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Truthlurker recherches et symboles

Truthlurker recherches et symboles

Symbolisme et rituels... Ce que vous voulez savoir sur la franc-maçonnerie sans oser le demander.

Publié le par Lurker
Publié dans : #Paroles

Un « Lewis » est une pièce d’acier que l’on introduit dans la pierre afin de la fixer à un dispositif élévateur qui sera employé par les maçons bâtisseurs et qui leur permettra de soulever de lourdes pièces en vue de les disposer à leur place dans la construction. Il permet ainsi de fixer les pierres à une grue, un treuil ou une chaîne.
Cette pièce de métal est insérée à l’intérieur de la pierre en un point marqué d’avance par le « tailleur de pierre » et qui correspond à l’axe de prolongement du centre de Gravité.
 

 Le Lewis se comporte comme le pivot d’un levier, c’est à dire qu’en devenant le cœur au centre duquel les forces en présence se rejoignent, il permettra de faciliter le déplacement de la pierre le long d’un axe extérieur en modifiant son poids porté. Sous cet aspect, il est un outil de transmission. 

Le Lewis est utilisé par les bâtisseurs lorsqu’il s’avère impossible de déplacer la pierre, soit en raison de l’emplacement dans lequel elle doit être insérée, soit en raison de sa forme particulière telles les pierres de faîte, pierres d’angle ou chapiteaux de colonnes. Les pierres taillées les plus lourdes et les moins aisées à saisir sont ainsi déplacées grâce à cet outil de fixation. C’est l’usage du Lewis qui permet aux constructeurs de concevoir une organisation d’ensemble réunissant des pierres de tailles différentes sans se préoccuper des moyens de les saisir. Sous cet aspect, il est un outil d’agrégation qu’il est possible de comparer à la chaîne d’Union, laquelle n’existe pas à ce rite.

Le nom de Lewis provient probablement du latin « leuis » qui signifie « soulever ». Le trou spécialement formé pour accueillir le dispositif est appelé « place du Lewis », « trou du Lewis ». Il est toujours comblé après que la pièce ait été mise en place.

 C’est probablement ce sens particulier d’une place vide en Loge, toujours prête à accueillir un nouvel arrivant pour la combler qui amène à nommer Lewis un fils de maçon reconnu comme tel par la Loge et amené à en devenir membre.

Il s’agit, en quelque sorte d’une première attache que de lui réserver sa place. Cette reconnaissance peut faire l’objet d’une cérémonie et amener la personne à porter, selon certaines règles, un tablier particulier (cf illustration[1] ). Cette attache, cette reconnaissance n’est cependant pas équivalente à une initiation et ne lui permet pas d’assister aux cérémonies maçonniques.

Le Lewis est mentionné dans les anciens catéchismes des francs-maçons spéculatifs de l’Angleterre du dix-huitième siècle. Il se rapportait alors à la Loge, celle-ci, par analogie, devenait cette pièce métallique qui permettait aux hommes de s’unir, comme le Lewis se fixe dans la pierre et peut donc servir à les fixer les unes aux autres afin de les soulever collectivement. C’est un peu, de nos jours, l’image de la chaîne d’Union des REAA et RF.


Ces catéchismes définissaient alors la fonction du Lewis comme étant destiné
 

 « A porter le lourd fardeau de ses parents vieillis, afin de leur permettre de profiter de jours heureux et confortables. »

 Tout aussi bien, ils définissaient aussi son usage privilégié comme étant le symbole qui permettait au : 

« maçon, contrairement aux personnes du monde, de ne point trouver sa dignité dans sa naissance, son rang ou les richesse à moins que la tâche ne soit trop lourde et qu’il ne renonce au privilège d’être maçon. »

Les rituels modernes, dérivés de ces anciens catéchismes, en gardent l’essence. Ainsi, de nos jours, dans des loges spéculatives pratiquant le Rite Emulation ou le Rite d’York, le Lewis présent sur le tableau de Loge est représenté exactement inséré dans une pierre taillée à la forme cubique parfaite et permet de la suspendre à un trépied. Cette pierre cubique est habituellement soulevée de sa base à l’ouverture des travaux pour rester en suspension jusqu’à leur fermeture signifiant respectivement que la loge a commencé le travail ou qu'il a cessé et que les ouvriers s’en sont allés. 

Dans les Loges au Rite Emulation, la pierre cubique fixée au Lewis est suspendue par celui-ci à un trépied qui sert de grue. Cette grue est située à mi-chemin entre l’Orient et l’Occident. Dans certaines Loges, la pierre est abaissée au maximum au premier degré, soulevé à la moitié de la distance au second degré et au maximum au troisième.
 

