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Truthlurker recherches et symboles

Truthlurker recherches et symboles

Symbolisme et rituels... Ce que vous voulez savoir sur la franc-maçonnerie sans oser le demander.

Publié le par Jacques Goorma
Publié dans : #Paroles

Le silence est le maître du poème.


Il est celui qui rassemble et que partagent tous les mots.

Le silence est avant et après mais aussi pendant les mots.
Du silence viennent et au silence vont tous l
es mots.
Mais lui-même est ineffable. Indicible par définition.

 

Il ne peut qu’être vécu.
Mais vécu par qui ?
Devant le silence, devant l’insondable, qui sommes-nous ?
Pouvons-nous croire encore n’être que cette petite personne réductible à un nom et à une forme.
Au fond, ne sommes nous pas nous-même ce silence ?
Ou bien plutôt est-ce en lui que se vit tout ce qui peut être vécu ?
Tous les discours apparaissent et disparaissent en lui.
Et il demeure, inaffecté.
Il est l’abîme en nous et hors de nous.
Il est l’oxygène de la parole. L’appel, la semence et le vide.
La parole vaine voudrait l’ensevelir, le masquer, l’étouffer.
Le poème, lui, fait rayonner le silence.
C’est un rayon de silence dans la pénombre des bavardages.
Et l’on voit soudain briller dans sa lumière la moindre des particules…
Le silence est clairvoyant. I
l faut lui laisser cela. Le laisser faire.
Il est le père des mots et sait, d’instinct, choisir ceux qu’il faut.
Quitte à jouer de leur chair pour ouvrir en nous une autre oreille.
Tout cela est bien mystérieux et donc bien réel.
Le silence est le royaume.
Il est l’alliance.
La relation.
Le silence audible est le tissu des sons.
Le silence inaudible est le tissu des vies.
Le silence audible pointe vers le silence inaudible que nous sommes.
Le silence est le rien sans lequel rien ne serait.
Le silence est un trou au centre, au cœur de toute chose.
Il troue chaque mot. Chaque mot est perforé de silence.
Par ce tube transparent, son sens rayonne.
Chaque mot porte sa marque car aucun mot n’échappe au silence.
Il est le lien secret qui relie la multitude de l’univers.
Est-il un mot qui dérogerait à la règle commune ?
Un tel mot serait forcément imprononçable parce qu’impensable…
Le poème est une tentative désespérée.
Ce désespoir fonde son espérance.
L’invente à chaque fois par un renversement paradoxal.
Parce que le silence est aussi inépuisable.
Rien ne l’altère mais rien ne l’épuise.
Rien ne le désaltère.
Si ce n’est peut-être le chant d’un oiseau ou parfois le vrai poème.
Sitôt ouvert, il abonde en tout et bondit sur la moindre paupière dont il orchestre la vision.
Dans son silence, le poème voit l’ensemble.

Le poème donne à sentir le silence.
La parole vaine fait tout pour le fuir, l’anéantir ou le recouvrir.
Au silence, le poème va comme un gant.
Une fois établis dans le silence, tous les mots se mettent à luire, luisant de l’eau d’une même source originelle, d’une fraîcheur d’aube toujours naissante.
Le silence est le ciel de tous les chants.
En lui, qui est en nous, explose chaque mot comme chaque chose.
Il porte et soutient la parole dans son vol et son rapt d’azur.
Le silence ne peut se perdre parce qu’il ne peut s’acquérir.
Le silence est une place vide mais des millions de mots peuvent prendre place en lui.
Des millions de paroles nous ont conduit jusqu’ici où se trouve toujours un même silence.
Tapis dans les hautes herbes du poème, le silence ramassé comme un tigre, guette sa proie, attend son heure et soudain nous saute aux yeux.
Le silence du poème nous conduit au silence que nous sommes.
La parole vaine veut nous faire oublier cela.
Le poème nous le fait entendre dans son éboulement d’orage.
Et il n’y a rien à comprendre, …mais, en son éclair, nous pouvons voir que nous ne sommes rien d’autre que lui.

Quoiqu’on dise, quoiqu’on fasse, le silence aura toujours le dernier mot.

