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Truthlurker recherches et symboles

Truthlurker recherches et symboles

Symbolisme et rituels... Ce que vous voulez savoir sur la franc-maçonnerie sans oser le demander.

miscellanees

Publié le par Lurker
Publié dans : #Paroles, #Miscellanées

"Il ne suffit pas du tout à l'homme de savoir si
Dieu est. Il veut savoir s'il est quelqu'un et s'il répond."

Lanza Del Vasto
Principes et Préceptes.

"Per conformitatem intellectu et rei verititas definitur"
Saint Thomas d'Aquin

 

L'une des questions les plus fondamentales que se soit jamais posé l'homme est de savoir ce que lui réserve l'avenir, comprendre quel peut être l'ordre du temps... Car, de l'ensemble de la Création, c'est lui qui justifie le plus intensément, de par son libre arbitre, le besoin d'un ordre extérieur immuable. Soit pour le régenter, soit pour s'y soumettre. Cette construction ordonnée, du moins la définition qu'on lui donne, détermine la structure des sociétés et les rapports que l'individu place entre son devenir et son comportement.

Contrairement au reste du monde animal, aux êtres vivants qualifiés d'inférieurs dont les attitudes sont réglées par des instincts ou des tropismes si rigoureux qu'ils sont presque dépourvus de tout choix, l'homme a, lui, la capacité de choisir. Il a donc la possibilité d'abandonner certaines options. Du moins a-t-il conscience de l'éventualité de cette possibilité, à tel point qu'il constitue des rituels qui lui permettront de régler ses comportements et d'en déterminer les fondements.

Exploiter les alternatives amène au besoin de prévoir, de comprendre, de questionner un ordre extérieur, de ramener un certain nombre d'actes à une règle générale qui permette de substituer le libre arbitre à un mode global en accord avec un ensemble donné de coutumes, rituels, religions, codes moraux, etc... Ces fonctions alternatives, et souvent empiriques, ne sont d'ailleurs pas systématiquement d'ordre philosophiques ou anthropologiques, elles peuvent aussi apparaître sous une forme plus concrète.

On sait que, soumis à une pression X, un corps se compressera de telle ou telle manière. L'ordre des choses prend ici la forme d'une donnée vérifiée et vérifiable qu'il n'est plus nécessaire d'expérimenter à chaque fois que l'on souhaite y faire référence. C'est ce que l'on nomme "science". Les rituels sont de même nature et offrent la possibilité unique de permettre à qui les pratique de prévoir ce qui va se passer. Mais les résultats son loin d'être fiables ou reproductibles. Cependant, dans le cas où aucun des éléments nécessaires à la construction de cet ensemble d'alternatives ne répond à la problématique immédiate, l'angoisse de la décision ou du questionnement peut devenir tel qu'il devienne nécessaire de trouver ailleurs les réponses, voire de déterminer un nouveau système de référence. Partant de là, de donner à un certain nombre d'éléments, de formes, d'images, une signification déterministe.

Que la réponse donnée à la construction de l'ordre du Temps prenne la forme d'accompagnement des morts dans leurs dernières demeures, de bijoux, de techniques particulièrement soignées d'embaumement, ou bien d'une pratique particulière permettant de donner une réponse immédiate au fantasme d'une projection d'événements, elle fait, le plus souvent, référence à des pensées plus profondes que le simple constat d'un comportement extérieur. L'illusion de l'éternité ainsi construite va plus loin que la simple pratique gestuelle ou la simple référence à des modes signifiants.

Liés tant au devenir de l'homme qu'à la raison même de son existence, l'usage des moyens qui seront mis en œuvre pour répondre au  problème posé par ce que l'on perçoit comme le nécessaire ordre des choses ne peut se rapporter, si l'on se contente d'un premier degré de l'étude, qu'à la conscience d'un plan d'ensemble de la création plus grand que la Création elle même. C'est ce que les néo-créationnistes, désireux de trouver un moyen d'évidence permettant de donner au monde un début facilement identifiable, nomment le Grand Dessein. C'est le concept le plus largement utilisé depuis la Gnose de Princeton. Dans les domaines de la préscience, l'homme se place plus souvent comme observateur que comme acteur, même si les données qu'il utilise pour observer ne sont rien d'autre que ses propres créations.

De fait, les Lois immuables de la physique changent avec le Monde et les relations qu'elles entretiennent avec un ordre extérieur que l'homme s'impose sont, bien souvent, un substitut  à ce qui justifie le comportement. Ce qui n'est pas inné devient au mieux culturel, voire, au pire, cultuel, ce qui, dans tous les cas, permet de stopper la question au moment où elle se pose..

Mais, la Question reste néanmoins en suspend : existe-t-il un plan d'ensemble qui, à lui seul justifierait l'existence et libérerait ainsi l'être humain de ses responsabilités et de sa volonté fondamentale de pouvoir agir et se situer dans le pourquoi de l'Univers. Un plan d'ensemble qui viendrait justifier la réalité même de ce qui est humain dans l'humanité, dans le cycle d'une vie autrement et qui pourrait dépendre d'autre chose que du hasard ? En d'autres termes, une formulation rassurante de l'existence. L'Etre Humain a-t-il une raison d'être et, au delà de cette raison, qu'est-ce qui peut justifier ses actes ? On l'aura compris, la primauté de la finitude humaine est une révolution théologique tout autant qu'une ligne directrice de la pensée. Ainsi, la conscience est-elle le fruit du hasard, du moins, le libre arbitre est-il autre chose qu'une forme particulièrement élaborée de tropisme ?

La conscience du Temps est-elle immuable et chaque  individu peut-il trouver  sa  place  dans  la  construction globale de l'Univers au delà d'une  simple soumission, d'une identification nécessaire à un groupe, qu'il nommerait "égrégore" pour se rassurer et croire en son libre arbitre ? C'est l'un des objectifs de la chaîne d'Union maçonnique que d'être, de pouvoir être et, en même temps, veiller à être.