Dans d’autres Loges, on le trouve au coin du tableau de Loge, à l’angle Nord-Est. De nos jours les rituels ne s’attardent plus sur les allégories et la morale attachées à la pierre taillée. Peut être cela provient-il du fait que les caractéristiques de la pierre brute et du travail nécessaire à obtenir une pierre taillée soient suffisamment éloquentes en ce qui concerne la finition des êtres ? Il est bien connu que nous commençons symboliquement notre parcours comme une pierre brute et que les efforts répétés, les voies tracées et les enseignements, nous conduisent à progresser et faire que notre vie devienne une pierre idéale qui nous conduira naturellement à la place qui est la notre : la mort sans craindre la résurrection, c’est à dire la pierre taillée parfaite.


*

* *



[1] Tablier « baptismal » de Lewis de la Loge de Durham. In « Masonic Hall of England – The North » Revd N.B. Cryer – Ed Lewis Masonic Shepperton 1989

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Publié le par Lurker
Publié dans : #truthlurker

appelez vous, nous avions laissé notre héros à genoux dans la neige, plongé dans une profonde méditation devant trois taches de sang dont les formes lui rappelaient le visage d'une amie très chère.

Qui est notre Héros, mais Perceval bien sûr, pourquoi changer ?

Nous savons que son silence l'a mené jusqu'au Graal mais que ce même silence, puisse qu'il n'était que l'expression de sa retenue lui fit perdre le bénéfice de ce qu'il cherchait. En fait, rien ne pouvait laisser supposer qu'il réussirait dans un monde où l'idée même de l'homme était inconnue.

Le Grâal habite le troisième cercle, celui que l'on nomme Keugant, il représente le diamètre extérieur du pentacle solaire, rien n'y habite, ni les vivants, ni les morts, seule les énergies du monde. L'ambivalence des mots ne permettait à Perceval que de questionner les ombres pas encore les nombres qui soignent et qui auraient pu lui répondre... Mais, attendait-il seulement des réponses ou ne cherchait-il qu'un miroir ?

A ce stade, il est important de se laisser porter par l'énergie et particulièrement par la musique des énergies. Les demoiselles sur sa route représentent ces énergies souvent figurées par des anges, ces oiseaux étranges qui sont toujours du sexe opposé au nôtre et qui nous montrent la route... ambivalence encore, que ce sexe qui n'existe que dans l'acceptation du siens, ambivalence toujours qu'une langue inconnue qui porte en elle toutes les significations et qui ne peut être dite que dans un langage muet... quel est ce langage des anges s'il n'est fait de questions... Siegfried lui-même en tuant le dragon devint immortel et comprit le langage des oiseaux, le langage des anges, le langage de son âme, la langue du miroir, l'amour qui lui coûta la vie... Salomon comprenait lui aussi le langage des oiseaux, lui qui écrivit le Poème des Poèmes

Te voici belle, ma compagne, 

Te voici belle aux yeux de Colombes.


De quel oiseau parlait-il ?

Un visage ami permettra-t-il à Perceval de retrouver la route d'où il s'est éloigné en écoutant les mots ? Ce visage ami le ramène dans la forêt où il fut élevé, de même les oiseaux puisque les taches de sang sont celles de la blessure d'une oie sauvage, blanche, naturellement, comme la neige où tombent les gouttes de sang. On se rappelle de la crainte de sa Mère, de la haine que celle-ci portait aux oiseaux depuis qu'elle avait surpris le jeune Perceval émerveillé par leur chant dans les clairières... la crainte de la Nature Universelle face à celui qui cherche, la crainte née de la sécurité du passé tranquille de ses certitudes face au monde immense de l'intelligence...Marra, l'illusion, associée à la forêt et qui redoute la compréhension du Monde sans qu'elle n'ait donné son consentement...Veuve de la Vérité stérile du langage humain et craintive de celui de l'être...

Avant d'essayer de comprendre et pour éviter les précipitations, si tant est que cela soit possible, voyons comment ces perles rouges sont arrivées sur la neige et voyons ce qui pourra tirer Perceval de ses pensées.

Souviens toi, Apprenti/Perceval, il te faudra choisir entre le silence et le moyen d’être toi-même... la route ne s'arrête pas au pied de ce que tu es aujourd'hui, mais, tout compte fait, ce soir, les deux mondes de l'illusion et de la quête sont-ils si éloignés ? L'Abred, cercle des migrations, des voyages et des quêtes, celui par lequel on doit passer entre chaque étape est-il si éloigné du Cercle Blanc, Gwenwed, domicile de la plénitude et de la connaissance ? L'image sur la neige est-elle autre chose qu'un reflet permanent, un miroir qui prend enfin le temps de penser avant de réfléchir ? Les mots traversent les mondes qui ne sont que l'image de l'autre, ils sont voués à disparaître et à nous tromper, la Parole est...La création du monde ?

