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Truthlurker recherches et symboles

Truthlurker recherches et symboles

Symbolisme et rituels... Ce que vous voulez savoir sur la franc-maçonnerie sans oser le demander.

genese

Publié le par Lurker
Publié dans : #Genèse
Mes amitiés et une pensée à tous ceux de Coeli De , pauvres ou dans la détresse, qu'ils soient sur terre, sur mer ou dans les fers, en leur souhaitant soulagement dans leurs souffrances et prompt retour dans leur foyer, si tel est leur désir.

A.jpgla lecture de la Genèse, on peut se demander si la Création n’est pas le récit d’événements extérieurs. Le souffle du Temps semble, en effet, porter le Créateur hors de la sphère immobile de sa simple conscience d’être. L’Eternel ne peut se contenter d’exister. Il doit, pour admettre sa propre réalité, se construire des limites et la Lumière semble être cette limite ( Gen 1 ; 2 et 3 ). Elle se présente sous deux formes

La première est que le nom du Créateur est El-ohim et que ce patronyme est un « pluriel ». C’est cette pluralité qui sera dispersée dans l’univers créé. Elle détermine la permanence de la Création. En effet, toutes les choses, tous les êtres de l’univers son composés des mêmes atomes, des mêmes électrons, protons, neutrons que ceux qui se dispersèrent à l’origine des Temps et qui forment la substance de l’Univers que nous connaissons. Ces éléments infiniment petits ne se modifient pas, ne meurent pas, ils s’organisent simplement de différentes manières. Ils se dilatent, se dispersent, se regroupent et composent toujours la même Création depuis le Commencement. Les lettres qui constituent le Nom d’El-ohim sont enclavées par Aleph et Mem, le début et le milieu de toutes choses, deux des trois consonnes dites « Mères » de l’Alphabet hébreux et qui symbolisent le « souffle » et l’ « Eau ». On appelle « lettres mères », Aleph, Mem et Shin, car elles représentent à la fois les trois plans perceptibles de l'espace et les trois éléments constitutifs de la matière, « mem », l'eau, « shin » le feu et « aleph », l'air, c’est ce dernier qui permet l’équilibre entre le feu et l’eau. C’est entre ces deux éléments que viendra prendre place la Lumière, comme un mortier assurant le Lien, encadrant l’ « éparpillement » afin que le Monde soit stable et que son développement ne soit pas anarchique. Avant de séparer les Eaux, l’Eternel définit la Lumière comme l’élément étalon de la mesure, un outil solide avec lequel on pourra bâtir en confiance le Temple de l’univers.
Aleph et Mem, les deux extrémités d’El-ohim sont les colonnes du Temple qui porteront plus tard d’autres noms et qui « établissent dans la Force », elles soutiennent les pierres de l’édifice, image de la continuité du Temps et de son éternité.
 
 

« El », dans le mouvement qu’il insuffle à la Création, est toujours présent. Il reste le dénominateur commun, il prend la forme du centre car il a abandonné son aspect pluriel, il s’est transformé, diminué, rétracté pour devenir Unique. Il sera figuré par « Un ». Il s’associe à la Lumière car la création s’opère en pleine Lumière. C’est cette identité Dieu-Lumière qui permet d’identifier à la fois l’origine et le Commencement et c’est pourquoi le premier jour de la Création n’est pas nommé « le premier jour », mais « Jour Un » « Yom E’had » ( Gen. 1 ; 5 ), afin de rappeler qui est le créateur. La nuance est subtile, la plupart des traductions présentent la première forme et s’attardent donc sur la Création alors que le texte désigne le Créateur. Néanmoins, les anciennes versions, telles la Septante ( hemera mia ) et la Vulgate ( dies unus ), conservent cette nuance. Cette traduction a son importance car, comme on vient de le voir, le pluriel devient « Un », El-ohim devient « El » en partageant son corps, en s’offrant à la chose créée.