 Ainsi,  même  dans  la  recherche  scientifique du  pourquoi de la vie,  de la structure la  plus  intime de son fonctionnement,  se  cache encore  et  toujours  les mêmes  questions :  qui sommes nous,  d'où venons nous  et où allons  nous ? Et, plus encore, sommes nous véritablement la fin de l'évolution telle que nous le présente notre anthropocentrisme.

C'est à ce questionnement sur l'ordre du temps  et  la structure des choses  que se  rapportent  la  plupart des Rituels et des Arts divinatoires car l'un et l'autre sont de même nature : il s'agit de figer le temps sur nos certitudes.

Il  faut  bien  comprendre que  ce type d'angoisse  existentielle,  pour ne  pas aller plus avant  dans les  méandres psychologiques  de l'inquiétude,  est  l'un  des  moteurs   principaux  de  l'Homme   et  des  civilisations qu'il crée.

Quelle  est  la  démarche  d'un  questionnement du  présent en direction de  l'avenir sinon  la recherche  d'un cautionnement  des actes,   la  recherche  d'une   "non responsabilité"  des décisions ? Un peu comme des francs-maçons qui s'abstiennent pendant un vote...

Au  fil  de  l'Histoire,  les  différents  groupes  humains se  sont attachés à lier leur devenir à un certain nombres d'éléments extérieurs auxquels une sorte d'existence propre  était attribuée.

Ces éléments ont pris des noms et des formes aussi  divers que variés à travers les temps ou  les lieux, mais ils font souvent référence à l'environnement direct ou à la question dont ils sont sensés donner la  réponse...  que ce soit  Dieu,  le Destin,  l'Univers,  la Loi du Marché ou les  règles  sociales, chacun  de  ces   éléments,   pris séparément, représente la caution extérieure de l'acte, l'ordre suprême des choses. Il s'agit d'un ordre autonome  à qui l'on attribue une vie propre et hors de tout contrôle,  un ordre auquel il est nécessaire de ce soumettre et au sein duquel il faut bien exister.

En fait, la réponse donnée à la question "y a-t-il un ordre des choses?"  est toujours "oui"  quel que soit celui qui la pose, il est bien évident qu'il faut se rassurer, et cette question se transforme en  une nécessaire soumission. L'homme remplace ainsi  son absence de  tropismes par la  construction de ses  propres codes et  la  nécessité de  s'y soumettre  au risque de s'exclure lui-même de ses constructions, de se placer en dehors des critères qu'il a conçu pour définir sa réalité. Ce n'est pas la pratique maçonnique qui viendra me contredire sur ce point, tant il est vrai qu'elle revendique haut et fort l'humilité en la confondant le plus souvent avec la soumission.  Triste privilège que celui de ceux qui n'ont rien appris à vouloir contraindre ceux qui souhaitent apprendre...

Cet  ordre des choses,  cette voie,  trace  le  chemin, elle distingue des cadres au delà desquels rien n'est consciemment possible. Dans les zones incompréhensibles se réfugient tous les événements "hors caste" que l'on qualifie de paranormaux. Ainsi, la marginalisation devient l'objet d'étude, de soins attentifs ayant pour vocation de ramener dans une zone compréhensible ce qui ne l'est pas. Il n'est pas question de normalité mais bien de compréhension. La Loi détermine de ce qui est apte à exister.

Dans  le  cas de  la  référence à  un comportement social valorisé comme paradigme,  ce  cautionnement se traduit  par l'acceptation  de l'ambigüité des réponses de l'oracle ou du conseiller. Il offre le moyen d'être au pied du mur, de devoir choisir dans les  cas  extrêmes. Sans  le  blocage  psychologique  de la culpabilité ou  du remord qui accompagnait des décisions individuelles. En fait,  la règle est absolue ; tout  questionnement  reçoit  une réponse  et  cette réponse est celle que dicte le cadre. Elle comporte plusieurs volets parmi lesquels il faut choisir. Le mauvais choix est comme le pas de côté du Compagnon, certains peuvent gloser des heures sur sa signification de "révolte" et de dernières réserves avant de rentrer dans le rang... mais, bon, les mêmes se saluent par leurs "rangs", grades et qualités... ce qui est proprement antimaçonnique puisque nous n'avons pas de rang... ( allez donc voir ce qu'en pensent les landmarks... "nous n'avons qu'un seul rang, celui de frère" )...

La  seule  différence  entre  la  décision  individuelle  et  le questionnement du  conseil extérieur  que l'on peut solliciter d'un oracle se trouve dans les réponses... celles que propose l'oracle ne semblent pas être issues de soi-même... on délocalise, en quelque sorte, la décision... on ne semble plus responsable de l'interprétation que l'on peut se faire de l'ordre du monde... on pourra même aller jusqu'à penser qu'un maçon puisse s'abstenir durant un vote... on remet son destin entre les mains d'un ordre supérieur que l'on se refuse à nommer, à maîtriser... à penser, même, que l'on puisse le maîtriser... ou pire, qu'il soit maîtrisable... En  réalité c'est toujours le questionneur qui choisi les réponses, l'oracle se sera généralement contenté de lui indiquer différentes possibilités à même de le satisfaire. Bien souvent   aussi, le questionneur connaissait déjà les différents  choix et se retrouve conforté dans ses appréhensions ou ses certitudes inconscientes. Il ne demande qu'une autorisation qui viendrait "d'en haut".. Il ne demande que la libération de la responsabilité.  Ce refus de responsabilité‚ est tel qu'il peut même prendre la forme d'un questionnement successif  de l'oracle jusqu'à ce que celui-ci fournisse la réponse souhaitée.