L'aventure de Perceval est-elle la frange d'un rituel initiatique ou la mise en oeuvre d'un rite sacrificiel : un faucon attaque une oie blanche qui laisse trois taches de sang sur la neige. On peut reconnaître dans cette agression, l'attitude de Perceval vis-à-vis de son passé d'enfant ignorant, mais, pour une fois l'enfant se trouve capable de recommencer.... En tout cas le symbolisme des couleurs revêt ici une importance particulière on se rappelle que Perceval est rouge ( des armes du chevalier vermeil ) comme le sang, comme la force vitale, celle de l'être prêt à l'action, comme le don total... tandis que la Dame arbore comme la neige et l'oie blanche, la couleur des druides, celle de la Lune il ne peut y avoir de conflit dans l'expression des liens. Ce que Perceval reconnaît dans les trois taches de sang sur la neige, c'est d'abord le visage de son Amie, c'est ensuite l'image de la souffrance et du sacrifice auxquels il devra désormais se soumettre, c'est enfin la reconnaissance de la petitesse, de la limitation de son être dans l'infinitude de ses désirs... Mais surtout, c'est l'expression des trois énergies du monde, l'énergie intérieure, celle qui court sur la peau et la grande source du Monde....Les énergies qui soignent et qui font vivre...

Dans une autre légende Arthurienne, il est dit qu'un faucon venant de tuer une oie blanche, un corbeau s'abat sur la chair de l'oiseau. Or, ceci ajoute une troisième couleur aux deux premières : il s'agit du Noir. Là encore, nous avons une référence directe aux trois tendances de l'univers des Druides Abred, Gwenwed et Keugant les trois mondes dont on sait que le Noir de l'Abred absorbera la lumière pour la régénérer dans un immense brasier...du feu renaîtra la vie et de la nature du feu dépendra la qualité de la vie.... Il est encore question d'oiseau, d'autres oiseaux...

 

Nous sommes ici en présence d'une nouvelle Image du Monde et il n'est pas étrange que Perceval/Apprenti reconnaisse dans ces trois taches l'image de son Ange. Symbole de rédemption et de résurrection des morts, les trois gouttes de sang sur le blanc du plumage sont comme un rappel permanent aux neuf larmes blanches sur le noir de nos tabliers retournés...



Il faut remarquer cependant que le Soi, bien qu'étant intrinsèquement identique à l'univers, n'en demeure pas moins localisé ici dans le symbole de l'oie blanche. En effet, dans la cosmologie Celtique, l'Oie est psychopompe, porteuse des âmes d'un cercle à l'autre, elle fait l'objet de tabous alimentaires et symbolise par sa pureté l'essence de l'être et l'énergie qui produit l'univers, c'est aussi l'oiseau migrateur pris dans les liens du devenir, c'est-à-dire, pour simplifier : l'âme Immortelle, le Souffle divin qui transmigre d'existence en existence, avant de pouvoir définitivement reprendre son envol. Même Si l'Oie est identique à l'univers, elle se distingue, de l'âme individuelle symbolisée par le faucon, oiseau chasseur et royal par excellence (n'oublions pas que notre Perceval est lui aussi un apprenti qui apprend à être un Roi chasseur ), elle se distingue aussi de l'illusion intérieure qui se nourrit de ses certitudes, elle se distingue de l'être en devenir par son oubli... Oubli toi toi-même et parle, Apprenti, Mon Frère, Ma Soeur...

La symbolique et les symboles... notre conscience individuelle et nos évolutions personnelles restent très théoriques ou de l’ordre de la croyance, même après avoir expérimenté les choses et les événements, nous les théorisons, nous y réfléchissons, nous relions chaque fait à ce que nous savons ou ce que nous croyons savoir ce qui, dans la plupart des cas ramène ce que nous apprenons à l’expérience antérieure, annulant, pas le fait, l’évolution possible. La démarche est rassurante mais elle n’est pas profitable. Il est très difficile d’admettre au premier abord qu’il n’y a pas de différenciation entre ce que nous sommes et l’univers.

Il n’y a pas de distinction entre le soi individuel et la conscience libre de toute détermination, celle qui est définie par les termes : « un maçon libre dans une Loge libre ». 

Cette vision extatique du langage créateur a déjà mené notre Héros hors d'atteinte des limitations humaines. L'enfance de Perceval est largement dépassée; il connaît l'étrange mélodie des rossignols et l'oubli n'a plus de prise sur lui. Seul le Gwenwed, le monde blanc, l'Amour reste à découvrir...Car c'est ce qui le construira... Les mots construisent le village, le silence construit l'univers mais que peut bien construire le mélange des deux, le langage des anges ?