Jacques Goorma
Revue Alsacienne de Littérature, automne 2003

Avec son aimable autorisation... Merci Jacques

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Miscellanées
 
« N'insulte pas le crocodile avant d'avoir traversé la rivière.»
Proverbe africain
 

Le langage est un système ingénieux d'artifices qui permettent d'invertir le mouvement de la vie en son contraire, de fixer des idées là où tout passe, de stabiliser des choses qui ne cessent de se développer.
C'est de cette manière que Foucault déterminait les structures des outils de l'Etude en soulignant les nécessaires croisements de deux domaines privilégiés ; l'Histoire et l'ontologie.

Le monde des sons contient la nourriture intellectuelle de l'esprit. Le Monde du Silence, comme celui des formules ou des invocations est le lieu du mystère de l'inconscient , de l' "âme", au sens jungien du terme, c'est à dire, cette part humaine qui véhicule le lien entre l'éducation et l'instinct.
Le discours généralise l'appelle par son éthique et son esthétique, la totalité de perception du temps qui reste lié à la conscience muette qui nous fait connaître le sens de l'inconnu. Le sens qui allume un désir de Lumière, de Vérité...
En définissant les inter-relations, Foucault nous orientait vers un caractère actif à leur « capacité de saisir l'éternel dans le présent, de saisir et de garder dans le temps ce qui est destiné à survivre à la mode, la capacité de transformer l'éternité du présent et rien d'autre .Imaginer le présent autrement qu'il n'est et le transformer non pas en le détruisant mais en le captant en ce qu'il est. ».
Dans ce contexte, le langage apparaît comme l'instrument de la conscience : la vie en mouvement constant insaisissable se confronte à l'image saisie d'elle-même. Les mots, dans ce contexte, deviennent les murs, ils construisent les limites d'un Temple qui s'étend d'est en ouest, du Nord au Sud... du plus profond de la Terre à la voûte des cieux... C'est cependant ces murs, ouverts sur l'espace comme le montre la première lettre de la Genèse qui permettent au souffle, au Verbe, de créer.
Comment la vie en mouvement et son image stabilisée peuvent-ils cohabiter?
Difficilement ou bien tout simplement en ne se privant jamais ni du Silence, ni de la Parole? L'Auto-régulation provient de la conscience et non des interdits.

εν αρχη ην ο λογος και ο λογος  ην προς τον θεον και θεος ην ο λογος
Jn 1.1
"Au commencement était le Verbe..."

εν αρχη - En Arche - "En" est une proposition qui définit un temps, un moment précis et "Arche" désigne une place dans le temps, un commencement, une résolution dotée du pouvoir de commandement... "En principe"... "Rien ne s'oppose à..." E-mi, ην  - est la première personne du singulier du verbe exister... nous avançons donc vers quelque chose qui ressemblerait à "En principe, j'existe..."o" désigne, masculin ou féminin, couramment neutre, "Le", "La", "ça"... mais aussi "je me désigne comme"...

λογος - Logos est une pensée raisonnable, un flux créateur, les mots et la pensée qui les gouverne et qui permet de fixer et d'expliquer les raisons... c'est la motivation première de toute chose...

και - est quelque chose qui s'apparente à une copulation, une reproduction, quelque chose qui vient en dedans pour créer. C'est aussi une conjonction, "dans", "avec", "c'est comme cela"...

"Rien ne s'oppose à ce que je sois ce que je suis et que je l'exprime..."

προς - "Dans ce cas", "et de plus".

τον - Article défini : Le

θεον - Theo, Dieu, l'être suprème.

"Rien ne s'oppose à ce que je sois ce que je suis, une part de l'Etre Suprême qui est Dieu et qui forme les mots de la Création."

Le langage transmet une tradition, mais elle doit être tout le contraire d'un cortège funèbre, elle exige une perpétuelle re-naissance qui ne vise pas l'unité sémantique antérieure, mais une fracture sémantique pour une réinformation permanente du monde. La philosophie n'est pas étrangère à ce débat du langage.
Héraclite, déjà, écrivait :"Nous entrons et nous n'entrons pas dans les mêmes fleuves; nous sommes et nous ne sommes pas
."
Cette déclaration est à se taper la tête contre les murs !
Que signifie cette opposition "être-ne pas être" "entrer et ne pas entrer" ?
Doit on la rapprocher d'une image de l'Homme qui ne serait ni nu, ni vêtu ?