Bien évidemment, « Un » n’est pas, en langage « symbolique », le simple nombre qui précède « Deux ». Il s’agit bien plutôt du germe, de l’idée, de l’ « esprit » d’où sortira « Deux ». Il y a une différence formelle entre « Un » et les autres nombres. On peut toujours l’ajouter à ce qu’il a créé, mais on ne peut jamais le soustraire, on ne peut pas ôter « Un ». Bien sûr, on peut enlever une unité à ce qui existe, poser la formule deux moins un, mais ce ne seront jamais que des éléments. Il s’agit toujours d’une opération extérieures, un recul, une manière de se soustraire… On ne peut ôter le souffle. El-ohim est « Aleph » et E’had l’est aussi. On ne peut le soustraire, on ne peut le voir, on ne peut le désigner. « Un » n'est pas un « premier » quelque chose comme s’il s’agissait simplement d’un élément de la séquence. Il est la séquence, il est un principe, il est ce qui relie « Aleph » et « Beth », c’est à dire l’énergie qui permettra à El-ohim de se diviser, de fait, par le « Yom E’had », l’énergie du Créateur se transforme en Lumière et c’est sa seconde forme, celle du Temps qui permettra que la première Parole créatrice de Dieu soit à l’origine de tout le restant de la Création. Toutes choses que Dieu fait sont remplies avec Sa lumière. La lumière de Dieu est là à briller au cœur du monde et montre la voie du cycle de « Aleph-Beth », l’alphabet naît du « Un » définit en « Principe ». Par ce mouvement, la Lumière devient la matérialisation du souffle sonore. L’esprit « dit » et cela « est » ( Gen 1 ;3 ), comme il est écrit dans le Sepher Yetzirah « Le Maître Unique, Dieu roi fidèle, domine … pour l'éternité des éternités à jamais ».

Le Maître Unique... Dieu, Roi Fidèle...

De l’éclatement d’ El-ohim est resté l’impossibilité de prononcer son Nom. En effet, comment prononcer ce qui est instable par nature. L’Eternel l’a lui-même confié à Moïse ; « je serai ce que je deviendrai », on sait, par cela, que l’Eternel est en perpétuel mouvement et que c’est ce mouvement qui lui permet de construire le Monde, c’est ce mouvement qui détermine l’impossibilité d’un début et d’une fin. Le Livre, dans son ensemble, n’est que la répétition à l’infini des éléments qui le composent. Il n’y a ni point ni virgule, ni séparation entre les mots et chaque lettre se regroupe pour former d’autres signes, d’autres formes, d’autres sens. Seuls le Commencement ( Aleph ) et la fin ( Tav ) présentent une certaine permanence autour de leur axe ( Mem ). EMET ( Aleph-Mem-Tav ) est la Vérité ( plus tard, plus loin, on dira « la Vérité et la Vie » ). Supprimons le souffle « Aleph » et vient la Mort ( Met ), mais si nous ignorons la fin, restent les bornes d’El-ohim, Aleph-Mem qui sont le support solide, l’armature du Monde. Consonnes Mères liées par l’idée de partage, elles doivent copuler pour que ce partage existe et qu’il ne soi tpas l’objet de doutes ou de suspicions… Noun, lettre simple, porteuse de cette idée sera, sous sa forme finale, comme une barrière, un trait en miroir dans lequel pourrons se poser les formes. C’est aussi la signification profonde de « Né’émane », de la fidélité qui les unit.

Amen contient l’idée du Maître de l’univers et de Sa dimension infinie et de son liens imprescriptible de fidélité à sa propre création ?

 La racine de AMEN est la même que le mot « Emounah » qui veut dire « Foi », « Confiance », en latin, « Credo ». C’est aussi, on vient de le voir, le partage avec la « Vérité » des deux premières lettres des mots qui les désignent, Amen et Emeth, sont de même nature. Cela signifie qu’il y a, dans la confiance, dans la foi, une reconnaissance de la Vérité pour ce qu’elles sont de sources identiques. Lorsqu’il est répondu « Amen », selon le type de bénédiction, il y a acquiescement, acceptation, reconnaissance du Vrai et confiance dans ses conséquences. Il y a aussi une certaine forme de témoignage de ce qui est exprimé dans la bénédiction entendue. En somme, en disant Amen, je dis : « C’est vrai », mais aussi, « je m’y engage », car le Livre enseigne que l’action n’est pas tant dépendante de la Foi mais qu’elle en est plutôt à l’origine et, on l’aura compris, prononcer « Amen » est un déclencheur de reconnaissance. Amen, au delà de l’affirmation de ce qui est vrai, fiable, et de la confiance qu’il est possible d’accorder à quelqu’un, est aussi la doxologie de la Parole.