Dans la légende, Perceval devra seul, par la suite à dépasser définitivement le stade des vertus de l'absurde, de l'illusion pour enfin pouvoir poser la question, LA question sans faux fuyants, sans penser à recevoir d'un autre le courage et les réponses, sans penser qu'il se puisse être lui-même quelqu'un d'autre, sans qu'il n'y ait de possibilité de fuite... oui, apprenti mon amie, les perles de lumière qui brillent d'un gris lunaire, pâle et irisé au fond de la nuit ne sont rien d'autre que les larmes de nos yeux et le mur que leur calcaire construira sera celui des certitudes. Images de doutes... sèches tes larmes et les murs disparaissent...comment croire que nous puissions transmettre autre chose que des doutes dans une triste partie de tennis désabusé ou chacun se renvoie la balle de sa consolation...

J'ai rêvé l'autre nuit d'une chambre aux murs couverts de mots et j'ai jeté les meubles sur les murs, les mots ont explosé et dans chaque parcelle il restait un morceau de moi riant comme un masque d'ébène, noir, posé sur un mur de plâtre et dont les yeux pleuraient de larmes de sang... l'image de ce que je croyais être...et j'ai soudain compris qu' Orphée ne pouvait que se retourner lors de son voyage de retour, de toute manière Eurydice n'était pas derrière lui, elle lui tenait la main, à lui qui venait la chercher, et l'ombre des ailes de l'ange flottait devant lui...

SShtt...

Un murmure dans la nuit après le chaos, le bandeau se soulève et la lumière semble te rassurer mais il n'y a plus de main secourable sur ton épaule, dans le noir on te guidait mais en plein jour on pense que tu y voie, peut être pour mieux parler les mots du silence.

Qui es-tu Apprenti ? D'ou viens-tu ?

- D'une Loge de Saint-Jean

- Qu'y fait-on ?

- On y dresse des Temples à la vertu et l'on y creuse des tombeaux pour les vices...


C'est la question des Francs-maçons presque toujours en tenue d'apprenti, celle qui rassure puisqu'elle n'est faite que de l'observation et permet d'exposer ses silencieux...mais nous sommes tous des apprentis, des inquiets incertains...Les chevaliers de la table ronde en perpétuelle quête assise, en perpétuel jugement de l'autre pour éviter de se juger soi-même...Perceval part en quête, il aimerait que les chevaliers l'accompagnent, alourdis de leurs décors, de leurs armures et de leurs mots...


Qui es-tu apprenti ?

La réponse ne peut être qu'en désespoir de cause...

Il nous appartient qu'elle ne soit pas une cause sans espoir...

Son regard plonge dans le nôtre après avoir vu son image dans le miroir du bandeau et, comme si rien ne pouvait plus l'amener à nous voir tels que nous sommes, la réponse glisse doucement sur ses lèvres comme un soupir de soulagement : Ego sum qui sum.

Maître, souviens toi de moi perdu dans le dénuement, souviens-toi de toi et surtout souviens toi de ce que tu dois faire de moi, ne m'oublie pas un myosotis sur le bord du chemin "forget me not" et, au bout du chemin, par les Nombres de nous seuls connus, il y aura l'Unité, l'Unique Vérité, la Mort, rien avant, rien après, rien de plus. On ne sait plus lequel des deux entraîne l'autre...Au delà des ailes il ne reste que les mains...

Alors, l'autre, qui n'existe que porté par les vents, baisse les yeux et doute de sa propre existence...Peut être sais-tu parler aux oiseaux, voici ma main tendue, elle n'est là que pour t'aider à franchir les portes de la Nuit... seuil de ton silence intérieur...


L'Apprenti se dédouble et redevient Perceval mais, au moment de franchir la porte, son regard muet s'attardant dans nos yeux... se tourne vers le ciel où passent des oies sauvages dont les anciens disaient qu'elle étaient un symbole de l'énergie du monde et accompagnatrices des âmes... L'une d'elles est attaquée par un Faucon et la passion blesse l'oiseau blanc qui tombe sur la neige en criant comme les Druides de la foret magique après avoir cueilli le gui "O Ghel Ann Kheu ! " cela signifie en ancien breton : " Le Blé se lève"..... la parèdre immobilise Perceval et le plonge dans des pensées profondes.... Les premières paroles de l'Apprenti resteront portées par le silence qui sera encore fait de ses mots, les oiseaux des trois mondes tournent autour de lui... toutes ces âmes volantes cherchent un Roi comme ses pensées cherchent une voix....peut être croient-ils qu'il s'agit de la même chose ? Rien n'existe plus alors que Perceval ne puisse trouver si seulement il ose affronter ce qui pleure dans le noir de ses nuits... Entre dans le cercle autour de la table du partage et donne moi la main.. quelque chose me dit que nous retrouverons d'autres contes une autre fois...



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Publié le par Lurker
Publié dans : #Paroles

L’illusion berce mes mots, il s’agit de rêves plus que de vérités… car la Vérité a du mal à se laisser atteindre… on la guette… j’aime assez l’ancien terme anglophone de « Truth-seeker »… il portait moins de certitudes... mais la surveillance se fait plus poignante au fil du temps, « à trop maltraiter les rites, à les évincer sans cesse, nous sommes arrivés à une situation paradoxale où l’Homme est de plus en plus présent sur terre en même temps qu’il s’en absente… » ( Pascal Dibie – La tribu sacré – Grasset 1993 ) les « seeker » doivent faire place au « Lurker »… le chercheur laisse la place au rodeur… dreamcatcher et dilétante...

