissance auparavant. »

Mais les mots ne sont rien d’autre que mon souffle et la brise de mes paroles n’empêche pas le vent de la Mort de se lever. Ce qui doit être sera… Je suis ici pour cela….

« Si la curiosité t’a conduit ici : va-t-en ! »

Toujours ces voix et ces mots sur les murs. Comment Faire ? Il y a toujours de la curiosité. Il y a toujours une porte. Le poussin, dans son œuf, a-t-il une porte lorsque la vie le chasse du néant ?

Un crâne, immobile, semble me susurrer  des insanités. Il est, lui aussi, sa propre caverne dit-il en rigolant, mais la viande cervicale est partie ne laissant qu’un gros trou…

Je ne vois qu’un mirroir.

Qu’ils soient caïrn ou shorten, on entasse les pierres sur les reste des hommes !

Sous combien de tonnes suis-je enterré ?

« Si tu tiens aux distinctions humaines, sors ! On n’en connaît point ici. »

Il devient de plus en plus évident qu’en franchissant la porte, j’ai laissé toute espérance.

Quelle vanité !

Il ne peut y avoir d’autre choix que de continuer la visite de l’intérieur, à l’intérieur de la terre. Les murs du labyrinthe se croisent au point précis où il faut les franchir pour atteindre le cœur de la pierre.

Parmi ces soupirs silencieux, ces ombres de vie, lequel parmi ces gemmes est le gardien du Temple au visage du Roi des Singes qui veut devenir un Dieu ?

Y a-t-il d’autre réalité que les ombres mouvantes qui dansent sur les murs ?

Il n’existe plus rien que le pain et la chair.

Il n’a rien existé que le sang et le sel .

« Pierre… tu es pierre… »

Rien n’a encore existé…

« Ce rêve… o Zarathoustra, c’est ta vie. Tu es toi-même le vent qui ouvre à toute volée les portails des châteaux forts de la Mort. Tu es ces milliers d’éclats de rire enfantins, tu es le vent puissant qui souffle sur toute fatigue mortelle.  »

Comment puis-je être ort si je ne suis pas né ?

« Tu recevra la vie dans le sein de la Mort. »

Dans une étrange mouvance, le cabinet obscure frémit comme la surface d’un étang dérangée par le vent. Il me renvoie l’image de la noire Cybèle, la Ténèbre Vivante, Kali la destructrice mais aussi la féconde qui porte en elle la Vie….

Quelle espèce d’arbre pourra bien germer ici ?

Vision rémanente d’une illusion,  la lueur de la bougie scintille comme l’eau claire.

Etrange voyage qui me mène d’un cabinet de réflexion au reflet de ma propre image… le cœur du miroir est-il plus, en fin de compte, qu’une transmutation. ? Le sel purifie-t-il le sang ?

Un voyage en solitaire.

Un voyage que je suis seul a pouvoir effdectuer puisque les paysage et la route ne sont autre que moi.

Plus qu’une initiation.

Initiare.

Rewind.

Stop.

Pause.

Fast forward… stop...

Play.

Commencer le voyage qui mêne du doute à la certitude et de la certitude aux doutes. Un voyage nommé Ourobouros.

Un cycle intégral où chacun ne se retrouve qu’en fin de parcours sur une machine qui n’est pas programmé pour la répétition du programme… même sous forma aléatoire.

Random Access Memory

Stop

Fast Forward… stop

Play.

« On ne vit que deux fois… En naissant… Et quand on est face à la Mort. »

 Mais dans toute cette symbolique, la Mort est-elle réellement la Mort ? Où est la Mort si je ne suis pas né ?

Cette matrice est parfumée des signes de la Vie. Combien de fois faudra-t-il descendre aux enfers pour en ramener la lumière ?

La psyché dont l’eau nous offre une autre image de nous-même, une copie de notre vie sur laquelle passe les rides du vent, une copie de la vie qui mène à la vie, est semblable aux couloirs du temps, sans fin, illusions provoquées par des miroirs placés l’un en face de l’autre et dont on dit qu’ils ouvrent sur la gueule du diable.

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