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Étude sur le symbolisme de la franc-maçonnerie

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25946_585330434814530_889755929_n.jpgPRÉSENTATION DU SYSTEME DE « SIDE DEGREES »

 


La Maçonnerie Anglo-saxonne de type Émulation « society Centered » et ses degrés.

 

A la différence des systèmes de type York, continentaux et Nord Américains dits Écossais qui se présentent comme un composé de degrés hiérarchisés nécessitant impérativement d'être passé par l'un avant d'accéder au suivant, le système de degrés complémentaires des Rituels Anglo-Saxons et plus particulièrement du style Émulation, est fait de voies distinctes mais  complémentaires.

La règle de base, pierre de fondation de la bonne pratique du système est résumée dans la structure même du rite, tel qu'il a été développé et prescrit par la Grande Loge Unie d'Angleterre à l'issu du  conflit entre les Ancients et les Moderns.

Cette règle est la suivante :

 

« ...la pure Maçonnerie des « Ancients » consiste en trois degré, pas plus, c'est à dire, ceux d'Apprenti Entré, de Compagnon de métier et de Maître Maçon, incluant l'ordre Suprême de la Sainte Arche Royale[1]. »

 

cela implique que le système, dans son ensemble, repose sur l'administration par un Suprême Conseil de la Sainte Arche Royale et des rites Anglo-Saxons pour l'Obédience qui veille à la bonne pratique des rites selon les formes anglo-saxonnes et à leur conformité avec les Constituions de l'Obédience.

 

La première étape des degrés est l'accession, pour les Maîtres Maçons pouvant justifier de trois années d'ancienneté au moins dans leur degré de Maître au degré de Compagnon de la Sainte Arche Royale complémentaire à la Maîtrise[2]. Cet accès n'est pas exclusif d'appartenance à une Loge Émulation, il n'est pas non plus une restriction du parcours au sein des échelons des degrés « parallèles » dont les contenus sont, à chaque étape, des enseignements complémentaires. Ces enseignements complémentaires forment la structure du parcours Émulation comme la progression pyramidale forme celle du parcours au REAA. Il est bon, toutefois de garder présent à l'esprit que la symbolique générale du Rite Émulation repose sur la Construction du Temple et l'Alliance représentée par l'Arche d'Alliance, il est bien évident que l'ensemble intégral s'appuie  sur l'Ancien testament et jamais sur la Nouvelle Alliance. Comme on le sait, le style Émulation est Déiste et non christique.

 

L'objet


L'objet de ce système est de permettre à tous les Maîtres Maçons et tout particulièrement ceux ayant suivi le parcours du Rite Émulation[3], de pouvoir continuer leur progression initiatique par l'intégration dans différents Rituels complémentaires. Il n'y a aucune contre indication à l'appartenance aux systèmes dits « Spirit Centered » tels les Hauts Grades REAA. Bien au contraire, les uns peuvent amener à éclairer les autres.

 

La particularité du système.


Comme présenté en introduction, la particularité de ce système est d'être composée de quatre voies parallèles ayant chacune ses spécificités. Si la progression à l'intérieur de chaque voie est organisée et nécessite d'être passé par chaque Grade avant de pouvoir atteindre le suivant, par contre, l'appartenance et la progression dans chacune sont indépendantes. Ceci permet, théoriquement, à un Frère de choisir une voie, plusieurs ou même l'ensemble si il ou elle le souhaite, ou bien de pratiquer chacune d'entre elles simultanément ou à différents moment de son choix.

 

Les hypothèses requises


II est clair que l'accès à ce système de Grades complémentaires ne peut être ouvert qu'aux Frères ayant acquis le Grade de Maître Maçon en Loge Symbolique et disposant d'un minimum de trois années d'ancienneté puisque ces degrés sont des compléments, les uns autres et à la maitrise.

 

Même si ce système est plus évidemment destiné à ceux et celles ayant pratiqué le Rite Émulation qui, par le fait, y retrouveront les éléments de progression associés à la pratique des Grades Bleus, il est théoriquement ouvert à tout Maître Maçon souhaitant enrichir son parcours, s'il en trouve les moyens d'accès.

 

L'accès à chaque voie se fait à partir de l'appartenance impérative à une Loge bleue. Ll'accès à certains Grades ne peut se faire qu'avec l'appartenance simultanée à un Chapitre de la Sainte Arche de Jérusalem puisqu'ils en sont le complément. Cependant l'accès logique par la Loge bleue reste

  • pour les anglo-saxons, Compagnon de l'Arche Royal, les autres degrés peuvent s'acquérir après.
  • pour les anglo-saxon et les York-écossais, Maître Maçon de Marque.


[1]     « …pure Ancient Masonry consists of three degrees and no more, viz., those of the Entered Apprentice, the Fellow Craft, and the master Mason, including the Supreme Order of the Holy Royal Arch'. » Il n'est pas, ici, dans notre sujet de faire plus que de souligner l'intérêt et l'insistance de la Grande Loge des Ancients à conserver le grade de Royal Arch dans la construction de base de la nouvelle Grande Loge, à tel point que la proposition première de son appellation était « The Grand Lodge of the Four Degrees ». On peu seulement souligner que l'on suppose que l'origine de ce degré se trouve en Irlande eu égard à cette insistance.

[2]     Il est important de souligner ici que le degré de Compagnon de la Sainte Arche Royale n'est pas un grade de chevalerie et ne comporte pas les mêmes contenus d'affirmation christique que le 4ème degré du RER.

[3]     Les maçons provenant d'autres rites seront sollicité à approcher le système émulation afin d'avoir une idée de son contenu et de ses formes qui sont assez différentes de celles des rites Continentaux.

 

arch-banniere.jpg

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Bon, je pose ça ici parce que je le cherche tout le temps et là.... tout est bien

 

 

1lebmensch.jpgUn point qui va dans le cercle

Qui esdans le carré et le triangle

Connais-tu le point, tout est bien

Ne le connais-tu pas, alors tout est en vain

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table2.jpgLes tenues de style Emulation se composent d’une rituélie intérieure au Temple et d’un banquet protocolaire obligatoire durant lequel il est coutume de livrer les communications ou planches qui pourront faire l’objet de débats fraternels. C’est aussi, dans la bonne pratique, le moment que les Vénérables Maîtres visiteurs choisiront pour donner leurs salutations et impressions. Ce Banquet est le strict équivalent de la Chaîne d’Union des rituels continentaux. Ne pas y participer revient à sortir de la chaîne.

 

Durant le Banquet on  porteune série de Toasts qui affirment cette Union Maçonnique et le respect de la maçonnerie à son environnement social et politique. Ces Toast sont donnés dans un ordre précis, et constituant le protocole de table. Comme tout ce qui concerne la rituélie, la disposition de la table doit se conformer à une règle d’installation.

 

La meilleure disposition est en U. Les branches verticales du U figurent les colonnes du Nord et du Midi, quant à la branche horizontale elle symbolise l’Orient.

Au cours du banquet, nul ne peut se lever de table, à l'exception du Maître Steward et des aides qu'il aura désignés (souvent des Ap.). Il est interdit de fumer sauf autorisation du VM.

Lorsque les coups sont donnés les FF. et SS. doivent faire silence et être prêts à se lever à l'invitation du VM. ou du PMI.

 

Les places de l'Or. sont réservées au Vénérable Maître qui est placé au Centre et aux Grand Officier, et Vénérables Maîtres Visiteurs. Les Officiers Provinciaux et Régionaux se tiendront à sa gauche (2). Le Grand Maître et les Pro-Grands Maîtres de l’Obédience seront installés à la droite du Vénérable Maître (1). Les Vénérables Maîtres Visiteurs seront indifféremment placés vers les extérieurs en partant du centre de l’orient d’un côté comme de l’autre. Lorsque la cérémonie a donné lieu à une Initiation, le nouvel initié, est placé à la droite immédiate du VM. (3). Pour les autres cérémonies (Passage ou Élévation) le candidat prend place sur les colonnes.

 

Les deux Surveillants se placent au pied de leurs colonnes respectives, face à l’Orient. Le PMI. Se tiendra invariablement à la gauche immédiate du Vénérable Maître. Tous les autres FF et SS se placent à table comme ils le souhaitent, sans distinction, y compris les Ap. et Cp. (4)

 

Avant le début des Toasts protocolaires, la tradition permet de «prendrele vin avec ...». Cela doit être fait avec décorum et retenue. On notera que l’usage veut alors que l'on ne puisse inviter à «prendre le vin», un F. d'un grade ou fonction supérieur(e). Nul ne peut donc solliciter le VM., à ce titre, sauf le G.M. Les réponses aux toasts sont, par ailleurs, les bienvenues durant le banquet, c’est ainsi que les FF et SS concernés porteront les salutations de leurs Obédiences, Loges et Orients respectifs après le Toast aux FF. et SS. visiteurs ou aux LL. Sœurs.

 

Les Toasts sont présentés ici dans l’ordre protocolaire. On notera d’une manière générale que les annonceurs des Toasts et les porteurs de Toasts sont, sauf avis contraire, les seuls à se lever.