 Les lettres du mot Amen, - Aleph, Mème et Noune sont les premières lettres des mots : « E-l, Mélech, Né’émane », qui signifie : Dieu, Roi, Digne de confiance (ces trois mots remplacent parfois le mot Amen). Cette traduction souvent employée montre permet, une fois encore, de faire le lien entre Saint Jean et l’Ancien Testament. Non plus, cette fois, par la relation qu’il peut y avoir entre le premier mot de la Genèse et celui de son évangile, mais, cette fois, par l’affirmation du Christ comme étant le arbremort.jpg« Dieu, Roi Fidèle » des chrétiens dans sa lettre à l’Eglise de Laodicée, mais aussi en bouclant le cycle de la révélation par l’identification du mot Amen avec la désignation du Christ comme « Alpha et Oméga » :
  

« Apo 3:14 Écris à l'ange de l'Église de Laodicée: Voici ce que dit l'Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement de la création de Dieu: »

 


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Publié le par Lurker
Publié dans : #Genèse
Le Ciel et la Terre sont tournés l'un vers l'autre. Leur produit participe toujours de l'un et de l'autre.


L'énergie indifférenciée du Tao va être émise pour un temps et un espace spécifiques. Cette émission crée une fonction, à l'origine d'une structure parti­culière. Chaque forme est ainsi en relation avec une fonction, incluse dans un temps et un espace déterminés. Cette fonction ayant une fin, le retour s'effectue par rétroaction de l'énergie au travers d'une mutation, délimitant le chemin réciproque du Ciel et de la Terre.

Trois exprime cette action réciproque en une conscience Ciel et une conscience Terre “ A l'origine de l'homme, il y a le Ciel ”. Les souffles qui se rangent sous cette dénomination ont un caractère subtil, aérien. Ils sont responsables de la spiritualité comme de la rationalité, mais aussi de l'espèce et de la lignée (inconscient collectif).


“ A la racine de l'homme, il y a la Terre. ”.

Une fois constitué, l'homme continue à recevoir les influx du Ciel et de la Terre, mais il reçoit aussi de tout l'environnement, créé au sein du “ vide médian ” par les Dix Mille Êtres.

Le Ciel, dans sa représentation idéogrammique chinoise est composé d'un caractère qui signifie le grand homme, symbole du pouvoir s'étendant dans les cinq directions et d'un caractère qui signifie l'Unique, le Un. Ceci donne le Grand Tout, le Un, le Ciel qui recouvre les hommes.

L'action du Ciel qui est Yang se fait dans un sens centripète, de contraction, condensation.


“ Les souffles du Ciel en descendant font la pluie ”.

So Wen Ch. 5


Elle est en relation avec la tonification, l'expiration. (Tandis que le Ciel est formé de l'accumulation en expansion des souffles clairs, légers).

La Terre est formée de la condensation des souffles troubles lourds

Le Ciel-Terre précède le Yin-Yang, la génèse doit être différenciée de la génération du Yin-Yang.

Le Ciel et la Terre sont responsables, par la transformation des souffles, de la construction et de l'achèvement des choses matérielles.

Le souffle originel, Yuan, est ce qui sépare au sein du chaos, pour donner le Ciel-Terre, mère des Dix Mille Etres. Mais le Ciel commande à la Terre.

La Terre, fécondée par le Ciel, porte, nourrit la vie. Elle amène des forces de l'intérieur à l'extérieur du corps, du Yin vers le Yang. Ce mouvement correspond à une dilatation, une inspiration, une dispersion des énergies le mouvement de la Terre est centrifuge. ( va donc voir l'entracte deux pour la mise en pratique ).


Les souffles de /a Terre en montant font les nuages

So Wèn. ( ah oui, le So Wen est le manuel traditionnel d'acupuncture...)


Ces énergies sont regroupées sous le nom d'énergies héréditaires. Elles assurent la liaison mére-enfant dès la conception. L'ensemble des énergies du Ciel- Terre de l'embrion, au travers de la formation et de l'utilisation des 8 vaisseaux merveilleux (les qimo), forme l'intériorité de l'individu, alors que le modelage périphérique s'effectue au travers des 12 méridiens. Cependant, les 8 vaisseaux merveilleux travaillent en relation avec une fonction dite des Trois Réchauffeurs/ Trois foyers.