L'Histoire ne manque ni d'exemple ni de moyens sur ce sujet,  de même que la  vie quotidienne.  En Malaisie ou en Chine,  par exemple,  lorsque l'on va construire une maison,  il est de coutume de questionner les oracles  afin de savoir  quel sera l'endroit  le  plus  approprié‚ pour  planter le  pilier principal.   On montre un endroit sur le  sol et  l'on questionne  l'oracle. Si celui-ci donne une réponse défavorable, on montre alors un  autre endroit,  à  quelques  mètres de  distance, et  l'on repose la question et ainsi de suite jusqu'à  ce que la réponse soit  favorable.  De  fait,  la maison est, de toute  façon  construite  dans le coin choisi  et  le   constructeur  a  effectivement été déchargé de ses responsabilités sur ce qui pourrait ensuite apparaître comme des malédictions ou de mauvaises vibrations... en d'autres termes, l'augure a déterminé de la justesse du choix et l'erreur, s'il y a erreur, ne peut venir que de l'oracle...

En  fait,   l'utilisation,   par  toutes  sociétés humaines,  de la divination repose vraisemblablement  sur une démarche que  l'on  pourrait  qualifier  de  croissance vers l'âge adulte.  En  effet,  les  enfants  ne  semblent jamais concerné par les Arts  divinatoires,  ni par les prédictions en  tant  que telles.  Alors  qu'il sont en pleine  phase de construction de leur "moi temporel", leur responsabilité est définie  par  les  actes  des  adultes. Ce sont ces mêmes adultes qui traduisent les choix de l'oracle s'il y a lieu.  La  relation qu'ils entretiennent avec l'avenir est celle qui sera donnée par leurs parents.  Bien  souvent ils  considèrent  que  les  actes de ceux-ci demeurent incompréhensibles,  manquant de logique, à tout  moment  ils demanderont des promesses  qui deviendront pour eux,  autant de certitudes quant à l'avenir, autant de cautionnement quand à la justesses de leurs actes.

En  fait,  la question  semble bien posée  car, si dans le développement normal d'un individu humain, il existe un  certain nombre  de  moyen  physiologiques  de déterminer l'âge par une simple constatation extérieure et  sans entrer dans   des   analyses  poussées, la   détermination  d'âge psychologique  n'offre  pas  les  mêmes  aspects.  Rien dans l'apparence extérieure d'une personne ne permet de dire quel est son état d'avancée vers ce qu'il est  possible d'appeler l'âge adulte.  Même son comportement général ne reflète pas  cette notion ; en effet, une personne peut très bien avoir un comportement tout à fait normal au regard de  la société, du groupe,  et  n'être,  en fait qu'un enfant au  regard de son propre  déterminisme.  Les  données  standard  permettant le passage d'un statut social à l'autre prennent, le plus souvent la forme de rituels de passages,  de modification de données d'état civil (mariage,  naissance, décès...) qui permettent de manière totalement arbitraire de savoir ce que l'on est en droit d'attendre d'un individu, mais il n'existe pas de moyens purement psychologique autre que l'analyse. Ce cycle  de  passages  est tout aussi bien valable  pour les  sociétés dites  primitives où les individus  sont considérés comme franchissant une strate ou  une autre en  fonction de différents   critères   généralement   d'ordre  physiques ... puberté, courage, premier enfant, ménopause, etc...

Chaque époque,  chaque civilisation s'est évertuée à définir des normes permettant d'accéder à la connaissance du devenir ou,  du moins, à tenter  d'en  démonter les rouages. Les particularités  de  ces formes  appartient aux peuples   qui   en  furent  les   utilisateurs,   mais,  les civilisations se  suivent  et  ne  se  ressemblent  pas. L'autre   particularité‚   des   formes  utilisées   pour  la divination,  fut la dénonciation des  formes précédentes, la négation de leur efficacité‚,  le refus même de  faire la part des  choses  et  de  tenter  de  voir  dans   ces  pratiques l'expression originale des hommes qui les utilisèrent.

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Miscellanées

" Le symbole enseigne avant tout la modération nécessaire à celui qui s'y confronte ; il n'y comprend que ce qu'il est capable de réaliser dans une lente ascension au plus profond du sommet intérieur. "

Marie-Louise AUCHER1

L’étude et la tentative de compréhension des symboles reposent sur beaucoup d’ambiguïtés. La première et la plus importante restant d’être convaincu d’œuvrer pour le Bien alors que cette notion n’existe que par l’affirmation individuelle et seulement individuelle de sa nature intrinsèque. Nous le savons tous. Le Bien est ce qui est bon pour moi et si ma conscience de l’autre me conduit à faire ce qui est bien pour lui, c’est surtout mon empathie qui m’y conduit afin que j’en tire le bénéfice d’une conscience en repos. Le bien pour l’autre reste le bien pour moi. Alors, la nature du Bien n’est-elle pas uniquement consubstantielle à l’œuvre plus qu’à une possible singularité morale et sociale ? Et puis, aujourd’hui, le mal a toujours un nom, un visage… une forme inquiétante qui nous permet de nous comparer, de nous dire que nous en sommes très éloigné… Mais, ce visage, Hitler, Mao, Staline… nous rassure et nous guide… ce n’est jamais Roosevelt ou Kennedy… notre environnement reste ce qui nous forge et notre environnement nous donne la voie de la bonne pensée en oubliant qu’un journal n’est pas uniquement composé de sa Une, en oubliant que les prophètes donne la Voie et gomment la réalité. Le swastika, spirale circumambulatoire, reste, avant tout, un symbole bénéfique de bonheur et de paix alors… y a-t-il eu détournement ou appropriation d’un fétiche qui devait conduire sur la voie de la Connaissance ? Ou est-ce le symbole qui s’est approprié leur conscience

La seconde ambigüité portée par les symboles reste de se convaincre, si ce n’est pas déjà fait, que les signes qui nous entourent n’ont pas de véritable sens intrinsèque et qu’ils peuvent s’abreuver de la valeur sémantique que chacun viendra leur offrir, que seule la dimension que l’on peut leur donner leur confère une signification. En fait, c’est l’inverse qui se produit.