« …Quiconque se prétendra une divinité n’aura qu’à venir achever le côté que j’ai délaissé, afin que tous sachent qu’il est un Dieu… », mais les « pirke » sont ambigus dans la mesure où Rabbi Eliezer ne se contente pas de « Qabbaliser ». Il prend aussi quelques libertés avec le texte d’origine. Néanmoins, l’idée est lancée.  

 Pour que la Colonne du Nord soit en construction permanente… il faut... 

 1 – que le nord soit achevé, donc il fait référence à quelque chose qui n’a pas été terminé, de nouveau, de formaté, de nouvellement initié... bref... d’une voie « purgativa »... ( est-ce parce qu’il est associé au commencement, au début, que l’Apprenti apprend ? ) et cet achèvement ne peut se concevoir que par la purgation… et je n’ai pas dit la contrition, une forme quelconque de mutisme, l'abaissement de Soi, la libération de nos craintes. Nos barrières ne sont que celle que nous nous donnons...  

 Cela est peut être une garantie mais…bon… Toujours est-il qu’Eliezer insiste : « C’est au nord que séjournent les esprits destructeurs, les tremblements de terre, les esprits, les démons, la foudre et le tonnerre… » Le lot de l’Apprenti est-il résumé dans la remise en cause, le doute et le reniement ? 

 Le lot de l’Homme est-il de suivre aveuglément la route tracée par les éclairs… mais je plonge ici dans un déterminisme profane teinté de pessimisme… ( et d'abord, le héro des Noces Chymiques, dont rien ne nous dit qu'il s'agisse bien de Christian Rozencreuz est-il un profane ou un Apprenti... s'il avait été Apprenti, aurait-il été à ce point surpris de l'invitation ? ). 

 Chez les Aborigènes, l’Homme éclair est une figure du nord, responsable de tous les orages électriques qui se produisent pendant la saison des pluies… chez les Grecs de l’antiquité, le Nord est le séjour du Soleil hivernal ( comme le fond de la Terre est le pays des ombres, le séjour des morts, donc des profanes... mais alors...) … Langues de feu de la connaissance, Saint Jean de la civilisation… « hyperboréen » signifiait, pour eux… « au delà des vents du nord ».  

 2 – que celui qui est un Dieu puisse l’achever et là, n’oublions pas les vieux textes… 

 Dans le « testament d’Adam », Dieu dit à l’Homme « je te ferais Dieu, mais pas maintenant… plus tard… »…. Selon certaines traditions qui fondent notre environnement culturel, consciemment ou inconsciemment, nous sommes potentiellement « Dieu » ou « partie de Dieu »…  

 Qu'est-ce que la pureté ? Question subsidiaire dans une société où l'on tue l'étranger plus facilement qu'on ne lui serre la main... 

 Que nous soyons originellement pur, cela ne fait « traditionnellement » aucun doute puisque dans la Genèse ( on va prendre ce texte pour aujourd'hui ), Dieu dit « faisons l'homme à notre image pour qu'il soit à notre « semblance » ( Gn 1 ; 26 ) encore que ce terme ne convienne pas puisque dans le texte d’origine, le mot qui est utilisé signifie « l’ombre protectrice », ce qui tendrait à indiquer que Dieu fit l’Homme comme son ombre ou bien pour qu'il puisse se refléter en lui… Le fait que cette « ombre » soit fondée sur la « Terre » et le « Sang » ( voir les racines du mot Adam ) amène naturellement à penser qu’elle est promise à un bel avenir … voir le testament d’Adam… néanmoins ce n’est que bien plus tard que la chair existera… après la chute… après la fuite… quand « il sera couvert d’un vêtement de peau »… mais ce vêtement de peau, image de la condamnation, matérialisation de l'être, n'est donné qu'après qu'Adam et Eve aient découvert leur nudité... cette nudité était-elle charnelle ?  

 ( difficile à croire, ils n'avaient pas encore de peau ) ou simplement spirituelle... pas de matérialisation dans la divinité !…  

 pas d’amalgame entre l’être et le paraître !...  

 Les seuls traces divines qui nous restent sont cette impossibilité à voir notre visage directement et cette autre impossibilité à imaginer notre propre mort… alors se pose d’autres questions… cette impossibilité à se voir soi-même doit-elle être rapprocher à l’impossibilité de voir directement l’image de Dieu ? Non si l’on s’en tiens à ce que nous savons, contentons nous de Lévinas… et encore non si l’on s’en tient à ce que nous croyons savoir, encore non si nous dissolvons notre « ego » dans un concept de non-dualité pur où l’être n’est que l’élément partagé d’un « tout » irrecevable… et non, pour finir si l'on s'en tient simplement à ce que nous ignorons... car le domaine de la foi est parfois étranger à la recherche de la Vérité dans la mesure où les certitudes ne font jamais très bon ménage avec la quête...  