 

Se Toast s’adresse principalement aux Frères et Sœurs passés à l’Orient éternel et qui, par le fait, sont absent des travaux. En, fait, on constate, en premier lieu, avant même de former la chaine, qu’il y manque des maillons.

 

 

TOASTS AUX FF. ABSENTS

 

Passé Maître Immédiat   

et se lève

Premier Surveillant  

et se lève  

Second Surveillant  

                 et se lève

(les FF. et SS font silence).

Passé Maître Immédiat

FF. SS., tout est-il chargé sur vos colonnes respectives ?

Les Surveillants s'assurent que tout est bien chargé, sinon ils font le nécessaire.

Puis ils répondent :

Premier Surveillant

Tout est chargé à l'Occident.

 

Second Surveillant

Tout est chargé au Midi.

Le PMI. et les Surveillants s’assoient.

 

Passé Maître Immédiat-frappe  

Premier Surveillant-frappe 

Second Surveillant-frappe 

  

Passé Maître Immédiat

Mes FF, mes SS., prêtez attention au VM.

Vénérable Maître

 (se lève)

Mes SS, mes FF, les aiguilles de l'horloge formant l'équerre, il est symboliquement neuf heures.

Je vous prie de bien vouloir vous lever.

Tous se lèvent.

Portons un Toast aux FF. et SS. Absents. Tous ensembles portent le Toast :

Tous

Aux FF. et SS ; Absents !

 

Ils boivent et se rassoient.

 

LES TOAST OFFICIELS OBLIGATOIRES

 

Les Toast Officiels Obligatoires sont :

  1. Le Toast à la République Française dont l’acclamation est :
    « A la République Française ! »
  2. Le Toast aux Souverains et Chefs d’Etats dont l’acclamation est :
    « Aux Souverains et Chefs d’Etats qui protègent la Franc-maçonnerie ! »
  3. 3.     Le Toast au Très Respectable Grand Maître dont l’acclamation est :
    « Au Très Respectable Grand Maître ! » - A l’issue de ce Toast, il est possible, dans le cas où le TRGM est présent, qu’il puisse répondre par quelques mots.
  4. 4.     Le Toast à la Grande Loge Mixte de France dont l’acclamation est :
    « A la Grande Loge Mixte de France ! » - A l’issue de ce toast, il est possible qu’un membre présent du Conseil de l’Ordre puisse répondre de quelques mots.
  5. Le Toast à la Franc-maçonnerie Universelle dont l’acclamation est :
    « A la Franc-maçonnerie Universelle ! » - A l’issue de ce Toast, les Grands Officiers pourront s’exprimer s’ils le désirent. Dans le cas où il n’y aurait pas de visites particulières de Grands Officiers ou du Grand Maître de l’Obédience, les deux Toast peuvent être liés  en un seul « Toast à la Grande Loge Mixte de France et à la Franc Maçonnerie Universelle », dans ce cas, l’acclamation sera :
    « A la Grande Loge Mixte de France et à la Franc-maçonnerie Universelle »
  6. 6.     Dans le cas où les agapes font suite à une cérémonie, un Toast sera porté au Candidat à la Cérémonie ( cela peut être un nouvel initié ou bien un nouveau Compagnon ou un Nouveau Maître, c’est pourquoi on utilise le terme de Candidat ), - l’acclamation est :
    « A notre nouveau ( nouvelle ) Frère… ou Sœur…. (Apprenti Entré, Compagnon du métier ou Maître Maçon) ! »

 

Au XVIIIème siècle, le nombre des Toast officiels était beaucoup plus important dans la mesure où l’on ne buvait pas entre deux toast et qu’à chaque verre rempli devait correspondre une santé.

 

Chacun de ces toasts est réalisé de la même manière :

 

Passé Maître Immédiat   

et se lève

Premier Surveillant  

et se lève  

Second Surveillant  

                 et se lève

(les FF. et SS font silence).

Passé Maître Immédiat

FF. SS., tout est-il chargé sur vos colonnes respectives ?

Les Surveillants  s'assurent que tout est bien chargé, sinon ils font le nécessaire.

Puis ils répondent :

Premier Surveillant

Tout est chargé à l'Occident.

Second Surveillant

Tout est chargé au Midi.

Le PMI. et les Surveillants s’assoient.

 

Passé Maître Immédiat - frappe   

Premier Surveillant- frappe  

Second Surveillant- frappe  

  

Passé Maître Immédiat

Mes FF, mes SS., prêtez attention au VM.

 

 

 

TOAST AUX LOGES SŒURS ( porté par le Premier Surveillant )

 

Passé Maître Immédiat   

Et se lève

Premier Surveillant  

Et se lève

 

Second Surveillant  

                 Et se lève

(les FF. et SS font silence).

 

Passé Maître Immédiat

FF. SS., tout est-il chargé sur vos colonnes respectives ?

Les Surveillants  s'assurent que tout est bien chargé, sinon ils font le nécessaire.

Puis ils répondent :

Premier Surveillant

Tout est chargé à l'Occident.

Second Surveillant

Tout est chargé au Midi.

Le PMI. et les SS. S’assoient.

Passé Maître Immédiat   

Premier Surveillant  

Second Surveillant  

 

Passé Maître Immédiat

Mes FF, mes SS, prêtez attention à notre F. ou S.  Premier Surveillant.

 

Premier Surveillant :

Mes FF, mes SS, veuillez vous lever afin de porter avec moi un Toast à nos Loges Sœurs ( il ou elle peut ici les nommer, il s’agit principalement des Loges d’où sont issus les membres de la Loge et des Loges qui ont œuvré à sa création, de même les Loges jumelées s’il y en a)

Tous se lèvent

 

Premier Surveillant

« Aux Loges Sœurs ! »

Tous

« Aux Loges Sœurs ! »

 

TOAST AUX FRERES ET SŒURS VISITEURS

(Porté par le second Surveillant)

 

Passé Maître Immédiat   

et se lève

Premier Surveillant  

et se lève

 

Second Surveillant  

                 et se lève

(les FF. et SS font silence).

 

 

Passé Maître Immédiat

FF. SS., tout est-il chargé sur vos colonnes respectives ?

Les Surveillants  s'assurent que tout est bien chargé, sinon ils font le nécessaire.

Puis ils répondent :

 

Premier Surveillant

Tout est chargé à l'Occident.

 

Second Surveillant

Tout est chargé au Midi.

Le PMI. et les SS. S’assoient.

 

Passé Maître Immédiat-frappe  

 

Premier Surveillant-frappe  

 

Second Surveillant-frappe  

 

 

Passé Maître Immédiat

Mes FF, mes SS, prêtez attention à notre F. ou S.  Second Surveillant.

 

 

Second Surveillant :

Mes FF, mes SS, veuillez vous lever afin de porter avec moi un Toast à nos Frères et Sœurs Visiteurs

Tous se lèvent

 

Second Surveillant

« Aux FF et SS Visiteurs ! »

 

Tous

« Aux FF et SS Visiteurs ! »

Tous se rassoient et applaudissent.

 

A l’issue de ce Toast, il est d’usage de permettre à un représentant des visiteurs qui aura été sollicité par le Vénérable Maître, de dire quelques mots et de proposer un toast en retour.

 

 

TOAST DU TUILEUR

 

Le Toast du Tuileur est la véritable clôture des travaux de la Loge, traditionnellement, comme son nom l’indique, il est porté par le Tuileur lui-même. Dans notre pratique, nous avons coutume qu’il soit porté par le plus jeune maçon de la Loge ou de l’Assemblée, ce dernier aura été sollicité par le F ou la S Steward avant les travaux de table.  Il se lève et vient se placer avec son verre derrière le Vénérable Maître et posera sa main droite  gantée sur l’épaule droite du Vénérable Maître. Le Vénérable Maître et tous les maçons présents resteront assis et porteront, pour ce toast uniquement, leur verre de la main gauche. Ils poseront tous, à la suite du VM, le coude gauche, verre en l’air, et l’avant bras droit sur la table. Ce toast est appelé en frappant un seul coup non répété.

 

Le Toasteur

A tous les maçons, pauvres et dans la détresse, qu’ils soient dispersés sur la surface de la Terre, sur les mers ou dans les fers, en leur souhaitant un rapide soulagement de leurs souffrances et un prompt retour dans leur pays natal, si tel est leur désir.

 

 

Tous les FF et SS se lèvent alors :

« A tous les maçons ! »

 

Si une gestuelle particulière a été instaurée c’est à ce moment qu’elle sera exécutée. Ainsi se termine le protocole de Table et la Tenue régulière de la Loge.

 

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Faites silence. Écoutez moi, mes Sœurs et mes Frères

Soyons un peu sérieux  juste le temps d'un verre,

Onze coups et trois quarts ont maintenant sonné

Ce fut comme un rappel à la fraternité.

 

Le rythme de ces coups est porté par le temps

Le glas des souvenirs est, chaque fois, présent.

Il vient rythmer les jours et leur continuité

Onze coups de justice, la voix de l'équité;

Onze coups et trois quarts en harmonie délétère

Sont les chants et les larmes, les souvenirs sincères.

