Moabon ou Mac Benac'h - Hiram au tombeau

 

Emmanuel Levinas1, dans son ouvrage « l’éthique et l’infini », déclarait que la « Connaissance est toujours une adéquation entre la pensée et ce qu’elle pense ». Comme un écho à cette affirmation, il est facile de constater que l’action divine se manifeste toujours en présence de la Foi. Cela se vérifie, que cette dernière soit l’objet d’une affirmation radicale ou expression d’un doute sur la nature du monde. Tout se déroule comme si la pensée humaine n’avait d’autre objet que de créer de la réalité là où elle n’est pas, et que celle-ci prenne corps ici et dans un autre temps.

Les Maîtres maçons s’identifient symboliquement au Maître légendaire Hiram et l’ensemble de la cérémonie d’élévation à ce grade rappelle que l’état de Maîtrise ne peut avoir d’existence que dans le cadre d’un cycle. Nous sommes Maîtres ici car nous avons été Apprentis ailleurs, même si le souvenir de cela reste assez obscur. Tout aussi bien, nous sommes encore Apprentis parce que l’on est toujours le débutant de l’étape suivante et que ce présent n’a pas d’existence fors l’illusion.

C’est dans les documents les plus anciens de la Franc-maçonnerie, le manuscrit « Cooke» de 1400 ou le « Dumfries n°4 » entre autres, qu’apparaît Hiram dans le paysage maçonnique au titre de « Maître maçon » alors que les plus anciennes traces de cérémonies du troisième degré n'apparaissent que dans les années 1726 dans les chroniques de la société « philomusicae » de Londres sur laquelle je reviendrai le mois prochain, soit ici, soit chez mes amis de l'APRT... suivez le web... Presque absent de la Bible, Hiram, dont le nom n’est mentionné que 19 fois, et encore, en faisant l’amalgame entre le Roi de Tyr et l’architecte du Temple reste le héros fondateur du mythe maçonnique et ce, de façon avérée depuis au moins 1730. Ce dernier ne se manifeste, pour la première fois que dans le premier livre des Rois, chapitre 7, verset 13. Le moins que l’on puisse dire est qu’Hiram ne joue pas un rôle majeur dans les écritures. C’est seulement vers 1727, dans le manuscrit « Wilkinson » que l’on aperçoit le « tombeau d’Hiram » pour la première fois. Le manuscrit « Graham » de 1726 nous offre à la même époque, le récit d’une « re-lévation » ( résurrection ) ritualisée du corps d’Hiram au moyen du « mot de Maître ». Ce document décrit comment Le Maître (entendez le Vénérable ) qui effectue cette « re-lévation » constate : « marrow in this bone », c’est à dire ; « la moelle est dans cet os ».

On le voit, Hiram et son tombeau offrent déjà un intéressant jeu de pistes historique tout autant que d’intéressantes questions. Pourquoi lui ?. Cependant, il est bon de se pencher sur la portée symbolique du mythe. Tout d’abord, qui est Hiram ? En répondant à cette question, on comprendra peut-être le pourquoi de sa « re-lévation ».

La Bible dit qu’Hiram est « le fils d’une Veuve de la tribu de Nephtali », et qu’il était rempli de « sagesse ( « Hokhmah » ), d’intelligence ( « Binah » ) et de science ( c’est à dire de Connaissance – La couronne - « Kether »)2. Un rapide examen de l’Arbre des Sephiroth nous permet de constater qu’il s’agit des Trois premières Sephiroth. Celles qui correspondraient au Vénérable, au Secrétaire et au Trésorier c’est à dire au sommet de l’arbre si les Loges de cette époques avaient été dessinées de la même manière qu’aujourd’hui.

Hiram représente, en Maçonnerie, le modèle mythique de l’Homme fait. Il est le complément, l’aboutissement de l’archétype Apprenti conçu pour exister mais, contrairement à ce dernier et par complémentarité, Hiram est créé pour mourir. Sa « re-lévation », sa résurrection prend alors un jour nouveau car il s’agit ici non seulement du cycle de vie ( HY ) céleste ( RAM ), qui descend sur le monde pour poser les fondations du Temple. Mais aussi de la nature même de la continuité de la Vie. Pour traduire en langage clair, de l’intelligence Humaine en charge de sa propre évolution, de sa propre amélioration. Ce qui parait logique puisque le Temple est le symbole de l’Homme.