 Quel rapport avec le nord ? Mais l’ombre bien sûr, l’apprentissage, la terre et le sang bien entendu… car, soit nous « pouvons », soit nous « voyons »… En général... sauf à abuser des herbes de Provence... nous constatons le monde tel qu’il est. S’il était différent, nous n’en ferions peut être pas partie… mais là, nous nous éloignons de ce qu'il nous faut construire pour finir le « nord » en ceci que ce constat est trop proche d’une conception très « mathématiques du chaos » qui pourrait être perçue comme profane si nous n’avions pas lu « la gnose de Princetown » … 

 Le Temps, fils du Ciel et de la Terre… il est normal que ce qui se glisse au nord provienne du cœur de la Terre… là où l’on cherche en rectifiant.. dans la plupart des tradition ce cœur de la Terre recouvre deux concepts, soit la mort, soit le ventre de la Mère…et, si je ne peux pas décrire ce qui, comme le prétend le Zohar ( Tiqoune Ha-Zohar 22a-22b ), précède le Créateur, « l'architecte dans l'en-haut » c’est qu’il s’agit de « la Mère suprème » ; mais ? si ce Créateur se présente comme Architecte dans l'en bas, il est la « Présence »… dans l'en-bas. 

C’est très certainement parce que l’illusion-maya m’empêche de concevoir la réalité sans la matérialiser que je ne peux concevoir le monde hors de cette illusion… ou alors en fumant grave la moquette…


Ainsi, il est bien possible qu’il faille se déplacer jusqu’aux tréfonds de la Terre pour séparer l’être de la matière et voir de quel feu il est nécessaire d’user pour le régénérer ( et pas pour allumer le joint )…et surtout quelle est sa nature puisque, tu le sais, c’est par le feu que passe la renaissance « Igne Natura Renovatur Integra »….Mais, va savoir qui définit quoi ? Femme ou Homme tout est une question de « balancement », de "va-et-viens"... où l'on reparle d'Ourobouros et d'un petit tour par la Tabula Smaragdina... « Separabis terram ab igne, subtile a spisso, suaviter, cum magno ingenio. »… mais, sur ce chemin, nous glissons doucement vers d’autre mosaïques… restons au Nord… car celui qui se contente de regarder la Lune quand le doigt la montre, perd le bénéfice du geste dans son ensemble...

Il faut du Temps… « Zeit » en allemand… pour franchir les étapes du Nord et du Temps encore pour les observer depuis les lieux qui auront été franchis… Le Terme hébreu qui signifie « ombre » et dont je parlais plus haut, n’est utilisé que 6 fois dans l’Ancien testament ( parlons plutôt d’Alliance… Ancienne Alliance… cela ira mieux avec la suite…) et notamment dans Isaïe 38 ; 8 « Voici que je vais faire reculer l'ombre des degrés que le soleil a descendus sur les degrés de la chambre haute d'Achaz dix degrés en arrière. Et le soleil recula de dix degrés, sur les degrés qu'il avait descendus. »… je ne vais pas en mettre une caisse sur les Prophètes car ce serait abuser... sans vouloir faire d’amalgame, ces prophètes sont tout de même ceux qui ne savent pas parler... comme l’avouait Jérémie « vraiment, je ne sais pas parler, car je suis un enfant ! » ( Jr 1 ; 6 )... encore un qui traînait au nord !… ainsi, cette ombre première qui précédait le Verbe et la Lumière, ce Silence sans fond... est aussi l'image de l’occultation des mots, elle peut faire reculer le Soleil et assombrir encore le nord… Il n'en a pas besoin... Si cette ombre fait trop reculer Hélios, il n’y aura pas de Sélène puisqu’elle en est la fille… il ne peut y avoir d’ombre sans lumière, de blanc sans noir, de yin sans yang… de ceci sans cela puisqu’il ne sont pas opposés mais complémentaires, l’un détermine l’autre de la même manière qu’il est lui-même déterminé, comme cet homme androgyne décrit dans le « Banquet » de Platon et dont la séparation sexuée mène à une quête incessante… il est temps de lier les antonymes… en une Grande Alliance à l’image de la Grandeur du Temps qui nous permette de nous extirper de la matière comme on s’extirpe de la Mère pour devenir « autre », pour, au fur et à mesure de l’âge, comprendre enfin le temps à la mesure de ce qu’il nous est compté et nous reste à parcourir… en une « Haute » temporalité, « haute » comme respectable, comme majestueuse … en allemand « Hoch »… La Grandeur du Temps … La Grande Alliance... Les noces...Hochzeit… cela expliquerait peut-être la mise en page de la page de garde des « noces »… sur laquelle la chimie des corps tient une grande place, à l’égale de la grandeur… le message serait-il de rechercher la réunification, le « mariage » du Roi et de la Reine… la Haute Chimie du Temps.  