Moins le quart de Minuit, les aiguilles à l'équerre

Forment une chaîne ouverte qui entoure la terre.

 

Et pour ceux dont lessence ne saurait s'effacer

Pour ceux dont le sommeil sera éternité,

L'appel des onze coups portera la mémoire

Et formera pour nous comme autant de miroirs,

Autant de tabliers ourlés d'azur et d'or

Qui uniront toujours les vivants et les morts

Au delà des paroles emportées par le vent

 

Nous penserons ensemble et lèverons nos verres...

 

A CEUX QUI SONT ABSENTS !

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danseur shamanAprès avoir franchi la porte du Temple, la préparation qu'il vient de subir permet au candidat de prendre sa place dans le temps créé.

 

Depuis la nuit des âges, chaque être humain prend peu à peu conscience de ce qu’il est. Pour la franc-maçonnerie, cette prise de conscience relève du secret, et s’affiche sous forme d’outils qui, par leur usage implicite, sont un prolongement de la pensée intime, donc, de la dimension sacrée qui déterminera les cadres du mythe fondateur. On sait que l’Homme est conçu, génétiquement, pour évoluer. On sait aussi que la dimension de l’inconnu a souvent été rangée dans les lieux de l’enfer, le séjour des morts auxquels sont associé « l’autre ». Le voyageur doit être guidé vers la Lumière source de l’existence tout autant que frontière de la réalité. Ce qui est autre est obscur et il est nécessaire de chercher, dans les profondeurs, ce qui permet de se raccrocher au monde connu. Cette évolution opère de différentes manières dont chacune est source de culture. L’évolution de l’homme, c’est à dire la manière de franchir la barrière des mondes, procède par étape. Il n’est pas de civilisation ou, au moins, de regroupement humain structuré hors de la prise de conscience de la Mort, hors de la définition de l’inconnu universel. Sans cette prise de conscience, le groupe reste un ensemble animal et, dans ce cas, il ne saurait être question de rites ou de ritualité. Ces deux éléments définissent clairement la société humaine par leur profonde différence d’avec les pratiques instinctives dont l’objet n’a pas les mêmes fonctions. Les rituélies humaines sont construites et conscientes, même si elle s’adresse à des zones inexplorées de la conscience. La cognition de la Mort permet aussi de concevoir l’habitat, la protection, à la fois pour les défunts, mais aussi pour les vivants puisque l’on vient de voir qu’il y a fusion entre l’étranger et le mort. C’est, en maçonnerie, ce qui est exprimé par shibboleth[1], une autre expression en référence au végétal qui confirme à la fois l’identité d’objet entre l’étranger et la mort, mais aussi entre les plantes, leurs racines et leur développement et le fait qu’elles se présentent comme des guides cyclique vers le monde des vivants. On se protège les uns des autres, on se garanti de l’identité réelle de chacun, afin qu’il n’y ait pas de contamination. Ce constat de Mort implique aussi qu’il soit possible de la représenter sous l’image selon laquelle elle apparaît. En effet, contrairement à la Mort qu’il voit et pour laquelle il manque de théorisation, l’Homme se pense mais ne se voit pas, à tel point qu’il transpose la vision de son visage dans des représentations masquées ou figées car le visage ne peut pas être vu naturellement, c’est ce qui en fait le masque, l’image. Dans ce cadre alterné, ce qui se représente est différent de Dieu… en représentant la Mort selon ses formes les plus élémentaires, squelette, corps en putréfaction, enlèvement de la jeunesse, égalité… et en la symbolisant par une branche fleurie posée sur un cercueil ou sur un tertre, non seulement on lui accorde l’universalité et la permanence, mais aussi, on la différencie de Dieu car on lui reconnaît une forme qu’il est possible de réaliser, de sculpter, de peindre, d’élaborer. Cette forme, bien évidemment, est la nôtre et l’identification devient alors complète d’une part avec le destin immuable, d’autre part avec l’éternité. C’est la raison pour laquelle, on le verra, l’acacia qui recueille les semeions, les signes chargés de sens, de ces mythes, peut être identifié à une incarnation des Dieux.

 

Le messager, le guide est parfois confondu avec le chemin. Si l’on peut réaliser des sanctuaires pour l’accueillir, on peut aussi en faire de même pour accueillir Dieu et pour protéger les hommes. Celui qui construit est le Maître des Hommes, qu’il soit architecte, bâtisseur ou Prêtre, et c’est parce qu’il utilise des outils pour modifier son environnement visible qu’il projette ces mêmes outils dans un imaginaire qui lui permet d’édifier la part inconsciente de lui-même. Sa construction proche d’être terminé, il doit disparaître car la perfection n’est pas de ce monde et si nous sommes proches d’y parvenir, nous devons agir afin que cela ne soit pas. Le Maître ne meurt jamais seul, il est assassiné et le secret meurt avec lui. Du visible à l’inconscient, de la forme au désir, aucun autre que nous ne peut percevoir ce qui réside en nos cœurs. Tel est le réel secret de la maçonnerie.

 

Aucun homme ne peut voir en votre esprit ou cœur. Aucun homme ne peut nous dire comment appliquer les leçons allégoriques de Franc-maçonnerie à notre vie, actions et caractère. Personne ne peut savoir « à quoi cela nous sert », on peut simplement constater l’aisance ou la maladresse à utiliser et comprendre le langage symbolique. La facilité ou la difficulté à accepter la prise de conscience de l’éphémère, la permanente certitude que cette éternité sur laquelle nous construisions notre perception de nous-mêmes prend une autre forme.

 

L’usage des outils et des formes de construction qu’ils induisent amènent à réaliser alors que nous sommes, en quelque sorte, prisonnier de nos doutes tout autant que de nos certitudes. Bien que Maîtres maçons, nous ne sommes jamais réellement sortis du Cabinet de réflexion. Cela implique une corrélation particulière entre le développement de la pensée et la certitude de la Mort. En effet, l’évidente existence du « Moi » pensant et son corollaire d’éternité se heurtent au constat d’une fin irrévocable qui, par l’image qu’elle nous renvoie, ne peut être admise. Si nous pouvons admettre le pourrissement de nos corps, rien ne nous permet de concevoir la solidarité entre la chair et ce qui l’anime… J’affirme mon existence parce que je la pense …  je sais que mon visage existe mais je ne fais que l’imaginer  ou le connaître par d’autres images que celles de ma vision directe… mais  la fragilité de mon être physique m’amène très vite à comprendre que je ne suis pas seulement ceci ou cela et que je ne peux être ce que je suis universellement, éternellement .

 

Nous ne sommes définitivement pas uniques, nous ne sommes pas que ceci, pas que cela. Nous sommes tous à un moment ou à un autre, « par ceci » et sur « ceci », nous sommes l’outil et son usage. Nous sommes la source et les formes que nous donnons à cet outil, c’est pourquoi nos rituels ont évolué peu à peu vers ces chorégraphies pédagogiques que nous leur connaissons aujourd’hui.

 

Ils nous incitent à apprendre. Ils constituent  une part importante de notre vie . Depuis les temps les plus anciens, la rituélie était utilisée pour donner corps, actualiser la description du monde et ses conséquences, ses croyances et ses Dieux. La danse de l'homme primitif, comme sa gestuelle rituelle, montrait les éléments du monde à l’état brut. Ils y étaient montrés comme on désirait les voir, le plus exactement possible. La vision symbolique n’avait pas encore de fondements potentiels assez solides pour pouvoir s’exprimer. Les contacts avec les esprits ou les divinités vinrent ensuite. Les plus anciennes sont celles où le Shaman danse seul afin de pouvoir converser avec les esprits. Peu à peu certains hommes du clan y ont pris part. Ces rituels et ces danses nous le confirment toujours ; à aucun moment nous ne pouvons être « entièrement » ce que nous sommes. Chaque part de nous tue l’autre pour la remplacer. C’est le pèlerin, l’étranger qui prend sa place en nous, nous ne pouvons même pas être certains que la totalité des « ceci » ou des « Moi-je » qui se seront succédés auront pu faire de nous une complétude. Tel est le sens ultime des voyages, de pérégrinations du Compagnon qui aura laissé sa marque sur sa construction du Monde. Telle est l’affirmation du mythe d’Hiram tué, détruit par étapes et jamais complètement ressuscité. Les mots, le souffle, sera substitué et c’est l’objet de la substitution qui se transformera en présence dans l’énonciation de la pensée. Du fin fond des âges, l’Homme est génétiquement programmé pour évoluer. Il en est de même de ses formes de pensée dont l’apparition s’accompagne de la certitude de l’existence universelle de l’être comme elle s’accompagne de l’émergence d’une signification pour la mort. L’Homme ne devient Homme que dans la mesure où il ritualise son existence et où, par cette rituélie, il la partage avec d’autres hommes. Aujourd’hui, la Mort ne nous apparaît plus de la même manière, elle n’est plus représentée naturellement. Seule la mort violente est montrée, comme une exception, une fin anormalement tragique de la vie. Cette dénaturation de la place de la Mort provient essentiellement de notre individualisme. L’Être humain n’est un membre d’une société, mais une identité indépendante et revendicatrice de son ego, à ce stade il n’y a plus de différenciation entre la Mort et Dieu, l’une est le bras de l’autre, il n’y a plus d’évolution naturelle et, par la même, il n’y a plus de transfert de l’intelligence. Là où l’on pouvait naturellement concevoir que l’âme était la prolongation de l’être, on affirme que l’individu est une fin en soi… cet individu reste toujours égal à lui même et l’évolution naturelle, naissance, jeunesse, vieillesse, mort n’est plus un cycle, mais une malédiction… Notre regard se construit de l’intériorisation, d’une forme de schizophrénie contrôlée, sacralisée, qui se caractérise comme le regard d’un alter ego susceptible de reconnaître l’immuable avancée du Temps sur la pensée.