Ainsi, Hiram est à la fois l’Homme et le paradigme enseveli dans le tombeau du corps et qui doit s’en libérer… ressusciter. L’image est assez messianique et si l’on ajoute qu’Hiram est bien souvent appelé Hiram Abi, que l’on constate que ce nom, Abi3, signifie « Mon Père », on peut alors traduire l’ensemble de cette partie du mythe par :

« Mon esprit est prisonnier de mon corps ».

L’Etre supérieur en l’Homme est donc prisonnier de son propre corps, comme d’un tombeau de chair. De la à penser que le Tombeau d’Hiram est son propre corps…. Dans le déroulement mythique décrit par le rituel, le Tombeau d’Hiram occupe chronologiquement deux places distinctes. Tout d’abord déposé à même le sol, quelque part à l’extérieur du Temple, son corps est transporté, sur l’ordre du Roi Salomon, dans le Saint des Saints où l’on construit pour lui une sépulture.

La place de ce second tombeau appelle deux remarques importantes. La première concerne sa position dans le Saint des Saints car ce lieu ne peut être rendu impur par la présence de corps morts, les règles du judaïsme étant ce qu’elles sont, il est impensable que le Roi Salomon ait pu, même une seconde, imaginer déposer un cadavre à cet endroit du Temple.

Ce point particulier du symbolisme de la Maîtrise semble indiquer clairement l’influence de la Kabbale chrétienne parmi les fondements de la maçonnerie4. Mais aussi, et plus fondamentalement dans le sens de notre analyse, cela semble indiquer que ce tombeau est vide. Hiram ayant été « relevé », sa présence n’est que symbolique. D’autre part, et je m’arrêterai là, il n’y a qu’un seul élément qui puisse ressembler à un tombeau dans le Saint des Saints….

Le constat d’un tombeau vide découlant de l’interdiction des corps morts, ou d’une enveloppe humaine laissée comme une peau5, si l’on n’aborde pas l’étude du contenu, reste la question de la « re-lèvation » d’Hiram.

On sait, par la pratique du rituel maçonnique, que le Maître fut ressuscité par l’accolade et plus particulièrement par le « Mot de Maître ». On pense alors aux rituels de mort et de résurrection pratiqués par la plupart des peuples et à l’issu desquels le « Maître » est censé laisser place à son élève, ressusciter dans son disciple par la transmission du « souffle porteur de vie6 ». Dans ces rituels le Maître « recouvre la vie » à travers l’Apprenti qu’il a choisi. Aujourd’hui, en franc-maçonnerie, ce sont des Compagnons qui jouent ce rôle, entendons, bien entendu, « les compagnons du Maître » le maintiennent debout par les cinq points de la perfection et les mots sont prononcés… alors le Maître ressuscite… matérialise l’égrégore du groupe, met des énergies en mouvement et ces énergies font acte. C’est alors que le « franc-maçon devient, par le fait de sa réception au troisième degré, le fils et le successeur d’Hiram7 ».

N’est ce pas le propre de ce qui est vivant que d’utiliser l’énergie pour la convertir, la transmuter ?

La pratique de la Maçonnerie matérialise la création de la vie en ce qu’elle permet de donner à l’Homme les outils de son évolution, qu’il choisisse ou non de les utiliser cela n’a que peu d’importance, nous sommes toujours dans la logique développée dans la première partie de cet exposé.

Ce n’est pas l’usage que l’on en fait qui permet l’existence des symboles, mais bien le contraire. Seule leur compréhension dépend de notre libre arbitre.

Mais, penchons nous quelque peu sur le contenu du Tombeau…

La symbolique maçonnique crée de la Vie en ce qu’elle décrit comme Mort l’absence de perspectives humaines, l’absence d’évolution. Si on craint la Mort, comment peut-on espérer ouvrir les yeux sur soi-même puisqu’on a même pas ouvert les yeux sur sa Vie ! Dès lors, la « peau » est vide, le tombeau est vide…

Cet état d’aveuglement est bien connu des orientaux pour ce qu’il laisse à penser que l’illusion, la Maya, est la réalité. L’Homme vivrait dans une caverne sur les murs de laquelle danseraient des ombres.