 

L'homme est le bipède par excellence, mais de structure ternaire. Par sa position verticale, il est l'intermédiaire du Ciel et de la Terre il en est l'enfant, structuré par les deux à la fois. Il en devient le plus éminent représentant. (Il associe le Ciel : un trait supérieur, et la Terre : deux traits inférieurs, soit le Yang et le Yin).

Né des souffles du Ciel et de la Terre, il se développe selon le modèle de 4 saisons. Obéir à ce modèle, c'est l'harmonie désobéir, c'est la maladie. Né de la Terre, il porte la marque, le sceau du Ciel (astrologie qui règle les destinées).

L'Homme, “ couvé par le Ciel ” est “ porté par la Terre ”. L'existence humaine se déroule dans ce vide médian formé par la jonction des six souffles (Quatre orients et Nadir - Zénith).


Les six souffles ou qualités du Ciel composent l'initiative qui crée la vie. Ils s'adressent à la Terre. Celle-ci les reçoit, les emmagasine et les restitue après les avoir transformés. L'homme possède ainsi, don du Ciel, des esprits célestes. A partir du Centre, le “ 7ème jour ”, ou ils se tiennent au repos, ces esprits président à la vie de l'organisme. Mais c'est de la Terre que l'individu tire les éléments lourds qui servent au maintien et au développement de la vie. Entre les deux, l'homme, avec ses ministres, ses serviteurs, ses magasins, ses envoyés, son armée, assure en son intérieur la bonne marche de l'ensemble. De la sorte naît, à chaque instant, la rencontre des souffles du Ciel et de la Terre.

L'harmonie, c'est-à-dire la santé, est donc l'État naturel de l'univers comme de l'homme.

 

Dépouillée de celle étroite relation Ciel - Terre - Homme, toute médecine ne peut présenter que des lacunes. L 'Homme perd toute sa signification, le “pourquoi” laissant sa place au “comment”. Réciproquement, l'on est frappé, dans toute la littérature traditionnelle, de l'abondance des écrits relatifs à l'astrologie, à la météorologie, à la géographie... dans leur relation à la médecine.

Le Grand Médecin, lui aussi, n 'ignore rien de l'anatomie, de la physiologie mais il est avant tout le gardien et l'observateur des volontés du Ciel. Il “ agit sans agir ”, préservant ce qui est sain et réharmonisant ce qui est pathologique. Il se garde, en respectant les lois universelles, d 'interférer dans les échanges entre le Ciel et la Terre qui se nouent en chaque être.


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Publié le par Lurker
Publié dans : #Genèse

  

Il s'agit de montrer que toutes choses en ce monde et dans l'autre sont des émanations de Prajâpati et donc que les diverses activités humaines y compris la connaissance mystique et les rites constituent un hommage au Dieu unique, à la fois immanent à l'univers et le transcendant.  

L'hymne ( qui comprend de nombreux emprunts à divers autres textes védique s) s'achéve par une priére à Agni, de qui l'on attend, en grâce, la sagesse (cf. aussi Isha Upanisad ).

Pour les hindouistes, le Rig-Veda n’a pas été écrit par les Hommes. Il existe de toute éternité et il est révélé aux Hommes au début de chaque cycle. La datation des hymnes qui le composent n’est pas moins difficile car ces textes sont rédigés en un sanskrit très archaïque qui amène à penser qu’il fut composé vers le début du IIe millénaire, même si certains passage semble être encore antérieurs. La compilation, telle qu’elle est connue aujourd’hui a dû être mise en oeuvre vers l’an 1000, car l’ensemble était déjà complet au moment de l’apparition du bouddhisme (VIe s.).

 

 O Grand Homme ! Nous chantons la prière de Brihaspati, le précepteur des Dieux, pour la joie de ce qu'il nous enseigne et le succes qui préside à toutes nos actions de bonté. Il est le Vénérable et le plus grand. Ses désirs doivent être exhausés ainsi, nous gagnerons la force spirituelle qui nous permettra de marcher sur ses traces. ( traduction du texte sanscrit de l'illustration ).

 

Taittiriya Âranyaka 10.1

   

En l’onde sans limite, au centre de l'Univers,

sur le dos du firmament, plus grand que le grand,

ayant de sa splendeur pénétré les Lumiéres,

Prajâpati dans l'Embryon s'active.