 

 

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[1]    Cf. Juges 12 ; 6 - Dans la Bible, Schibboleth présente plusieurs sens, il s’applique à la fois à un courant d’eau, un torrent qu’il faut franchir, mais aussi au grain d’orge ou de blé. En ce qui concerne la mutation capitulaire du mot, de Shi à Ci, nous en reparlerons car le mot hébreu Shittim qui signifie acacia présente les mêmes particularités dans des conditions presque similaires. (Cf. ‘L’Acacia m’est connu – même auteur, même éditeur)

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64036_154122361294496_5151848_n.jpgCATÉCHISME DES COMPAGNONS.

D. Mon Frère, quel sujet vous amène?
R. Très Vénérable , Je viens à l'assemblée des Compagnons pour recevoir vos ordres & profiter de vos lumières,
D.* Comment êtes-vous parvenu à ce grade?
R.* Par le zèle , le travail & la prudence.
D.* Que vous a-t-on appris en vous recevant Compagnon ?
R.* La signification de la lettre G.
D. Que signifie cette Lettre ?
R. Géométrie , cinquième des sciences , et la plus utile à un Maçon.
D. Où avez-vous été reçu Compagnon? .
R. Dans une Loge parfaite. 
D. Quels sont ceux qui composent une telle loge?
R. Six, désignés par les six lumières, qui sont un Vénérable Maître , deux Surveillans , deux Maîtres & un Compagnon .
D.* Comment vous a t-on reçu ?
R.* En me faisant monter les sept degrés du Temple.
D.* Que vous a-t-on donné après vous avoir reçu ?
R.* Un signe , un attouchement & deux paroles.
D. Donnez-moi le signe ?
( Pour réponse on le fait. )
D. Comment le nommez-vous
R. Pectoral.
D. Que signifie-t-il ?
R. Que je garde les secrets des Maçons dans le cœur , & que je préférerois l'avoir arraché plutôt que de les révéler aux Profanes.
D. Donnez l'attouchement au Frère second ? ( On obéit, & lorsqu'il est conforme à l'Ordre , le second Surveillant répond:)
R. I1 est juste, Très-Vénérable.
D. Dites-moi le mot sacré des Compagnons ?
( On le dit comme on l'a appris. )
D. Que signifie ce mot?
R. La force est en Dieu. C'est le nom de la colonne qui était au Midi , près de la porte du Temple où s'assemblaient les compagnons.
D. Avez-vous travaillé depuis que vous êtes Compagnon ?
R. Oui, Très- Vénérable, j'ai travaillé dans le Temple de Salomon.
D. Par quelle porte y êtes-vous entré
R. Par la porte de l'Occident.
D, Qu'avez- vous remarqué prés de cette porte ? 
R. Deux grandes colonnes. 
D. De quelle matière, étoient-elles? 
R. D'airain. 
D. Quelle était leur hauteur? 
R. Dix-huit coudées. 
D. Leur circonférence ? 
R. Douze coudées . 
D. De quelle épaisseur d'airain ? 
R. Quatre doigts. 
D. De quoi étoient-elles ornées? 
R. De chapiteaux. 
D. * Que soutenoient-elles. 
R.* Des globes en forme de sphère, parsemés de lis &; de pommes de grenade . 
D. Combien y en avait-il ? 
R. Cent & plus.
D. * Pourquoi dires-vous , cent & plus
R.* Pour marquer due les bons Maçons doivent être sans nombre.
D. * A quoi fervoit l'intérieur de ces colonnes ?
R.* A renfermer les instruments de Géométrie & le trésor pour payer les ouvriers .
D. A qui étoit dédiée la Loge où vous avez été reçu ?
R. A S. Jean-Baptiste.
D. Pourquoi ?
R. C'est que du temps des guerres de la Palestine, les Chevaliers Maçons se réunirent aux Chevaliers de Saint-Jean de Jérusalem pour combattre les infidèles. Comme ils s'étaient mis sous la protection de ce grand Saint , & qu'ils remportèrent la victoire , ils lui rendirent grâces à leur retour & convinrent qu'à l'avenir toutes les loges lui seraient dédiées.
D. Dans quel endroit est située votre Loge?
R. A l'Orient de la vallée de Joraphat, dans un lieu où règnent la paix, la vérité » & l'union. 
D. Quelle forme a-telle? 
R. Un carré long.
D. Quelle longueur ?
R. De l'Orient à l'Occident;
D. Sa largeur? 
R. Du Midi au Septentrion.
D. Sa hauteur? 
R. Des coudées sans nombre.
D. Sa profondeur ? 
R. De la surface de la terre au centre 
D. De quoi est elle couverte?
R. D'un dais céleste parsemé d'étoiles.
D. Qui soutient un si vaste édifice? 
R. » Deux grands piliers.
D. Comment les nommez-vous ? 
R. Sagesse & Force. 
D. Expliquez-moi cela ?
R. Sagesse pour inventer, & Force pour soutenir.
grand Portique du Temple , la Houppe dentelée , les ornements extérieurs , & l'Etoile flamboyante le centre d'où part la vraie lumière. 
D. * Ces ornements ne renferment - ils pas quelque moralité ?
R. Oui , Très- Vénérable , le Pavé Mosaïque, formé de différentes pierres jointes ensemble par le ciment , marque l'union étroite qui règne entre les Maçons étant liés par la vertu; la Houppe dentelée est l'emblème de l'ornement extérieur d'une Loge par les mœurs des Frères qui la composent ; & l'Etoile flamboyante est le symbole du Soleil de l'Univers.
D. Avez-vous aussi des Bijoux dans votre Loge ?
R. Oui , Très-Vénérable, an nombre de six , dont trois mobiles , & trois immobiles.
D. Quels sont les trois mobiles ?
R. L'Equerre , le Niveau, & la Perpendiculaire.
D.* Pourquoi les appelez-vous mobiles?
R. * Parce qu'ils passent d'un Frère à l'autre.
D. A quoi fervent-ils?
R. L'Équerre sert à former des quarrés parfaits, le Niveau à égaliser les superficies , & la Perpendiculaire à élever des édifices droits sur leur base. 
D. Quels font les trois bijoux immobiles? 
R. La Pierre brute, la Pierre cubique ou aiguiser, & la Planche à tracer des Maîtres. 
D. Quel est leur usage ?
R. La Pierre brute sert aux Apprentifs à travailler, la Pierre cubique sert aux Compagnons pour aiguiser leurs outils & la planche à tracer aux Maîtres pour former leurs desseins. 
D. * Tous ces bijoux n'ont-ils pas quelque signification symbolique ?
Il. * Oui, Très-Vénérable ; l'Equerre nous annonce que toutes nos actions doivent être réglées sur équité ; le Niveau, que tous les hommes font égaux , & qu'il doit régner une parfaite union entre des Frères ; & la Perpendiculaire nous démontre la fiabilité de notre Ordre , étant élevé sur les vertus : la pierre bute, à laquelle travaillent les Apprentifs, est l'emblème de notre âme susceptible de bonnes ou de mauvaises impressions; la pierre cubique qui sert aux Compagnons pour aiguiser leurs outils, nous fait re-souvenir que ce n'est qu'en veillant fur nous-mêmes que nous pouvons nous garantir des vices ; & la Planche à tracer des Maîtres , est le bon exemple qui nous facilite la pratique des plus éminentes vertus.
D. Combien y-a-t-il de sortes de Maçons ?
R. De deux fortes : les Maçons de théorie, & les Maçons de pratique.
D. Quels sont les Maçons de théorie ?
R. Ce font ceux de notre Ordre qui élèvent des Temples à la vertu, & qui creusent des cachots pour les vices.
D. Quels font les Maçons de pratique ?
R. Ce font des Ouvriers qui construisent des édifices matériels.
D. A quoi sert la Maçonnerie de théorie ? » Elle sert, par ses principes & par sa morale sublime , à épurer nos mœurs & à nous rendre utiles à l'Etat et à l'humanité.
D.* Quelles sont les lois de la Maçonnerie ?
R.* Punir le crime & honorer la vertu.
D. Que doit éviter un Maçon
R, L'envie , la calomnie. & l'intempérance.
D. Que doit-i1 observer ?,
R. Le silence , la prudence & la charité.
D. Pourriez-vous me dire combien il y a de points dans la Maçonnerie ?
R. Ils sont sans nombre, mais ils se réduisent à quatre principaux ; savoir, le Guttural & le Pectoral, qui nous rappellent notre obligation, ainsi qu'on l'explique en les faisant; le Manuel, qui sert â donner l'attouchement pour se reconnoître, & le Pédestre , qui nous démontre que tout bon Maçon doit marcher dans la voie de l'équité dont l'Equerre est le symbole.
D. Comment voyagent les compagnons
-R. De l'Occident au Midi, du Midi au Nord & du Nord à l'Orient.
& Que signifie cette marche ? 
R.* Qu'un Maçon doit voler au recours de ses Frères, fussent-ils aux extrémités de la terre. 
'D. Où sont placés les Compagnons en Loge? 
R. Au Midi, pour recevoir l'ordre des Maîtres 
D. Où font-ils payés ? 
R. A la colonne B.
D. Quel est le mot de passe des Compagnons ?
R. Schibboleth
D. Que veut dire ce mot?
R. Epi, en Hébreu; c'est le mot du guet du camp de Jephté, Capitaine des Israélites. Lorsque la Tribu d'Epraïm se révolta,
Jephté s'empara des bords du Jourdain par lesquels Ephraïm devoit retourner ; & tous ceux qui se présentaient au passage & qui ne pouvoient prononcer le mot , était massacrés & précipités dans le fleuve.
D. Avez-vous vu votre Maître aujourd'hui ?
R. Oui , Très-Vénérable.
D. Comment était-il habillé:
R. D'or & d'azur.
D, * Que signifient ces deux mots
R.* Qu'un Maçon doit conserver la sagesse au sein des grandeurs dont il peut être revêtu.
D. Quel âge avez-vous ?
R. Cinq ans.
D. Quelle heure est-il ?
R. Minuit.
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2012-10-02-17.09.38.jpgEn latin, le préfixe « pro » se traduit ordinairement par "au loin", "devant", "en avant". Dans le cas présent, « fanum » signifiant « Temple », le terme de « profane », c’est à dire « celui qui est hors du Temple » utilisé pour qualifier ceux qui ne sont pas franc-maçon confirme tout à fait cette démarche sélective par opposition à la voie initiatique. Il représente la sécurité et les certitudes. Pour le propos qui nous occupe, c’est à dire le silence, « celui qui est hors du Temple » définira, par ses affirmations identitaires, l’opposition à la voie initiatique par un usage péremptoire des sons. L’ambiguïté viens du fait que la Franc-Maçonnerie est une société initiatique dont le thesaurus se transmet par la Parole. Néanmoins, si le Franc-Maçon est autorisé à parler, il ne bavarde pas…Ses modes de reconnaissance sont fait de « mots, signes et attouchements » comme le précisent les rituels, pas de charivaris. Une partie de ces éléments sont confiés aux « apprentis entrants » à l’issue de la cérémonie d’initiation.