Nous allons voir que nous n’en sommes pas loin. Quel est donc le Mot qui a ressuscité Hiram ? Au rite Français il s’agit de « Mac Benach »8. Ce mot relève d’une pratique assez ancienne puisqu’il figure déjà dans un rituel de 17709. De nombreuses interprétations ont été avancées, notamment chez Thomas Payne10 ( 1737-1809) qui y voit une origine druidique par l’usage de termes celtiques qui voudraient dire « fils (mac) de la Veuve (Benac) ». Ou encore, depuis 1751, « La chair se sépare des os ».

Cependant, pour le développement qui nous occupe, on notera que Beneh signifie « engendrer » et Maq « putréfaction », il s’agit de revenir d’entre les Morts et, en termes alchimiques cela se rapporte au fait de « naître de la putréfaction » qui désigne une part du Grand Œuvre.

Nous pouvons alors compléter le message de résurrection par les actes du rituel : « Il ( Le Très Vénérable Maître ) s'approche du récipiendaire, pose le pied droit contre le sien, genou contre genou; de la main droite il lui embrasse le poignet de façon que les paumes des deux mains soient l'une contre l'autre et lui passe le bras gauche sous l'épaule gauche, ayant, par ce moyen l'estomac contre l'estomac, puis, avec l'aide des deux surveillants, il le relève et lui dit à l'oreille, en lui donnant l'accolade par trois fois les syllabes du mot Mac Benac. »

C’est bien la « relèvation » du corps qui porte libération et le « Mot », le souffle qui porte la vie, qui libère le prisonnier. Symboliquement parlant, le mouvement, tel qu’il est décrit et rappelle celui qui est Traditionnellement pratiqué dans la plupart des initiations. Dans tous les cas, le cinquième point s’effectue bouche contre bouche. On comprend bien, d’ailleurs, que la passation du souffle, de la Parole, représenté symboliquement par le « Mot », ne saurait s’effectuer autrement puisque c’est par la bouche que s’exprime la pensée humaine, « Parole du Maître », y compris quand celui-ci confie à un autre le soin de parler à sa place. La Parole est répétée et les mots sont ceux de l’autre indiqués par le rituel ou par les mots de l’Exode : « Tu lui parleras et tu mettras les paroles dans sa bouche. Moi, je serai avec ta bouche et avec sa bouche, et je vous indiquerai ce que vous devrez faire11. »

Mais, n’oublions pas notre Tombeau et l’hypothèse de son déplacement vers le Temple. Selon notre mythe fondateur, c’est après trois jours d’absence d’Hiram que le Roi Salomon le fit chercher par d’autres Maîtres de son entourage. Considérant que cette absence pouvait signifier la divulgation du Mot de Maître, il ordonne que le premier mot prononcé serait le Mot de Substitution, par cet acte, il efface la Parole Créatrice de la mémoire des hommes, les plongeant dans le silence. Lorsque les Maîtres eurent ramené le corps sans vie d’Hiram, « il fit faire un tombeau des plus superbes dans le sanctuaire et reprenant notre Maître par les cinq points de perfection, il le fit inhumer et mettre dans le cercueil faisant mettre une plaque d'or dessus où il fit graver l'ancien mot de Maître qui était « Jéhovah » et puis ils fit tendre sa chambre de deuil et voulut que l'on le portât dans tout son royaume12 ».

Cette mention datant de 1763 et précisant la nature de l’ancien mot est assez instructive dans la mesure où elle finit de rattacher la légende d’Hiram au mythe des origine. En effet, on sait qu’à cette époque le terme « Jehovah », souvent utilisé par les Rose-Croix13, se substituait au tétragramme. Rappelons nous que nous avions, un peu plus haut, parlé de l’Homme double, image de l’adéquation entre la « pensée » et « ce qu’elle pense », image d’une éthique qui prendrait la forme de l’équilibre. Comment cet « homme double » peut-il prendre place dans la « relèvation » dont nous parlons depuis un moment ?

Notre réalité, ce soir, est l’image sur les parois de la caverne ou les symboles sur les murs du Cabinet de réflexion. Les trois grade forment un cycle et le séjour d’Hiram au cœur de la Terre correspond au séjour du profane au cœur du cabinet de réflexion, il naîtra de sa propre dissolution, de l’oubli de son ego. Cette image prend la forme d’un Mot : Mac Bénach, étrangement ressemblant à un autre : Makpélàh, la grotte du Mont Moriah, à Hebron, le Tombeau d’Abraham, lieu aujourd’hui interdit dans laquelle il est dit que le patriarche découvrit les tombes d’Adam et d’Eve14 et dont l’étude nous amènerait ici un peu trop loin15 et à d’autres grades, particulièrement ceux du REAA.