« zeit » est seul au centre de la ligne et semble indiquer que tout est possible à la patience… comme le balancement de l’être, la recherche du monde ou la passion dévorante née du désir d’être... Tout comme les deux dernières lignes "Zeit Christiani Rosencreuz" peuvent signifier "le temps est venu pour les chrétiens de la Rose et de la Croix"... Les Luthériens ? N'oublions pas que les armoiries de Luther portaient une Rose et une Croix.... faudra voir en ouvrant le livre... Saturne est-il lié au Nord par la part éphémère de la situation septentrionale tout autant que par l’aspect «témoignage» ( la racine du mot « testament » ) du cycle de lumière qui se répartit entre les autres points… mais peut-on dire qu'un apprentissage est un témoignage ?... Mais alors, pourquoi ne pas plutôt regarder à l’Ouest… n’est-ce pas le lieu de la « porte étroite » d’où l’on s’échappe des contraintes de la Mort pour faire face au Soleil naissant ? ...

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Contes

"Venez  venez, qui que vous soyez,

Vagabond, idolâtre, adorateur du feu,

Même si vous êtes mille fois parjure,

Nous ne sommes pas une caravanne de désespoir." 

Djallal Uddin Rûmi

 

C’était il y a très longtemps, au temps où l’on construisait le monde, au temps où l’on choisissait les couleurs du temps. Le Maître Architecte créa les saisons pour rythmer l’univers, l’Eté, chaud et fruité, l’Automne aux couleurs merveilleuses, le printemps parfumé et fleuri.  

Mais, quand vint le moment de créer l’hiver, la boîte à faire les choses se retrouva vide et l’hiver n’eut rien d’autre que le froid et le givre... l’hiver était gris, noir et blanc, silencieux... comme un vieux film...

Et, un jour, l’hiver, jaloux, se fâcha...

Les froids de l’hiver ont volé la Lumière.

Ils ont passé une ombre grise sur le monde et toutes les choses semblent figées.

Les couleurs se sont évanouies.

Personne ne parle plus et les mots qui dansaient autour de nous pour nous apporter les couleurs du monde ont aussi disparu. 

Les hommes qui étaient présents dans le Temple n’ont pas eu le temps de finir de mettre les couleurs du monde en place... Les saisons s’effacent...

L’architecture de l’univers reste sans relief,

Sans mouvement,

Privé du balancement des feuilles sous le souffle du ven

Privé des parfums du printemps,

Privé des couleurs de l’automne,

Privé de la chaleur et du goût des fruits de l’été,

Les branches n’ont plus de feuilles

Tout est gris, sombre,

Ce qui n’est pas gris est noir.

Le monde est entré dans sa période grise...


Le Maître architecte, qui a vu partir les couleurs,

Tente de regrouper les ouvriers.

« Comment pouvons nous faire revenir les choses dans l’ordre du Monde ? Dit-il

- La Parole est perdue, répond l’un d’eux, et sans la Parole nous ne pouvons rien créer.

- La Parole donne le silence et c’est le rythme des deux qui permet à l’Univers de prendre forme...

- Comment faire, dit l’Architecte ? Comme le Monde est triste sans la Lumière, toute les choses malfaisantes y sont possibles, voilées, déformées... Comme si sans la lumière, les couleurs de la vie se transformaient en une tristesse infinie, grise et sans valeur.

Comme si la Mort approchait dans l’ombre et ne permettait plus à personne de lui faire face...

- Nous sommes repliés, soumis à notre destin... dit un autre...

 - Cela ne se peut pas ! S’écria l’Architecte. »


Chacun se regarde et l’on propose de parcourir le monde afin d’y retrouver la Lumière.

Alors, l’un des compagnons dit :

«  Une ancienne légende prétend que la Lumière ne peut pas être trouvée si le gardien des Couleurs ne possède pas l’Anneau magique.

«  Quel anneau demandèrent les ouvriers ? Tous se tournèrent vers l’Architecte qu’ils considéraient comme le Gardien des Couleurs mais celui-ci ne possédait pas l’Anneau.

«  Nous devons trouver cet anneau et faire revenir la Lumière. »  

 L’Architecte hocha la tête et demanda à chacun de parcourir le Monde à la recherche de l’Anneau et de le lui ramener pour qu’il soit possible de retrouver l’équilibre. Lui, il resterait ici pour garder le Temple et tenterait de faire revenir les couleurs. 

Les ouvriers s’en furent...