Un commentaire de Marcel Conche nous éclaire : « Entrer dans le fleuve, par exemple dans la Loire, pour s'y baigner, cela ne se fait pas instantanément, cela demande du temps. Entre le moment où l'on met le pied dans l'eau et celui où l'on s'y plonge tout entier, la Loire reste la Loire. C'est du moins ce que nous disons et qui nous semble. En réalité pourtant, d'une minute, voire d'une seconde à l'autre, ni les eaux ni les rives ne reste les mêmes.
Certes, la Loire, au bout d'un bref temps écoulé, ressemble davantage à ce qu'elle était auparavant qu'elle ne ressemble à la Seine, mais elle n'est qu'approximativement la même.

Nous entrons dans le même fleuve "Loire" parce que c'est pour nous le même : nous lui donnons le même nom.
Nous n'entrons pas dans le même fleuve "Loire", mais une mouvance ininterrompue, un changement continu que le langage ne peut absolument pas suivre dans sa variation.
« Le langage, qui dit avec des mots définis, ne peut dire que les lois, qui seules sont stables, constantes, égales à elles-mêmes, non les êtres, car il n'y pas d'être en réalité : il n'y en a qu'en apparence. »

Héraclite disait : « tout s'écoule! » : « Panta rheï » et, dans le même temps, il avançait une réflexion d'une haute portée : tout s'écoule, le monde est en devenir.
La Genèse est-elle bâtie sur un effondrement ?

L'être n'est pas une essence stable. Il devient, devient.... et son présent ne peut jamais se confondre ? Et pourtant nous employons les expressions telles que l'homme est, la chose est.
Le prophète et le philosophe expriment ainsi la même expérience du langage !
Les mots : ce ne sont que des mots, dit Héraclite : « L'être et la substance ne sont que les mots trompeurs du discours commun ! »
Mais tout ce que je vous dis là n'est pas très sérieux.
Ce ne sont que des mots...
 

 
 

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Genèse

  

Il s'agit de montrer que toutes choses en ce monde et dans l'autre sont des émanations de Prajâpati et donc que les diverses activités humaines y compris la connaissance mystique et les rites constituent un hommage au Dieu unique, à la fois immanent à l'univers et le transcendant.  

L'hymne ( qui comprend de nombreux emprunts à divers autres textes védique s) s'achéve par une priére à Agni, de qui l'on attend, en grâce, la sagesse (cf. aussi Isha Upanisad ).

Pour les hindouistes, le Rig-Veda n’a pas été écrit par les Hommes. Il existe de toute éternité et il est révélé aux Hommes au début de chaque cycle. La datation des hymnes qui le composent n’est pas moins difficile car ces textes sont rédigés en un sanskrit très archaïque qui amène à penser qu’il fut composé vers le début du IIe millénaire, même si certains passage semble être encore antérieurs. La compilation, telle qu’elle est connue aujourd’hui a dû être mise en oeuvre vers l’an 1000, car l’ensemble était déjà complet au moment de l’apparition du bouddhisme (VIe s.).

 

 O Grand Homme ! Nous chantons la prière de Brihaspati, le précepteur des Dieux, pour la joie de ce qu'il nous enseigne et le succes qui préside à toutes nos actions de bonté. Il est le Vénérable et le plus grand. Ses désirs doivent être exhausés ainsi, nous gagnerons la force spirituelle qui nous permettra de marcher sur ses traces. ( traduction du texte sanscrit de l'illustration ).

 

Taittiriya Âranyaka 10.1

   

En l’onde sans limite, au centre de l'Univers,

sur le dos du firmament, plus grand que le grand,

ayant de sa splendeur pénétré les Lumiéres,

Prajâpati dans l'Embryon s'active.

   

Ce en quoi tout ici-bas s'assemble et se disperse,

ce sur quoi Tous les Dieux ont eu leur assise,

c'est Cela, qui était, ce qui fut, ce qui sera :

Cela même, dans l'impérissable, le suprême firmament.