Tout nous ramène à la grotte, caverne d’où naît la vie et depuis laquelle elle se transmet, n’oublions pas que le Nom du Maître, Hiram, HRM, est aussi Hermès, le trois fois Maître, et comme le dit la Table d’Emeraude :« Le Père de tous les talismans du monde est ici. Sa force ou puissance est entière, si elle est convertie en terre. ». Séparer le pur de l’impur forme l’œuvre alchimique, transformer le plomb en or est une part du cœur de l’œuvre, ainsi, de la putréfaction peut naître la Lumière… rien ne se perd, rien ne se crée… L’Homme qui fut initié Apprenti et qui devient Maître par le rituel d’ « exaltation » comprend qu’il était déjà un Maître mort a qui l’on a donné la Vie… que cette vie ne fait rien d’autre de lui qu’un Apprenti condamné au silence sur ce qu’il ignore… Tout n’est que symbole… et la Parole s’écrit… dans les langues sémitiques, seules les consonnes sont indiquées comme signifiantes, leur vocalisation indique seulement l’orientation du sens… ainsi HiRaM est aussi HaReM qui désigne la « chose cachée », le « lieu obscur »… Tout cela est cohérent, et laisse à penser que la seule chose qu’ait jamais contenu le Tombeau d’Hiram déposé au cœur du Temple ne contient rien d’autre que la « Vie ». Cela laisse aussi à penser que le cœur du Temple dont il est question n’est autre que le Cabinet de Réflexion dont chacun d’entre nous se souvient…mais si le Tombeau dont nous parlons est l’enveloppe vide d’Hiram et qu’aucun corps ne puisse être transporté à cet endroit, quel élément Salomon a-t-il pu amener dans le Saint des Saint sinon le Verbe, le « souffle » créateur de vie, la Parole dont on a, avec le temps, perdu le secret et qui ne doit être prononcée qu’à cet endroit par une seule personne… ? C’est peut-être pourquoi les gardiens doivent se taire…

 


1 Emmanuel LEVINAS in « Ethique et Infini » Livre de Poche, biblio essais n°4018, Paris 2000

2 1 Rois VII ; 14 – « c'était le fils d'une veuve de la tribu de Nephtali, mais son père était Tyrien, ouvrier en bronze. Il était plein d'habileté, d'adresse et de savoir pour exécuter tout travail de bronze. Il vint auprès du roi Salomon et il exécuta tous ses travaux. »

3 on remarquera ici que le mot ABI est composé d’un Aleph, un souffle, de la première lettre de la Bible, Beth, symbole de la matrice, du commencement et de Yod symbole de l’existence discontinue, de l’établissement ( voir la colonne Yakin ). L’image semble assez claire ; c’est bien le souffle du silence qui est à l’origine de la création.

4 Gershom Scholem définissait le rapport de la « Kabbale chrétienne » à la juive comme « malentendu productif ». Le même vaut, selon Andreas Kilcher, pour les premiers romantiques allemands, qui ont procédé à une transformation esthétique de la Kabbale, selon la célèbre formule arithmétique de Friedrich Schlegel : « Poésie = Magie = Kabbale + Alchimie ». Ainsi, l’idée kabbalistique de l’écriture est perçue comme « matérialité immatérielle » aux propriétés magiques par les romantiques, il en tirent une analogie avec leur propre discours sur la puissance créatrice de l’imagination poétique.

Cette forme d’appréhension de la Kabbale relève essentiellement d’un usage des chiffres et des lettres permettant d’affirmer la primauté du culte chrétien ; la guématria, celle-ci permettant de donner les clefs de la Création et des écritures. Bien évidemment l’usage des principes de la guématria s’adapte au Nouveau Testament dont les sources sont grecques et des liens arythmologiques ont été institués sur les bases de cet alphabet, alors que la Kabbale reste liée au texte original de la Bible en Hébreu.