   

Ce en quoi tout ici-bas s'assemble et se disperse,

ce sur quoi Tous les Dieux ont eu leur assise,

c'est Cela, qui était, ce qui fut, ce qui sera :

Cela même, dans l'impérissable, le suprême firmament.

   

Ce dont furent emplis l'espace, et le Ciel, et la Terre ;

ce par quoi chauffe le soleil, de son éclat, de sa lumière ;

ce que tissent les Poétes[1] au fond de l'océan :

c'est Cela dans l'impérissable, le suprême firmament.

   

Ce par quoi fut incitée l'incitation du monde,

qui par les eaux propagea les vivants sur la terre,

ce qui par les plantes pénétra hommes et animaux,

tous les êtres qui se meuvent sans cesse...

   

Rien autre n'est plus grand que Cela, ni plus intime ;

Plus haut que le haut, plus grand que le grand,

ce Mystére Unique, non manifesté, qui a pour forme l'illimité,

le Tout, l'Ancien d'au-delá les ténébres :

   

C'est Cela qui, a-t-on dit, est l'Ordre et la Vérité,

le suprêm brahman des Poétes !

Offrandes et dons, tout ce qui naît ou naquit...

nombril de l'Univers, Cela soutient toutes choses !

   

Cela en vérité, est Agni et V'â'yu,

Cela est le Soleil et la Lune,

Cela est l'Ambroisie resplendissante,

et le Brahman, et l'Onde et Prajâpati !

   

Les divisions du temps sont toutes nées

de l'Etre, qui est éclair

les secondes, les minutes, les heures,

les jours et les nuits, tous sans exception.

   

Celui qui ordonna : « Que s'agencent les quinzaines,

Les mois, les saisons, l'Année ! ».

C'est celui qui trait les Eaux 

ainsi que l'espace médian et le Ciel.

   

On ne saurait le saisir, ni par-dessus,

ni de biais, ni par le milieu;

personne ne le régit ;

son nom est : Grande Gloire !

   

Sa forme n'est pas dans le domaine de la vue :

nul donc ne le verra de ses yeux

on l'informe par le coeur, par la pensée, par l'esprit :

ceux qui le connaissent deviennent immortels.

   

C'est á partir de l'Onde et du suc de la Terre qu'il s'est développé ;

C'est de Vishvakarman qu'il a tiré son origine ;

Tvastar dispose sa forme : voila, l'universelle

naissance du Purusa, au commencement.

   

Quant à moi, je le connais ce Puru§sh majestueux :

couleur de soleil, il vient d'au-delà des ténébres !

A le connaître ainsi on gagne l'immortalité,

il n'y a pas d'autre chemin pour y aller.

   

Prajâpati dans l'embryon s'active ;

inengendré, il naît et se diffuse de multiple façon ;

les sages comprennent son origine,

ceux qui savent cherchent le lieu de ses rayons.

   

Il rayonne pour les Dieux ;

des Dieux il est le chapelain ;
il est-né avant les Dieux :

hommage á la lumiére sacrée !

  

Engendrant cette lumiére sacrée,

les Dieux, au commencement, -déclarérent

« Les Dieux seront soumis au brahmane

qui saura ainsi. »

   

Beauté et Bonheur sont tes deux épouses ;

le Jour et la Nuit sont tes deux flancs,

les constellations sont ta forme

et les Ashvin ta bouche !

   

Envoie-moi vers le monde que je désire !

Envoie-moi vers ce monde-là !

Envoie-moi vers Tout !

   

Embryon d'or, au commencement il se développa

sitôt né, il fut le maître unique de l'univers.

Lui qui fixa la Terre, le Ciel aussi : ce Dieu,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Lui qui, par sa majesté, devint l'unique roi du monde,

et de tout ce qui respire, et de tout ce qui sommeille ;

ce Dieu qui régit hommes et bêtes,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Ce Dieu qui donne l'Ame, qui donne la force,

lui dont tous les ìtres, mìme les Dieux, respectent la parole,

lui de qui la Vie et la Mort ne sont que l'ombre,

qui est-il, ce Dieu, que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Lui qui, par sa grandeur, régne sur ces montagnes,

sur l'Océan et la riviére Rasa, a-t-on dit ;

ce Dieu dont les bras sont les quartiers du ciel,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Ce Dieu que regardent pour qu'il les aide

les deux masses tremblantes en leur esprit,

ce Dieu qui est là où resplendit le Soleil levant,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ? 
 