Ce sont, avant tout, ces éléments, porteurs d’une mémoire collective, souvent oubliée, qui parlent à ceux qui les partagent et donnent l’illusion de dispenser une même conception spirituelle emprunte d’une illusoire sagesse bénéfique, qui permettrait d'éveiller une idée, une forme progressive d’humanité. Le symbole permet de percer l'essence des choses, de retrouver des jalons sur la voie initiatique. Il n’a rien d’humain. Chacun peut y puiser selon sa conception du moment, selon son propre degré de réalisation spirituelle. Cette forme de raisonnement reste incomprise pour beaucoup car le symbole est un véhicule particulièrement jaloux et possessif de la pensée, la survivance d'une conscience qui s’est approprié l’Homme bien avant qu’il naisse à la cognition. Il en a, alors, fait une science sacrée.

La signification incluse derrière le symbole contient à la fois le passé et l'avenir en gestation. Le présent reste alors éphémère, disparait le temps de le dire. Il occupe tout l’espace de l’immédiat. Il est, selon nos concepts, le Mal absolu qui donne l’illusion de maitriser le monde et d’accepter l’inéluctable. Nous n’avons, dans le présent, aucun autre choix que de le voir fuir sans jamais tenir ses promesses.

l est ainsi plusieurs possibilités de définitions suivant le degré de l'homme et le divin. Cette affirmation n’est que le commencement. Elle connaissance de qui l'interprète. Le symbole peut être est le lien entre les sens et entraine la soumission à l’idée que rien ne puisse être atteint. Le symbole, le Symbolus, "signe de reconnaissance", du grec sumbolon, qui désigne un morceau d'objet partagé entre deux personnes pour servir entre elles de signe de reconnaissance. « Mes Frères et mes sœurs me reconnaissent pour tel Vénérable Maître » diton dans les rites continentaux...

Tous ces signes forment un vocabulaire, une fonction communicante adaptée à l’homme et à son environnement. L’Homme crée l’écriture pour véhiculer sa pensée. La Nature, la Création… voire, on ne sait trop quoi… créent les symboles pour communiquer avec l’Homme mais ces signes sont aussi inscrits en lui depuis l'origine, dans la mesure où la Nature préexistait au concept même de temporalité… comme le Chat de Schrödinger, le symbole n’existe que si on le constate… autrement, il reste en stase.

Il faut du temps pour l'intégrer car c'est un signe énigmatique, le symbole est ce qui se cache sous notre lit, ce qui nous observe dans l’ombre, une expression mystérieuse débarrassée de toute humanité. Le symbole est le véhicule d'un langage universel, il n'impose rien mais suggère, il montre du doigt le fatum. Le chemin de chacun, ses tortures, se regrets, ses hontes, ses remords. Toute son expression reste rigoureusement personnelle et siège sur notre ventre durant le sommeil … Il est difficile d'en parler, car il est la profondeur même du gouffre. Son sens reste incommunicable car sa signification se situe à la racine même de l'universel, il ne peut que suggérer et l’on ne peut que le traduire, c'est à dire « mettre sur le chemin, l’illusion, de l'éveil ». Ses sens sont multiples et apparaissent sous divers aspects, cependant finalement ils n'ont qu'une seule interprétation, profonde et éternelle : le visage de la Mort.

Il est inutile d’essayer de « sentir »», de « s’ouvrir » à la Connaissance, car cette énergie n’existe nulle part ailleurs qu’en chacun de nous, elle participe du Soi et le seul moyen de l’atteindre est le silence intérieur, cette certitude que ce silence que nous observons nous observe lui-même et nous maîtrise.

Il est important de comprendre que l’étude de l’ombre sémiotique qui nous manipule, pour être efficace, doit permettre de répondre à deux questions fondamentales : qui tenait la plume aux origines de l’écriture, aux origines de l’infiltration des signes au cœur de nos consciences et ensuite… ensuite seulement, mais aussi, avant toute chose à quoi ME servent les symboles. A quoi me servent-ils « à moi », moi qui aie pour ambition d’en maitriser le sens… ??? Et puis, il y a Dieu... soit, mais, comme le disait Cyrano : « c'est un peu court, jeune homme... ». Qu’est-ce qui nous empêche de parler à Dieu pour lui demander des réponses ? La démarche est très Ashkenase… allongez vous là et racontez moi tout… si je parle à Dieu, ma foi, tout est permis, mais s’il répond, le monde replonge dans la schizophrénie. Comme je ne suis pas schizophrène, je peux vous rassurer de suite : nous allons tous bien.

De plus, ce genre de réponse en cul de sac signifie la fin de la quête... en effet, pourquoi se fatiguer à découvrir les desseins de Dieu qui, par essence, sont impénétrables ?

Il y a là toute sorte d'excuses allant du déni de responsabilité au constat d’une impossible évolution. En effet, si ce qui est écrit l’a été par Dieu, il est inutile de chercher un sens, un message, car, par définition, Dieu ne peut être approché et l’affirmation péremptoire du dualisme donne à constater qu’il est impossible à l’Homme d’atteindre la sagesse qui préside à l’écriture et encore moins aux Ecritures ! Mais le Bien y réside-t-il ?