 

Tout d’abord confronté physiquement à la pratique rituelle dont nous venons de rappeler le rôle fondateur dans le chapitre précédent, l’Apprenti doit comprendre les symboles qui sont utilisés afin de transmettre le message initiatique et plus particulièrement, il devra leur donner un sens qui corresponde à sa quête, faute de quoi, le rituel restera une gestuelle vide de sens. La vision qui s’offre au nouvel arrivant dans une Loge est de plusieurs ordres mais ce qui ressort au quotidien reste la forêt de symboles dont sont décorés murs et objets.

 

Aujourd’hui, notre vécu ordinaire ne nous permet plus de distinguer ce qui relève du sacré parce qu’il n’en garde pas la trace de la même manière que les Sociétés traditionnelles. Pour reprendre les arguments de Gershom Scholem, le symbolisme moderne « n’oblige pas » dès lors qu’il reste une affaire privée. Chacun d’entre nous entretien une relation particulière avec ses convictions. La tolérance nécessaire à nos sociétés et qui laisse chacun libre de ses choix en matière philosophique ou religieuse comporte, en contrepartie, la disparition de liens relevants d’une définition commune du sacré.

 

Nous considérerons ici que le « sacré », du latin « sacer », désignera tout ce qui, dans le fonctionnement des sociétés humaines, est à la fois indicible par sa nature et déterminant d’un fonctionnement social se rapportant aux questions fondamentales de l’humanité. Autrement dit, tout ce qui permet de structurer la société2. On désigne généralement par ce terme tout ce qui touche à la pratique de la religion, à ce qui relie les Hommes de manière impalpable, ce qui relève de leur condition véritable, que sa perception soit ancienne ou moderne de par sa description, elle reste une interrogation quant à sa nature profonde3. Pour l’Homme, le Sacré est la garantie que l’espace et le temps sont cohérents et non illimités… construire le « temps sacré », rendre l’impalpable sensible par le moyen d’une rituelie, c’est construire le monde perceptible et rassurant. Ainsi, le sacré, élément non rationnel contenu dans la relation entre l’Homme et le Divin s’impose à ses comportements jusque dans l’organisation de ses sociétés. Cette conception particulière du questionnement perpétuel permet, comme le dit Robert Tessier4, «de tisser des liens de solidarité entre individus, groupes et sociétés dans l'humanité. Ces représentations situeraient symboliquement les acteurs sociaux dans un même espace sémique, constituant leur identité commune: la société

 

Même si la franc-maçonnerie propose une démarche initiatique, sa particularité profitable de liberté absolue de conscience aura pourtant souvent pour conséquence, certaines méprises dans l’esprit des maçons.

 

La première d’entre elle sera de penser que la franc-maçonnerie se trouve toute entière contenue dans son rituel, dans les moyens qu’elle se donne à séparer ce qui est dedans de ce qui est dehors et que celui-ci est un moyen d’identifier le « Sacré » en répondant aux questions fondamentales par un bon usage des outils de bâtisseur disposés autour des adeptes comme autant de signes matérialisant un monde à bâtir. Cette conception « rationnelle » du monde est ce qui permet de constater la permanence de la loi d’analogie dans les fondements de l’organisation sociale de nos sociétés dans la mesure où, pour différencier ce qui est perçu de ce qui est réel, ce qui est en haut de ce qui est en bas, ce qui est dedans et ce qui est dehors, il faut commencer par les séparer, rompre la fusion. Il faut s’approprier les outils, les manipuler et construire. On y cherchera la Vérité5, l’« obligation », l’égrégore. Néanmoins, si ce dernier élément prend souvent la forme d’une résonance collective, une forme de vibration due à la pensée commune d’un groupe de personnes, il ne faut pas perdre de vue qu’un rituel maçonnique n’a d’autre fonction que la détermination d’un temps sacré à l’intérieur duquel certaines choses sont possibles et non pas l’élaboration d’une forme particulière de pensée unique qui se justifierait par quelque point d’un rituel ou d’un autre. N’oublions pas que les rituels au grade d’Apprenti sont tous identiques, même si quelques uns sont plus démonstratifs que d’autres. Il s’agit de reconnaissance de la qualité maçonnique des membres, de vérification et d’assurance de discrétion, de détermination symbolique du Temps, d’ouverture et de fermeture qui forment, dans leur ensemble, un élément favorable à la génération d’un égrégore par le fait qu’ils permettent de travailler ensemble à un objet commun. Ils ne déterminent pas les actes et les pensées de chaque membre du groupe, même si, par la mise en œuvre rituelle, ils s’agrègent pour édifier un tout cohérent. Pour être plus clair, dans le fonctionnement rituel d’une « tenue » maçonnique, seule la « Chaîne d’Union » représente un égrégore. La tradition ésotérique lui donne le nom de «forme pensée» laquelle est pénétrante et enveloppante à tel point qu’elle peut devenir aussi perceptible qu'une présence matérielle. Ce sont ces courants émotionnels, mentaux et spirituels, émanant de l'ensemble des membres d'un groupe qui élaborent l’égrégore, pour ensuite le structurer et le seul outil qui soit réellement d’une nature assez efficace pour permettre cette structuration dans les meilleures conditions, c’est le Silence. Car, ne l’oublions pas, les mêmes lois régissent le domaine matériel et le domaine psychique. Ce qui vaut pour l'un, vaut pour l'autre, ce qui est en haut, est comme ce qui est en bas.

 

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2 Cette conception de la sacralité en « alternance » du positif et du négatif, est parfaitement définie par Spinoza : « Sed contra quæ apud alios sacra, apud alios profana et quæ apud alios honesta, apud alios turpia sunt… » « mais au contraire ce qui chez les uns est sacré est sacrilège chez d'autres et ce qui est honorable chez les uns est honteux chez d'autres ». Néanmoins, cela implique une réduction de la notion de sacré dès lors qu’on la cantonne à son sens religieux. La notion de Sacré peut, cependant être rattachée à « la Lumière créée que Dieu fait descendre de manière miraculeuse » comme l’écrivait Maïmonide dans « le guide des égarés », c’est, bien entendu, une manière d’identifier le sacré à la présence de Dieu, sa manifestation dans le monde matériel, cela confirme tout à fait cette conception de « contenu ». Le sacré est identifié comme présent « en quelque chose » et non comme la chose par elle même, comme le lien entre le divin et le non-divin. Il s’agit bien d’identifier une conception immanente de l’inconnu créateur en affirmant que tout est dans tout, tout est symbole, Tout est présent.