   

Ce dont furent emplis l'espace, et le Ciel, et la Terre ;

ce par quoi chauffe le soleil, de son éclat, de sa lumière ;

ce que tissent les Poétes[1] au fond de l'océan :

c'est Cela dans l'impérissable, le suprême firmament.

   

Ce par quoi fut incitée l'incitation du monde,

qui par les eaux propagea les vivants sur la terre,

ce qui par les plantes pénétra hommes et animaux,

tous les êtres qui se meuvent sans cesse...

   

Rien autre n'est plus grand que Cela, ni plus intime ;

Plus haut que le haut, plus grand que le grand,

ce Mystére Unique, non manifesté, qui a pour forme l'illimité,

le Tout, l'Ancien d'au-delá les ténébres :

   

C'est Cela qui, a-t-on dit, est l'Ordre et la Vérité,

le suprêm brahman des Poétes !

Offrandes et dons, tout ce qui naît ou naquit...

nombril de l'Univers, Cela soutient toutes choses !

   

Cela en vérité, est Agni et V'â'yu,

Cela est le Soleil et la Lune,

Cela est l'Ambroisie resplendissante,

et le Brahman, et l'Onde et Prajâpati !

   

Les divisions du temps sont toutes nées

de l'Etre, qui est éclair

les secondes, les minutes, les heures,

les jours et les nuits, tous sans exception.

   

Celui qui ordonna : « Que s'agencent les quinzaines,

Les mois, les saisons, l'Année ! ».

C'est celui qui trait les Eaux 

ainsi que l'espace médian et le Ciel.

   

On ne saurait le saisir, ni par-dessus,

ni de biais, ni par le milieu;

personne ne le régit ;

son nom est : Grande Gloire !

   

Sa forme n'est pas dans le domaine de la vue :

nul donc ne le verra de ses yeux

on l'informe par le coeur, par la pensée, par l'esprit :

ceux qui le connaissent deviennent immortels.

   

C'est á partir de l'Onde et du suc de la Terre qu'il s'est développé ;

C'est de Vishvakarman qu'il a tiré son origine ;

Tvastar dispose sa forme : voila, l'universelle

naissance du Purusa, au commencement.

   

Quant à moi, je le connais ce Puru§sh majestueux :

couleur de soleil, il vient d'au-delà des ténébres !

A le connaître ainsi on gagne l'immortalité,

il n'y a pas d'autre chemin pour y aller.

   

Prajâpati dans l'embryon s'active ;

inengendré, il naît et se diffuse de multiple façon ;

les sages comprennent son origine,

ceux qui savent cherchent le lieu de ses rayons.

   

Il rayonne pour les Dieux ;

des Dieux il est le chapelain ;
il est-né avant les Dieux :

hommage á la lumiére sacrée !

  

Engendrant cette lumiére sacrée,

les Dieux, au commencement, -déclarérent

« Les Dieux seront soumis au brahmane

qui saura ainsi. »

   

Beauté et Bonheur sont tes deux épouses ;

le Jour et la Nuit sont tes deux flancs,

les constellations sont ta forme

et les Ashvin ta bouche !

   

Envoie-moi vers le monde que je désire !

Envoie-moi vers ce monde-là !

Envoie-moi vers Tout !

   

Embryon d'or, au commencement il se développa

sitôt né, il fut le maître unique de l'univers.

Lui qui fixa la Terre, le Ciel aussi : ce Dieu,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Lui qui, par sa majesté, devint l'unique roi du monde,

et de tout ce qui respire, et de tout ce qui sommeille ;

ce Dieu qui régit hommes et bêtes,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Ce Dieu qui donne l'Ame, qui donne la force,

lui dont tous les ìtres, mìme les Dieux, respectent la parole,

lui de qui la Vie et la Mort ne sont que l'ombre,

qui est-il, ce Dieu, que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Lui qui, par sa grandeur, régne sur ces montagnes,

sur l'Océan et la riviére Rasa, a-t-on dit ;

ce Dieu dont les bras sont les quartiers du ciel,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Ce Dieu que regardent pour qu'il les aide

les deux masses tremblantes en leur esprit,

ce Dieu qui est là où resplendit le Soleil levant,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ? 
 