La réponse « Dieu » est, en fait, une injonction à la soumission, à accepter la « vérité » telle qu’elle est donnée. Cela est incompatible avec la recherche du Bien puisque cela impliquerait son intemporalité, son immanence, son impossibilité à se mouvoir, à évoluer, à se transformer… le Bien est immuable, ce qui se transforme et change de visage et de sens, c’est le Mal, ce qui nous détourne du droit chemin de l’immobilisme c’est le Mal…

La seconde interrogation est la suite de la première. En effet, si l’on se convainc qu’il est possible de remettre en cause, de comprendre et de s’expliquer les termes des rituels, des textes sacrés et des symboles, il est naturel de se demander à quoi ils peuvent être utile aujourd’hui. C’est une question à laquelle il est difficile de répondre et cette difficulté amène certains à revendiquer la nécessité de « moderniser » les symboles. L’argument est évident : si l’on ne peut pas accorder les symboles à nos besoins aujourd’hui c’est tout simplement parce qu’ils sont obsolètes diront certains… les mêmes ne se pencheront jamais sur la présence ponérologique, c’est-à-dire porteuse de la nature du mal à des fins politiques, d’une continuité mouvante. Il est bien évident que cela ne vient à l’idée de personne de se dire « je n’ai rien compris ». D’abord parce que je suis Maître Maçon et que je comprends tout et, ensuite, je me propose à moderniser le symbolisme donc, cela prouve que j’ai tout compris.

Dès lors que le tableau prend forme, avec l’éloignement, on distingue l’immense écart entre l’ego et le Soi. L’immense fossé entre la maîtrise de notre conscience et la Possession.

C’est en quelque sorte un tableau à exorciser qui amène, à la suite de Nicolas Grimaldi, à penser que "souhaiter vivre dans l'absolu, c'est comme vouloir habiter l'horizon. L'horizon, on y va, mais on n'y parvient jamais". User des outils qui se trouvent à nos pieds permet de mieux avancer... n'est-il pas ? Sur des cases de quelle couleur ?

Alors, nous n’existons que dans une salle vide et l’étoffe de nos vies, pour paraphraser Shakespeare, n’est que la guenille dont sont faits nos rêves. J’ai bien peur qu’une telle démarche ne justifie pleinement l’idée qu’une cérémonie ne suffit pas à faire un initié.

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Miscellanées

table2.jpgLes tenues de style Emulation se composent d’une rituélie intérieure au Temple et d’un banquet protocolaire obligatoire durant lequel il est coutume de livrer les communications ou planches qui pourront faire l’objet de débats fraternels. C’est aussi, dans la bonne pratique, le moment que les Vénérables Maîtres visiteurs choisiront pour donner leurs salutations et impressions. Ce Banquet est le strict équivalent de la Chaîne d’Union des rituels continentaux. Ne pas y participer revient à sortir de la chaîne.

 

Durant le Banquet on  porteune série de Toasts qui affirment cette Union Maçonnique et le respect de la maçonnerie à son environnement social et politique. Ces Toast sont donnés dans un ordre précis, et constituant le protocole de table. Comme tout ce qui concerne la rituélie, la disposition de la table doit se conformer à une règle d’installation.

 

La meilleure disposition est en U. Les branches verticales du U figurent les colonnes du Nord et du Midi, quant à la branche horizontale elle symbolise l’Orient.

Au cours du banquet, nul ne peut se lever de table, à l'exception du Maître Steward et des aides qu'il aura désignés (souvent des Ap.). Il est interdit de fumer sauf autorisation du VM.

Lorsque les coups sont donnés les FF. et SS. doivent faire silence et être prêts à se lever à l'invitation du VM. ou du PMI.

 

Les places de l'Or. sont réservées au Vénérable Maître qui est placé au Centre et aux Grand Officier, et Vénérables Maîtres Visiteurs. Les Officiers Provinciaux et Régionaux se tiendront à sa gauche (2). Le Grand Maître et les Pro-Grands Maîtres de l’Obédience seront installés à la droite du Vénérable Maître (1). Les Vénérables Maîtres Visiteurs seront indifféremment placés vers les extérieurs en partant du centre de l’orient d’un côté comme de l’autre. Lorsque la cérémonie a donné lieu à une Initiation, le nouvel initié, est placé à la droite immédiate du VM. (3). Pour les autres cérémonies (Passage ou Élévation) le candidat prend place sur les colonnes.

 

Les deux Surveillants se placent au pied de leurs colonnes respectives, face à l’Orient. Le PMI. Se tiendra invariablement à la gauche immédiate du Vénérable Maître. Tous les autres FF et SS se placent à table comme ils le souhaitent, sans distinction, y compris les Ap. et Cp. (4)

 

Avant le début des Toasts protocolaires, la tradition permet de «prendrele vin avec ...». Cela doit être fait avec décorum et retenue. On notera que l’usage veut alors que l'on ne puisse inviter à «prendre le vin», un F. d'un grade ou fonction supérieur(e). Nul ne peut donc solliciter le VM., à ce titre, sauf le G.M. Les réponses aux toasts sont, par ailleurs, les bienvenues durant le banquet, c’est ainsi que les FF et SS concernés porteront les salutations de leurs Obédiences, Loges et Orients respectifs après le Toast aux FF. et SS. visiteurs ou aux LL. Sœurs.

 

Les Toasts sont présentés ici dans l’ordre protocolaire. On notera d’une manière générale que les annonceurs des Toasts et les porteurs de Toasts sont, sauf avis contraire, les seuls à se lever.

 

Se Toast s’adresse principalement aux Frères et Sœurs passés à l’Orient éternel et qui, par le fait, sont absent des travaux. En, fait, on constate, en premier lieu, avant même de former la chaine, qu’il y manque des maillons.

 

 

TOASTS AUX FF. ABSENTS

 

Passé Maître Immédiat   

et se lève

Premier Surveillant  

et se lève  

Second Surveillant  

                 et se lève

(les FF. et SS font silence).

Passé Maître Immédiat

FF. SS., tout est-il chargé sur vos colonnes respectives ?

Les Surveillants s'assurent que tout est bien chargé, sinon ils font le nécessaire.

Puis ils répondent :

Premier Surveillant

Tout est chargé à l'Occident.

 

Second Surveillant

Tout est chargé au Midi.