3 Pour donner un exemple supplémentaire par rapport à la note 4 ci-dessus, une pierre est sacré non parce qu’elle est elle-même divine mais parce qu’elle contient le principe sacré tels que les Tikki Maoris du pacifique dont la représentation n’est pas celle du Dieu mais son réceptacle. En Franc-maçonnerie, nous l’avons déjà dit, la Loge n’est pas un lieu consacré, mais elle représente le réceptacle du « temps » tel qu’il sera défini par le rituel. Le symbole n’est pas sacré mais devient l’image de la signification dès lors qu’un ensemble de personnes s’accordent à lui donner le même sens.,

4 Cf. Robert Tessier, « Déplacements du sacré dans la société moderne », Bellarmin, essai, 1994

5 Ici encore, cette notion ne peut être compréhensible que dans le cadre d’une perception immanente des éléments du monde.   

 

Publié le par Lurker
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Efirstxplication de la planche tracée au premier degré

 

 

Les us et coutumes des Francs-Maçons ont toujours eu une grande affinité avec ceux des anciens Égyptiens. Leurs philosophes, ne voulant pas exposer leurs mystères aux yeux du vulgaire, dissimulèrent leurs systèmes d'éducation et de gouvernement sous des signes et des caractères hiéroglyphiques, communiqués seulement à leurs grands prêtres ou mages qui s'engageaient, par une obligation solennelle, à les tenir secrets.

 

Le système de Pythagore était fondé sur un principe analogue, comme d'autres systèmes d'époque plus récente. La Franc-maçonnerie, cependant, n'est pas la plus ancienne, mais la plus honorable institution qui ait jamais existé, car il n'est aucun des caractères ou emblèmes qui figurent ici qui ne servent à inculquer les principes de Fraternité et de Solidarité à ceux qui les professent sincèrement.

 

La forme de la Loge est un parallélépipède s'étendant, en longueur de l'Est à l'Ouest, en largeur entre le Nord et le Sud et en hauteur, depuis la surface de la terre jusqu'à son centre, et même aussi haut que les cieux.

 

Une Loge de Maçons est ainsi décrite dans toutes les directions de l'espace pour montrer l'universalité de la science et nous enseigner que la solidarité d'un Maçon ne doit connaître d'autres limites que celles de la Prudence.

 

Les Loges doivent être orientées d'Est en Ouest. A cela trois raisons maçonniques :

 

La première est que le Soleil se lève à l'Est et se couche à l'Ouest. La seconde est que la science naquit en Orient et, de là, répandit sa bienheureuse influence en Occident. La troisième, dernière et importante raison qu'il serait trop long de vous expliquer maintenant, vous sera donnée au cours des « Instructions Émulation » auxquelles vous aurez, je l'espère, souvent l'occasion d'assister.

 

Les Loges sont soutenues par trois grandes colonnes qui se nomment : Sagesse, Force et Beauté[1].

 

La Sagesse qui dirige, la Force qui soutient, la Beauté qui orne. La Sagesse qui nous guide dans toutes nos entreprises, la Force qui nous soutient dans toutes nos difficultés et la Beauté qui orne notre conscience. L'Univers est notre Temple. La Sagesse, la Force et la Beauté le soutiennent comme des piliers.

 

Les  Loges sont soutenues par trois grandes colonnes qui représentent Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr et Hiram Abbi. Salomon, Roi d'Israël, pour la Sagesse qu'il montra en construisant, achevant le Temple de Jérusalem.

 

Hiram, Roi de Tyr, pour la Force qu'il déploya en lui apportant son concours en hommes et en matériaux, Hiram Abbi pour sa maîtrise qui permit d'embellir et d'orner le Temple par son travail magistral.

 

Mais, comme il n'y a pas, en architecture, d'Ordres connus sous les noms de Sagesse, Force et Beauté, les noms utilisés sont : l'Ionique, le Dorique et le Corinthien.

 

Une Loge de Francs-Maçons est couverte d'un baldaquin de différentes couleurs, comme la voûte des Cieux. Le moyen par lequel les Francs-Maçons espèrent y parvenir consiste en l'aide d'une échelle, appelée "Échelle de Jacob". Elle est composée de nombreux échelons ou degrés qui représentent de nombreuses vertus morales.

 

L'intérieur d'une Loge de Francs-Maçons comporte des ornements, des lumières et des joyaux. Les ornements de la Loge sont : le Pavé Mosaïque, l'Étoile Flamboyante et la Bordure Dentelée. Le Pavé Mosaïque est le beau dallage de la Loge, l'Étoile Flamboyante est la Gloire en son Centre et la Bordure Dentelée ou tessellée est ce qui l'entoure.

 

Le Pavé Mosaïque peut être justement considéré comme le dallage d'une Loge de Francs-Maçons en raison de sa diversité et de sa régularité. Ceci fait ressortir la diversité des êtres et des objets, dans la création, aussi bien ceux qui sont animés que ceux qui ne le sont pas.

 

L'Étoile Flamboyante, Gloire du Centre, rappelle le soleil qui éclaire la Terre et qui, par sa bienfaisante influence, dispense ses bienfaits à toute l'humanité.

 

La Bordure Denteléerappelle les planètes qui, dans leurs diverses révolutions forment une merveilleuse bordure autour de ce grand luminaire : le soleil, comme la dentelure mosaïque autour d'une Loge de Francs-Maçons.

 

Les bijoux de la Loge sont le Volume de la Loi, le Compas et l'Équerre.

 

Les Constitutions doivent régler et diriger les Travaux. C'est sur elles que les candidats à la Franc-maçonnerie prennent leur Obligation. De même, le Compas et l'Équerre, quand ils sont réunis, doivent régler la vie en Loge et les actions des Francs-Maçons.

 

Les joyaux de la Loge sont au nombre de six : 3 mobiles et 3 inamovibles.

 

Les joyaux mobiles sont l'Équerre, le Niveau et la Perpendiculaire.

 

Chez les Maçons opératifs, l'Équerre sert à vérifier et à ajuster les coins rectangulaires des constructions et aide à donner à la matière brute la forme voulue. Le Niveau sert à établir les surfaces planes et à vérifier les horizontales. La Perpendiculaire sert à vérifier et à dresser les montants quand on les fixe sur leurs bases. Chez les Maçons Francs et Acceptés, l'Équerre enseigne la morale, le Niveau l'égalité, et la Perpendiculaire l'équité et la droiture dans la vie et l’action.

 

 

Ils sont appelés joyaux mobiles, car ils sont portés par le Vénérable Maître et ses Surveillants et sont transmis, à leurs successeurs, lors de la cérémonie de l'installation.

 

On reconnaît le Vénérable Maître à ce qu'il porte l'Équerre, le Premier Surveillant le Niveau et le Second Surveillant la Perpendiculaire.

 

Les joyaux inamovibles sont : la Planche à tracer, la Pierre Brute et la Pierre Cubique.

 

La Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner. La Pierre brute sert à l'Apprenti pour travailler, marquer et apprendre à s'exercer. La Pierre cubique sert à l'ouvrier expérimenté pour y essayer et ajuster ses outils. Ils sont appelés joyaux inamovibles car ils restent immuablement apparents dans la Loge afin que les Frères et les Sœurs puissent en tirer des enseignements moraux.

 

De même que la Planche à tracer sert au Vénérable Maître pour tracer des lignes et pour dessiner, afin de permettre aux Frères et aux Sœurs de réaliser l'œuvre maçonnique avec régularité et exactitude, de même le Volume de la Loi peut être considéré avec juste raison comme la Planche à tracer spirituelle de la Loge.

 

La Pierre brute est sans forme et telle qu'elle est extraite de la carrière mais grâce à l'habileté et l'ingéniosité de l'artisan, elle est dégrossie, taillée en la forme voulue, et rendue propre à prendre sa place dans un futur édifice. C'est le symbole de l'homme dans son enfance ou au premier stade de sa vie qui se trouve dans le même état que cette pierre. Mais grâce aux soins affectueux et vigilants de ses parents ou de ses maîtres, dispensateurs d'une éducation libérale et vertueuse, qui élèveront son esprit, il deviendra ainsi le digne membre d'une société harmonieusement ordonnée.

 

La Pierre cubique a une forme régulière ou quadrangulaire qui ne peut être contrôlée qu'au moyen de l'Équerre et du Compas. Elle symbolise l'homme au déclin de ses années, après une vie droite et bien employée en actes de Solidarité et de Vertu. Ainsi se rendra-t-il digne d'être approuvé par l'Équerre et le Compas de sa conscience, seul guide de ses convictions.

 

Dans toutes les Loges régulièrement constituées, il est un point, situé à l'intérieur d'un cercle, autour duquel aucun Frère, aucune Sœur, ne peut faillir. Ce cercle est limité entre le Nord et le Sud par deux grandes lignes parallèles, dont l'une symbolise Moïse et l'autre le Roi Salomon.

 

Sur la partie supérieure de ce cercle repose le Volume de la Loi soutenant l'échelle de Jacob, dont le sommet rejoint les Cieux.