Ce Dieu par qui le Ciel robuste et la Terre furent fixés,

Par qui fut étayé le Soleil, étayée la Voûte Céleste,

ce Dieu qui dans l'espace médian mesure l'étendue,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Lorsque vinrent les Hautes Eaux

recevant l'Intelligence, engendrant Agni

il en émana, unique principe de vie des Dieux :

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Lui qui, par sa puissance, embrassait du regard les Eaux

qui recevaient l'Intelligence et engendraient Agni,

ce Dieu qui, parmi les Dieux, était l'Unique,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation

   

C'est le Dieu qui parcourt tous les espaces,

c'est celui, qui, à l'intérieur du germe, naquit le premier ;

c'est celui qui naît et se diffuse, c'est celui qui naîtra ;

son visage est tourné vers l'arrière,

son visage est tourné vers toutes les directions.

   

Il regarde de tous côtés, il fait face de toutes parts ;

Sa main agit partout, partout son pied

travaillant de ses deux bras, s'aidant des ailes du souffle

   

Il ajuste l'un à l'autre le Ciel et la Terre,

les engendrant lui, l'unique, le divin artisan.

   

Il est le Vena qui voit tous les êtres, sachant

où toutes choses ont leur nid commun

lui en qui ce monde unique se fait et se défait,

il est celui qui se diffuse, tissé dans les êtres.

   

Veuille le Gandharva qui connaît l'Ambroisie,

révéler le nom déposé dans le secret !

« trois mots » ont été déposés dans le secret !

qui sait cela devient le pére du Soleil !

   

Il est notre lien de parenté, notre père, notre répartiteur il

connaît toutes les fonctions, tous les êtres ;

il sait le lieu où les Dieux, dans le troisième monde,

ayant goûté à l'Ambroisie, gagnérent leurs fonctions.

D'un coup, l'on parcout le Ciel, la Terre, les trois mondes, 
les quartiers du ciel et le séjour de lumière
ayant dénoué le tissage de l'Ordre, ayant vu Ce Mystère,
on devient Ce Mystère, présent en toutes les créatures.  

 

Oui, ayant parcouru les mondes,  

les êtres, tous les quartiers,

Prajâpati, le premier-né de l'Ordre

est devenu, de lui-même, l'Ame du monde.

   

Au maître secret de la place,  

à l'ami. chéri d'Indra,  

j'ai demandé ce gain, la sagesse ! 

Dresse ta flamme, Agni ! 
 

Ecartant de moi la Néantise,

améne-moi du bétail, et de quoi vivre,

montre-moi les orients !
 

Que, grâce à ton assistance, Agni,  

personne ne nuise á nos vaches, á nos chevaux, à nos hommes !

Viens á moi, Agni ! toi qui apportes la lumiére !

 Enveloppe-moi de ton éclat ! 

 



[1] Dans la tradition du Veda les poêtes sont les maîtres de la Parole, ce sont eux qui participe à la diffusion donc, la Création leur appartient.

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Publié le par Lurker
Publié dans : #truthlurker
 
Quelle place sociale peut-il y avoir pour le symbolisme ?

 
 
 
Remarquons, tout d'abord que ce qui caractérise le plus les sociétés dites initiatique est la pratique institutionnalisée du Silence présenté comme une forme de causalité.
Il ne correspond pas un élément physique mais à un postulat.
 
Il résulte d'un ensemble de conditions inhérentes à la démarche ésotérique qui ne découlent pas de l'arrivée du néophyte mais qui se présentent comme un ensemble de principes dont il constitue l'effet.
 
 
 
Si les causes sont présentes, l'effet sera nécessairement réalisé.
 
Si les éléments croisés sont différents, les effets seront différents.
 
 
 
 
 
 
Tailler la Pierre Brute hors du Temple fait reposer la Connaissance sur des constats. La fixer à sa place dans la construction est la remise en cause de ces constats.

Pour certains, cela préfigure les formes d'une certaine forme d'évidence. En effet, lorsque les parois de nos certitudes s'effondrent, il vien un moment où les deux bords supérieurs se rejoignent et empêchent l'édifice de s'écraser. Alors, il devient évident que la pierre de faîte a pour objet la stabilité et l'équilibre.