Le PMI. et les Surveillants s’assoient.

 

Passé Maître Immédiat-frappe  

Premier Surveillant-frappe 

Second Surveillant-frappe 

  

Passé Maître Immédiat

Mes FF, mes SS., prêtez attention au VM.

Vénérable Maître

 (se lève)

Mes SS, mes FF, les aiguilles de l'horloge formant l'équerre, il est symboliquement neuf heures.

Je vous prie de bien vouloir vous lever.

Tous se lèvent.

Portons un Toast aux FF. et SS. Absents. Tous ensembles portent le Toast :

Tous

Aux FF. et SS ; Absents !

 

Ils boivent et se rassoient.

 

LES TOAST OFFICIELS OBLIGATOIRES

 

Les Toast Officiels Obligatoires sont :

  1. Le Toast à la République Française dont l’acclamation est :
    « A la République Française ! »
  2. Le Toast aux Souverains et Chefs d’Etats dont l’acclamation est :
    « Aux Souverains et Chefs d’Etats qui protègent la Franc-maçonnerie ! »
  3. 3.     Le Toast au Très Respectable Grand Maître dont l’acclamation est :
    « Au Très Respectable Grand Maître ! » - A l’issue de ce Toast, il est possible, dans le cas où le TRGM est présent, qu’il puisse répondre par quelques mots.
  4. 4.     Le Toast à la Grande Loge Mixte de France dont l’acclamation est :
    « A la Grande Loge Mixte de France ! » - A l’issue de ce toast, il est possible qu’un membre présent du Conseil de l’Ordre puisse répondre de quelques mots.
  5. Le Toast à la Franc-maçonnerie Universelle dont l’acclamation est :
    « A la Franc-maçonnerie Universelle ! » - A l’issue de ce Toast, les Grands Officiers pourront s’exprimer s’ils le désirent. Dans le cas où il n’y aurait pas de visites particulières de Grands Officiers ou du Grand Maître de l’Obédience, les deux Toast peuvent être liés  en un seul « Toast à la Grande Loge Mixte de France et à la Franc Maçonnerie Universelle », dans ce cas, l’acclamation sera :
    « A la Grande Loge Mixte de France et à la Franc-maçonnerie Universelle »
  6. 6.     Dans le cas où les agapes font suite à une cérémonie, un Toast sera porté au Candidat à la Cérémonie ( cela peut être un nouvel initié ou bien un nouveau Compagnon ou un Nouveau Maître, c’est pourquoi on utilise le terme de Candidat ), - l’acclamation est :
    « A notre nouveau ( nouvelle ) Frère… ou Sœur…. (Apprenti Entré, Compagnon du métier ou Maître Maçon) ! »

 

Au XVIIIème siècle, le nombre des Toast officiels était beaucoup plus important dans la mesure où l’on ne buvait pas entre deux toast et qu’à chaque verre rempli devait correspondre une santé.

 

Chacun de ces toasts est réalisé de la même manière :

 

Passé Maître Immédiat   

et se lève

Premier Surveillant  

et se lève  

Second Surveillant  

                 et se lève

(les FF. et SS font silence).

Passé Maître Immédiat

FF. SS., tout est-il chargé sur vos colonnes respectives ?

Les Surveillants  s'assurent que tout est bien chargé, sinon ils font le nécessaire.

Puis ils répondent :

Premier Surveillant

Tout est chargé à l'Occident.

Second Surveillant

Tout est chargé au Midi.

Le PMI. et les Surveillants s’assoient.

 

Passé Maître Immédiat - frappe   

Premier Surveillant- frappe  

Second Surveillant- frappe  

  

Passé Maître Immédiat

Mes FF, mes SS., prêtez attention au VM.

 

 

 

TOAST AUX LOGES SŒURS ( porté par le Premier Surveillant )

 

Passé Maître Immédiat   

Et se lève

Premier Surveillant  

Et se lève

 

Second Surveillant  

                 Et se lève

(les FF. et SS font silence).

 

Passé Maître Immédiat

FF. SS., tout est-il chargé sur vos colonnes respectives ?

Les Surveillants  s'assurent que tout est bien chargé, sinon ils font le nécessaire.

Puis ils répondent :

Premier Surveillant

Tout est chargé à l'Occident.

Second Surveillant

Tout est chargé au Midi.

Le PMI. et les SS. S’assoient.

Passé Maître Immédiat   

Premier Surveillant  

Second Surveillant  

 

Passé Maître Immédiat

Mes FF, mes SS, prêtez attention à notre F. ou S.  Premier Surveillant.

 

Premier Surveillant :

Mes FF, mes SS, veuillez vous lever afin de porter avec moi un Toast à nos Loges Sœurs ( il ou elle peut ici les nommer, il s’agit principalement des Loges d’où sont issus les membres de la Loge et des Loges qui ont œuvré à sa création, de même les Loges jumelées s’il y en a)

Tous se lèvent

 

Premier Surveillant

« Aux Loges Sœurs ! »

Tous

« Aux Loges Sœurs ! »

 

TOAST AUX FRERES ET SŒURS VISITEURS

(Porté par le second Surveillant)

 

Passé Maître Immédiat   

et se lève

Premier Surveillant  

et se lève

 

Second Surveillant  

                 et se lève

(les FF. et SS font silence).

 

 

Passé Maître Immédiat

FF. SS., tout est-il chargé sur vos colonnes respectives ?

Les Surveillants  s'assurent que tout est bien chargé, sinon ils font le nécessaire.

Puis ils répondent :

 

Premier Surveillant

Tout est chargé à l'Occident.

 

Second Surveillant

Tout est chargé au Midi.

Le PMI. et les SS. S’assoient.

 

Passé Maître Immédiat-frappe  

 

Premier Surveillant-frappe  

 

Second Surveillant-frappe  

 

 

Passé Maître Immédiat

Mes FF, mes SS, prêtez attention à notre F. ou S.  Second Surveillant.