En faisant le tour de ce cercle, on doit nécessairement toucher ces deux lignes parallèles ainsi que le Volume de la Loi, et quand un Frère, une Sœur, se tient dans ces limites, il ne peut faillir.

 

Le mot Lewis ou Louve signifie "Force" et est représenté ici par certaines pièces de métal encastrées dans une Pierre cubique ou un assemblage en queue d'aronde formant crampon.

 

Combiné avec d'autres engins mécaniques, tel un système de poulies, il permet au Maçon opératif d'élever, sans grande difficulté de lourdes charges à une certaine hauteur et de les fixer sur leurs bases.

 

Lewis ou Louveteau est aussi le nom donné au fils d'un Franc-Maçon. Son devoir, envers ses parents, est de supporter le fardeau des difficultés quotidiennes, dont il doit les décharger en raison de leur âge, de les aider dans les moments de besoin et de rendre, ainsi, la fin de leurs jours, heureuse et exempte de souci. En agissant ainsi, il aura le privilège d'être reçu Maçon avant toute autre personne, si digne soit-elle.

 

Aux coins de la Loge pendent quatre houppes ou glands qui doivent nous rappeler les quatre vertus cardinales c'est-à-dire la Tempérance, la Force, la Prudence et la Justice. La Tradition nous enseigne qu'elles furent de tout temps pratiquées par la grande majorité de nos anciens Frères et Sœurs.

 

Les traits caractéristiques qui distinguent un vrai Franc-Maçon doivent être la Vertu, l'Honneur et la Solidarité. Puissent ces vertus reposer à jamais dans le cœur de chacun d'entre nous.

 

 

 

fellowTracBoard Explication du tableau du second degré

 

 

Lorsque le Temple de Jérusalem fut achevé par le Roi Salomon, sa richesse et sa splendeur suscitèrent l'admiration des nations environnantes et sa renommée s'étendit jusque dans les contrées les plus éloignées du monde alors connu. Il n'y avait rien cependant dans ce magnifique édifice de plus remarquable ou qui attirait davantage l'attention que les deux grandes colonnes qui étaient placées devant et de chaque côté du Porche ou Entrée.

 

Celle de gauche s'appelait Boaz, ce qui signifie "Dans la Force", celle de droite Jakhin, ce qui signifie "Établir" et, lorsque ces deux noms sont associés, ils évoquent l'idée de « Stabilité ». La hauteur de ces colonnes était de dix-huit coudées chacune, leur circonférence de douze coudées, leur diamètre de quatre. Elles étaient creuses afin de recevoir les archives de la Maçonnerie, car c'était là qu'étaient déposés les rouleaux des Constitutions. La paroi du pourtour avait quatre pouces d'épaisseur, soit la largeur d'une main. Ces colonnes étaient d'airain et avaient été fondues dans le sol d'argile de la plaine du Jourdain, entre Sokhoth et Sarédatha. Le Roi Salomon avait ordonné qu'elles fussent fondues à cet endroit, ainsi que tous les vases sacrés du Temple. La fonte fut dirigée par Hiram Abif. Ces colonnes étaient ornées de deux chapiteaux hauts chacun de cinq coudées : ces chapiteaux étaient décorés de réseaux de lys et de pommes de grenade. Le réseau, par la disposition de ses mailles, symbolise l'union, les lys, par leur blancheur, la paix et les pommes de grenade par le nombre de leurs grains, l'abondance. Il y avait deux rangées de pommes de grenade sur chaque chapiteau, et cent par rangée. Ces colonnes ont été par la suite surmontées de deux sphères sur lesquelles étaient représentés le globe terrestre et la sphère céleste, ce qui figure l'universalité de la Maçonnerie. Elles furent considérées comme terminées lorsque les réseaux furent disposés sur les chapiteaux.

Ces colonnes avaient été élevées en commémoration pour les enfants d'Israël de cette miraculeuse colonne de feu et de nuée qui eut deux effets surnaturels. Le feu éclairait les Israélites fuyant la captivité d'Egypte et la nuée enveloppait d'obscurité Pharaon et ses hommes qui essayaient de les rejoindre. Le Roi Salomon avait ordonné qu'elles fussent placées devant l'Entrée du Temple car c'était l'endroit le plus approprié pour que les enfants d'Israël aient continuellement sous les yeux le souvenir de la délivrance de leurs ancêtres.

 

Lors de la construction du Temple du Roi Salomon, un grand nombre de Maçons furent employés, Apprentis Entrés et Compagnons du Métier. Les Apprentis Entrés recevaient chaque semaine des rations de blé, de vin et d'huile, les Compagnons du Métier touchaient en espèces leur salaire qui leur était payé dans la Chambre du Milieu du Temple. Ils y accédaient par le Porche ou Entrée, du côté sud. Lorsque nos anciens Frères étaient parvenus dans le Porche, ils arrivaient au pied de l'escalier en forme de vis qui conduisait à la Chambre du Milieu. La montée leur était interdite par le Second Surveillant qui leur demandait la poignée de main de Passage et le mot de Passage donnant accès du Premier au deuxième grade. Vous êtes tous en possession de cette poignée de main de Passage et j'ose espérer que vous vous souvenez du mot de Passage, Schibboleth, signifiant Abondance et représenté ici par un épi de blé près d'une chute d'eau.

 

L'origine du mot Schibboleth remonte au temps où une armée d'Ephraïmites traversa le Jourdain pour attaquer Jephté, le célèbre général de Galaad. Le prétexte de cette visite inamicale était qu'il ne les avait pas appelés à partager les honneurs de la guerre contre les Ammonites, mais ils désiraient en réalité avoir leur part du riche butin que Jephté et son armée avaient amassé à la suite de cette guerre. Les Ephraïmites avaient toujours été considérés comme un peuple braillard et turbulent, mais ils en vinrent cette fois à la violence déclarée et après de nombreuses et graves injures envers les Galaadites en général, menacèrent de brûler leur chef victorieux et sa maison.

 

Jephté de son côté essaya tous les moyens de les apaiser par la douceur, mais comme cette attitude se révéla sans effet, il eut recours à des procédés plus énergiques. Il rassembla son armée, livra bataille aux Ephraïmites, les défit et les mit en déroute. Et afin de rendre sa victoire définitive et pour se garantir à l'avenir contre de tels procédés, il envoya des détachements de son armée garder les gués du Jourdain par lesquels il savait que les rebelles devaient nécessairement passer pour regagner leur pays. Il donna à ses hommes des ordres stricts pour que, si un fugitif se présentait et reconnaissait être Ephraïmite, il fût aussitôt massacré. Mais s'il rusait ou même niait, on devait l'obliger à prononcer un mot caractéristique, le mot Schibboleth. Les Ephraïmites, par suite d'un défaut d'élocution propre à leur dialecte, ne pouvaient le prononcer, mais disaient "Sibboleth".

 

Cette petite différence révélait leur pays d'origine et leur coûtait la vie. Et les Ecritures nous apprennent qu'il périt ce jour-là, sur le champ de bataille et sur les rives du Jourdain, quarante-deux mille Ephraïmites (Juges XII, 1-6). Et de même qu'à ce moment Schibboleth fut un moyen pour distinguer un ami d'un ennemi, le Roi Salomon par la suite le fit adopter comme mot de Passage dans les Loges de Compagnons du Métier afin d'interdire à toute personne non qualifiée de monter l'escalier en forme de vis qui conduisait à la Chambre du Milieu du Temple. Lorsque nos anciens Frères avaient donné cette preuve certaine au Second Surveillant, ce dernier leur disait : "Passez Schibboleth". Ils montaient alors l'escalier en forme de vis qui consistait en trois, cinq, sept marches ou plus.

 

Trois gouvernent la Loge, cinq la composent et sept ou plus la rendent parfaite. Les trois qui gouvernent la Loge sont le Maître et ses deux Surveillants, les cinq qui la soutiennent sont le Maître, deux Surveillants et deux Compagnons du Métier, les sept qui la rendent parfaite sont deux Apprentis Entrés ajoutés aux cinq précédents. Trois gouvernent la Loge parce qu'il n'y avait que trois Grands Maîtres qui présidaient à la construction du Premier Temple de Jérusalem : Salomon, Roi d'Israël, Hiram, Roi de Tyr, et Hiram Abif. Cinq composent la Loge par analogie avec les cinq ordres nobles d'Architecture : le Toscan, le Dorique, l'Ionique, le Corinthien et le Composite. Sept ou plus rendent la Loge parfaite parce qu'il fallut au Roi Salomon sept ans et plus pour construire et achever le Temple de Jérusalem. Ils représentent aussi les sept Sciences et Arts libéraux : la Grammaire, la Rhétorique, la Logique, l'Arithmétique, la Musique, l'Astronomie et la Géométrie.

 

Lorsque nos anciens Frères avaient atteint le sommet de l'escalier en forme de vis, ils arrivaient à la porte de la Chambre du Milieu qu'ils trouvaient ouverte mais dûment tuilée par le Premier Surveillant afin d'écarter tous ceux qui ne possédaient pas le grade de Compagnon du Métier. Le Premier Surveillant exigeait d'eux le signe, l'attouchement, et le mot d'un Compagnon du Métier.