"La pierre qu'ont rejetée ceux qui bâtissaient Est devenue la principale de l'angle."
Ps  118 ; 22


   
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Qu'est-ce que les Néophytes doivent avoir compris à la fin de l'enseignement ?

 

"Si tu le cherches, il se laissera trouver par toi; mais si tu l'abandonnes, il te rejettera pour toujours."1Ch 28:9

 

 
La place sociale du Symbolisme c'est de comprendre ce que lon fait pour comprendre ce que l'on est.
Le symbolisme et la rituélie représentent les modèles sociaux universels. Il s'appuient sur des mythes, définis comme les récits imaginaires et imagés permettant de décrire une réalité supérieure, voire une réalité naturelle indescriptible ( le Big-Bang = la Genèse ). En cela, ils correspondent à une pratique universelle. Même si l'usage des outils symboliques n'est pas identiques d'une culture à une autre...
 
Dans la pratique de la franc-maçonnerie ésotérique, une recherche rapide permettra de s'apercevoir immédiatement que  les représentations sont différentes d'une forme rituelle à l'autre. C'est la raison qui amène à se poser la question d'un tronc commun qui se présenterait comme la source des pratiques endémiques ce type de franc-maçonnerie.
 
 
 
Cette approche particulière a ceci d?évident qu?elle ne renvoie par immédiatement à des symboles « opératifs », c'est à dire des représentations d'outils en usage chez les anciens compagnons constructeur, tailleurs de pierre... pas plus qu'à des modes de fonctionnement codifiés par les Guildes et qui tendraient à cultiver le paradygme de l'Eden. Ainsi, dans la mesure où ce qui semble le plus important n?est pas toujours ce qui provient des Constitutions de 1717 ou même des écrits explicites de tel ou tel rituel, il est bon de prendre le temps de comprendre que ce qui est codifié et surtout ce qui est sous-entendu par l?écrit est intiment lié à la situation politique de l'angleterre au moment de sa création. Plus particulièrement, a cet engouement qui caractérise les britanniques pour les Clubs et les fratries..
 
Les rituels ont pour objectif de permettre à l?individu de se situer au sein d?un groupe tout autant que de définir les cadres sociétaux de ce dernier. Il présentent un grand nombre de formes et ne s'inscrivent pas tous dans le cadre d?une gestuelle, laquelle peut, parfois, sembler archaïque. Cependant, il sont tous le reflet de la nature humaine profonde et se présentent comme le mode prioritaire des relations. 
 
Pour illustrer ce propos, on s'arrêtera sur le rite d'agrégation le plus pratiqué dans notre société moderne : le mariage. Ce rite de passage est à tel point ancré dans notre environnement social qu'il génère des droits particuliers. Bien plus, ses formes profanes ne s?exécutent pas sans rituélie et celle-ci est reprise pour célébrer les « satellites » de la même manière, confondant ainsi le rituel et ce pourquoi il est effectué.
 
L?Homme n?est pas un être isolé et il l'affirme en ritualisant son organisation sociale.  Chaque société, chaque culture possède ses propres rituels et les modus  opérandii garants des formes tructurantes de la vie en collectivité. Ces rites désignent la place de chacun.
 
 
Le rite se définit aussi par son environnement culturel. C'est cet environnement et le langage qui en est le reflet qui génère les symboles.
 
 
Il est bien évident que les rituels sociaux doivent être pris en compte pour expliquer les rituels sacrés. Si l'on se penche un tant soi peu sur les pratiques, on s'aperçoit très vite que c'est bien dans cet ordre qu'il faut appréhender la question. L'Homme existait avant la relifgion et cette dernière n'est, en tout état de cause qu'une confirmation de l'identité humaine.
 
On notera que plus le modèle social à reproduire repose sur le pouvoir, la soumission, l'agrégation à une caste privilégiée ou considérée comme telle, plus le rite sera rigoureux. On ira même jusqu'à constater que les interdits les plus véhéments et anti-naturels seront justifier par ceux qui les subissent comme étant l'objet de leur libre arbitre... un argumentaire souvent vide d'un sens autre que l'image qui justifie sa forme, et le groupe qu?il prend pour modèle. L'étude des rituels d'agrégation présente une grand intérêt si l'on veut compredre le modèle initiatique ésotérique de l'occident chrétien.
 