 

 

Second Surveillant :

Mes FF, mes SS, veuillez vous lever afin de porter avec moi un Toast à nos Frères et Sœurs Visiteurs

Tous se lèvent

 

Second Surveillant

« Aux FF et SS Visiteurs ! »

 

Tous

« Aux FF et SS Visiteurs ! »

Tous se rassoient et applaudissent.

 

A l’issue de ce Toast, il est d’usage de permettre à un représentant des visiteurs qui aura été sollicité par le Vénérable Maître, de dire quelques mots et de proposer un toast en retour.

 

 

TOAST DU TUILEUR

 

Le Toast du Tuileur est la véritable clôture des travaux de la Loge, traditionnellement, comme son nom l’indique, il est porté par le Tuileur lui-même. Dans notre pratique, nous avons coutume qu’il soit porté par le plus jeune maçon de la Loge ou de l’Assemblée, ce dernier aura été sollicité par le F ou la S Steward avant les travaux de table.  Il se lève et vient se placer avec son verre derrière le Vénérable Maître et posera sa main droite  gantée sur l’épaule droite du Vénérable Maître. Le Vénérable Maître et tous les maçons présents resteront assis et porteront, pour ce toast uniquement, leur verre de la main gauche. Ils poseront tous, à la suite du VM, le coude gauche, verre en l’air, et l’avant bras droit sur la table. Ce toast est appelé en frappant un seul coup non répété.

 

Le Toasteur

A tous les maçons, pauvres et dans la détresse, qu’ils soient dispersés sur la surface de la Terre, sur les mers ou dans les fers, en leur souhaitant un rapide soulagement de leurs souffrances et un prompt retour dans leur pays natal, si tel est leur désir.

 

 

Tous les FF et SS se lèvent alors :

« A tous les maçons ! »

 

Si une gestuelle particulière a été instaurée c’est à ce moment qu’elle sera exécutée. Ainsi se termine le protocole de Table et la Tenue régulière de la Loge.

 

masonic-table.jpg


 

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Miscellanées
64036_154122361294496_5151848_n.jpgCATÉCHISME DES COMPAGNONS.