Le temps passa, les saisons ne purent s’écoulercar elles n’existaient plus... L’hiver dura longtemps, longtemps, longtemps...

Resté au milieu du Temple, dans le froid, l’Architecte, pour oublier le monde maussade et gris s’amusait à faire des expériences. Il mélangeait de ceci avec un peu de cela et ses mélanges produisaient toujours des choses étonnantes.

Bizarres

Comme cette chose étrange qui brillait dans le ,noir
 
  

 «  MMMM, dit-il, c’est amusant, je retrouve les couleurs. 

« Ah, non, une seule couleur... c’est d’un triste... et celle ci rappelle par trop le sang... »  

Il recommença à mélanger le vent et la pluie et une autre chose étrange se produisit.   

«  Ah, voici autre chose maintenant, le monde n’est plus gris, il est jaune... »

L’Architecte se regarda dans une glace et dit d’un air renfrogné, passablement grognon :

«  Un monde jaune, on croirait une crise de foie...non, vraiment, il manque de bonne humeur ce monde là »

L’Architecte s’en fut refaire ses expérience... On l’entendait grogner de loin en loin, fustiger le destin.  

Il mélangea un fois encore des trucs et des machins... 

«  J’aime cette couleur bleue, dit-il, elle me rappelle mes compagnons, le temps des Paroles pesées... »  

L’Architecte hocha la tête, perdu dans ses pensées... Le monde bleu était beau mais pas aussi beau que le ciel d’automne ou le printemps fleuri du Monde plein de couleurs qu’il avait connu avant les froids de l’hiver... 
Non, décidément, il fallait retrouver l’Anneau.

Il en était là de ses pensées quand les ouvriers revinrent.

  

« Maître, dirent-ils, nous n’avons pas trouvé l’Anneau....

- Je suis parti vers l’Occident, dit l’un d’eux et je n’ai pas trouvé l’Anneau,

- Je suis parti vers le Septentrion, dit l’autre, pas d’Anneau...

- Je suis parti vers le Midi... Pas d’anneau...

- Je suis resté à l’Orient dit l’Architecte , et je n’ai pas trouvé d’Anneau, seulement des couleurs, seules, uniques, sans vie à partager... » 

 

 

« Maître, dit l’ouvrier parti vers l’occident, je n’ai pas trouvé l’anneau, mais j’ai rencontré des hommes et des femmes et nous avons devisé du Monde... La Lumière brillait dans leurs yeux...

- Maître, dit celui qui était allé vers le septentrion, j’ai rencontré, moi aussi des hommes et des femmes qui parlaient d’autres langages et nous avons devisé du monde, la Lumière était dans les mots de leurs bouches...

- Maître, dit enfin celui qui était allé vers le Midi, point d’Anneau au midi, mais j’y a vu des hommes et des femmes libres qui ont témoigné de la création du Monde et la Lumière brillait dans leurs mains...

- Les yeux et les mains dit l’Architecte... »

Il se tourna vers ses ouvriers et murmura...

- Je crois que j’ai trouvé l’Anneau. Venez auprès de moi et dites moi ce que vous ont dit ces hommes et ces femmes qui portaient la Lumière volée par l’hiver dans leurs regards, leurs mots et leurs attouchements....

  

« Pacem, dit l’un,

- Salam, dit l’Autre

- Shalom dit le troisième... »

  

Alors, comme pris d’une inspiration, l’Architecte tendit ses bras ouverts et chacun prit sa main et la main de l’autre...

 

 

« Mes Amis, dit l’Architecte, mes Frères, mes Soeurs...

Voici l’Anneau formé de nos vies enlacées

Il est la couleur de toutes nos différences

Et lie entre eux les battements de nos coeurs.

L’anneau que nous formons, porte nos espérances

Dans la main de chacun comme le souffle du vent

Il emporte nos doutes aux couleurs du temps

Qui flottent en harmonie le long de nos pensées.

Ceux qui étaient hier, ceux qui sont aujourd’hui

Rêvent d’un même monde en langues différentes

La couleur de notre âme, la couleur de nos chairs

Ne sont qu’un seul grand fleuve porteur d’un flot uni

Shalom, Salam, Pacem ne sont qu’un même désir

Quelles que soient les douleurs que notre peur enfante,

La Lumière revient car elle est l’avenir.

Le rythme de nos coeurs forment une même danse

Où présent et passé glissent vers demain

Quand l’amour et l'angoisse alternent en cadence,

Nos craintes ne sont plus tant que je sens ta main

C’est ainsi qu'ils virent la Lumière et que le froid hiver libéra les couleurs qu’il avait capturées...

Les saisons se remirent en place, la chaleur et les fruits de l’été, les couleurs de l’automne et les parfums du printemps, mais chacun des ouvriers savait, comme l’Architecte, qu’il ne fallait pas perdre l’Anneau puisqu’au prochain hiver, les grands froids reviendraient.

  

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