Ils peuvent même être la conséquence de dévoiements car ils se présentent bien souvent comme une relation de causalité incontournable qui présidera aux choix d'accepter ou non de nouveaux membre au sein du groupe. N'oublions pas qu'une société se forme par les choix communs qui définissent un modèle de vie, une utopie sociale garante du paradygme. Quand les fondements de la société ne sont plus consensuels, elle disparrait. S'attaquer aux valeurs sociales d'un groupe humain, c'est vouloir en tuer la culture, ce qui n'est pas équivalent à un génocide car les individus peuvent, d'eux même, rejeter les fondement de leurs organisations. Une part de la recherche de la Vérité repose sur l'enseignement des valeurs éthiques qui fondent les bases de la société dans laquelle elle progresse.
 
Sans valeurs morales, les pratiques mystiques et ésotériques ne sont que des reflets sans vie et ne présentent plus l'image du consensus. D'ésotérique, le groupe devient un "club service".
 
 
 
Ainsi, la maîtrise des rituels est d'abord un instrument de pouvoir sur Soi et on portera une attention particulière à enseigner que « le respect des autres et de soi-même » repose sur la domination de ses propres passions.
 
 
 
Les objectifs d'un parcours initiatique sont des objectifs à long terme. On reste toujours un néophyte « par rapport à quelque chose ». C'est pourquoi il faut « connaître » et non « savoir ». La soumission aveugle n'est pas un outil de Connaissance mais une cause générant la reproduction des frustrations.
 
 
 
Les réponses aux questions constituent des moyens d'élévation, de progrès.
 
Les trois pas de l'Apprenti sont :
Questionne il te sera répondu,
Frappe et l'on t'ouvrira
Cherche et tu trouveras.
 
Le Néophyte doit savoir s'approprier la rituélie comme un instrument de liberté. Les réponses à ses questions sont des éléments de connaissance de soi, de connaissance du « Soi », et non du « moi habillé » c'est à dire de la parure intellectuelle de ce que l'on croit être.
 
Quelles opérations permettent d'obtenir ces résultats ?
 
La pratique du silence permet de s'identifier à celui qui agit puisque l'observateur est silencieux par nature.
 
Toute action d'enseignement exige la réalisation véritable de l'acte enseigné. Il faut donc vivre, en temps réel, la réalité sociale de ce qui est appris par l'application de questions fondamentales portant sur le registre de la réflexion. La question du Néophyte n'est pas « à quoi cela sert-il ? » mais bien « à quoi cela me sert-il ? » C'est pourquoi l'Apprenti devra comprendre en se regardant faire. Il refera les gestes, recomposera les signes et en développera un sens particulier.
 
Quelles compétences sont mises en jeu dans ces opérations ?
 
La capacité à comprendre plus qu'à apprendre.
 
La confiance est un élément important, il faut dévêtir sa conscience totalement car la personnalité perçue n'est pas nécessairement la personnalité réelle et il est bon que l'Initié garde toujours un pied dans le passé, qu'il se présente, de fait, « ni nu, ni vêtu ».
 
 
Quels sont les obstacles ?
 
L'obstacle principal à la réalisation du "Soi"est contenu dans le « contenu » de lApprentissage en ce qu'il vient prendre les connaissances acquises à contre-pied.
 
Chaque Apprenti commence son parcours avec son bagage personnel, avec ce qu'il est au jour de son « initiation ».
 
L'obstacle est sa volonté de conserver, ce qu'il est et d'adapter ce qu'il comprend à cette réalité.
 
Vient alors la crainte de se perdre face à un espace vide de sens car le but d'un parcours initiatique n'est pas de trouver un équilibre entre ce que l'on est et ce que l'on croit être, cela relève de la psychanalyse. Le but est de découvrir ce que l'on est et de choisir de le devenir.
 
 
Comment développer ses compétences et sa compréhension du symbolisme.
 
Il s'agit de découvrir l'équilibre particulier existant entre le concept et la réalisation.
 
On retourne dès lors au moment premier : comprendre en se regardant faire.
 

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