 

Cet usage systématique de la Kabbale Chrétienne par les fondateurs de l’Ordre maçonnique a en outre l’avantage de faire mieux comprendre les dispositions des Constituions d’Anderson concernant l’obligation, pour un Franc-Maçon, de pratiquer la religion sur laquelle tous les peuples sont d’accord.

 

5 « Yahvé Dieu fit à l'homme et à sa femme des tuniques de peau et les en vêtit. » Gn 3, 21. Le mot utilisé est OWR qui signifie « peau », « cuir », mais aussi « se réveiller » dans le sens de prendre son courage, cela peut indiquer que YHVH a doté l’Homme et la Femme de courage avant de constater qu’il a découvert les réalités de sa nature profonde par l’accès aux notions de bien et de mal. Néanmoins, si cela nous éclaire sur le contenant, reste à déterminer la nature du contenu.

6 Ruah – Pneuma, la transmission du mot est ici clairement la répétition de la Création, c’est par le souffle ( Ruah ) que l’Eternel crée le Monde, c’est ce même souffle qui donne la vie. C’est pourquoi tant que le souffle, le « mot » n’est pas transmis, tant que la résurrection n’est pas opérée, il ne peut y avoir de vie ( Cf. Evangile de Philippe – Trad. Jean-Yves Leloup )

7 F-H Delaulnay, Tuileur des Trente trois degrés de l’écossisme, Paris 1821

8 Sans en ignorer l’existence, il n’est pas question d’approfondir ici le Mot « Moa Bon » don’t une variation hébraïque « Mah Haboneh », « Makabone » signifie « Qu’est l’Architecte ? ». Delaulnay ( op. cit.), au début du XIXe affirmait que le véritable sens de ce mot était « a patre », c’est à dire « du Père » ce qui ne contredit en rien notre développement.

9 Le mot de maître avait été perdu et ce n’est que phonétiquement et approximativement que celui-ci fut réactualisé sous sa forme altérée de Mac Benach ( au lieu de Marrow Bone – os à moelle - du nom des marrow men – hommes à moelle - qui pratiquaient le Rite ). A ceci près que le culte zoroastrien du feu permanent ( et dont Newton espéra son renouveau ) pu voir le jour augmenté des apports de l’herméneutique biblique, notamment celle relative aux passages de St-Jean sur la signification eschatologique de la lumière.

10 T. Payne, De l’origine de la Franc Maçonnerie

11 Ex 4 ; 15

12 Rituel du Marquis de Gages 1763 ( Bibliothèque Nationale, fonds maçonnique Ms. FM79 )

13 Les derniers mots des « Fama Fraternitatis » ou « échos de la fraternité » des Rose-Croix ( 1614) sont « sub umbra alarum tuarum Jehovah » ce qui signifie : « A l’ombre de tes ailes, Jéhovah »

14 Cf. Pirké de Rabbi Eliezer - Les Chapitres (ou Pirqé) de Rabbi Éliézer constituent une importante somme de commentaires midrachiques se rapportant surtout aux Livres de la Genèse et de l’Exode.- Traduit de l’hébreu par Éric Smilévitch et Marc-Alain Ouaknin Ed Verdier 1983

15 En effet, il s’agit aussi de la grotte dans laquelle se trouve le tombeau de Christian Rozencreutz et qui est décrite dans la « Fama Fraternitatis » « Au matin, nous ouvrîmes la porte et une crypte apparut, de sept côtés et angles, chaque côté mesurant cinq pieds sur huit de hauteur. Cet hypogée, bien que jamais éclairé par le soleil, était clairement illuminé grâce à un autre (soleil) qui en avait été instruit par lui et qui se trouvait en haut, au centre de la voûte. Au milieu, en guise de pierre tombale, avait été placé un autel circulaire avec une plaquette de laiton portant l’inscription suivante : A.C.R.C. Hoc universi compendium vivus mihi sepulcrum feci. »

 


Théo Jasmim 24/02/2017 21:42

Belle construction intellectuelle! Mais comme souvent, en Maçonnerie, on se perd dans des discours savants et l'on oublie l'objectif réel de l'initiation qui est de faire "vivre" l'Unicité au récipiendaire. Ma ha bona, en hébreu, signifie "quoi l'artisan?" (ou le Maître) mais, à mon sens il serait plus exact de dire "qui l'artisan?" en se souvenant que le verbe "être" est proscrit au moins dans les écrits vétérotestamentaires.

voyance par mail 04/04/2016 11:48

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