Ce Dieu par qui le Ciel robuste et la Terre furent fixés,

Par qui fut étayé le Soleil, étayée la Voûte Céleste,

ce Dieu qui dans l'espace médian mesure l'étendue,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Lorsque vinrent les Hautes Eaux

recevant l'Intelligence, engendrant Agni

il en émana, unique principe de vie des Dieux :

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation ?

   

Lui qui, par sa puissance, embrassait du regard les Eaux

qui recevaient l'Intelligence et engendraient Agni,

ce Dieu qui, parmi les Dieux, était l'Unique,

qui est-il que nous l'honorions d'une oblation

   

C'est le Dieu qui parcourt tous les espaces,

c'est celui, qui, à l'intérieur du germe, naquit le premier ;

c'est celui qui naît et se diffuse, c'est celui qui naîtra ;

son visage est tourné vers l'arrière,

son visage est tourné vers toutes les directions.

   

Il regarde de tous côtés, il fait face de toutes parts ;

Sa main agit partout, partout son pied

travaillant de ses deux bras, s'aidant des ailes du souffle

   

Il ajuste l'un à l'autre le Ciel et la Terre,

les engendrant lui, l'unique, le divin artisan.

   

Il est le Vena qui voit tous les êtres, sachant

où toutes choses ont leur nid commun

lui en qui ce monde unique se fait et se défait,

il est celui qui se diffuse, tissé dans les êtres.

   

Veuille le Gandharva qui connaît l'Ambroisie,

révéler le nom déposé dans le secret !

« trois mots » ont été déposés dans le secret !

qui sait cela devient le pére du Soleil !

   

Il est notre lien de parenté, notre père, notre répartiteur il

connaît toutes les fonctions, tous les êtres ;

il sait le lieu où les Dieux, dans le troisième monde,

ayant goûté à l'Ambroisie, gagnérent leurs fonctions.

D'un coup, l'on parcout le Ciel, la Terre, les trois mondes, 
les quartiers du ciel et le séjour de lumière
ayant dénoué le tissage de l'Ordre, ayant vu Ce Mystère,
on devient Ce Mystère, présent en toutes les créatures.  

 

Oui, ayant parcouru les mondes,  

les êtres, tous les quartiers,

Prajâpati, le premier-né de l'Ordre

est devenu, de lui-même, l'Ame du monde.

   

Au maître secret de la place,  

à l'ami. chéri d'Indra,  

j'ai demandé ce gain, la sagesse ! 

Dresse ta flamme, Agni ! 
 

Ecartant de moi la Néantise,

améne-moi du bétail, et de quoi vivre,

montre-moi les orients !
 

Que, grâce à ton assistance, Agni,  

personne ne nuise á nos vaches, á nos chevaux, à nos hommes !

Viens á moi, Agni ! toi qui apportes la lumiére !

 Enveloppe-moi de ton éclat ! 

 



[1] Dans la tradition du Veda les poêtes sont les maîtres de la Parole, ce sont eux qui participe à la diffusion donc, la Création leur appartient.

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Genèse
« Toute chose nouvelle qui naît après ne pas avoir existé,... possède, après être née, achevée et arrivée à son état définitif, une nature autre que celle qu'elle avait au moment où elle naissait et commençait à passer de la puissance à l'acte... On ne peut en aucune façon argumenter de la nature qu'a une chose, après être née, achevée et arrivée finalement à son état le plus parfait, sur l'état où se trouvait cette chose au moment où commençait son mouvement vers l'être. Et de même on ne peut pas non plus argumenter de l'état où elle commençait son mouvement vers l'être sur celui dans lequel elle se trouvait avant de commencer ce mouvement. Dès que tu te trompes là-dessus et que tu persistes à argumenter de la nature d'une chose arrivée à l'acte sur celle qu'elle avait étant en puissance, il te survient des doutes graves; des choses qui doivent être te paraissent absurdes, et des choses absurdes te semblent devoir être. »
Maimonide
Guide des égarés