D. Mon Frère, quel sujet vous amène?
R. Très Vénérable , Je viens à l'assemblée des Compagnons pour recevoir vos ordres & profiter de vos lumières,
D.* Comment êtes-vous parvenu à ce grade?
R.* Par le zèle , le travail & la prudence.
D.* Que vous a-t-on appris en vous recevant Compagnon ?
R.* La signification de la lettre G.
D. Que signifie cette Lettre ?
R. Géométrie , cinquième des sciences , et la plus utile à un Maçon.
D. Où avez-vous été reçu Compagnon? .
R. Dans une Loge parfaite. 
D. Quels sont ceux qui composent une telle loge?
R. Six, désignés par les six lumières, qui sont un Vénérable Maître , deux Surveillans , deux Maîtres & un Compagnon .
D.* Comment vous a t-on reçu ?
R.* En me faisant monter les sept degrés du Temple.
D.* Que vous a-t-on donné après vous avoir reçu ?
R.* Un signe , un attouchement & deux paroles.
D. Donnez-moi le signe ?
( Pour réponse on le fait. )
D. Comment le nommez-vous
R. Pectoral.
D. Que signifie-t-il ?
R. Que je garde les secrets des Maçons dans le cœur , & que je préférerois l'avoir arraché plutôt que de les révéler aux Profanes.
D. Donnez l'attouchement au Frère second ? ( On obéit, & lorsqu'il est conforme à l'Ordre , le second Surveillant répond:)
R. I1 est juste, Très-Vénérable.
D. Dites-moi le mot sacré des Compagnons ?
( On le dit comme on l'a appris. )
D. Que signifie ce mot?
R. La force est en Dieu. C'est le nom de la colonne qui était au Midi , près de la porte du Temple où s'assemblaient les compagnons.
D. Avez-vous travaillé depuis que vous êtes Compagnon ?
R. Oui, Très- Vénérable, j'ai travaillé dans le Temple de Salomon.
D. Par quelle porte y êtes-vous entré
R. Par la porte de l'Occident.
D, Qu'avez- vous remarqué prés de cette porte ? 
R. Deux grandes colonnes. 
D. De quelle matière, étoient-elles? 
R. D'airain. 
D. Quelle était leur hauteur? 
R. Dix-huit coudées. 
D. Leur circonférence ? 
R. Douze coudées . 
D. De quelle épaisseur d'airain ? 
R. Quatre doigts. 
D. De quoi étoient-elles ornées? 
R. De chapiteaux. 
D. * Que soutenoient-elles. 
R.* Des globes en forme de sphère, parsemés de lis &; de pommes de grenade . 
D. Combien y en avait-il ? 
R. Cent & plus.
D. * Pourquoi dires-vous , cent & plus
R.* Pour marquer due les bons Maçons doivent être sans nombre.
D. * A quoi fervoit l'intérieur de ces colonnes ?
R.* A renfermer les instruments de Géométrie & le trésor pour payer les ouvriers .
D. A qui étoit dédiée la Loge où vous avez été reçu ?
R. A S. Jean-Baptiste.
D. Pourquoi ?
R. C'est que du temps des guerres de la Palestine, les Chevaliers Maçons se réunirent aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem pour combattre les infidèles. Comme ils s'étaient mis sous la protection de ce grand Saint , & qu'ils remportèrent la victoire , ils lui rendirent grâces à leur retour & convinrent qu'à l'avenir toutes les loges lui seraient dédiées.
D. Dans quel endroit est située votre Loge?
R. A l'Orient de la vallée de Joraphat, dans un lieu où règnent la paix, la vérité » & l'union. 
D. Quelle forme a-telle? 
R. Un carré long.
D. Quelle longueur ?
R. De l'Orient à l'Occident;
D. Sa largeur? 
R. Du Midi au Septentrion.
D. Sa hauteur? 
R. Des coudées sans nombre.
D. Sa profondeur ? 
R. De la surface de la terre au centre 
D. De quoi est elle couverte?
R. D'un dais céleste parsemé d'étoiles.
D. Qui soutient un si vaste édifice? 
R. » Deux grands piliers.
D. Comment les nommez-vous ? 
R. Sagesse & Force. 
D. Expliquez-moi cela ?
R. Sagesse pour inventer, & Force pour soutenir.
grand Portique du Temple , la Houppe dentelée , les ornements extérieurs , & l'Etoile flamboyante le centre d'où part la vraie lumière. 
D. * Ces ornements ne renferment - ils pas quelque moralité ?
R. Oui , Très- Vénérable , le Pavé Mosaïque, formé de différentes pierres jointes ensemble par le ciment , marque l'union étroite qui règne entre les Maçons étant liés par la vertu; la Houppe dentelée est l'emblème de l'ornement extérieur d'une Loge par les mœurs des Frères qui la composent ; & l'Etoile flamboyante est le symbole du Soleil de l'Univers.
D. Avez-vous aussi des Bijoux dans votre Loge ?
R. Oui , Très-Vénérable, an nombre de six , dont trois mobiles , & trois immobiles.
D. Quels sont les trois mobiles ?
R. L'Equerre , le Niveau, & la Perpendiculaire.
D.* Pourquoi les appelez-vous mobiles?
R. * Parce qu'ils passent d'un Frère à l'autre.
D. A quoi fervent-ils?
R. L'Équerre sert à former des quarrés parfaits, le Niveau à égaliser les superficies , & la Perpendiculaire à élever des édifices droits sur leur base. 
D. Quels font les trois bijoux immobiles? 
R. La Pierre brute, la Pierre cubique ou aiguiser, & la Planche à tracer des Maîtres. 
D. Quel est leur usage ?
R. La Pierre brute sert aux Apprentifs à travailler, la Pierre cubique sert aux Compagnons pour aiguiser leurs outils & la planche à tracer aux Maîtres pour former leurs desseins. 
D. * Tous ces bijoux n'ont-ils pas quelque signification symbolique ?
Il. * Oui, Très-Vénérable ; l'Equerre nous annonce que toutes nos actions doivent être réglées sur équité ; le Niveau, que tous les hommes font égaux , & qu'il doit régner une parfaite union entre des Frères ; & la Perpendiculaire nous démontre la fiabilité de notre Ordre , étant élevé sur les vertus : la pierre bute, à laquelle travaillent les Apprentifs, est l'emblème de notre âme susceptible de bonnes ou de mauvaises impressions; la pierre cubique qui sert aux Compagnons pour aiguiser leurs outils, nous fait re-souvenir que ce n'est qu'en veillant fur nous-mêmes que nous pouvons nous garantir des vices ; & la Planche à tracer des Maîtres , est le bon exemple qui nous facilite la pratique des plus éminentes vertus.
D. Combien y-a-t-il de sortes de Maçons ?
R. De deux fortes : les Maçons de théorie, & les Maçons de pratique.
D. Quels sont les Maçons de théorie ?
R. Ce font ceux de notre Ordre qui élèvent des Temples à la vertu, & qui creusent des cachots pour les vices.
D. Quels font les Maçons de pratique ?
R. Ce font des Ouvriers qui construisent des édifices matériels.
D. A quoi sert la Maçonnerie de théorie ? » Elle sert, par ses principes & par sa morale sublime , à épurer nos mœurs & à nous rendre utiles à l'Etat et à l'humanité.
D.* Quelles sont les lois de la Maçonnerie ?
R.* Punir le crime & honorer la vertu.
D. Que doit éviter un Maçon
R, L'envie , la calomnie. & l'intempérance.
D. Que doit-i1 observer ?,
R. Le silence , la prudence & la charité.
D. Pourriez-vous me dire combien il y a de points dans la Maçonnerie ?
R. Ils sont sans nombre, mais ils se réduisent à quatre principaux ; savoir, le Guttural & le Pectoral, qui nous rappellent notre obligation, ainsi qu'on l'explique en les faisant; le Manuel, qui sert â donner l'attouchement pour se reconnoître, & le Pédestre , qui nous démontre que tout bon Maçon doit marcher dans la voie de l'équité dont l'Equerre est le symbole.
D. Comment voyagent les compagnons
-R. De l'Occident au Midi, du Midi au Nord & du Nord à l'Orient.
& Que signifie cette marche ? 
R.* Qu'un Maçon doit voler au recours de ses Frères, fussent-ils aux extrémités de la terre. 
'D. Où sont placés les Compagnons en Loge? 
R. Au Midi, pour recevoir l'ordre des Maîtres 
D. Où font-ils payés ? 
R. A la colonne B.
D. Quel est le mot de passe des Compagnons ?
R. Schibboleth
D. Que veut dire ce mot?
R. Epi, en Hébreu; c'est le mot du guet du camp de Jephté, Capitaine des Israélites. Lorsque la Tribu d'Epraïm se révolta,
Jephté s'empara des bords du Jourdain par lesquels Ephraïm devoit retourner ; & tous ceux qui se présentaient au passage & qui ne pouvoient prononcer le mot , était massacrés & précipités dans le fleuve.
D. Avez-vous vu votre Maître aujourd'hui ?
R. Oui , Très-Vénérable.
D. Comment était-il habillé:
R. D'or & d'azur.
D, * Que signifient ces deux mots
R.* Qu'un Maçon doit conserver la sagesse au sein des grandeurs dont il peut être revêtu.
D. Quel âge avez-vous ?
R. Cinq ans.
D. Quelle heure est-il ?
R. Minuit.

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