Lorsqu'ils avaient donné cette preuve certaine, il disait : "Passez Jakhin". Ils entraient alors dans la Chambre du Milieu du Temple pour y recevoir leur salaire, ce qu'ils faisaient sans scrupule ni méfiance. Sans scrupule car ils savaient bien qu'ils y avaient entièrement droit, et sans méfiance car en ce temps ils avaient une confiance absolue dans l'honnêteté de leurs employeurs.

 

Lorsque nos anciens Frères se trouvaient dans la Chambre du Milieu du Temple, leur attention était particulièrement attirée par le tétragramme représenté ici par la lettre G...... qui signifie Génération, Gravité, Gnose, Génie, Géométrie.

 

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Pour des raisons bien évidentes, je ne donnerai ici qu'une partie de l'explication du Tableau au Troisième degré, mais, pas de panique.... If you want toB 1, ask 1

 

 

tableau 3emeExplication partielle au Troisième Degré

 

 

Il fut ordonné que notre Maître serait enterré de nouveau, aussi près du Sanctum Sanctorum que la loi des Israélites l'autorisait ; là, dans un tombeau ayant à partir du Centre, trois pieds à l'Est et trois pieds à l'Ouest, trois pieds du Nord au Sud et cinq pieds ou plus de profondeur.

 

Il ne fut pas inhumé dans le Saint des Saints, car rien de grossier ni d'impur ne devait y pénétrer, pas même le Grand Prêtre, sauf une fois par an, et cela seulement après maintes ablutions et purifications, en vue du grand jour du pardon des errements, car, d'après la loi, toute chair était présumée impure.

Les douze fidèles Compagnons reçurent l'ordre d'assister aux funérailles, vêtus de tabliers et de gants blancs, comme emblèmes de leur innocence. Vous avez déjà appris que les outils avec lesquels notre Maître avait été assassiné, étaient la Règle à fil à plomb, le Niveau et le Maillet Pesant. (En anglais : Plumb Rule, Level and Heavy Maul)

 

Les ornements d'une Loge de Maître Maçon sont le Portique, la Lucarne et le Pavé Mosaïque. Le Portique était l'entrée du Saint des Saints, la Lucarne, l'ouverture qui l'éclairait, et le Pavé Mosaïque était destiné à être foulé par le Grand Prêtre.

 

Le Cercueil, la tête de mort et les os en sautoir, étant les emblèmes de la mort, font allusion au trépas prématuré de notre Maître Hiram Abif. Il fut assassiné trois mille ans après la création du monde.

 

 

 

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[1]    On notera que dans les anciennes charges les colonnes se nommaient Sagesse, Force et BONTÉ.

Publié le par Lurker
Publié dans : #Initiations

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  Tableaux de Loge du Masonic Hall de York, avec les références bibliques

 

On dit bien souvent que les Loges ouvrent leurs travaux sur l'Evangile de Jean. Ce n'est pas le cas dans toutes les formes de franc-maçonnerie. Par exemple, pour le système anglais issu des "ancients", le Volume de la Loi Sacrée, qui est posé sur le plateau du Maître de la Loge, la disposition des pages ouvertes suit l'évolution de la disposition de l'Equerre et du Compas.

A ce sujet, je rappelle au passage que les pointes sont toujours tournées vers le Maître de Loge, ainsi que le texte du Livre qui doit être lu par celui qui siège sur le trône de Salomon.

 

Les textes de référence pour chaque degré sont :


Premier Degré – Apprenti Entré

 

Psaume 133

Cantique des degrés. De David. Voici, oh! qu'il est agréable, qu'il est doux Pour des frères de demeurer ensemble!

C'est comme l'huile précieuse qui, répandue sur la tête, Descend sur la barbe, sur la barbe d'Aaron, Qui descend sur le bord de ses vêtements.

C'est comme la rosée de l'Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion; Car c'est là que l'Éternel envoie la bénédiction, La vie, pour l'éternité.

 

 

Second Degré – Compagnon du métier

 

Amos Chapitre VII

Amo 7:6  L'Éternel se repentit de cela. Cela non plus n'arrivera pas, dit le Seigneur, l'Éternel.

Il m'envoya cette vision. Voici, le Seigneur se tenait sur un mur tiré au cordeau, Et il avait un niveau dans la main.

L'Éternel me dit: Que vois-tu, Amos ? Je répondis: Un niveau. Et le Seigneur dit: Je mettrai le niveau au milieu de mon peuple d'Israël, Je ne lui pardonnerai plus;

 

 


Troisième degré – Maître maçon

 

Ecclésiaste Chapitre XII

Ecc 12:1  (12:3) Mais souviens-toi de ton créateur pendant les jours de ta jeunesse, avant que les jours mauvais arrivent et que les années s'approchent où tu diras: Je n'y prends point de plaisir;

avant que s'obscurcissent le soleil et la lumière, la lune et les étoiles, et que les nuages reviennent après la pluie,

temps où les gardiens de la maison tremblent, où les hommes forts se courbent, où celles qui moulent s'arrêtent parce qu'elles sont diminuées, où ceux qui regardent par les fenêtres sont obscurcis,

où les deux battants de la porte se ferment sur la rue quand s'abaisse le bruit de la meule, où l'on se lève au chant de l'oiseau, où s'affaiblissent toutes les filles du chant,

où l'on redoute ce qui est élevé, où l'on a des terreurs en chemin, où l'amandier fleurit, où la sauterelle devient pesante, et où la câpre n'a plus d'effet, car l'homme s'en va vers sa demeure éternelle, et les pleureurs parcourent les rues;

avant que le cordon d'argent se détache, que le vase d'or se brise, que le seau se rompe sur la source, et que la roue se casse sur la citerne;

avant que la poussière retourne à la terre, comme elle y était, et que l'esprit retourne à Dieu qui l'a donné.

Vanité des vanités, dit l'Ecclésiaste, tout est vanité.

Outre que l'Ecclésiaste fut un sage, il a encore enseigné la science au peuple, et il a examiné, sondé, mis en ordre un grand nombre de sentences.

L'Ecclésiaste s'est efforcé de trouver des paroles agréables; et ce qui a été écrit avec droiture, ce sont des paroles de vérité.

Les paroles des sages sont comme des aiguillons; et, rassemblées en un recueil, elles sont comme des clous plantés, données par un seul maître.

Du reste, mon fils, tire instruction de ces choses; on ne finirait pas, si l'on voulait faire un Écoutons la fin du discours: Crains Dieu et observe ses commandements. C'est là ce que doit faire tout homme.

Car Dieu amènera toute œuvre en jugement, au sujet de tout ce qui est caché, soit bien, soit mal.

 

So mote it be.

 

 

 

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Publié le par Lurker
Publié dans : #Miscellanées

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Lorsque nous utilisons ce terme, renvoie-t-il effectivement à l'usage des couleurs en franc-maçonnerie ? Le fait de qualifier les Loges de Maîtres maçons de Loges bleues est-il simpliement du à une coutume transmise par habitude ou pour des raisons symboliques ?


On sait, bien évidemment, l'importance de la voûte étoilée qui recouvre de bleu la nuit de nos tenues et l'espoir que nous y trouvons d'apercevoir le Paradis des cieux... et l'Universalité de notre Fraternité. Le bleu reste un symbole de fraternité et d'amour.


Voyons un peu le reste de son symbolisme par un léger tour d'horizon. Pour les anciens Hébreux, la robe, l'ephod du Grand Prêtre était bleu, le ruban de son pectoral de même, ainsi que le front de sa mitre.

Les bandes colorées du tallith, châle de prière juive, sont bleues et l'un des sept voiles du Temple est bleu. En Hébreu ancien, bleu se dit « Tekelet » qui signifie aussi « perfection ». C'est aussi le vocable utilisé pour les Loge... de perfection. Pour les anciens, être initié signifiait avoir accès à la perfection ainsi, quelle autre couleur que le bleu pour désigner l'initiation en franc-maçonnerie ?

 Pour les druides, le bleu était la couleur de la Vérité. Les Egyptiens l'utilisaient pour symboliser la Nature Edénique. C'est Jérémie qui témoignait, dans la Bible, du fait que les Babyloniens recouvraient les statues de leurs Dieux de bleu. Les chinois en usent aussi de la même manière et le bleu est la couleur de la peau de Vishnu pour indiquer qu'il est le dieu de la sagesse.

 

Pour les chrétiens du moyen âge, le bleu est l'emblème de l'immortalité.

 

Au 19ème degré de « Grand Pontife », le bleu désigne la fidélité et l'honneur alors qu'au grade de Grand Maître, pour toutes les Loges symboliques, le bleu, associé au jaune se réfère à l'apparition de l'Éternel sur le Mont Sinaï lorsqu'il se montra à Moïse au milieu des nuages d'azur et d'or.

 

Au 14ème degré du REAA, le bleu est la couleur de la tunique et du tablier des Princes du Tabernacle pour rappeler que « cette maison n'a pas été bâtie de main d'homme mais par les cieux éternels... » Le Bleu est symboles du Paradis.

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