 
Beith[1] est la seconde lettre de l'alphabet hébreu et la première à posséder une qualité sonore. « Beith » est aussi la lettre qui commence le pentateuque, la première lettre de la Bible. A ce titre « Beith » peut symboliser l'humilité, la relativisation de l'importance que l'on se donne. Car, « Beith » resta longtemps convaincue que ce fut Elle qui était à l'origine de Tout, qu'Elle était la première à exister et, de ce fait, qu'Elle avait la charge d'initier le monde.
Cette certitude, cet orgueil, sont dus à la vision consciente de la matérialité de la Création. Cette vision est créée et figée, elle n'évolue plus .
« Beith », de part son expression sonore représente déjà une vibration, la projection d'un souffle qui suit l'inspir, le développement d'un futur. Ce souffle, sonore avant tout, représente l'apparition du Temps. En effet, s'il est possible de considérer que l'acte premier de la Création puisse être décrit comme « l'instant créateur », cet instant précis deviedra un « présent » dès lors que son action génère un « devenir ».  
Afin de pouvoir mettre en oeuvre les éléments du Monde, l'Eternel devait disposer d'un outil fluctuant, une vibration, qui lui permettrait de rythmer son action créatrice. Avant même de créer les alternances, de séparer les eaux, jours des nuits. Avant même que le Verbe soit, la dualité du Silence et du Temps devaient être. 

Le Temps commence par une inspiration, un mouvement de crispation né d'une fluctuation, d'une alternative dans le continuum. Comme l'enfant juste né emplit ses poumons avant son premier cri, le « Beith » accueil le « daguesh » ( le point qui est en son centre ) avant de le rejeter en explosion. Il est dit : «  Pourquoi Bet suit-elle immédiatement Aleph ? Parce qu'elle se trouve être au commencement de la création du monde.Et pourquoi comporte-t-elle une queue ? Pour montrer de quel lieu elle provient[1]. » C'est par son coin gauche supérieur en forme de queue dressée, que le « Beith » indique la direction du Nord, refuse de la puissance, désignant ainsi le point géographique de l'origine de Tout comme il est dit dans l'Exode : « je retirerai ensuite ma puissance protectrice et tu auras une vision de ce qui découle de Mon Existence. Toutefois, Ma propre essence ne peut-être vue[2] ».

La « créature » « Beith » ne connaît son origine qu'au travers de sa conscience instinctive. Elle ignore que le souffle qui lui donne naissance prend sa source dans l'inspiration qui la précède, elle n?en a aucune conscience car l'énergie au coeur de laquelle naîtra l'alternative, « Aleph », l'inspir est un moment silencieux en rupture de néant : le « rien » arrivé à son terme ! 

Précédant le commencement, le silence du « Aleph », n'était ni vu ni entendu, ni créé ni incréé, ni formé ni informe, il n'est que la naissance du Temps, ni déjà présent et pas encore passé ! Rien d'étonnant donc à ce que le « Beith » se soit pris pour la première vérité de l'univers, lui qui n'existe qu'entre le Présent et l'Avenir sans qu'il ne puisse y avoir eu de passé avant lui car c'est le Passé qui détermine la nature du Temps et la forme de la Création au fur et à mesure que les « présent » se succèdent et se dissolvent en lui.

L'intention du texte est manisfestement de donner un sens à la durée nécessaire  à la mise en ordre du Monde. L'ordre des choses est ici désigné ; le Principe Crée Dieu-x et le terme employé pour désigner Dieu est un nom pluriel. Il ne s'agit pas de signifier ou de créer plusieurs dieux mais plutôt d'indiquer que tout « est et sera », que cette succession d'évenements révèle la nature de Dieu Créateur et que le passé du verbe être n'aura d'existence qu'à partir du moment où la Création pourra être constatée. 



[1] Beith est formé de trois vav associés avec une ouverture sur la gauche : la direction du nord qui correspond au verset. Ceci explique que l'homme peut accéder à une compréhension de D-ieu par l'étude de sa création ( la Torah ), puisqu'il est impossible de le comprendre en Son essence par un simple processus intellectuel. Le premier mot de la génèse, Berechith, contient les trois lettres du mot Beith. Les trois autres lettres restantes forment le mot Resh ( tête ), et symbolisent l'espace d'où rayonne la pensée créatrice.

[1] Sepher ha-Bahir Mishnah 18

[2] Exode 33:23

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